La fragilité désigne ce qui peut se rompre ; elle se distingue de la faiblesse, qui manque de force, et de la précarité, qui est une menace extérieure. Le recueil présente partout des êtres exposés, mais il leur reconnaît aussi une capacité de durer.
Mes forêts fait-il de la fragilité une condition subie, ou la transforme-t-il en mode d’existence ?
Le plan en trois parties
La fragilité est le fait dominant
- Le titre de la première section place l’enveloppe protectrice sous le signe de l’incertitude.titre de la section I, « L’écorce incertaine »
- Le corps atteint par l’usure et la maladie en donne la version humaine la plus directe.poèmes du corps atteint, section II
- L’arbre abattu montre que même ce qui paraissait durable peut tomber en un instant.poème de l’arbre abattu, section III
Elle est éprouvée comme usure autant que comme rupture
- Les galets du titre désignent des matières dures que le temps a pourtant façonnées.titre de la section II, « Une chute de galets »
- Le courant polit sans détruire : la fragilité est un rapport au temps avant d’être un accident.poèmes de l’eau et du courant, section II
- La destruction des milieux rappelle que cette exposition est aujourd’hui aggravée par des causes humaines.poèmes de la destruction des milieux, section III
La fragilité devient une manière de tenir
- Le réseau souterrain montre que ce qui tient n’est pas ce qui résiste, mais ce qui relie.poèmes du réseau de racines, section I
- La clairière prouve qu’une faille dans le couvert est aussi ce par quoi la lumière entre.poèmes de la clairière et de la lumière filtrée, section I
- Les derniers poèmes refusent la clôture : rester ouvert, donc exposé, est le choix du livre.derniers poèmes du recueil, section IV
Faire de la fragilité une force, est-ce une conquête éthique, ou une manière de rendre acceptable ce qui devrait être combattu ?