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Spécialité SVT · Classe de Terminale

Comportements, stress et homéostasie

Réponse au stress, axe corticotrope et régulation neuroendocrinienne — programme de Spécialité SVT Terminale

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Comportements, stress et homéostasie » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité svt. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'homéostasie : définition et enjeux, Le stress : définition et composantes, La réponse immédiate au stress : système nerveux sympathique et adrénaline, L'axe corticotrope : réponse hormonale prolongée. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité svt en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Localiser les acteurs de la réponse au stress

Pour chaque acteur cité, indiquez l'organe ou la structure qui le produit ainsi que sa nature (nerveuse, hormonale catécholamine, hormone peptidique ou hormone stéroïde).

  1. L'adrénaline libérée dans les premières secondes d'un stress.
  2. La CRH, premier messager de la voie hormonale lente.
  3. L'ACTH qui circule dans le sang vers les surrénales.
  4. Le cortisol, dont la sécrétion atteint son maximum environ quinze minutes après l'ACTH.
  5. Le message nerveux qui commande directement la libération d'adrénaline.
Méthode : pour chaque acteur, on remonte la chaîne « centre intégrateur → relais → effecteur » et on classe le messager selon sa structure chimique (catécholamine = dérivé d'acide aminé ; hormone peptidique = chaîne d'acides aminés ; hormone stéroïde = dérivé du cholestérol).

1. Adrénaline : produite par la médullosurrénale (partie centrale de la glande surrénale) ; nature = catécholamine (dérivée de la tyrosine), agissant ici comme hormone.
2. CRH : produite par l'hypothalamus ; nature = hormone peptidique déversée dans le système porte hypothalamo-hypophysaire.
3. ACTH : produite par l'hypophyse antérieure (adénohypophyse) ; nature = hormone peptidique circulant dans le sang général.
4. Cortisol : produit par le cortex surrénalien (zone fasciculée) ; nature = hormone stéroïde (glucocorticoïde dérivé du cholestérol).
5. Message nerveux commandant l'adrénaline : il provient des neurones préganglionnaires du système nerveux sympathique qui innervent directement la médullosurrénale ; nature = message nerveux (et non hormonal). Cette différence explique la rapidité de la voie nerveuse face à la lenteur de la voie hormonale corticotrope.

Exercice 2 — Vrai/faux argumenté sur les surrénales

Indiquez si chaque affirmation est vraie ou fausse et justifiez systématiquement par une phrase de connaissance.

  1. La médullosurrénale et le cortex surrénalien appartiennent à deux glandes différentes.
  2. Le cortisol est une hormone dérivée du cholestérol.
  3. L'adrénaline et le cortisol agissent sur la même échelle de temps après le début du stress.
  4. Le rétrocontrôle négatif du cortisol s'exerce uniquement sur la médullosurrénale.
Méthode : on confronte chaque affirmation à une connaissance précise du cours ; une affirmation est fausse dès qu'un seul élément ne tient pas.

1. Faux. La médullosurrénale (centre) et le cortex surrénalien (périphérie) sont deux régions distinctes d'une même glande, la glande surrénale.
2. Vrai. Le cortisol est un glucocorticoïde, hormone stéroïde synthétisée à partir du cholestérol par le cortex surrénalien.
3. Faux. L'adrénaline agit en quelques secondes (voie nerveuse sympathique rapide) alors que le cortisol agit plus tardivement, sur plusieurs minutes à heures (voie hormonale corticotrope lente).
4. Faux. Le rétrocontrôle négatif du cortisol s'exerce sur l'hypothalamus (inhibition de la CRH) et l'hypophyse antérieure (inhibition de l'ACTH), et non sur la médullosurrénale qui ne sécrète pas de cortisol.

Exercice 3 — Reconstituer la chronologie d'une réaction de stress

Ordonnez les six événements suivants dans leur ordre chronologique réel puis justifiez en une phrase pourquoi cet ordre est cohérent sur le plan physiologique.

  1. Pic plasmatique de cortisol soutenant la mobilisation énergétique.
  2. Perception du stresseur par les structures limbiques et l'hypothalamus.
  3. Libération d'ACTH par l'hypophyse antérieure dans la circulation générale.
  4. Décharge d'adrénaline par la médullosurrénale et accélération cardiaque immédiate.
  5. Sécrétion de CRH par l'hypothalamus dans le système porte.
  6. Inhibition progressive de la CRH et de l'ACTH par le cortisol circulant.
Méthode : on sépare la voie rapide (nerveuse) de la voie lente (hormonale corticotrope), puis on place le rétrocontrôle en fin de séquence.

Ordre correct :
1. Perception du stresseur par le système limbique et l'hypothalamus (point de départ commun).
2. Décharge d'adrénaline par la médullosurrénale via le sympathique : réponse immédiate (secondes), accélération cardiaque.
3. Sécrétion de CRH par l'hypothalamus : démarrage de la voie hormonale lente.
4. Libération d'ACTH par l'hypophyse antérieure dans le sang.
5. Pic de cortisol par le cortex surrénalien, soutenant la mobilisation énergétique (minutes).
6. Inhibition de la CRH et de l'ACTH par le cortisol : rétrocontrôle négatif limitant la réponse.

