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Maths sans spécialité 1ʳᵉ

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Automatismes : taux d’évolution

Variation absolue, taux d’évolution et coefficient multiplicateur, points de pourcentage, valeur finale ou initiale, évolutions successives et évolution réciproque, sans calculatrice.

À propos de cette page
Ce cours de maths de 1re (tronc commun) reprend les taux d’évolution de seconde, évalués dans la partie automatismes de l’épreuve anticipée, en quatre cas : taux d’évolution et coefficient multiplicateur (avec les points de pourcentage), valeur finale ou valeur initiale, évolutions successives et évolution réciproque. Chaque cas a ses exemples rédigés, un réflexe, un piège et une mission d’entraînement.
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Taux d’évolution et coefficient multiplicateur

Ce qu’il faut savoir

Trois mesures d’une évolution. Une grandeur passe d’une valeur de départ VD (non nulle) à une valeur d’arrivée VA. On définit :

• la variation absolue VA−VD, qui s’exprime dans l’unité de la grandeur ;
• le coefficient multiplicateur CM=VAVD, c’est-à-dire le nombre tel que VA=CM×VD ;
• le taux d’évolution (ou variation relative) t=VA−VDVD, le plus souvent écrit en pourcentage.

Du taux au coefficient. On a toujours CM=1+t et t=CM−1. Augmenter de t%, c’est multiplier par 1+t100 ; diminuer de t%, c’est multiplier par 1−t100.

Lire le signe. t>0 (donc CM>1) : la grandeur augmente ; t<0 (donc 0⩽CM<1) : elle diminue ; t=0 (CM=1) : elle est inchangée. Le taux ne dépend pas de l’unité : un prix en euros ou en centimes donne le même taux.

Bornes. Une grandeur positive le reste, donc CM⩾0 : un taux d’évolution n’est jamais inférieur à −100% (cas CM=0). Vers le haut, il n’y a pas de limite : un coefficient 3,2 correspond à une hausse de 220%.

Points de pourcentage. Quand la grandeur qui évolue est elle-même un pourcentage, la différence des deux pourcentages se compte en points de pourcentage ; son taux d’évolution se calcule comme pour toute autre grandeur.

Exemples

Calculer un taux. Un abonnement passe de 250 € à 270 €. Variation absolue : 270−250=20 €. Taux : t=20250=0,08, soit une hausse de 8%. Coefficient : CM=1+0,08=1,08, et l’on vérifie que 250×1,08=270.

L’aller-retour entre taux et coefficient, à automatiser :

ÉvolutionTaux tCoefficient 1+t
hausse de 8%+0,081,08
hausse de 3,6%+0,0361,036
baisse de 15%−0,150,85
hausse de 100%+12
baisse de 100%−10

Réciproquement, un coefficient de 1,036 correspond à t=1,036−1=0,036, soit une hausse de 3,6%.

Points ou pour cent ? Un taux de marge passe de 7% à 9%. Il gagne 9−7=2 points de pourcentage, mais son taux d’évolution vaut 9−77=27≈0,286, soit une hausse d’environ 28,6%. Les deux réponses sont justes, mais elles ne disent pas la même chose.

Réflexe — Je repère la valeur de départ (c’est elle qui est au dénominateur), je calcule VAVD, je retire 1, puis je conclus par une phrase avec « hausse » ou « baisse ».

Attention — Multiplier par 3,2, ce n’est pas augmenter de 320% : c’est une hausse de 220%. Et un pourcentage d’évolution compare une grandeur à elle-même entre deux dates ; un pourcentage qui compare une partie à un tout est une proportion, pas une évolution.

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Calculer une valeur finale ou une valeur initiale

Ce qu’il faut savoir

Valeur finale. VA=CM×VD=(1+t)×VD : on multiplie la valeur de départ par le coefficient.

Valeur initiale. De VA=CM×VD, on tire VD=VACM (avec CM≠0) : on divise la valeur d’arrivée par le coefficient.

Avec le taux, ce sont trois lectures de la même égalité VA=CM×VD : on cherche la valeur finale, la valeur initiale ou le coefficient VAVD.

Sans calculatrice. Multiplier par 1,05, c’est ajouter à la valeur ses 5% (la moitié de ses 10%) ; multiplier par 0,85, c’est lui retirer ses 15%. Diviser par 1,25=54, c’est multiplier par 45=0,8.

Exemples

Valeur finale. Une population de 640 individus diminue de 15%. CM=1−0,15=0,85, donc la population devient 640×0,85=544 individus. À la main : 10% de 640 vaut 64 et 5% vaut 32, donc on retire 96 : 640−96=544.

Valeur initiale. Après une hausse de 25%, un club compte 4400 membres. En notant x l’effectif avant la hausse : x×1,25=4400, donc x=44001,25=4400×0,8=3520 membres. Contrôle : 3520×1,25=3520+880=4400.

Réflexe — J’écris VD×CM=VA avec les données et je repère l’inconnue : je multiplie pour aller vers la valeur finale, je divise pour remonter à la valeur initiale, puis je contrôle par le calcul direct.

Attention — Pour remonter à la valeur initiale, on ne retire pas 25% à 4400 : 4400×0,75=3300, et 3300×1,25=4125, pas 4400. Les 25% portaient sur la valeur de départ, pas sur la valeur d’arrivée.

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Évolutions successives

Ce qu’il faut savoir

Propriété. Si une grandeur subit successivement des évolutions de coefficients CM1, CM2, …, CMn, le coefficient multiplicateur global est le produit CM=CM1×CM2×…×CMn, et le taux d’évolution global est t=CM−1.

Pourquoi. Pour deux évolutions : V1=CM1×V0 puis V2=CM2×V1, donc V2=CM2×CM1×V0.

Les taux ne s’additionnent pas : chaque pourcentage porte sur la valeur obtenue à l’étape précédente, pas sur la valeur initiale.

L’ordre ne change pas le résultat final, car la multiplication est commutative ; seules les valeurs intermédiaires changent.

Taux manquant. Si l’on connaît le coefficient global CM et le premier coefficient CM1, le second vaut CM2=CMCM1 : on divise, on ne soustrait pas les pourcentages.

Même taux deux fois. Deux hausses de taux t donnent le coefficient (1+t)2. Une hausse puis une baisse de même taux t (avec 0<t<1) donnent (1+t)(1−t)=1−t2, toujours inférieur à 1 : la grandeur finit plus bas qu’au départ.

Exemples

Coefficient global. Un capital de 3600 € augmente de 6%, puis de 12%. CM=1,06×1,12=1,1872, soit un taux global de +18,72%, et non de +18%. Capital final : 3600×1,1872=4273,92 €. Appliquer +12% puis +6% donne le même capital final.

Additionner les taux est faux. Une hausse de 20% suivie d’une baisse de 20% : 1,2×0,8=0,96, soit une baisse de 4%, et non une grandeur inchangée. Une baisse de 50% suivie d’une hausse de 50% : 0,5×1,5=0,75, soit une baisse de 25%.

Taux manquant. Un chiffre d’affaires augmente de 20% une année, puis évolue encore ; sur les deux années, il a augmenté de 8%. CM2=1,081,2=0,9 : la seconde évolution est une baisse de 10%. Contrôle : 1,2×0,9=1,08.

Réflexe — J’écris le coefficient de chaque étape, je les multiplie sans arrondir, je retire 1 pour obtenir le taux global, et je n’arrondis que le résultat final.

Attention — Pas d’arrondi en cours de route : remplacer 1,078 par 1,08 dès la première étape fausse le taux global. Et deux taux successifs ne s’ajoutent jamais : +6% puis +12% ne font pas +18%.

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Évolution réciproque

Ce qu’il faut savoir

Définition. L’évolution réciproque d’une évolution de coefficient CM est l’évolution qui ramène la valeur d’arrivée à la valeur de départ.

Propriété. Son coefficient est CM′=1CM, et son taux est t′=11+t−1 (avec CM≠0 : une baisse de 100% n’a pas d’évolution réciproque, rien ne ramène une grandeur nulle à sa valeur de départ).

Justification. VA=CM×VD, donc VD=1CM×VA : passer de VA à VD, c’est multiplier par 1CM. On contrôle que CM×CM′=1.

Après plusieurs évolutions, l’évolution réciproque a pour coefficient l’inverse du coefficient global.

Ordre de grandeur. La réciproque d’une hausse est une baisse d’un taux plus petit (en valeur absolue) ; la réciproque d’une baisse est une hausse d’un taux plus grand.

Exemples

Réciproque d’une hausse. Une grandeur augmente de 25% : CM=1,25. L’évolution réciproque a pour coefficient CM′=11,25=0,8, soit une baisse de 20%. On vérifie : 1,25×0,8=1, la grandeur retrouve sa valeur initiale.

Réciproque d’une baisse. Un prix baisse de 60% : CM=0,4. L’évolution réciproque a pour coefficient CM′=10,4=2,5, soit une hausse de 150% : ce qui a perdu 60% doit être multiplié par 2,5 pour revenir à sa valeur.

Réflexe — Pour annuler une évolution, j’inverse le coefficient (1÷CM), je retire 1, puis je conclus par « hausse » ou « baisse ».

Attention — Le taux réciproque n’est pas l’opposé du taux : la réciproque d’une hausse de 25% est une baisse de 20%, pas de 25%. On inverse le coefficient, on ne change pas le signe du taux.

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Pour aller plus loin

Proportion ou évolution. Un pourcentage qui compare une partie à un tout est une proportion : population de référence, pourcentage de pourcentage… dans Automatismes : proportions et pourcentages.

Taux d’évolution moyen et indices. Quel taux, répété chaque année, donne la même évolution globale sur plusieurs années ? Comment lire un indice base 100 ? Voir Taux d’évolution moyen et indices.

Évolution à taux constant. Une grandeur qui augmente chaque année du même pourcentage est multipliée chaque année par le même coefficient : c’est une suite géométrique, dans Suites géométriques et croissance exponentielle.

L’épreuve. Passer de « augmenter de 5% » à « multiplier par 1,05 », calculer une valeur finale ou initiale, un taux d’évolution, un taux global ou un taux réciproque : ce sont des automatismes évalués sans calculatrice dans la première partie de l’épreuve anticipée. Les autres automatismes : Automatismes : calcul numérique, calcul littéral et géométrie.

À retenir
  • Taux d’évolution t=VA−VDVD ; coefficient multiplicateur CM=VAVD=1+t ; un taux n’est jamais inférieur à −100%.
  • Valeur finale : VA=VD×CM ; valeur initiale : VD=VA÷CM (on divise, on n’applique pas le taux opposé).
  • Évolutions successives : on multiplie les coefficients, on n’additionne jamais les taux ; l’ordre ne change pas le résultat final.
  • Évolution réciproque : coefficient 1CM ; le taux réciproque n’est pas l’opposé du taux.
  • Points de pourcentage : différence de deux pourcentages, à ne pas confondre avec le taux d’évolution de ce pourcentage.

Questions fréquentes

Comment calculer un taux d’évolution en pourcentage ?

On divise la variation par la valeur de départ : t = (valeur d’arrivée − valeur de départ) ÷ valeur de départ, puis on multiplie par 100. Par exemple, un loyer qui passe de 600 € à 630 € augmente de 30 ÷ 600 = 0,05, soit 5 %. Le coefficient multiplicateur vaut alors 1 + 0,05 = 1,05.

Comment retrouver une valeur avant une hausse ou une baisse ?

On divise la valeur d’arrivée par le coefficient multiplicateur. Après une baisse de 10 %, un prix de 45 € valait 45 ÷ 0,9 = 50 € avant la baisse. Ajouter 10 % à 45 € serait faux : la baisse portait sur 50 €, pas sur 45 €.

Pourquoi ne peut-on pas additionner deux pourcentages d’évolution ?

Parce que le second pourcentage porte sur la valeur déjà modifiée. On multiplie les coefficients : une hausse de 10 % puis une hausse de 30 % donnent 1,1 × 1,3 = 1,43, soit une hausse de 43 %, et non de 40 %.

Comment calculer le taux d’évolution réciproque ?

On prend l’inverse du coefficient multiplicateur, puis on retire 1. Après une baisse de 25 % (coefficient 0,75), le coefficient réciproque vaut 1 ÷ 0,75 = 4/3 ≈ 1,333, soit une hausse d’environ 33,3 % : ce n’est pas l’opposé du taux.

Les taux d’évolution sont-ils à l’épreuve anticipée de maths de première ?

Oui : passer de « augmenter de 5 % » à « multiplier par 1,05 », calculer une valeur finale ou initiale, un taux d’évolution, un taux global ou un taux réciproque font partie des automatismes évalués sans calculatrice dans la première partie de l’épreuve anticipée. On les retrouve aussi dans les exercices de la deuxième partie, par exemple avec les suites géométriques.

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