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Spécialité Physique-Chimie Terminale

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Dynamique d’un système électrique : condensateur et circuit RC

Modèle du condensateur, q = C u, et condensateur plan ; charge et décharge d’un circuit RC ; constante de temps τ = RC, sa mesure et ses incertitudes ; capteurs capacitifs.

À propos de cette page
Ce cours de physique-chimie de terminale spécialité étudie la dynamique d’un système électrique en six parties : intensité en régime variable et modèle du condensateur (q = C u), capacité d’un condensateur plan, charge dans un circuit RC avec l’équation différentielle établie et résolue, décharge et énergie stockée, mesure de la constante de temps τ = RC avec ses incertitudes et un programme Python, puis principe des capteurs capacitifs.
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Intensité en régime variable et modèle du condensateur

Ce qu’il faut savoir

Rappel de première. En régime continu, l’intensité est un débit de charges constant : I=QΔt, avec Q en coulombs (C), Δt en secondes et I en ampères (Circuits électriques : charges, puissance et énergie).

Intensité en régime variable. Quand le débit de charges change au cours du temps, l’intensité est le débit instantané : si la charge q qui s’est accumulée passe de q à q+dq pendant dt,

i(t)=dqdt

C’est la dérivée de q(t) : sur la courbe de q en fonction de t, l’intensité à une date est le coefficient directeur de la tangente. Un débit constant redonne q=It.

Comportement capacitif. Un dipôle a un comportement capacitif quand des charges de signes opposés s’accumulent sur deux surfaces conductrices en regard, séparées par un isolant. On le rencontre dans des situations variées : le nuage d’orage et le sol, la membrane d’une cellule (charges opposées de part et d’autre, environ 1 µF par cm² de membrane), le doigt posé sur un écran tactile et l’électrode placée sous le verre, deux pistes voisines d’un circuit imprimé.

Modèle du condensateur. Un condensateur est formé de deux armatures conductrices séparées par un isolant. Quand on le charge, l’armature A porte la charge qA=q et l’armature B la charge qB=−q : le condensateur, dans son ensemble, reste neutre. La charge q est proportionnelle à la tension uC=uAB :

+−+−+−+−+−armature A : + qarmature B : − qisolant de permittivité relative εᵣdsurface en regard S

q=CuCq en C, C en farads (F), uC en V

La capacité C, positive, ne dépend que du condensateur (géométrie, isolant), pas de la tension appliquée. Ordres de grandeur : quelques picofarads (1 pF =10−12 F) pour un capteur ou deux pistes voisines ; du nanofarad (1 nF =10−9 F) au microfarad (1 µF =10−6 F) pour les composants usuels ; quelques millifarads pour le filtrage d’une alimentation ; jusqu’à des milliers de farads pour les supercondensateurs.

Convention récepteur. On oriente i vers l’armature A et l’on flèche uC vers A. Les charges qui arrivent sur A par le fil font varier q : i=dqdt, donc, C étant constante,

i=CduCdt

Tester le comportement capacitif. On alimente le dipôle, initialement déchargé, par un générateur de courant d’intensité constante I et l’on enregistre la tension (carte d’acquisition, microcontrôleur). Pour un condensateur, q=It donc uC=ICt : la tension est proportionnelle au temps, alors qu’elle serait constante (u=RI) pour un conducteur ohmique. Le coefficient directeur donne la capacité : C=IΔtΔuC.

Exemples

Exemple 1 — charge d’une armature. Un condensateur de 470 nF est soumis à uC=6,0 V : q=470×10−9×6,0≈2,8×10−6 C, soit environ 2,8 µC sur l’armature A et −2,8 µC sur l’armature B.

Exemple 2 — capacité mesurée à courant constant. Sous I=20 µA, la tension d’un condensateur déchargé passe de 0 à 3,0 V en 6,6 s, en ligne droite : C=20×10−6×6,63,0=4,4×10−5 F, soit 44 µF.

Réflexe — je convertis la capacité en farads (pF, nF, µF) avant d’écrire q=CuC ; q est la charge d’une armature, l’autre porte −q.

Attention — le courant ne traverse pas l’isolant : des charges arrivent sur une armature pendant que d’autres quittent l’autre. Et la charge totale du condensateur est nulle, q+(−q)=0 : « la charge du condensateur » désigne toujours q, celle de l’armature A.