Justification : la voie nerveuse précède toujours la voie hormonale car elle est plus rapide ; le rétrocontrôle ne peut intervenir qu'une fois le cortisol présent en quantité suffisante dans le sang, donc en dernier.

Exercice 4 — Interpréter un dosage de cortisol au cours du nycthémère

À partir des données d'un dosage de cortisol salivaire réalisé chez un sujet sain, répondez aux questions en exploitant les valeurs fournies dans le document.

  1. Décrivez l'évolution de la cortisolémie au cours des 24 heures à partir des valeurs du document.
  2. Comment nomme-t-on ce type de variation régulière sur 24 heures et quelle structure cérébrale en est le chef d'orchestre ?
  3. Proposez une interprétation fonctionnelle du pic mesuré au réveil.
Méthode : on commence par lire et décrire les données chiffrées (sens de variation, repère du maximum et du minimum), puis on relie l'observation à une notion de cours, enfin on propose une interprétation fonctionnelle.

1. Description : la cortisolémie est minimale en milieu de nuit (2 nmol/L à 00 h), augmente fortement pour atteindre un maximum au réveil (21 nmol/L à 08 h), puis décroît progressivement tout au long de la journée (9, 6, 4 nmol/L) jusqu'au minimum nocturne. La variation est donc cyclique.
2. Il s'agit du rythme circadien du cortisol ; son chef d'orchestre est l'horloge biologique interne située dans le noyau suprachiasmatique de l'hypothalamus.
3. Interprétation : le pic matinal prépare l'organisme à l'activité de la journée en mobilisant les ressources énergétiques (effet hyperglycémiant du cortisol : néoglucogenèse, mobilisation des substrats). Il anticipe la dépense énergétique du réveil et de la mise en activité, ce qui est cohérent avec un rôle adaptatif.

Exercice 5 — Exploiter une expérience d'ablation glandulaire

Analysez le protocole et les résultats du document puis déduisez le rôle de chaque structure ciblée.

  1. Que démontre la comparaison du lot B avec le lot témoin ?
  2. Que démontre la comparaison du lot C avec le lot témoin ?
  3. Concluez sur l'existence de deux voies indépendantes de réponse au stress.
Méthode : on raisonne par comparaison d'un lot expérimental avec le témoin, en isolant la seule variable modifiée pour attribuer un rôle à la structure retirée.

1. Lot B vs témoin : la seule différence est la destruction de la médullosurrénale. La réponse cardiaque immédiate disparaît alors que le cortisol reste élevé. On en déduit que la médullosurrénale (adrénaline) est responsable de la réponse rapide, mais qu'elle n'est pas nécessaire à la production de cortisol.
2. Lot C vs témoin : seule l'hypophyse est retirée. L'élévation du cortisol disparaît alors que la réponse cardiaque immédiate est conservée. On en déduit que l'hypophyse (ACTH) est indispensable à la sécrétion de cortisol (voie corticotrope), mais qu'elle n'intervient pas dans la réponse adrénergique rapide.
3. Conclusion : il existe deux voies distinctes et complémentaires : une voie nerveuse rapide (sympathique → médullosurrénale → adrénaline) et une voie hormonale lente (hypothalamus → hypophyse → cortex surrénalien → cortisol). L'altération de l'une n'abolit pas l'autre, ce qui prouve leur relative indépendance fonctionnelle.

Exercice 6 — Raisonner sur une boucle de rétrocontrôle perturbée

Pour chaque situation clinique ou expérimentale, prévoyez le sens de variation de la CRH, de l'ACTH et du cortisol en justifiant par le mécanisme de rétrocontrôle.

  1. Injection prolongée d'un corticoïde de synthèse (analogue du cortisol) à un patient.
  2. Tumeur du cortex surrénalien sécrétant du cortisol de façon autonome, indépendamment de l'ACTH.
  3. Administration d'une molécule qui bloque les récepteurs aux glucocorticoïdes de l'hypothalamus et de l'hypophyse.
Méthode : on identifie où la perturbation agit dans la boucle, puis on applique la règle du rétrocontrôle négatif (plus de glucocorticoïde actif perçu = moins de CRH et d'ACTH ; moins perçu = davantage).

1. Corticoïde de synthèse prolongé : la molécule mime le cortisol et se fixe sur les récepteurs GR de l'hypothalamus et de l'hypophyse. Le rétrocontrôle négatif est renforcé : CRH ↓, ACTH ↓, donc cortisol endogène ↓ (le cortex surrénalien, non stimulé, finit par s'atrophier).
2. Tumeur surrénalienne autonome : le cortisol est produit en excès sans dépendre de l'ACTH. Cet excès de cortisol exerce un fort rétrocontrôle négatif : CRH ↓ et ACTH ↓, mais cortisol ↑ (élevé du fait de la tumeur). C'est la dissociation caractéristique d'un hypercortisolisme d'origine surrénalienne.
3. Blocage des récepteurs GR centraux : l'hypothalamus et l'hypophyse ne « perçoivent » plus le cortisol, le rétrocontrôle négatif est levé : CRH ↑, ACTH ↑, donc cortisol ↑ (le cortex étant stimulé en continu). Ce raisonnement illustre que le rétrocontrôle dépend de la détection du signal et non de sa seule concentration sanguine.
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