Thème 5 — Axe 2 : États et religions, une inégale sécularisation
Laïcité en Turquie depuis 1924, religion et politique aux États-Unis, État et religions en Inde (spécialité HGGSP de 1re)
À propos de cette page
Ce cours d' en première sur « Thème 5 — Axe 2 : États et religions, une inégale sécularisation » suit le programme officiel d' de première. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Sécularisation et laïcisation : deux processus à ne pas confondre, Turquie, 1924-1938 : une laïcité imposée par le haut, Turquie depuis 1946 : le retour du religieux dans un État laïque, États-Unis : une séparation fondatrice dans une nation croyante (1776-1956). Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de première à réussir en .
4 analyses de document, de nature différente, avec la réponse entièrement rédigée. C’est l’exercice le plus fréquent de l’épreuve : le document est donné en entier, tu travailles dessus sans rien ouvrir d’autre.
Document 1 — Le paysage religieux des États-Unis, 2007-2024
Facile
Tableau statistique · D'après Pew Research Center, Religious Landscape Study, enquêtes de 2007, 2014 et 2023-2024 (résultats publiés en 2008, 2015 et 2025).
Le Pew Research Center, institut de recherche américain indépendant, mesure l'appartenance religieuse par de très grandes enquêtes répétées. Ces chiffres nourrissent le débat sur la fin d'une « exception religieuse » américaine.
Part des adultes (en %)
2007
2014
2023-2024
Chrétiens
78,4
70,6
62
dont protestants évangéliques
26,3
25,4
23
dont protestants « historiques » (mainline)
18,1
14,7
11
dont catholiques
23,9
20,8
19
Autres religions (juifs, musulmans, bouddhistes, hindous…)
4,7
5,9
7
Sans affiliation religieuse (« nones »)
16,1
22,8
29
Enquêtes par échantillon de plus de 35 000 adultes. Les résultats de 2023-2024 sont arrondis à l'unité. Les autres familles chrétiennes (Églises protestantes noires, mormons, orthodoxes…) ne sont pas détaillées.
Analysez ce document en montrant ce qu'il révèle de la sécularisation de la société américaine et de ses limites.
Présentez le document (nature, source, période, indicateur mesuré).
Décrivez l'évolution de la part des chrétiens et des « sans religion » entre 2007 et 2023-2024.
Quelles familles chrétiennes reculent le plus ? Lesquelles résistent ?
En vous appuyant sur vos connaissances, montrez que ce recul n'empêche pas la religion de peser sur la vie politique américaine.
Voir la réponse rédigée
1. Ce tableau statistique est tiré des trois Religious Landscape Studies du Pew Research Center, institut américain indépendant, menées en 2007, 2014 et 2023-2024 auprès de plus de 35 000 adultes chacune. Il mesure la part des adultes qui déclarent appartenir à une religion, c'est-à-dire une affiliation, et non la pratique ou la croyance.
2. La part des chrétiens recule de 78,4 % en 2007 à 62 % en 2023-2024, soit une baisse de plus de 16 points en moins de vingt ans. Symétriquement, les « sans affiliation religieuse » passent de 16,1 % à 29 % : près d'un adulte sur trois ne se rattache plus à aucune religion. La baisse est plus rapide entre 2007 et 2014 (–7,8 points pour les chrétiens) qu'entre 2014 et 2023-2024.
3. Le recul le plus fort touche les protestants « historiques » (mainline), qui passent de 18,1 % à 11 %, et les catholiques (de 23,9 % à 19 %). Les protestants évangéliques résistent mieux : de 26,3 % à 23 %, ils deviennent la première famille chrétienne. Les autres religions progressent légèrement (de 4,7 % à 7 %), signe d'une diversification liée notamment à l'immigration.
4. Ce recul reste relatif : 62 % d'adultes chrétiens, c'est beaucoup plus que dans la plupart des pays d'Europe occidentale. Surtout, le groupe qui résiste le mieux, les évangéliques, est le plus mobilisé politiquement : depuis la Moral Majority (1979) et l'élection de Reagan (1980), la droite chrétienne pèse sur le Parti républicain ; environ 8 évangéliques blancs sur 10 votent pour Trump en 2016, et l'arrêt Dobbs (2022) couronne leur combat contre l'avortement. La sécularisation progresse donc dans la société, mais la religion devient un marqueur partisan plus qu'une référence commune : c'est une sécularisation inégale et conflictuelle.
Ce que cette analyse apprend — Lire un tableau en calculant des écarts, puis confronter les chiffres aux faits politiques pour éviter une conclusion trop rapide.
Document 2 — Tocqueville : religion et liberté en Amérique
Moyen
Extraits d'un ouvrage d'analyse politique (document d'époque) · Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, tome I, deuxième partie, chapitre IX, Paris, Gosselin, 1835 (extraits).
Magistrat français, Tocqueville voyage aux États-Unis en 1831-1832 pour étudier le système pénitentiaire. Il en tire une analyse de la démocratie américaine destinée à un public français marqué par les conflits entre l'Église catholique et les révolutionnaires.
« La religion, qui, chez les Américains, ne se mêle jamais directement au gouvernement de la société, doit donc être considérée comme la première de leurs institutions politiques ; car si elle ne leur donne pas le goût de la liberté, elle leur en facilite singulièrement l'usage. […] Les Américains confondent si complètement dans leur esprit le christianisme et la liberté, qu'il est presque impossible de leur faire concevoir l'un sans l'autre. […]
À mon arrivée aux États-Unis, ce fut l'aspect religieux du pays qui frappa d'abord mes regards. À mesure que je prolongeais mon séjour, j'apercevais les grandes conséquences politiques qui découlaient de ce fait nouveau. En France, j'avais vu l'esprit de religion et l'esprit de liberté marcher presque toujours en sens contraire. Ici, je les trouvais intimement unis l'un à l'autre : ils régnaient ensemble sur le même sol. […]
Tous attribuaient principalement à la complète séparation de l'Église et de l'État l'empire paisible que la religion exerce en leur pays. Je ne crains pas d'affirmer que, pendant mon séjour en Amérique, je n'ai pas rencontré un seul homme, prêtre ou laïque, qui ne soit tombé d'accord sur ce point. »
En analysant ce document, montrez comment Tocqueville explique la place de la religion dans la démocratie américaine, et discutez la portée de son analyse aujourd'hui.
Présentez l'auteur et le document, et précisez à quel public il s'adresse.
Quel paradoxe Tocqueville relève-t-il dans le deuxième paragraphe ? Pourquoi le surprend-il ?
Comment ses interlocuteurs américains expliquent-ils la force de la religion ? Rattachez cette explication au droit américain.
Pourquoi Tocqueville fait-il de la religion « la première de leurs institutions politiques » alors qu'elle ne gouverne pas ?
En quoi l'analyse de Tocqueville reste-t-elle éclairante, et quelles limites présente-t-elle pour comprendre les États-Unis d'aujourd'hui ?
Voir la réponse rédigée
1. Alexis de Tocqueville, magistrat et futur député libéral, publie en 1835 le premier tome de De la démocratie en Amérique, tiré d'un voyage de 1831-1832. Ces extraits appartiennent au chapitre qui étudie les causes du maintien de la république démocratique. Il écrit pour des lecteurs français, dans un pays où, depuis 1789, religion et liberté semblent s'opposer.
2. Tocqueville observe que « l'esprit de religion et l'esprit de liberté » sont « intimement unis » aux États-Unis, alors qu'en France il les avait vus « marcher presque toujours en sens contraire ». Le constat le surprend parce qu'en France l'Église catholique a été liée à la monarchie et hostile à la Révolution : les libéraux y sont souvent anticléricaux. En Amérique, au contraire, le christianisme est associé à la liberté.
3. Tous ses interlocuteurs attribuent « l'empire paisible » de la religion à « la complète séparation de l'Église et de l'État ». C'est une référence au Premier amendement (1791), qui interdit au Congrès d'établir une religion, et à la fin des Églises établies dans les États (le Massachusetts y renonce en 1833, deux ans avant la parution du livre). N'étant liée à aucun gouvernement, aucune Église ne partage l'impopularité du pouvoir.
4. La religion « ne se mêle jamais directement au gouvernement », mais elle façonne les mœurs : elle donne aux citoyens des règles morales qui rendent la liberté praticable. Elle est donc une institution politique indirecte, ce que Robert Bellah appellera en 1967 la religion civile.
5. L'analyse reste éclairante : les États-Unis séparent l'État et les Églises tout en restant une nation croyante (« In God We Trust », devise depuis 1956), ce qui prouve que laïcisation et sécularisation ne vont pas de pair. Mais elle a des limites : Tocqueville décrit une société presque entièrement protestante, alors que 29 % des adultes se déclarent sans religion en 2023-2024 ; surtout, la religion n'est plus seulement une force de cohésion, elle est devenue un clivage partisan depuis la naissance de la droite chrétienne (1979).
Ce que cette analyse apprend — Replacer un texte d'époque dans son contexte d'écriture (ici la France) avant d'en mesurer la validité aujourd'hui.
Document 3 — La Constitution de l'Inde et les religions
Moyen
Texte juridique (extraits d'une constitution) · Constitution de l'Inde, adoptée le 26 novembre 1949, en vigueur le 26 janvier 1950 ; préambule modifié par le 42e amendement (1976). Traduction française des articles.
La Constitution est rédigée entre 1946 et 1949 par une assemblée constituante, sous la présidence de B. R. Ambedkar pour le comité de rédaction, au lendemain de la partition et de ses violences. L'article 44 figure parmi les « principes directeurs », qui ne sont pas juridiquement contraignants.
Préambule : « Nous, peuple de l'Inde, ayant solennellement résolu de constituer l'Inde en une République souveraine, socialiste, séculière et démocratique, et d'assurer à tous ses citoyens : la justice sociale, économique et politique ; la liberté de pensée, d'expression, de croyance, de foi et de culte ; l'égalité de statut et des chances ; et de promouvoir parmi eux tous la fraternité, garantissant la dignité de l'individu et l'unité et l'intégrité de la Nation […]. »
Article 25 : « 1. Sous réserve de l'ordre public, de la moralité et de la santé […], toutes les personnes ont un droit égal à la liberté de conscience et le droit de professer, de pratiquer et de propager librement une religion. 2. Aucune disposition du présent article […] n'empêche l'État de faire une loi : a) réglementant ou restreignant toute activité économique, financière, politique ou autre activité séculière qui peut être associée à une pratique religieuse ; b) pourvoyant au bien-être social et à la réforme, ou à l'ouverture des institutions religieuses hindoues de caractère public à toutes les classes et catégories d'hindous. »
Article 28-1 : « Aucune instruction religieuse ne sera dispensée dans un établissement d'enseignement entièrement financé par des fonds de l'État. »
Article 44 : « L'État s'efforcera d'assurer aux citoyens un code civil uniforme sur tout le territoire de l'Inde. »
Montrez que ce document définit un sécularisme original, différent d'une simple séparation de l'État et des religions, et expliquez pourquoi il fait aujourd'hui débat.
Présentez le document et son contexte.
Relevez les garanties accordées aux croyants et à l'égalité des citoyens.
Montrez, à partir de l'article 25-2 et de l'article 28, que l'État indien n'est pas simplement séparé des religions.
Pourquoi le mot « séculière » a-t-il été ajouté en 1976, et comment ce texte est-il mobilisé dans les débats actuels ?
