Ressources · 1ʳᵉ · Maths sans spécialité
Automatismes : taux d’évolution
Variation absolue, taux d’évolution et coefficient multiplicateur, points de pourcentage, valeur finale ou initiale, évolutions successives et évolution réciproque, sans calculatrice.
À propos de cette page
Taux d’évolution et coefficient multiplicateur
Trois mesures d’une évolution. Une grandeur passe d’une valeur de départ (non nulle) à une valeur d’arrivée . On définit :
• la variation absolue , qui s’exprime dans l’unité de la grandeur ;
• le coefficient multiplicateur , c’est-à-dire le nombre tel que ;
• le taux d’évolution (ou variation relative) , le plus souvent écrit en pourcentage.
Du taux au coefficient. On a toujours et . Augmenter de , c’est multiplier par ; diminuer de , c’est multiplier par .
Lire le signe. (donc ) : la grandeur augmente ; (donc ) : elle diminue ; () : elle est inchangée. Le taux ne dépend pas de l’unité : un prix en euros ou en centimes donne le même taux.
Bornes. Une grandeur positive le reste, donc : un taux d’évolution n’est jamais inférieur à (cas ). Vers le haut, il n’y a pas de limite : un coefficient correspond à une hausse de .
Points de pourcentage. Quand la grandeur qui évolue est elle-même un pourcentage, la différence des deux pourcentages se compte en points de pourcentage ; son taux d’évolution se calcule comme pour toute autre grandeur.
Calculer un taux. Un abonnement passe de € à €. Variation absolue : €. Taux : , soit une hausse de . Coefficient : , et l’on vérifie que .
L’aller-retour entre taux et coefficient, à automatiser :
| Évolution | Taux | Coefficient |
|---|---|---|
| hausse de | ||
| hausse de | ||
| baisse de | ||
| hausse de | ||
| baisse de |
Réciproquement, un coefficient de correspond à , soit une hausse de .
Points ou pour cent ? Un taux de marge passe de à . Il gagne points de pourcentage, mais son taux d’évolution vaut , soit une hausse d’environ . Les deux réponses sont justes, mais elles ne disent pas la même chose.
Réflexe — Je repère la valeur de départ (c’est elle qui est au dénominateur), je calcule , je retire , puis je conclus par une phrase avec « hausse » ou « baisse ».
Attention — Multiplier par , ce n’est pas augmenter de : c’est une hausse de . Et un pourcentage d’évolution compare une grandeur à elle-même entre deux dates ; un pourcentage qui compare une partie à un tout est une proportion, pas une évolution.
1 / 4
Calculer une valeur finale ou une valeur initiale
Valeur finale. : on multiplie la valeur de départ par le coefficient.
Valeur initiale. De , on tire (avec ) : on divise la valeur d’arrivée par le coefficient.
Avec le taux, ce sont trois lectures de la même égalité : on cherche la valeur finale, la valeur initiale ou le coefficient .
Sans calculatrice. Multiplier par , c’est ajouter à la valeur ses (la moitié de ses ) ; multiplier par , c’est lui retirer ses . Diviser par , c’est multiplier par .
Valeur finale. Une population de individus diminue de . , donc la population devient individus. À la main : de vaut et vaut , donc on retire : .
Valeur initiale. Après une hausse de , un club compte membres. En notant l’effectif avant la hausse : , donc membres. Contrôle : .
Réflexe — J’écris avec les données et je repère l’inconnue : je multiplie pour aller vers la valeur finale, je divise pour remonter à la valeur initiale, puis je contrôle par le calcul direct.
Attention — Pour remonter à la valeur initiale, on ne retire pas à : , et , pas . Les portaient sur la valeur de départ, pas sur la valeur d’arrivée.
2 / 4
Évolutions successives
Propriété. Si une grandeur subit successivement des évolutions de coefficients , , …, , le coefficient multiplicateur global est le produit , et le taux d’évolution global est .
Pourquoi. Pour deux évolutions : puis , donc .
Les taux ne s’additionnent pas : chaque pourcentage porte sur la valeur obtenue à l’étape précédente, pas sur la valeur initiale.
L’ordre ne change pas le résultat final, car la multiplication est commutative ; seules les valeurs intermédiaires changent.
Taux manquant. Si l’on connaît le coefficient global et le premier coefficient , le second vaut : on divise, on ne soustrait pas les pourcentages.
Même taux deux fois. Deux hausses de taux donnent le coefficient . Une hausse puis une baisse de même taux (avec ) donnent , toujours inférieur à : la grandeur finit plus bas qu’au départ.
Coefficient global. Un capital de € augmente de , puis de . , soit un taux global de , et non de . Capital final : €. Appliquer puis donne le même capital final.
Additionner les taux est faux. Une hausse de suivie d’une baisse de : , soit une baisse de , et non une grandeur inchangée. Une baisse de suivie d’une hausse de : , soit une baisse de .
Taux manquant. Un chiffre d’affaires augmente de une année, puis évolue encore ; sur les deux années, il a augmenté de . : la seconde évolution est une baisse de . Contrôle : .
Réflexe — J’écris le coefficient de chaque étape, je les multiplie sans arrondir, je retire pour obtenir le taux global, et je n’arrondis que le résultat final.
Attention — Pas d’arrondi en cours de route : remplacer par dès la première étape fausse le taux global. Et deux taux successifs ne s’ajoutent jamais : puis ne font pas .
3 / 4
Évolution réciproque
Définition. L’évolution réciproque d’une évolution de coefficient est l’évolution qui ramène la valeur d’arrivée à la valeur de départ.
Propriété. Son coefficient est , et son taux est (avec : une baisse de n’a pas d’évolution réciproque, rien ne ramène une grandeur nulle à sa valeur de départ).
Justification. , donc : passer de à , c’est multiplier par . On contrôle que .
Après plusieurs évolutions, l’évolution réciproque a pour coefficient l’inverse du coefficient global.
Ordre de grandeur. La réciproque d’une hausse est une baisse d’un taux plus petit (en valeur absolue) ; la réciproque d’une baisse est une hausse d’un taux plus grand.
Réciproque d’une hausse. Une grandeur augmente de : . L’évolution réciproque a pour coefficient , soit une baisse de . On vérifie : , la grandeur retrouve sa valeur initiale.
Réciproque d’une baisse. Un prix baisse de : . L’évolution réciproque a pour coefficient , soit une hausse de : ce qui a perdu doit être multiplié par pour revenir à sa valeur.
Réflexe — Pour annuler une évolution, j’inverse le coefficient (), je retire , puis je conclus par « hausse » ou « baisse ».
Attention — Le taux réciproque n’est pas l’opposé du taux : la réciproque d’une hausse de est une baisse de , pas de . On inverse le coefficient, on ne change pas le signe du taux.
4 / 4
Pour aller plus loin
Proportion ou évolution. Un pourcentage qui compare une partie à un tout est une proportion : population de référence, pourcentage de pourcentage… dans Automatismes : proportions et pourcentages.
Taux d’évolution moyen et indices. Quel taux, répété chaque année, donne la même évolution globale sur plusieurs années ? Comment lire un indice base 100 ? Voir Taux d’évolution moyen et indices.
Évolution à taux constant. Une grandeur qui augmente chaque année du même pourcentage est multipliée chaque année par le même coefficient : c’est une suite géométrique, dans Suites géométriques et croissance exponentielle.
L’épreuve. Passer de « augmenter de » à « multiplier par », calculer une valeur finale ou initiale, un taux d’évolution, un taux global ou un taux réciproque : ce sont des automatismes évalués sans calculatrice dans la première partie de l’épreuve anticipée. Les autres automatismes : Automatismes : calcul numérique, calcul littéral et géométrie.
- Taux d’évolution ; coefficient multiplicateur ; un taux n’est jamais inférieur à .
- Valeur finale : ; valeur initiale : (on divise, on n’applique pas le taux opposé).
- Évolutions successives : on multiplie les coefficients, on n’additionne jamais les taux ; l’ordre ne change pas le résultat final.
- Évolution réciproque : coefficient ; le taux réciproque n’est pas l’opposé du taux.
- Points de pourcentage : différence de deux pourcentages, à ne pas confondre avec le taux d’évolution de ce pourcentage.
Questions fréquentes
Comment calculer un taux d’évolution en pourcentage ?
On divise la variation par la valeur de départ : t = (valeur d’arrivée − valeur de départ) ÷ valeur de départ, puis on multiplie par 100. Par exemple, un loyer qui passe de 600 € à 630 € augmente de 30 ÷ 600 = 0,05, soit 5 %. Le coefficient multiplicateur vaut alors 1 + 0,05 = 1,05.
Comment retrouver une valeur avant une hausse ou une baisse ?
On divise la valeur d’arrivée par le coefficient multiplicateur. Après une baisse de 10 %, un prix de 45 € valait 45 ÷ 0,9 = 50 € avant la baisse. Ajouter 10 % à 45 € serait faux : la baisse portait sur 50 €, pas sur 45 €.
Pourquoi ne peut-on pas additionner deux pourcentages d’évolution ?
Parce que le second pourcentage porte sur la valeur déjà modifiée. On multiplie les coefficients : une hausse de 10 % puis une hausse de 30 % donnent 1,1 × 1,3 = 1,43, soit une hausse de 43 %, et non de 40 %.
Comment calculer le taux d’évolution réciproque ?
On prend l’inverse du coefficient multiplicateur, puis on retire 1. Après une baisse de 25 % (coefficient 0,75), le coefficient réciproque vaut 1 ÷ 0,75 = 4/3 ≈ 1,333, soit une hausse d’environ 33,3 % : ce n’est pas l’opposé du taux.
Les taux d’évolution sont-ils à l’épreuve anticipée de maths de première ?
Oui : passer de « augmenter de 5 % » à « multiplier par 1,05 », calculer une valeur finale ou initiale, un taux d’évolution, un taux global ou un taux réciproque font partie des automatismes évalués sans calculatrice dans la première partie de l’épreuve anticipée. On les retrouve aussi dans les exercices de la deuxième partie, par exemple avec les suites géométriques.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
Prof de maths à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs