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1ʳᵉ · Français · Mes forêts, Hélène Dorion

La poésie de la nature est-elle nécessairement une poésie de la perte ? Vous répondrez en vous appuyant sur Mes forêts.

Sujet de dissertation — Mes forêts, Hélène Dorion, 1ère

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Analyse des termes

La tradition associe le paysage à la fuite du temps et à la nostalgie ; l’époque écologique y ajoute la disparition effective des milieux. Le sujet demande si Mes forêts confirme ce lien ou s’il découvre dans la nature autre chose qu’un motif de deuil.

Problématique

Le vivant est-il, dans Mes forêts, le lieu d’une perte inévitable, ou celui d’une persistance qui échappe au deuil ?

Le plan en trois parties

I

La nature enseigne d’abord la perte

  1. Le dépouillement des saisons met sous les yeux un détachement régulier, image immédiate de la disparition.poèmes du passage des saisons, section I
  2. L’arbre abattu laisse une trouée et un silence : une absence matérielle, immédiatement perceptible.poème de l’arbre abattu, section III
  3. Ce qui demeure après une disparition n’est évoqué que sur fond de ce qui a cessé d’être.poèmes de ce qui subsiste après la disparition, section II
TransitionÀ la perte naturelle s’ajoute une perte imputable, qui interdit de s’en remettre au seul cycle.
II

Cette perte est doublée d’une perte historique

  1. La figure paternelle diminuée inscrit une mort singulière au cœur du paysage.poèmes de la figure paternelle, section II
  2. Feux et équilibres rompus signalent une destruction qui n’est pas naturelle mais causée.poèmes de la destruction des milieux, section III
  3. Les anneaux du tronc archivent les sécheresses : la perte est inscrite dans la matière même du vivant.poèmes des anneaux de croissance, section I
TransitionLe recueil ne nie pourtant pas la reprise, et c’est cette tension qu’il maintient jusqu’à la fin.
III

Le recueil trouve pourtant dans le vivant un principe de reprise

  1. L’ouverture d’une clairière montre qu’une trouée n’est pas seulement un manque : c’est aussi un espace disponible.poèmes de la clairière et de la lumière filtrée, section I
  2. Le titre de la dernière section annonce une venue abondante : après la chute, quelque chose arrive encore.titre de la section IV, « Une averse de mots »
  3. Les derniers poèmes laissent les motifs ouverts : le livre s’achève sans acter une perte définitive.derniers poèmes du recueil, section IV
Ouverture

À l’époque où des espèces disparaissent réellement, la poésie du cycle est-elle encore crédible, ou devient-elle une consolation coupable ?

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