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Ces exercices corrigés sur « Alimentation et santé » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité svt. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Composition et rôles des nutriments, Besoins énergétiques et apports recommandés, Lipides, cholestérol et maladies cardiovasculaires, Glucides, insuline et diabète de type 2. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité svt en terminale.
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Vocabulaire de la nutrition
Donnez en une à deux phrases la définition rigoureuse de chacune des notions suivantes telle qu'attendue au baccalauréat.
- Nutriment.
- Métabolisme basal.
- Apports nutritionnels conseillés (ANC).
- Indice glycémique d'un aliment.
- Syndrome métabolique.
Méthode : une définition de SVT doit comporter la nature de l'objet ("molécule", "hormone", "grandeur"...) puis sa fonction ou son critère de mesure.
Nutriment : molécule issue de la digestion, absorbée par la muqueuse intestinale et directement utilisable par les cellules de l'organisme (source d'énergie et/ou de matière).
Métabolisme basal : énergie minimale dépensée par l'organisme au repos, à jeun et à température neutre, pour assurer ses fonctions vitales (respiration, circulation, maintien de la température). Il représente l'essentiel de la dépense énergétique totale.
ANC : valeurs de référence d'apport en énergie et en nutriments, établies par les autorités sanitaires pour couvrir les besoins de 97,5 % d'une population donnée.
Indice glycémique : grandeur sans unité mesurant la vitesse et l'intensité de l'élévation de la glycémie provoquée par un aliment, par comparaison au glucose pur (référence fixée à 100).
Syndrome métabolique : association de plusieurs anomalies (obésité abdominale, hyperglycémie, hypertension, dyslipidémie) qui multiplient le risque de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.
Exercice 2 — Calcul du bilan énergétique journalier
À partir des données, calculez les apports et concluez sur le bilan énergétique de la personne (rappel : glucides et protéines = 4 kcal/g, lipides = 9 kcal/g).
- Une personne ingère sur une journée 250 g de glucides, 70 g de lipides et 90 g de protéines : calculez son apport énergétique total en kcal.
- Sa dépense énergétique totale (DET) est de 2 100 kcal/jour : déterminez le signe et la valeur de son bilan énergétique pour cette journée.
- Indiquez, en justifiant, ce qu'il advient de l'excédent ou du déficit énergétique au niveau de l'organisme.
- Si ce bilan se maintient chaque jour pendant plusieurs mois, prévoyez l'évolution de la masse corporelle de la personne.
Méthode : apport = somme (masse × densité énergétique) ; bilan = apports − dépenses.
1. Glucides : $250 \times 4 = 1000$ kcal ; lipides : $70 \times 9 = 630$ kcal ; protéines : $90 \times 4 = 360$ kcal. Apport total $= 1000 + 630 + 360 = 1990$ kcal.
2. Bilan $= 1990 - 2100 = -110$ kcal : le bilan énergétique est négatif (les dépenses dépassent les apports de 110 kcal).
3. Un bilan négatif signifie que l'organisme doit puiser dans ses réserves : mobilisation du glycogène hépatique puis des triglycérides du tissu adipeux (lipolyse) pour couvrir le déficit. À l'inverse, un bilan positif aurait conduit à un stockage sous forme de triglycérides (lipogenèse).
4. Un déficit de 110 kcal/jour maintenu sur plusieurs mois entraîne une perte de masse progressive, par réduction des réserves adipeuses (≈ 1 kg de graisse ≈ 7 000–9 000 kcal mobilisées).
Exercice 3 — Lecture d'un bilan lipidique
Exploitez le bilan sanguin du document pour évaluer le risque cardiovasculaire du patient.
- Comparez chacune des trois valeurs mesurées aux valeurs de référence et qualifiez le bilan du patient.
- Calculez le rapport LDL/HDL et interprétez-le (un rapport supérieur à 3 est défavorable).
- Expliquez le mécanisme par lequel ce profil lipidique favorise l'apparition d'une athérosclérose.
- Proposez deux modifications du régime alimentaire de ce patient et justifiez leur effet attendu sur le bilan.
Méthode : on confronte chaque mesure à sa norme, on calcule l'indicateur de risque, puis on relie le profil au mécanisme physiopathologique.
1. Cholestérol total : 2,9 g/L > 2,0 → élevé ; LDL : 2,1 g/L > 1,6 → élevé ; HDL : 0,35 g/L < 0,4 → trop bas. Le bilan est défavorable sur les trois paramètres (hypercholestérolémie avec dyslipidémie athérogène).
2. LDL/HDL $= 2{,}1 / 0{,}35 = 6$. Ce rapport, très supérieur à 3, traduit un risque cardiovasculaire élevé.
3. L'excès de LDL favorise le dépôt de cholestérol dans l'intima des artères → formation de plaques d'athérome (athérosclérose). Le HDL étant bas, le retour du cholestérol vers le foie est insuffisant, ce qui aggrave l'accumulation. Les plaques réduisent la lumière artérielle ; leur rupture peut provoquer un thrombus, donc un infarctus ou un AVC.
4. (1) Réduire les acides gras saturés (charcuterie, fromage) pour abaisser le LDL ; (2) Remplacer par des acides gras insaturés (huile d'olive, poissons gras, noix) qui abaissent le LDL et élèvent le HDL. On peut aussi reprendre une activité physique régulière, qui augmente le HDL.
