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Étude de la langue : négation, interrogation, relatives et circonstancielles

Programme de seconde : la négation, l'interrogation, les propositions subordonnées relatives et circonstancielles, la cohésion du texte

À propos de cette page
Ce lexique sur « Étude de la langue : négation, interrogation, relatives et circonstancielles » en seconde donne les définitions précises dont on a besoin au bac : chaque terme avec ses synonymes, ses antonymes et les distinctions à ne pas manquer. Au programme : La syntaxe de la négation, La syntaxe de l'interrogation, La syntaxe des relatives, Les subordonnées circonstancielles. Le sens de chaque mot est repris selon l'époque et selon le point de vue, parce qu'une définition bien posée ouvre une partie de devoir. Les repères d'analyse sont expliqués avec l'usage qu'on en fait dans une copie. Lexique gratuit rédigé par un professeur particulier à Marseille pour les élèves de seconde.

Négation totale

Négation qui porte sur l'ensemble de la proposition, construite avec ne… pas ou ne… point.

Synonymes

  • Négation absolue — désignation des anciennes grammaires scolaires ; « totale » est le terme actuel

Antonymes

  • Phrase affirmative — elle pose le fait que la négation totale refuse en bloc

À ne pas confondre

  • Négation partielle — la partielle ne nie qu'un élément : le temps (jamais), la personne (personne), la chose (rien)

Selon l'époque et le point de vue — En ancien français, ne suffisait. Pas (un pas), point, mie (une miette), goutte étaient des noms qui renforçaient la négation ; pas et point sont devenus des outils grammaticaux. L'oral actuel fait l'inverse et supprime ne (« je sais pas »).

Ce que le mot permet d'écrire — Point est plus fort et plus soutenu que pas : dans « Va, je ne te hais point » (Corneille, Le Cid, 1637), il donne au refus de haïr une netteté solennelle. Relever une négation ne suffit pas : dire ce qui est refusé, et pourquoi.

Négation partielle

Négation qui ne porte que sur un élément de la proposition : ne… jamais, plus, rien, personne, aucun, nul, guère, ni… ni.

Synonymes

  • Négation relative — désignation ancienne, qui souligne que la négation ne vaut que pour un aspect

Antonymes

  • Toujours, tout, quelqu'un — chaque outil partiel a son contraire positif : jamais / toujours, rien / tout, personne / quelqu'un

À ne pas confondre

  • Ne… plus que — combinaison restrictive : « Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ? » (Baudelaire, 1861) limite au lieu de nier

Selon l'époque et le point de vue — La langue classique affectionne ne… guère et nul, aujourd'hui littéraires ; ni… ni coordonne les éléments niés depuis l'ancienne langue.

Ce que le mot permet d'écrire — Dire ce qui est nié : chez Rimbaud, « je ne penserai rien » (« Sensation », 1870) vide l'esprit pour laisser toute la place à la sensation.

Négation restrictive

Tournure ne… que, qui exclut tout sauf un élément : elle équivaut à « seulement », et la phrase reste affirmative sur cet élément.

Synonymes

  • Tournure exceptive — insiste sur l'exception : tout est exclu sauf ce qui suit que
  • Seulement — équivalent adverbial, plus plat : « l'homme est seulement un roseau » perd l'effet de chute

Antonymes

  • Négation totale — la totale refuse tout ; la restrictive retient un élément et l'affirme

À ne pas confondre

  • Que conjonction — dans « je sais que tu m'attends », que introduit une complétive, et aucun ne ne précède le verbe

Selon l'époque et le point de vue — Tour favori des moralistes du XVIIe siècle, qui ramènent l'homme à sa vérité en le réduisant.

Ce que le mot permet d'écrire — Nommer l'effet de réduction : « L'homme n'est qu'un roseau » (Pascal, Pensées, 1670) rabaisse, puis « mais c'est un roseau pensant » relève. Faute : la classer comme négation totale.

Négation lexicale

Négation portée par le sens d'un mot et non par la syntaxe : préfixes privatifs (in-, im-, dé-, mé-, a-), préposition sans, verbes comme ignorer, refuser, manquer.

Synonymes

  • Négation sémantique — insiste sur le sens : aucun outil syntaxique n'apparaît

Antonymes

  • Négation syntaxique — construite avec ne et un second terme, elle est visible dans la structure de la phrase

À ne pas confondre

  • Litote — la litote nie pour affirmer davantage ; la négation lexicale nie simplement, à l'intérieur du mot

Selon l'époque et le point de vue — Le romantisme et le symbolisme en usent pour dire l'absence et le mystère : inconnu, infini, indicible.

Ce que le mot permet d'écrire — « D'une femme inconnue » (Verlaine, « Mon rêve familier », 1866) pose le mystère sans phrase négative. Ajouter ces mots à un relevé de la négation montre qu'on lit le texte entier, pas seulement les ne… pas.

Ne explétif

Ne sans valeur négative, facultatif, après les verbes de crainte (craindre que), après avant que, à moins que, et dans certains comparatifs d'inégalité.

Synonymes

  • Ne expressif — certains grammairiens le nomment ainsi : il marque une nuance d'inquiétude ou de doute

Antonymes

  • Ne négatif — même employé seul (« je ne puis »), le ne négatif change le sens de la phrase

À ne pas confondre

  • Ne employé seul — avec pouvoir, savoir, oser, cesser, ne seul nie vraiment : « Je ne puis demeurer loin de toi » (Hugo, 1856)

Selon l'époque et le point de vue — Courant à l'époque classique, il recule à l'oral et reste la marque d'une langue soignée.

Ce que le mot permet d'écrire — Test : le supprimer. « Je crains qu'il ne vienne » = « je crains qu'il vienne ». Faute grave : y voir une négation et comprendre le contraire du texte.

Litote

Figure qui dit moins pour faire entendre plus, souvent en niant le contraire de ce qu'on pense.

Synonymes

  • Atténuation — plus large : toute formulation adoucie n'est pas une litote, qui suppose que le lecteur comprenne davantage

Antonymes

  • Hyperbole — l'hyperbole exagère, la litote retient

À ne pas confondre

  • Euphémisme — l'euphémisme adoucit une réalité pénible pour l'atténuer vraiment ; la litote la réduit pour la renforcer

Selon l'époque et le point de vue — Figure de la bienséance classique : au XVIIe siècle, la passion se dit à mots couverts. « Va, je ne te hais point » (Corneille, Le Cid, III, 4, 1637) en est l'exemple canonique.

Ce que le mot permet d'écrire — Dire ce que la litote fait entendre et pourquoi elle retient : Chimène ne peut avouer son amour au meurtrier de son père. Nommer la figure sans cette explication ne rapporte rien.

Interrogation totale

Interrogation qui porte sur l'ensemble de la proposition et appelle une réponse par oui ou par non ; elle ne contient pas de mot interrogatif.

Synonymes

  • Question fermée — terme courant de l'enquête et de l'oral ; en grammaire, on dit totale

Antonymes

  • Interrogation partielle — elle porte sur un élément et réclame une information précise

À ne pas confondre

  • Phrase exclamative — l'exclamative exprime une émotion et n'attend pas de réponse ; à l'écrit, seule la ponctuation les sépare parfois

Selon l'époque et le point de vue — La langue classique préfère l'inversion ; est-ce que se répand à partir du XVIe siècle ; l'oral actuel privilégie l'intonation.

Ce que le mot permet d'écrire — Relever la construction et le registre : l'inversion de « Rodrigue, as-tu du cœur ? » (Le Cid, 1637) sonne comme un défi solennel lancé par un père à son fils.

Interrogation partielle

Interrogation qui porte sur un seul élément, désigné par un mot interrogatif (qui, que, quoi, où, quand, comment, pourquoi, combien, quel, lequel).