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Capacité d’un condensateur plan

Ce qu’il faut savoir

Le condensateur plan. Deux armatures planes et parallèles, de surface en regard S, distantes de d et séparées par un isolant, forment un condensateur plan. Sa capacité (expression donnée dans les sujets) vaut :

C=ε0εrSd

ε0=8,85×10−12 F·m⁻¹ est la permittivité du vide ; εr, sans unité, est la permittivité relative de l’isolant (εr≈1,0 pour l’air, de 2 à 10 environ pour les plastiques et le verre, plus de 1 000 pour certaines céramiques à base de titanate de baryum) ; S en m², d en m.

Effet de la géométrie. La capacité augmente quand la surface en regard augmente, quand l’écart diminue, et quand on remplace l’air par un isolant de plus grande permittivité relative. C’est ce qu’on illustre avec un microcontrôleur ou un multimètre capacimètre : en rapprochant deux plaques, ou en glissant une feuille de plastique entre elles, la capacité affichée augmente.

Raisonner par proportionnalité. C est proportionnelle à S et à εr, inversement proportionnelle à d : diviser d par 3 multiplie C par 3 ; doubler S et d ensemble ne change rien.

Pourquoi les grandes capacités sont difficiles à obtenir. Avec de l’air et d=1,0 mm, une capacité de 1,0 F demanderait S=Cdε0≈1,1×108 m², plus de cent kilomètres carrés. Les supercondensateurs y parviennent dans un petit volume grâce à des électrodes de carbone très poreuses (plusieurs milliers de m² par gramme) et à une séparation de l’ordre du nanomètre.

Exemples

Exemple 1 — calcul d’une capacité. S=4,0 cm² =4,0×10−4 m², d=0,50 mm =5,0×10−4 m, air : C=8,85×10−12×4,0×10−45,0×10−4≈7,1×10−12 F, soit 7,1 pF.

Exemple 2 — par proportionnalité. On rapproche les mêmes armatures à 0,25 mm et l’on glisse entre elles un film de permittivité relative 3,0 : l’écart est divisé par 2 et εr multipliée par 3, donc C est multipliée par 6, soit environ 42 pF.

Réflexe — tout en unités SI avant de calculer : 1 cm² =10−4 m², 1 mm² =10−6 m², 1 mm =10−3 m, 1 µm =10−6 m.

Attention — C varie comme 1d : rapprocher les armatures augmente la capacité. Et un cm² vaut 10−4 m², pas 10−2 m² : l’oubli fausse C d’un facteur 100.

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Charge d’un condensateur dans un circuit RC

Ce qu’il faut savoir

Le circuit RC série. Une source idéale de tension E, un conducteur ohmique de résistance R et un condensateur de capacité C sont en série. Interrupteur en position 1, la source charge le condensateur ; en position 2, la source est mise hors circuit et le condensateur se décharge dans R (partie suivante).

+−E12KRuRiABCuC

Établir l’équation différentielle (démonstration exigible). Le condensateur est déchargé ; on bascule en position 1 à t=0. Loi des mailles : E=uR+uC. Loi d’Ohm, uR=Ri ; condensateur en convention récepteur, i=CduCdt. D’où

RCduCdt+uC=E

La résoudre. On pose τ=RC ; l’équation s’écrit duCdt=−1τuC+Eτ, de la forme y′=ay+b avec a=−1τ et b=Eτ. Ses solutions sont uC(t)=Ae−t/τ+E, où E=−ba est la solution constante et A une constante (Équations différentielles, en mathématiques). La tension aux bornes d’un condensateur est continue (elle ne peut pas sauter, sinon i serait infinie) : uC(0)=0, donc A+E=0, A=−E et

uC(t)=E(1−e−t/τ)τ=RC

L’intensité. i=CduCdt=ERe−t/τ : elle vaut ER à la fermeture (toute la tension est alors aux bornes de R), puis décroît vers 0.

Deux régimes. Pendant le régime transitoire, uC et i évoluent. Au régime stationnaire (permanent), uC=E et i=0 : le condensateur chargé se comporte comme un interrupteur ouvert. Valeurs repères : uC atteint 63 % de E à t=τ, 95 % à 3τ, plus de 99 % à 5τ ; on considère la charge terminée au bout de 5τ.

Date à laquelle uC atteint une valeur u. De e−t/τ=1−uE=E−uE, on tire t=τln(EE−u).

00,10,20,30,40,50,60,70,801234567t (s)uC (V)u = Eτ0,63 E
Exemples

Exemple 1 — constante de temps et durée de charge. R=1,5 kΩ et C=100 µF : τ=1,5×103×100×10−6=0,15 s ; la charge est terminée en 5τ=0,75 s.

Exemple 2 — tension, date, intensité. Le même circuit, sous E=6,0 V (figure). À t=0,20 s : uC=6,0×(1−e−0,20/0,15)≈4,4 V. La tension atteint 5,0 V à t=0,15×ln(6,01,0)≈0,27 s. À la fermeture, i(0)=6,01500=4,0×10−3 A, soit 4,0 mA.

Réflexe — loi des mailles, puis i=CduCdt, forme τduCdt+uC=E ; solution générale Ae−t/τ+E, puis la condition initiale fixe A.

Attention — à la fermeture, c’est uC qui est nulle, pas l’intensité : i(0)=ER est sa valeur maximale. Et le condensateur n’est pas chargé « au bout de τ » : il n’en est qu’à 63 %.

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Décharge d’un condensateur et énergie stockée

Ce qu’il faut savoir

Équation de la décharge. Le condensateur, chargé sous U0, est relié à t=0 au seul conducteur ohmique (position 2). Loi des mailles sans générateur : uR+uC=0, avec uR=Ri et i=CduCdt (mêmes orientations qu’à la charge) :

RCduCdt+uC=0

Solution. Ici b=0 : uC(t)=Ae−t/τ, et la continuité impose uC(0)=U0, donc

uC(t)=U0e−t/ττ=RC

L’intensité est négative. i=CduCdt=−U0Re−t/τ : le courant circule dans le sens opposé à celui de la charge, l’armature A perd ses charges. Sa valeur absolue est maximale, U0R, au début de la décharge.

Repères. uC ne vaut plus que 37 % de U0 à t=τ (e−1≈0,37), 5 % à 3τ, moins de 1 % à 5τ. La tension atteint la valeur u à la date t=τln(U0u).

Énergie stockée. Un condensateur chargé sous la tension u stocke l’énergie ℰ=12Cu2 (expression donnée dans les sujets ; ℰ en J). Pendant la décharge, cette énergie est dissipée par effet Joule dans le conducteur ohmique. Comme elle varie comme u2, il n’en reste que e−2≈14 % à t=τ. Un condensateur sert ainsi de réservoir : chargé lentement à travers une grande résistance, il restitue son énergie en un temps très court dans une petite résistance (flash, défibrillateur).

0510152025303540450123456t (ms)uC (V)τ0,37 U₀
Exemples

Exemple 1 — constante de temps tirée d’une décharge. Lors d’une décharge, uC passe de 5,0 V à 1,8 V en 9,0 ms. De uC=U0e−t/τ : τ=tln(U0/uC)=9,0×10−3ln(5,0/1,8)≈8,8×10−3 s. Si C=400 nF, R=τC≈2,2×104 Ω, soit 22 kΩ.

Exemple 2 — énergie. Un condensateur de 2,2 mF chargé sous 12 V stocke ℰ=12×2,2×10−3×122≈0,16 J. Quand sa tension est tombée à 6,0 V, il n’en garde que le quart, environ 0,040 J.

Réflexe — décharge : uC=U0e−t/τ ; pour une date, t=τln(U0u) ; pour une énergie, 12Cu2 avec u au carré.

Attention — diviser la tension par 2 divise l’énergie par 4, pas par 2. Et pendant la décharge, i est négative avec les orientations de la charge : écrire i=+U0Re−t/τ contredit i=CduCdt, puisque uC diminue.

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Temps caractéristique : le mesurer, l’exploiter

Ce qu’il faut savoir

τ est une durée. R=ui s’exprime en V·A⁻¹ et C=qu=itu en A·s·V⁻¹ : le produit RC s’exprime en secondes (1 Ω × 1 F = 1 s). Doubler R ou C double τ.

Lire τ sur un enregistrement. Charge : τ est la date où uC=0,63E, avec E la valeur finale ; décharge : la date où uC=0,37U0. Autre méthode : la tangente à l’origine coupe l’asymptote (u=E pour la charge, l’axe des temps pour la décharge) à la date τ ; son coefficient directeur vaut Eτ pour la charge, −U0τ pour la décharge.

Mesurer τ. On enregistre uC(t) avec une carte d’acquisition, un microcontrôleur ou un oscilloscope. Avec un générateur de signaux créneaux (alternativement E et 0), chaque demi-période doit durer au moins 5τ pour voir la charge et la décharge complètes. Pour une décharge, ln(uCU0)=−tτ : les points (t; ln(uCU0)) sont alignés sur une droite passant par l’origine de coefficient directeur −1τ. On en déduit C=τR (ou R).

Incertitude de type A. Pour n mesures indépendantes de τ, de moyenne τmoy et d’écart-type expérimental sn−1 : u(τmoy)=sn−1n.

Incertitude de type B. Pour une mesure unique : lecture sur une graduation de pas g, u=g12 ; tolérance du constructeur ±Δ, u=Δ3.

Incertitude-type composée (formule fournie). Pour un quotient comme C=τR : u(C)C=(u(τ)τ)2+(u(R)R)2. On arrondit u par excès à un ou deux chiffres significatifs, puis la valeur à la même décimale.

Comparer à une référence. Écart normalisé z=|C−Créf|u(C) : la mesure est jugée compatible avec la référence si z≤2.

Simuler les incertitudes composées (Python). Le programme tire au hasard, selon une loi normale, 100 000 couples de valeurs de τ et de R compatibles avec leurs incertitudes-types, calcule chaque fois τR et affiche la moyenne et l’écart-type des valeurs obtenues : cet écart-type est une estimation de u(C).

import random, statistics
tau, u_tau = 10.30e-3, 0.06e-3   # en s
R, u_R = 22.0e3, 0.2e3           # en ohms
C = []
for k in range(100000):
    t = random.gauss(tau, u_tau)
    r = random.gauss(R, u_R)
    C.append(t / r)
print(statistics.mean(C), statistics.stdev(C))
Exemples

Exemple 1 — capacité tirée d’une charge. R=22 kΩ, tension finale 11,0 V. On lit uC=0,63×11,0=6,93 V à t=10,3 ms : τ=10,3 ms et C=10,3×10−322×103≈4,7×10−7 F, soit 0,47 µF.

Exemple 2 — résultat et compatibilité. Six mesures de τ sur ce circuit (en ms) : 10,2 ; 10,5 ; 10,3 ; 10,1 ; 10,4 ; 10,3. Moyenne 10,30 ms ; sn−1≈0,141 ms ; u(τ)=0,1416≈0,0577, arrondie par excès à 0,06 ms. Avec R=22,0 kΩ et u(R)=0,2 kΩ : C≈0,468 µF, u(C)C=(0,0610,30)2+(0,222,0)2≈0,0108, d’où u(C)≈0,0051 µF, arrondie par excès à 0,006 µF ; c’est aussi, à peu près, l’écart-type qu’affiche le programme Python ci-dessus. Résultat : C=0,468 µF avec u(C)=0,006 µF. Pour une valeur nominale de 0,47 µF, z=|0,468−0,47|0,006≈0,3≤2 : compatible.

Réflexe — je lis τ à 63 % de la valeur finale (charge) ou à 37 % de la valeur initiale (décharge), puis C=τR en unités SI ; j’écris le résultat avec son incertitude-type et je calcule z.

Attention — on lit τ à 63 % de la valeur finale, pas à 50 %, et pas à 63 % de la dernière valeur visible si la charge n’est pas terminée. Type A : on divise sn−1 par n, pas par n. Les incertitudes relatives d’un quotient se combinent en somme quadratique : elles ne s’additionnent pas.

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Capteurs capacitifs

Ce qu’il faut savoir

Principe. Un capteur capacitif est un condensateur dont la capacité C=ε0εrSd varie avec la grandeur à mesurer, par l’un des trois paramètres :

  • la surface en regard S : capteur de position ou de déplacement, une armature glissant devant l’autre ;
  • l’écart d : capteur de pression ou de force (membrane qui se déforme), microphone électrostatique (membrane qui vibre devant une armature fixe), accéléromètre MEMS (une masse mobile munie de « doigts » qui se déplacent entre des doigts fixes) ;
  • la permittivité relative εr : capteur d’humidité (un polymère absorbe la vapeur d’eau, dont la permittivité relative, voisine de 80, est bien plus grande que la sienne), capteur de niveau ou de remplissage d’une cuve (le liquide remplace l’air entre les armatures).

Sur un écran tactile, une grille d’électrodes transparentes forme de petits condensateurs ; le doigt, conducteur, modifie la capacité au point touché, et la mesure de toutes les capacités de la grille localise l’appui.

Mesurer C avec un microcontrôleur. Le microcontrôleur charge le capteur à travers une résistance R connue sous E et chronomètre la durée ts pour atteindre une tension seuil Us : ts=RCln(EE−Us). Avec le seuil Us=E2, ts=RCln2. La durée mesurée est proportionnelle à C.

Étalonnage, sensibilité, résolution. On relève C pour des valeurs connues de la grandeur x (courbe d’étalonnage, vue en seconde pour les capteurs résistifs) ; si elle est affine, C=C0+kx, la sensibilité k s’exprime par exemple en pF par cm. La plus petite variation de durée que distingue le chronomètre fixe la plus petite variation de capacité détectable, donc la résolution : Δxmin=ΔCmink. Augmenter R allonge les durées et améliore la résolution.

Exemples

Exemple 1 — capteur de déplacement. Une armature rectangulaire de largeur 2,0 cm glisse devant une autre à d=0,20 mm (air) ; la longueur en regard vaut x. C=ε0×0,020×x2,0×10−4 est proportionnelle à x, de sensibilité 8,85×10−12×0,0202,0×10−4≈8,85×10−10 F·m⁻¹, soit 0,885 pF par mm. Pour x=12 mm : C≈10,6 pF.

Exemple 2 — durée mesurée. Ce capteur est chargé à travers R=1,0 MΩ jusqu’au seuil E2 : τ=RC≈10,6 µs et ts=τln2≈7,36 µs.

Réflexe — je repère le paramètre qui varie (S, d ou εr), puis la chaîne : grandeur → C → durée mesurée (τ ou ts) ; dans l’autre sens, durée → C=τR → grandeur par l’étalonnage.

Attention — une loi d’étalonnage ne vaut que pour le capteur et le milieu étalonnés : changer de liquide dans un capteur de niveau change εr et fausse la hauteur affichée. Et un capteur à écart variable n’est pas linéaire : C varie comme 1d, pas comme d.

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Pour aller plus loin

Ce qui a quitté ce chapitre. Les capteurs résistifs (thermistance, photorésistance, jauge de contrainte) et leur courbe d’étalonnage sont au programme de seconde (Signaux et capteurs) ; la numérisation d’un signal (échantillonnage, quantification, débit binaire) relève de l’enseignement scientifique de première (Son numérique : une information à coder).

Le condensateur plan ailleurs en terminale. Le champ électrique uniforme entre ses armatures et le mouvement d’une particule chargée sont étudiés dans Mouvement d’une particule dans un champ électrique uniforme.

La même équation ailleurs. L’équation τdydt+y=constante décrit aussi le refroidissement d’un corps suivant la loi de Newton (Transferts thermiques et bilans d’énergie) ; en biologie, le modèle RC rend compte, par analogie, de la réponse de la membrane d’une cellule.

À retenir
  • i=dqdt ; condensateur : q=CuC (charge de l’armature A, l’autre porte −q), C en farads ; en convention récepteur, i=CduCdt.
  • Condensateur plan : C=ε0εrSd (donnée), qui augmente avec S et εr et diminue avec d.
  • Charge : RCduCdt+uC=E, uC=E(1−e−t/τ), i=ERe−t/τ ; décharge : RCduCdt+uC=0, uC=U0e−t/τ.
  • τ=RC, une durée : 63 % de la valeur finale à τ (37 % restant en décharge), régime stationnaire atteint vers 5τ ; uC est continue.
  • Mesure : type A sn−1n, type B g12 ou Δ3, somme quadratique des incertitudes relatives, compatibilité si z≤2.
  • Capteur capacitif : la grandeur fait varier S, d ou εr, donc C, mesurée par une durée de charge.

Questions fréquentes

Que signifie la relation q = C u pour un condensateur ?

La charge q portée par l’armature A est proportionnelle à la tension u entre ses bornes ; le coefficient C est la capacité, en farads. L’armature B porte −q. Par exemple, 470 nF sous 6,0 V portent environ 2,8 µC.

De quoi dépend la capacité d’un condensateur plan ?

De sa géométrie et de son isolant : C = ε₀εᵣS/d augmente avec la surface en regard S et la permittivité relative εᵣ, et diminue quand l’écart d augmente. Elle ne dépend pas de la tension appliquée.

Comment établir l’équation de la charge d’un condensateur ?

Loi des mailles E = u_R + u_C, avec u_R = R i et i = C du_C/dt : RC du_C/dt + u_C = E. Ses solutions sont A e^(−t/τ) + E avec τ = RC ; le condensateur étant initialement déchargé, u_C = E(1 − e^(−t/τ)).

Comment trouver la constante de temps τ sur une courbe ?

Pour une charge, τ est la date où la tension atteint 63 % de sa valeur finale ; pour une décharge, la date où elle n’est plus que 37 % de sa valeur initiale. La tangente à l’origine coupe l’asymptote à la date τ. On en déduit C = τ/R.

Comment fonctionne un capteur capacitif ?

La grandeur mesurée fait varier la surface en regard, l’écart entre les armatures ou la permittivité de l’isolant, donc la capacité. Un microcontrôleur mesure la durée de charge à travers une résistance connue, proportionnelle à C, puis une loi d’étalonnage donne la grandeur.

Bloqué sur ce chapitre ?

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