06 29 33 79 32 Je réserve ici
Français 2ⁿᵈᵉ

Ressources · 2ⁿᵈᵉ · Français

Étude de la langue : négation, interrogation, relatives et circonstancielles

Programme de seconde : la négation, l'interrogation, les propositions subordonnées relatives et circonstancielles, la cohésion du texte

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Étude de la langue : négation, interrogation, relatives et circonstancielles » en seconde permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en français. Ils suivent le programme officiel de seconde et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : La syntaxe de la négation, La syntaxe de l'interrogation, La syntaxe des relatives, Les subordonnées circonstancielles. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser français en seconde.

Entraîne-toi : écris ta réponse puis clique sur « Vérifier ». La correction tolère majuscules, espaces et ponctuation.

Facile
Ex. 1 — Les formes de la négationNommez la forme de la négation (totale, partielle, restrictive, lexicale) ou répondez à la question posée.
« Va, je ne te hais point. » (Corneille, Le Cid, 1637) : négation
« Je ne parlerai pas, je ne penserai rien » (Rimbaud, « Sensation », 1870) : « ne… rien » forme une négation
« L'homme n'est qu'un roseau, le plus faible de la nature » (Pascal, Pensées, 1670) : négation
« D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime » (Verlaine, « Mon rêve familier », 1866) : l'adjectif « inconnue » porte une négation
« Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ? » (Baudelaire, « À une passante », 1861) : « ne… plus que » est une négation
« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés » (La Fontaine, « Les Animaux malades de la peste », 1678) : la négation porte sur le mot
Voir le corrigé
  1. totale — « Ne… point » est une variante soutenue de « ne… pas » : la négation porte sur toute la proposition. C'est aussi une litote : Chimène fait entendre qu'elle aime Rodrigue.
  2. partielle — « Rien » ne nie que la chose pensée. La première proposition, avec « ne… pas », est une négation totale.
  3. restrictive — « Ne… que » équivaut à « seulement » : la phrase affirme que l'homme est un roseau et exclut tout le reste.
  4. lexicale — Le préfixe privatif in- nie « connue » sans aucun outil syntaxique.
  5. restrictive — « Que » restreint et « plus » marque la limite dans le temps : le poète ne la reverra que dans l'éternité. La rencontre n'est pas niée, elle est repoussée hors de la vie.
  6. tous — Forme totale (« ne… pas »), mais portée limitée à « tous » : certains mouraient. Contresens à éviter : « aucun ne mourait ».
Ex. 2 — Les formes de l'interrogationComplétez par « totale » ou « partielle », nommez la construction (intonation, est-ce que, inversion) ou donnez le mot interrogatif.
« Rodrigue, as-tu du cœur ? » (Corneille, Le Cid, 1637) : interrogation
« Que diable allait-il faire dans cette galère ? » (Molière, Les Fourberies de Scapin, 1671) : interrogation
« Vous chantiez ? » (La Fontaine, « La Cigale et la Fourmi », 1668) : construction par
« Ne pourrons-nous jamais sur l'océan des âges / Jeter l'ancre un seul jour ? » (Lamartine, « Le Lac », 1820) : construction par
« Est-ce que tu viendras demain ? » (phrase inventée) : construction avec la locution
« Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village / Fumer la cheminée […] ? » (Du Bellay, Les Regrets, 1558) : le mot interrogatif est
Voir le corrigé
  1. totale — On peut y répondre par oui ou par non ; la construction est l'inversion du pronom sujet.
  2. partielle — « Que » interroge sur le COD de « faire » ; « diable » est un juron de renforcement, pas le mot interrogatif.
  3. intonation — L'ordre des mots est celui d'une phrase déclarative : seule l'intonation (le point d'interrogation à l'écrit) marque la question. La Fourmi feint l'étonnement.
  4. inversion — Le pronom sujet « nous » passe après le verbe, relié par un trait d'union. La question est rhétorique : elle vaut une plainte.
  5. est-ce que — Registre courant : la locution permet de garder l'ordre sujet-verbe.
  6. quand — Interrogation partielle sur le temps, avec inversion simple (« reverrai-je ») : Du Bellay, exilé à Rome, ignore quand il rentrera.
Moyen
Ex. 3 — Pronoms relatifs et antécédentsDonnez l'antécédent, complétez par le pronom relatif qui convient ou précisez sa fonction.
« C'est un trou de verdure où chante une rivière » (Rimbaud, « Le Dormeur du val », 1870) : antécédent de « où » :
« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » (Pascal, Pensées, 1670) : antécédent de « que » :
« Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage » (Du Bellay, Les Regrets, 1558) : antécédent de « qui » :
« C'est la fable je me souviens le mieux. » (phrase inventée)
« La maison je suis né a été vendue. » (phrase inventée)
« Voici l'ami sur je compte. » (phrase inventée)
« Un jeune garçon à qui la nature avait donné les mœurs les plus douces » (Voltaire, Candide, 1759) : « à qui » est complément d'objet de « avait donné »
Voir le corrigé
  1. trou de verdure — « Où » est complément de lieu de « chante » ; le sujet « une rivière » est placé après le verbe.
  2. ses raisons — « Que » est COD de « connaît » : la raison ne connaît pas ces raisons-là.
  3. aucun — Relative substantive, sans antécédent : « qui » signifie « celui qui ». Même tour dans le proverbe « Qui vivra verra ».
  4. dont — On se souvient de quelque chose : un complément construit avec « de » appelle « dont ».
  5. où — Complément de lieu : « où », ou « dans laquelle », plus lourd.
  6. qui — Après une préposition, « qui » pour une personne, « lequel » possible ; « quoi » ne reprend pas un nom de personne.
  7. second — Donner quelque chose (COD : les mœurs) à quelqu'un : « à qui », qui reprend « un jeune garçon », est complément d'objet second (on dit aussi indirect).
Ex. 4 — Relative déterminative ou explicativeIndiquez si la relative est déterminative ou explicative.
« Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers, / Qui suivent, indolents compagnons de voyage, / Le navire glissant sur les gouffres amers » (Baudelaire, « L'Albatros », 1861) : relative
« Un Loup survient à jeun, qui cherchait aventure » (La Fontaine, « Le Loup et l'Agneau », 1668) : relative
« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » (Pascal, Pensées, 1670) : relative
« Les élèves qui ont fini peuvent sortir. » (phrase inventée) : relative
« Les élèves, qui ont fini, peuvent sortir. » (phrase inventée) : relative
« Reverrai-je le clos de ma pauvre maison, / Qui m'est une province, et beaucoup davantage ? » (Du Bellay, Les Regrets, 1558) : relative
Voir le corrigé
  1. explicative — Détachée par la virgule, elle décrit les albatros sans en sélectionner une partie : on peut la supprimer.
  2. explicative — Détachée, et même séparée de son antécédent « Un Loup », elle ajoute un trait au portrait du prédateur.
  3. déterminative — Sans elle, la phrase perd son sens : elle désigne précisément les raisons que la raison ignore.
  4. déterminative — Seuls les élèves qui ont fini sortent : la relative sélectionne une partie de l'ensemble.
  5. explicative — Tous les élèves ont fini et tous sortent : la virgule change le sens.
  6. explicative — Elle ajoute un jugement affectif : le petit domaine vaut pour le poète toute une province.
Difficile
Ex. 5 — Le rapport logique des circonstanciellesNommez le rapport exprimé par la subordonnée : temps, cause, conséquence, but, concession, condition ou comparaison.
« Se trouva fort dépourvue / Quand la bise fut venue » (La Fontaine, « La Cigale et la Fourmi », 1668) : rapport de
« Il pleure dans mon cœur / Comme il pleut sur la ville » (Verlaine, Romances sans paroles, 1874) : rapport de
« Parce que c'était lui, parce que c'était moi » (Montaigne, Essais, I, 28, texte publié en 1595) : rapport de
« Quand l'univers l'écraserait, l'homme serait encore plus noble que ce qui le tue » (Pascal, Pensées, 1670) : rapport de
« Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer » (Voltaire, Candide, 1759) : rapport de
« Comment l'aurais-je fait si je n'étais pas né ? » (La Fontaine, « Le Loup et l'Agneau », 1668) : rapport de
« Il répète la consigne pour que chacun la comprenne. » (phrase inventée) : rapport de
Voir le corrigé
  1. temps — « Quand » + passé antérieur : l'arrivée de l'hiver précède le dénuement de la Cigale.
  2. comparaison — « Comme » + indicatif rapproche les larmes intérieures et la pluie ; le jeu pleure / pleut soude les deux.
  3. cause — La cause redoublée ne dit rien d'autre que les deux personnes : l'amitié n'a pas d'autre raison qu'elle-même.
  4. concession — « Quand » + conditionnel n'est pas temporel : même si l'univers l'écrasait, l'homme resterait supérieur. L'hypothèse est admise pour être dépassée.
  5. conséquence — « Tel… que » : l'intensité entraîne la conséquence. L'ironie tient au mot « harmonie », qui désigne le vacarme de la guerre.
  6. condition — « Si » + plus-que-parfait, conditionnel passé dans la principale : irréel du passé. L'Agneau démontre l'absurdité de l'accusation.
  7. but — « Pour que » + subjonctif : le fait visé n'est pas encore réalisé.
Ex. 6 — Transformations et cohésionTransformez ou analysez comme demandé : une seule réponse par item.
Discours indirect : « Viendras-tu ? » demanda-t-il → Il demanda je viendrais.
Discours indirect : « Que fais-tu ? » → Il me demande je fais.
« Un Loup survient » puis « cet animal plein de rage » (La Fontaine, 1668) : ce groupe nominal est une reprise nominale
« Car vous ne m'épargnez guère » (La Fontaine, 1668) : « car » est une conjonction de
« Vois-tu, je sais que tu m'attends » (Hugo, Les Contemplations, 1856) : « que » introduit une subordonnée
« Je me demande s'il viendra. » (phrase inventée) : la subordonnée est une interrogative
« Bien qu'il (pleuvoir, au présent), nous sortirons. »
Voir le corrigé
  1. si — L'interrogation totale devient une subordonnée introduite par « si » : plus d'inversion ni de point d'interrogation.
  2. ce que — « Que » interrogatif devient « ce que » ; « qu'est-ce que » dans une interrogation indirecte est une faute à l'écrit.
  3. infidèle — Le nom change (« animal ») et l'expansion « plein de rage » ajoute un jugement du fabuliste.
  4. coordination — « Car » exprime la cause mais coordonne : il n'introduit pas de subordonnée, contrairement à « parce que ».
  5. complétive — « Que » n'a ni antécédent ni fonction : c'est une conjonction. La subordonnée est COD de « sais ».
  6. indirecte — Après « se demander », « si » n'est pas conditionnel : il introduit une interrogation indirecte totale.
  7. pleuve — « Bien que » exprime la concession et impose le subjonctif.
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de français à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs