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1ʳᵉ · Français · Mes forêts, Hélène Dorion

Faut-il lire Mes forêts comme un livre sur la filiation ?

Sujet de dissertation — Mes forêts, Hélène Dorion, 1ère

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Analyse des termes

La filiation désigne la transmission entre générations, faite d’héritage, de dette et de ressemblance. Le recueil consacre de nombreux poèmes au père et à la mère, mais il étend la filiation au vivant : l’enjeu est de savoir si l’humain garde l’exclusivité de cette notion.

Problématique

La filiation est-elle, dans Mes forêts, un thème parmi d’autres, ou le modèle de toute appartenance, humaine comme végétale ?

Le plan en trois parties

I

La filiation est d’abord pensée par l’image de l’arbre

  1. Le réseau souterrain qui unit les arbres donne à la généalogie une figure : ce qui tient vient de ce qu’on ne voit pas.poèmes du réseau de racines, section I
  2. La mère se donne par ce qui se prolonge en d’autres — une manière de faire, une attention — plutôt que par une transmission déclarée.poèmes de la figure maternelle, section II
  3. Le père apparaît dans une présence diminuée, ce qui fait de l’héritage une réception plus qu’une leçon.poèmes de la figure paternelle, section II
TransitionLa métaphore généalogique ne suffit pas ; il faut décrire ce qui se transmet effectivement, et c’est de la matière.
II

Elle passe par les lieux et les matières autant que par les personnes

  1. La maison d’enfance transmet par ses objets et ses gestes : on hérite d’un paysage avant d’hériter d’un discours.poèmes de la maison d’enfance, section II
  2. Les anneaux du tronc archivent sécheresses et blessures : la mémoire se dépose dans la matière, elle ne se raconte pas.poèmes des anneaux de croissance, section I
  3. Ce qui subsiste après une disparition prolonge le lien au-delà de la présence : la filiation continue sans son objet.poèmes de ce qui subsiste après la disparition, section II
TransitionDès lors que l’héritage passe par les choses, rien n’interdit de l’étendre au-delà de la famille.
III

La filiation s’élargit jusqu’à devenir appartenance au vivant

  1. Le glissement du singulier au pluriel étend l’héritage familial à une communauté indéterminée.poèmes où le « je » devient « nous », section III
  2. La confrontation des durées inscrit la lignée humaine dans une succession bien plus ancienne que la sienne.poèmes confrontant la durée humaine et la durée des arbres, section III
  3. Écrire, défini comme rapprocher ce qui était dispersé, devient le geste par lequel cette filiation élargie se maintient.poèmes sur la fonction de l’écriture, section IV
Ouverture

Parler de filiation entre l’humain et le vivant, est-ce une extension légitime de la notion, ou faut-il y voir une métaphore que la biologie contredit ?

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