Voir la réponse rédigée
1. Il s'agit d'extraits de la Constitution de l'Inde, adoptée le 26 novembre 1949 et entrée en vigueur le 26 janvier 1950. Rédigée après l'indépendance et la partition du 15 août 1947, qui a fait de quelques centaines de milliers à plus d'un million de morts, elle doit fonder une nation commune dans une société où les hindous sont majoritaires mais où vivent des dizaines de millions de musulmans, de sikhs, de chrétiens.
2. Le préambule garantit la « liberté de pensée, d'expression, de croyance, de foi et de culte » et « l'égalité de statut ». L'article 25 donne à toute personne le droit de « professer, pratiquer et propager » sa religion : la liberté inclut le prosélytisme. L'article 28 protège l'école publique de tout enseignement religieux, ce qui assure l'égalité des élèves.
3. L'article 25-2 autorise l'État à « réglementer » les activités liées à la religion et à mener une « réforme » sociale, jusqu'à ouvrir les temples hindous « à toutes les classes » : il vise l'exclusion des intouchables. L'État n'est donc pas neutre au sens d'une abstention : il intervient dans la religion majoritaire pour la réformer. C'est un sécularisme de l'égal respect, qui reconnaît toutes les religions et garde un droit d'intervention, loin de la loi française de 1905.
4. L'article 44 invite l'État à établir un code civil uniforme, c'est-à-dire un même droit de la famille pour tous. Mais c'est un simple principe directeur : les hindous voient leur droit réformé par les lois de 1955-1956, tandis que les musulmans conservent leur statut personnel (loi de 1937). Nehru jugeait qu'imposer une réforme à une minorité traumatisée par la partition menacerait sa confiance dans le nouvel État.
5. Le mot est ajouté en 1976 par le 42e amendement, pendant l'état d'urgence d'Indira Gandhi, pour affirmer une identité de l'État face aux oppositions. Aujourd'hui, le texte est invoqué par les deux camps : les opposants au BJP s'appuient sur le préambule et l'égalité pour contester la loi sur la citoyenneté de 2019, qui exclut les musulmans d'une naturalisation accélérée ; le BJP invoque l'article 44 pour réclamer un code civil uniforme, qu'il présente comme une mesure d'égalité et que ses critiques jugent dirigé contre le droit musulman.
Ce que cette analyse apprend — Analyser un texte juridique en cherchant ce qu'il permet autant que ce qu'il interdit, et en le reliant aux usages politiques qui en sont faits.
Document 4 — Sainte-Sophie, de musée à mosquée (1934-2020)
Difficile
Photographies de presse (description) et chronologie officielle du monument · Photographies de la première prière du vendredi à Sainte-Sophie, Istanbul, 24 juillet 2020, diffusées par la présidence turque et les agences de presse ; décret du gouvernement turc du 24 novembre 1934 ; arrêt du Conseil d'État turc du 10 juillet 2020.
En 2020, le président Erdoğan gouverne la Turquie depuis dix-sept ans, d'abord comme Premier ministre puis comme président. La reconversion de Sainte-Sophie, réclamée de longue date par des mouvements islamistes et nationalistes, suscite les regrets de l'UNESCO et des protestations de la Grèce et d'Églises orthodoxes.
Ce que montrent les photographies du 24 juillet 2020. Dans la nef de Sainte-Sophie, recouverte de tapis turquoise, des centaines de fidèles sont alignés en rangs pour la prière du vendredi ; des milliers d'autres prient sur les places et les rues voisines. Au premier rang, le président Recep Tayyip Erdoğan, qui a récité des versets du Coran au début de la cérémonie. En chaire, le président de la Diyanet, Ali Erbaş, prononce le sermon en tenant une épée, geste rappelant la tradition ottomane de la conquête. Dans l'abside, la mosaïque byzantine de la Vierge à l'Enfant est dissimulée par des tentures blanches pendant la prière.