Exercice 4 — Interpréter une courbe d'hyperglycémie provoquée
Analysez les courbes de glycémie de deux personnes après ingestion de glucose pour distinguer un sujet sain d'un sujet diabétique de type 2.
- Décrivez l'évolution de la glycémie de la personne A au cours du test.
- Comparez la glycémie à jeun (0 min) et à 120 min des deux personnes aux valeurs de référence et identifiez le sujet diabétique.
- Expliquez, au niveau hormonal et cellulaire, pourquoi la glycémie de la personne A revient à sa valeur initiale alors que celle de la personne B reste élevée.
- Reliez ce résultat à la notion de résistance à l'insuline.
Méthode : on décrit (sans interpréter), on confronte aux seuils, puis on mobilise la régulation hormonale pour expliquer la différence.
1. Chez A, la glycémie part de 0,9 g/L, monte jusqu'à un pic de 1,5 g/L vers 30 min, puis redescend progressivement pour revenir à environ 0,95 g/L à 120 min : retour à la normale.
2. À jeun : A = 0,9 g/L (normal) ; B = 1,3 g/L (≥ 1,26 → anormal). À 120 min : A = 0,95 g/L (normal) ; B = 2,2 g/L (≥ 2,0 → anormal). La personne B est diabétique (type 2).
3. Chez A, la hausse de glycémie déclenche la sécrétion d'insuline par les cellules β du pancréas ; l'insuline stimule l'entrée du glucose dans les cellules (muscles, foie, tissu adipeux) et son stockage en glycogène : la glycémie revient à la normale. Chez B, malgré l'insuline sécrétée, les cellules cibles captent mal le glucose : il reste dans le sang, d'où une hyperglycémie persistante.
4. Le maintien d'une glycémie élevée chez B malgré une insuline présente traduit une résistance à l'insuline : les récepteurs des cellules cibles sont devenus peu sensibles à l'hormone, signature du diabète de type 2.
Exercice 5 — Raisonner sur l'IMC et ses limites
Exploitez les données pour calculer des IMC, les classer, puis discuter les limites de cet indicateur.
- Calculez l'IMC de chacun des trois individus (arrondi au dixième) et indiquez la classe correspondante.
- Le cas de Yanis pose problème : expliquez pourquoi son IMC ne reflète pas correctement son état de santé.
- Proposez un autre indicateur, cité dans le cours, plus pertinent pour évaluer le risque métabolique, et justifiez.
Méthode : $\text{IMC} = m / h^2$ (h en mètres), puis lecture du tableau de classes.
1. Marc : $78 / 1{,}68^2 = 78 / 2{,}82 \approx 27{,}6$ → surpoids. Léa : $52 / 1{,}70^2 = 52 / 2{,}89 \approx 18{,}0$ → maigreur (limite basse). Yanis : $95 / 1{,}82^2 = 95 / 3{,}31 \approx 28{,}7$ → surpoids.
2. L'IMC rapporte la masse totale à la taille mais ne distingue pas la masse grasse de la masse musculaire. Yanis a une forte masse musculaire (dense et lourde) : son IMC le classe en surpoids alors qu'il a peu de masse grasse. L'IMC surestime ici le risque réel.
3. Le tour de taille (marqueur de l'obésité abdominale : > 102 cm chez l'homme, > 88 cm chez la femme) est plus pertinent pour estimer le risque métabolique, car la graisse viscérale abdominale est directement liée à la résistance à l'insuline et au risque cardiovasculaire, contrairement à la masse musculaire.
Exercice 6 — Argumenter sur une politique nutritionnelle
Rédigez un court paragraphe argumenté sur chacun des sujets proposés en mobilisant les notions du cours.
- Expliquez en quoi le Nutri-Score agit sur un déterminant individuel de l'alimentation et pourquoi cet outil peut rester insuffisant à lui seul.
- Les inégalités sociales de santé se traduisent par une prévalence plus élevée de l'obésité dans les milieux défavorisés : proposez deux leviers d'action de natures différentes (par exemple législatif et environnemental) pour réduire cet écart.
Méthode : on identifie le niveau d'intervention (individuel, collectif, législatif, environnemental) et on relie chaque mesure à son effet attendu.
1. Le Nutri-Score (étiquetage de A à E intégrant énergie, sucres, graisses saturées, sel d'un côté ; fibres, protéines, fruits/légumes de l'autre) informe le consommateur au moment de l'achat : il agit sur un déterminant individuel (choix éclairé). Il reste insuffisant seul, car la décision dépend aussi du prix, de l'habitude, de la publicité et de l'accessibilité des produits : un consommateur informé mais contraint financièrement continuera d'acheter des produits mal notés mais bon marché.
2. Levier législatif : taxe sur les boissons sucrées ou réglementation de la publicité pour les produits gras et sucrés destinée aux enfants, pour réduire la consommation à la source. Levier environnemental : aménagement urbain favorisant l'implantation de marchés et commerces de produits frais dans les quartiers défavorisés (lutte contre les "food deserts"), afin de rendre l'alimentation saine réellement accessible. La combinaison des deux agit à la fois sur l'offre et sur le cadre de vie.