06 29 33 79 32 Je réserve ici

1ʳᵉ · Français · Mes forêts, Hélène Dorion

Dans quelle mesure Mes forêts fait-il d’un « je » un « nous » ?

Sujet de dissertation — Mes forêts, Hélène Dorion, 1ère

← Les 30 sujets de « Mes forêts, Hélène Dorion »
Analyse des termes

L’énonciation lyrique est traditionnellement portée par un je singulier dont le lecteur s’approprie la voix. Le recueil pratique explicitement le glissement vers le pluriel : il faut mesurer où ce passage a lieu, ce qui le rend possible et ce qu’il produit.

Problématique

Par quels moyens le recueil transforme-t-il une expérience singulière en expérience commune, et à quel prix pour l’intime ?

Le plan en trois parties

I

Le point de départ est résolument singulier

  1. Le titre revendique une appropriation de première personne, fût-ce sur un espace que nul ne possède.le titre du recueil, Mes forêts
  2. Le fragment liminaire attache le syntagme titulaire à une série d’identifications personnelles.fragment liminaire en italique, tête de la section I
  3. La maison d’enfance ancre le livre dans une biographie irréductible à une autre.poèmes de la maison d’enfance, section II
TransitionCe je ne s’élargit pas par générosité, mais parce que le monde entre dans le lieu où il se tenait.
II

Le pluriel s’impose par effraction du monde

  1. Le glissement énonciatif attribue à un groupe ce qui était éprouvé par un sujet isolé.poèmes où le « je » devient « nous », section III
  2. Le rappel des guerres et des morts anonymes introduit une histoire qui n’appartient à personne en propre.poèmes des violences collectives, section III
  3. La destruction des milieux concerne un monde commun : le désastre ne se décline pas au singulier.poèmes de la destruction des milieux, section III
TransitionReste à savoir qui parle dans ce pluriel, et la réponse du recueil est délibérément ouverte.
III

Le nous obtenu reste indéterminé, et c’est sa force

  1. Le bruissement du titre désigne une rumeur collective sans sujet identifiable : le nous n’est pas un parti.titre de la section III, « Le bruissement du temps »
  2. La confrontation des durées empêche que ce nous soit strictement humain.poèmes confrontant la durée humaine et la durée des arbres, section III
  3. L’accord avec le vivant, formulé comme direction, laisse ce nous à construire plutôt qu’à célébrer.poèmes du rapport retrouvé au vivant, section IV
Ouverture

Un nous que l’on ne peut pas nommer est-il encore une communauté, ou seulement le désir d’en former une ?

← Les 30 sujets de « Mes forêts, Hélène Dorion »
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de français à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs