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Spécialité Mathématiques 1ʳᵉ

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Second degré : signe du trinôme et inéquations

Signe de ax² + bx + c selon le discriminant, tableau de signes, résolution d'inéquations du second degré, inéquations produit et quotient, position relative de deux courbes, problèmes d'optimisation simples

À propos de cette page
Ce cours de spécialité mathématiques en première sur « Second degré : signe du trinôme et inéquations » suit le programme officiel de spécialité mathématiques de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'essentiel, Signe du trinôme selon le discriminant, Inéquations du second degré, Inéquations produit et quotient. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en spécialité mathématiques.
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L'essentiel

Rappel (chapitre précédent). Pour f(x)=ax2+bx+c avec a≠0, on pose Δ=b2−4ac. Si Δ>0 : deux racines x1=−b−Δ2a, x2=−b+Δ2a et f(x)=a(x−x1)(x−x2). Si Δ=0 : f(x)=a(x−x0)2 avec x0=−b2a. Si Δ<0 : aucune racine réelle.
Propriété — signe du trinôme. Un polynôme du second degré ax2+bx+c est du signe de a pour tout réel x, sauf entre ses racines (quand il en a deux), où il est du signe de −a.
À dire dans sa tête. « Signe de a à l'extérieur des racines. » Si a>0, la parabole est tournée vers le haut : elle ne passe sous l'axe des abscisses qu'entre ses racines.
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Signe du trinôme selon le discriminant

CasSigne de f(x)=ax2+bx+cExemple
Δ>0, racines x1<x2signe de a sur ]−∞;x1[ et sur ]x2;+∞[ ; signe de −a sur ]x1;x2[ ; nul en x1 et x22x2−x−6 : Δ=49, racines −32 et 2 ; négatif sur ]−32;2[
Δ=0, racine x0signe de a sur ℝ, nul seulement en x0−x2+6x−9=−(x−3)2 : négatif, nul en 3
Δ<0signe de a sur ℝ, jamais nul3x2+x+2 : Δ=−23, toujours strictement positif
Pourquoi ? Si Δ>0, f(x)=a(x−x1)(x−x2). Pour x1<x<x2 : x−x1>0 et x−x2<0, donc le produit (x−x1)(x−x2) est négatif et f(x) est du signe de −a. Hors de [x1;x2], les deux facteurs ont le même signe : f(x) est du signe de a. Si Δ⩽0, la forme canonique s'écrit f(x)=a[(x−α)2−Δ4a2] et le crochet est positif ou nul : f(x) est du signe de a.

Tableau de signes de 2x2−x−6 (a=2>0) :

x−∞−322+∞
2x2−x−6+0−0+
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Inéquations du second degré

Définition. Une inéquation du second degré se ramène, après transposition, à l'une des formes ax2+bx+c>0, ⩾0, <0 ou ⩽0 avec a≠0. La résoudre, c'est lire dans le tableau de signes du trinôme les intervalles où le signe demandé est obtenu.
Exemple. Résoudre −x2+x+12>0. On a Δ=1+48=49, d'où les racines −1−7−2=4 et −1+7−2=−3. Comme a=−1<0, le trinôme est positif entre ses racines : S=]−3;4[.
Crochets. Inégalité stricte : racines exclues. Inégalité large : racines incluses.
Cas particuliers. Si Δ<0, l'ensemble des solutions est ℝ ou ∅. Si Δ=0 : (x−3)2>0 a pour solutions ℝ⧵{3} ; (x−3)2⩽0 a pour unique solution 3 ; (x−3)2<0 n'a aucune solution.
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Inéquations produit et quotient

Règle des signes. Un produit ou un quotient est positif lorsque ses facteurs ont un nombre pair de signes « − ». On dresse un tableau avec une ligne par facteur (premier degré ou trinôme), puis une ligne pour le résultat. Une valeur qui annule un dénominateur est interdite : double barre dans le tableau, toujours exclue des solutions.
Exemple. Résoudre x2−x−2x+4⩾0. Le numérateur a pour racines −1 et 2 (Δ=9, a=1>0) ; le dénominateur s'annule en −4 (valeur interdite).
x−∞−4−12+∞
x2−x−2++0−0+
x+4−0+++
quotient−||+0−0+
Donc S=]−4;−1]∪[2;+∞[.
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Position relative de deux courbes et optimisation

Position relative. Sur un intervalle I, la courbe 𝒞f est au-dessus de 𝒞g si et seulement si f(x)−g(x)⩾0 pour tout x∈I. Les abscisses des points d'intersection sont les solutions de f(x)−g(x)=0.
Exemple. f(x)=x2+1 et g(x)=3x+5. Alors f(x)−g(x)=x2−3x−4=(x+1)(x−4), positif hors de [−1;4]. La parabole est au-dessus de la droite sur ]−∞;−1[ et ]4;+∞[, en dessous sur ]−1;4[ ; elles se coupent en (−1;2) et (4;17).
Optimisation (modélisation quadratique). Si a<0, f admet sur ℝ un maximum atteint en α=−b2a, égal à f(α) ; si a>0, c'est un minimum. Une contrainte du type « au moins », « au plus » se traduit par une inéquation du second degré.
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Méthodes

Méthode 1 — Résoudre une inéquation du second degré
  1. Tout passer dans un membre pour comparer un trinôme à 0.
  2. Calculer Δ et les éventuelles racines.
  3. Appliquer la règle « signe de a à l'extérieur des racines » et dresser le tableau de signes.
  4. Lire les solutions en soignant les crochets.
Exemple rédigé. Résoudre 3x2⩽5x+2.
3x2⩽5x+2⟺3x2−5x−2⩽0. Δ=25+24=49, racines 5−76=−13 et 5+76=2. Comme a=3>0, le trinôme est négatif entre ses racines : S=[−13;2].
Méthode 2 — Résoudre une inéquation quotient
  1. Noter les valeurs interdites.
  2. Tout passer dans un membre et réduire au même dénominateur (ne jamais multiplier par une expression de signe inconnu).
  3. Étudier le signe de chaque facteur du numérateur et du dénominateur.
  4. Dresser le tableau, appliquer la règle des signes, exclure les valeurs interdites.
Exemple rédigé. Résoudre 3x⩾x+2 pour x≠0.
3x−(x+2)=3−x2−2xx=−x2−2x+3x. Le numérateur a pour racines −3 et 1 et a=−1<0 : il est positif sur ]−3;1[, négatif ailleurs. Le dénominateur est du signe de x. Quotient : + sur ]−∞;−3[, − sur ]−3;0[, + sur ]0;1[, − sur ]1;+∞[. Donc S=]−∞;−3]∪]0;1].
Méthode 3 — Résoudre un problème d'optimisation
  1. Choisir la variable, préciser son domaine et exprimer la grandeur étudiée : un trinôme.
  2. Pour l'extremum : calculer α=−b2a et f(α), vérifier que α est dans le domaine.
  3. Pour un seuil : écrire l'inéquation, la résoudre, puis intersecter avec le domaine.
  4. Conclure avec les unités.
Exemple rédigé. Un cinéma associatif estime qu'à un prix p euros le billet (0⩽p⩽15), il vend 600−40p billets. Recette : R(p)=p(600−40p)=−40p2+600p. Maximum en α=−600−80=7,5 : R(7,5)=2250 €. Recette d'au moins 2000 € : −40p2+600p−2000⩾0⟺p2−15p+50⩽0⟺(p−5)(p−10)⩽0, soit p∈[5;10].
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Pièges et erreurs classiques

Diviser par x. x2>4x ne donne pas « x>4 » : on perd les solutions négatives. On écrit x2−4x>0⟺x(x−4)>0, d'où S=]−∞;0[∪]4;+∞[.
Prendre la racine carrée. x2>9 n'équivaut pas à x>3 : x2−9=(x−3)(x+3)>0 donne S=]−∞;−3[∪]3;+∞[.
Oublier le signe de a. « Positif à l'extérieur des racines » n'est vrai que si a>0. Pour a<0, c'est l'inverse.
Δ<0 ne veut pas dire « pas de solution ». x2+x+5>0 a pour ensemble de solutions ℝ tout entier (Δ=−19, a>0).
Valeur interdite. Le crochet est toujours ouvert sur une valeur qui annule le dénominateur, même si l'inégalité est large.
En bref
  • ax2+bx+c est du signe de a, sauf entre ses racines (si Δ>0) où il est du signe de −a.
  • Δ=0 : signe de a, nul en −b2a ; Δ<0 : signe de a partout, solutions ℝ ou ∅.
  • Inéquation : tout dans un membre, Δ, racines, tableau de signes, crochets.
  • Produit, quotient : une ligne par facteur ; valeurs interdites exclues ; jamais de multiplication par une expression de signe inconnu.
  • Position relative : signe de f(x)−g(x).
  • Optimisation : extremum en α=−b2a ; un seuil se traduit par une inéquation.
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