Synonymes

  • Question ouverte — désignation courante : la réponse n'est pas limitée à oui ou non

Antonymes

  • Phrase déclarative — elle donne l'information que la partielle réclame

À ne pas confondre

  • Pronom relatif — qui, que, où, lequel sont aussi relatifs : l'interrogatif n'a pas d'antécédent et ouvre la question

Selon l'époque et le point de vue — Le français classique place le mot interrogatif en tête et inverse le sujet (« Quand reverrai-je… », Du Bellay, 1558) ; l'oral actuel le rejette souvent en fin de phrase (« tu vas où ? »).

Ce que le mot permet d'écrire — Le mot interrogatif dit ce qui manque au personnage : la question « Que diable allait-il faire dans cette galère ? » (Molière, 1671), répétée, montre un Géronte qui refuse de comprendre qu'il doit payer.

Interrogation indirecte

Subordonnée complément d'un verbe comme demander, savoir, ignorer, se demander ; sans point d'interrogation ni inversion, introduite par si (totale) ou par un mot interrogatif, ce qui, ce que (partielle).

Synonymes

  • Subordonnée interrogative — désignation grammaticale exacte : c'est une proposition dépendante, pas une phrase

Antonymes

  • Interrogation directe — phrase autonome, terminée par un point d'interrogation

À ne pas confondre

  • Circonstancielle de condition — « je me demande si elle viendra » : si est interrogatif ; « si elle vient, je pars » : si est conditionnel

Selon l'époque et le point de vue — Le discours indirect libre des romanciers du XIXe siècle, Flaubert en tête, fait passer les questions des personnages dans la voix du narrateur sans verbe introducteur.

Ce que le mot permet d'écrire — « Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais » (Baudelaire, 1861) : les deux interrogations indirectes changent la question en constat, sans espoir de réponse. Faute : ajouter une inversion ou un point d'interrogation.

Interrogation rhétorique

Question qui n'attend pas de réponse parce qu'elle contient déjà la sienne : elle affirme ou nie avec force.

Synonymes

  • Question oratoire — désignation issue de l'art oratoire : elle vise à persuader un auditoire

Antonymes

  • Question réelle — elle demande une information que le locuteur ignore

À ne pas confondre

  • Interrogation délibérative — le personnage s'interroge lui-même pour décider, comme dans un monologue de théâtre

Selon l'époque et le point de vue — Outil de l'éloquence antique, reprise par les prédicateurs du XVIIe siècle, puis par les poètes romantiques pour dire la plainte.

Ce que le mot permet d'écrire — Toujours donner la réponse implicite : « Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges / Jeter l'ancre un seul jour ? » (Lamartine, « Le Lac », 1820) signifie : jamais nous ne pourrons arrêter le temps.

Pronom relatif

Pronom qui introduit la relative, représente l'antécédent et occupe une fonction dans la relative : qui, que, quoi, dont, où, lequel et ses composés (auquel, duquel…).

Synonymes

  • Mot relatif — terme plus large, qui inclut les emplois sans antécédent (« Qui vivra verra »)

Antonymes

  • Pronom interrogatif — mêmes formes (qui, que, lequel), mais sans antécédent et au service d'une question

À ne pas confondre

  • Que conjonction — dans « je sais que tu m'attends », que n'a aucune fonction ; dans « le rêve que je fais », que est COD de fais

Selon l'époque et le point de vue — Dont vient du latin de unde ; la langue classique employait où avec des antécédents abstraits (« l'état où je suis ») plus librement qu'aujourd'hui.

Ce que le mot permet d'écrire — Donner l'antécédent et la fonction : dans « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » (Pascal, 1670), que, COD de connaît, reprend raisons et fait jouer le mot contre lui-même.

Relative déterminative

Relative qui restreint le sens de l'antécédent ; indispensable au sens, elle n'est jamais détachée par une virgule.

Synonymes

  • Relative restrictive — même notion, vue par son effet : elle restreint l'ensemble désigné

Antonymes

  • Relative explicative — détachée et supprimable, elle ajoute une information sans restreindre

À ne pas confondre

  • Subordonnée complétive — la complétive complète un verbe (« je sais que… ») et n'a pas d'antécédent

Selon l'époque et le point de vue — La distinction entre relatives déterminatives et explicatives est formulée par les grammairiens et logiciens de Port-Royal, au XVIIe siècle.

Ce que le mot permet d'écrire — Dire ce que la relative sélectionne : « Les élèves qui ont fini peuvent sortir » exclut ceux qui n'ont pas fini. Dans un texte, la déterminative définit ; elle n'orne pas.

Relative explicative

Relative détachée par une virgule, qui ajoute une information sur l'antécédent sans le restreindre ; on peut la supprimer sans changer le sens de la phrase.

Synonymes

  • Relative appositive — terme de la terminologie actuelle : elle fonctionne comme une apposition

Antonymes

  • Relative déterminative — intégrée au groupe nominal, elle est indispensable au sens

À ne pas confondre

  • Apposition nominale — « vastes oiseaux des mers » est une apposition sans verbe ; « Qui suivent… le navire » est une relative explicative

Selon l'époque et le point de vue — La poésie en fait un outil de description : le vers suivant déploie le nom placé en fin de vers, comme chez Baudelaire (« L'Albatros », 1861).

Ce que le mot permet d'écrire — « Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure, / Et que la faim en ces lieux attirait » (La Fontaine, 1668) : dire ce que les relatives ajoutent — un portrait, un jugement, une cause implicite de l'action.

Subordonnée circonstancielle

Subordonnée introduite par une conjonction de subordination (quand, parce que, pour que, bien que, si…), qui joue le rôle d'un complément circonstanciel : temps, cause, conséquence, but, concession, condition, comparaison.

Synonymes

  • Subordonnée conjonctive circonstancielle — nom complet : conjonctive par son outil, circonstancielle par sa fonction
  • Subordonnée adverbiale — terme de linguistique : elle fonctionne comme un adverbe

Antonymes

  • Proposition principale — la principale porte l'information centrale ; la circonstancielle la situe ou l'explique

À ne pas confondre

  • Coordination logique — car et donc expriment cause et conséquence mais coordonnent : « Car vous ne m'épargnez guère » (La Fontaine, 1668) n'est pas une subordonnée

Selon l'époque et le point de vue — La prose classique (Pascal, Bossuet) construit de longues périodes de subordonnées ; beaucoup de romanciers modernes leur préfèrent la juxtaposition.

Ce que le mot permet d'écrire — Nommer le rapport et son effet : le « parce que » redoublé de Montaigne (« Parce que c'était lui, parce que c'était moi ») refuse d'expliquer l'amitié autrement que par elle-même.

Concession

Rapport logique où un fait qui aurait dû empêcher l'autre ne l'empêche pas : bien que, quoique (subjonctif), même si (indicatif), quand (conditionnel), certes… mais.

Synonymes

  • Opposition — plus large : l'opposition confronte deux faits (alors que, tandis que) sans idée d'obstacle surmonté

Antonymes

  • Cause — la cause produit la conséquence attendue ; la concession dément cette attente

À ne pas confondre

  • Condition — « quand l'univers l'écraserait » (Pascal, 1670) : l'hypothèse est admise pour être dépassée, c'est une concession, non une condition

Selon l'époque et le point de vue — Mouvement clé de l'argumentation depuis la rhétorique antique : concéder un point à l'adversaire pour mieux réfuter le reste.

Ce que le mot permet d'écrire — Dans un texte argumentatif, repérer la concession montre que l'auteur intègre l'objection avant de la dépasser. Faute : lire bien que comme parce que.

Connecteur logique

Mot ou locution qui explicite le rapport entre deux propositions ou deux phrases : mais, or, donc, car, pourtant, en effet, par conséquent, certes.

Synonymes

  • Articulateur — terme plus large, qui inclut les connecteurs temporels (puis, ensuite) et spatiaux
  • Mot de liaison — désignation scolaire, trop vague pour une copie

Antonymes

  • Juxtaposition — les propositions se suivent sans outil : le lecteur reconstruit le lien, d'où un effet de rapidité ou de brutalité

À ne pas confondre

  • Conjonction de subordination — le connecteur relie des éléments de même rang ; la conjonction de subordination crée une dépendance

Selon l'époque et le point de vue — La notion regroupe des classes grammaticales différentes : conjonctions de coordination (mais, donc), adverbes (pourtant, ensuite), locutions (par conséquent).

Ce que le mot permet d'écrire — Juger leur justesse : le Loup accumule donc et car (« C'est donc quelqu'un des tiens : / Car vous ne m'épargnez guère ») pour donner l'apparence d'une déduction à une accusation sans preuve.

Reprise anaphorique

Désignation d'un élément déjà nommé : reprise pronominale (il, celui-ci, en), nominale fidèle (même nom), nominale infidèle (autre nom), résomptive (un nom résume un passage).

Synonymes

  • Anaphore grammaticale — terme savant, à ne pas confondre avec la figure de style
  • Substitut — désigne le mot qui reprend, non l'opération de reprise

Antonymes

  • Cataphore — le mot annonce ce qui vient après (« Je vous le dis : partez ») au lieu de reprendre

À ne pas confondre

  • Anaphore rhétorique — répétition d'un mot en tête de phrases ou de vers, comme le « J'accuse… ! » répété de Zola (L'Aurore, 1898)

Selon l'époque et le point de vue — La langue classique évite de répéter le même nom ; d'où la richesse des reprises infidèles, qui nomment autrement et jugent en même temps.

Ce que le mot permet d'écrire — Suivre la chaîne : « Un Loup » devient « cet animal plein de rage », puis « cette bête cruelle » (La Fontaine, 1668). Le fabuliste condamne le personnage sans intervenir : c'est cela qu'il faut écrire.

Les repères du programme

Ces couples de mots sont les outils qui font les plans : savoir les employer vaut mieux que connaître un auteur de plus.

Totale / partielle

Vaut pour la négation comme pour l'interrogation : l'une porte sur toute la proposition, l'autre sur un seul élément.

Ce qu'il débloque — Identifier précisément ce qui est nié ou demandé, au lieu de relever la phrase en bloc.

Exemple — « Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » (La Fontaine, 1678) : forme totale, portée limitée à « tous » ; la peste touche chacun sans tuer chacun.

Directe / indirecte

La question directe est une phrase ; l'indirecte est une subordonnée qui dépend d'un verbe de parole ou de connaissance.

Ce qu'il débloque — Mesurer la distance entre le personnage et sa question : l'indirecte l'intègre au récit ou au constat.

Exemple — Chez Baudelaire (« À une passante », 1861), la directe « Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ? » crie ; l'indirecte « j'ignore où tu fuis » constate.

Déterminative / explicative

La relative déterminative restreint l'antécédent ; l'explicative, détachée, ajoute une information supprimable.

Ce qu'il débloque — Distinguer ce qui définit de ce qui décrit ou juge ; le test d'effacement tranche.

Exemple — « ses raisons que la raison ne connaît point » (Pascal) définit ; « qui cherchait aventure » (La Fontaine) peint le Loup.

Subordination / coordination

Parce que, puisque subordonnent ; car, donc coordonnent, même quand ils expriment le même rapport logique.

Ce qu'il débloque — Analyser exactement la phrase et éviter de qualifier « car » de conjonction de subordination.

Exemple — « Car vous ne m'épargnez guère » (La Fontaine, 1668) coordonne : le Loup ajoute une justification après coup, comme une pièce rapportée.

Concession / opposition

La concession admet un obstacle qui n'empêche pas le fait ; l'opposition met deux faits en regard.

Ce qu'il débloque — Lire la stratégie d'un texte argumentatif : concéder, c'est désarmer l'objection.

Exemple — « quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble » (Pascal, 1670) : Pascal accorde la défaite du corps pour affirmer la victoire de la pensée.

Reprise fidèle / infidèle

La fidèle répète le nom ; l'infidèle en change et peut qualifier.

Ce qu'il débloque — Repérer le point de vue du narrateur ou du fabuliste caché dans les désignations.

Exemple — « Un Loup » → « cette bête cruelle » (La Fontaine) : la reprise infidèle prononce le verdict que la morale annonçait.

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