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1ʳᵉ · Français · Mes forêts, Hélène Dorion

La composition en quatre sections de Mes forêts raconte-t-elle une progression ?

Sujet de dissertation — Mes forêts, Hélène Dorion, 1ère

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Analyse des termes

Une progression suppose un point de départ, des étapes et un aboutissement distinct du commencement. Les quatre titres du recueil dessinent un mouvement apparent — de l’écorce à l’averse de mots — mais la fin reprend les motifs du début.

Problématique

Les quatre sections marquent-elles les étapes d’un parcours, ou les faces d’un même massif que le livre parcourt sans le quitter ?

Le plan en trois parties

I

Les titres dessinent bien un trajet

  1. La première section installe la question de l’enveloppe et de sa porosité : c’est un point de départ identifiable.titre de la section I, « L’écorce incertaine »
  2. La deuxième section fait tomber le temps dans l’intime : chute, usure, accumulation.titre de la section II, « Une chute de galets »
  3. La troisième ouvre l’intime sur l’Histoire en faisant du temps une rumeur collective.titre de la section III, « Le bruissement du temps »
TransitionLe trajet suggéré par les titres semble trouver son terme dans la dernière section, où la parole revient.
II

La quatrième section ressemble à un aboutissement poétique

  1. L’averse de mots annonce une venue de la parole, après l’écoute et le silence des sections précédentes.titre de la section IV, « Une averse de mots »
  2. Les fragments en italique, en variant la même amorce, donnent l’impression d’un motif qui s’approfondit de section en section.fragments en italique répartis dans les quatre sections
  3. Pourtant, l’absence de titres à l’intérieur des sections empêche de repérer des étapes précises.poèmes non titrés séparés par des blancs
TransitionMais ce terme est un retour : la fin du recueil ne clôt pas, elle recommence.
III

La composition est circulaire plus que progressive

  1. Les derniers poèmes reprennent les motifs de l’ouverture sans conclure : la fin renvoie au commencement.derniers poèmes du recueil, section IV
  2. L’amorce du fragment liminaire réapparaît tout au long : rien n’est laissé derrière soi.fragment liminaire en italique, tête de la section I
  3. L’accord avec le vivant est projeté au futur : la fin du livre n’est pas l’arrivée d’un trajet.poèmes du rapport retrouvé au vivant, section IV
Ouverture

Un recueil circulaire enseigne-t-il autre chose qu’un recueil linéaire : non pas où arriver, mais comment revenir ?

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