Chronologie du monument.
Date
Statut
537
Basilique chrétienne consacrée sous l'empereur Justinien, à Constantinople
1453
Mosquée, après la prise de la ville par le sultan Mehmed II
1934
Musée, par décret du gouvernement de la République (ouverture au public en 1935)
1985
Inscription, avec les zones historiques d'Istanbul, au patrimoine mondial de l'UNESCO
10 juillet 2020
Le Conseil d'État annule le décret de 1934 ; un décret présidentiel confie l'édifice à la Diyanet
24 juillet 2020
Première prière du vendredi, jour anniversaire du traité de Lausanne (1923)
En analysant ce document, montrez ce que la reconversion de Sainte-Sophie révèle de l'évolution des relations entre l'État turc et l'islam depuis 1934.
Identifiez les différents éléments du document et les acteurs présents sur les photographies.
Quelle signification avait la décision de 1934 dans la politique kémaliste ?
Relevez dans la description tous les signes qui associent l'État et la religion le 24 juillet 2020.
Pourquoi la date du 24 juillet et le geste de l'épée ont-ils une portée nationaliste autant que religieuse ?
Peut-on conclure que la Turquie a cessé d'être un État laïque ? Discutez.
Voir la réponse rédigée
1. Le document associe la description de photographies de presse prises à Istanbul le 24 juillet 2020, lors de la première prière du vendredi à Sainte-Sophie, et une chronologie du monument fondée sur des décisions officielles (décret de 1934, arrêt du Conseil d'État de 2020). Les photographies montrent une foule de fidèles, le président de la République, Recep Tayyip Erdoğan, et le président de la Diyanet, Ali Erbaş, c'est-à-dire le chef de l'État et le plus haut fonctionnaire religieux.
2. En transformant en musée, en 1934, la mosquée impériale la plus prestigieuse de l'ancienne capitale, le gouvernement kémaliste retirait l'édifice au culte pour en faire un patrimoine commun, ouvert à tous, chrétiens compris. La décision s'inscrit dans les réformes qui suivent l'abolition du califat (1924) : effacer le symbole de l'Empire ottoman islamique et afficher une République laïque tournée vers l'Europe.
3. Tout associe l'État et la religion : la décision vient d'un arrêt du Conseil d'État et d'un décret présidentiel ; l'édifice est confié à la Diyanet, administration d'État ; le président récite le Coran au premier rang ; le sermon est prononcé par un fonctionnaire. La mosaïque chrétienne n'est pas détruite mais voilée pendant la prière : l'État gère la coexistence du patrimoine et du culte. On retrouve la logique turque du contrôle de l'islam par l'État, mais mise au service de la religion au lieu de la contenir.
4. Le 24 juillet est l'anniversaire du traité de Lausanne (1923), qui a fixé les frontières de la Turquie moderne : la date associe la reconversion à la souveraineté nationale. L'épée rappelle la conquête de Constantinople par Mehmed II en 1453 : l'acte célèbre une identité à la fois turque, ottomane et musulmane sunnite, ce qu'on appelle parfois une synthèse turco-islamique.
5. Sur le plan juridique, non : l'article 2 de la Constitution de 1982 définit toujours la Turquie comme un État « laïque », et l'édifice reste ouvert aux visiteurs hors des heures de prière. Mais le sens de la laïcité a changé : l'appareil créé en 1924 pour encadrer l'islam sert désormais à le promouvoir, et la religion majoritaire devient un élément de définition de la nation. On peut donc parler d'une désécularisation par l'État plus que d'une abolition de la laïcité ; les partisans de la décision y voient un acte de souveraineté, ses opposants la remise en cause de l'héritage d'Atatürk.
Ce que cette analyse apprend — Lire une image comme une mise en scène du pouvoir et confronter un symbole à la date, aux acteurs et au droit pour en mesurer la portée.
Bloqué sur ce chapitre ?
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.