← Retour aux ressources
Histoire-Géographie · Classe de Terminale

Mers et océans : vecteurs essentiels de la mondialisation et enjeux géopolitiques

Géographie — Thème 1 : les mers et océans au cœur de la mondialisation et des tensions internationales (programme de Terminale)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Mers et océans : vecteurs essentiels de la mondialisation et enjeux géopolitiques » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en histoire-géographie, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : Les mers et océans : une immensité vitale pour l'humanité, Les espaces maritimes en droit international (CNUDM), Les routes maritimes au cœur de la mondialisation, Les détroits et canaux : points de passage stratégiques. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en histoire-géographie.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Composition — Les mers et océans, entre coopération et rivalités

/ 12 pts

Traitez le sujet sous la forme d'une composition organisée (introduction avec problématique et annonce de plan, développement en parties et sous-parties, conclusion), en vous appuyant sur des exemples précis, datés et localisés.

  1. Sujet : « Les mers et océans, espaces convoités : entre logiques de coopération et rivalités de puissance. »
  2. Consigne : Vous montrerez que les espaces maritimes font l'objet d'efforts de régulation et de coopération internationales, mais qu'ils restent traversés par des rivalités économiques, stratégiques et environnementales croissantes.

Exercice 2 — Analyse de document — Le déroutement par le cap de Bonne-Espérance (2023-2024)

/ 8 pts

Analysez le document à l'aide des questions, en mobilisant vos connaissances sur la mondialisation maritime et les choke points.

  1. Document : Déclaration d'un dirigeant d'une grande compagnie maritime, début 2024 (texte adapté).

    « Depuis le début des attaques en mer Rouge, nous avons pris la décision de ne plus emprunter le canal de Suez et de faire passer nos porte-conteneurs par le cap de Bonne-Espérance. Ce détour ajoute 3 000 à 3 500 milles nautiques et dix à quatorze jours de mer à chaque rotation entre l'Asie et l'Europe. Cela mobilise davantage de navires pour assurer le même service, fait grimper la consommation de carburant et nos émissions de CO₂, et renchérit le coût du fret de plusieurs centaines de pour cent. Nos clients en subissent les conséquences : retards de livraison, pénuries de certains composants, hausse des prix. Cette situation rappelle à quel point la fluidité de la mondialisation repose sur quelques passages maritimes dont la sécurité n'est jamais garantie. »
  2. Q1 : Présentez le document (nature, auteur, date, contexte de la crise de la mer Rouge).
  3. Q2 : Quelle décision la compagnie a-t-elle prise et pourquoi ? Localisez précisément la route initiale et la route de substitution.
  4. Q3 : Relevez et classez les conséquences (économiques, logistiques, environnementales) de ce déroutement évoquées dans le texte.
  5. Q4 : À partir du document et de vos connaissances, montrez en quoi cette crise illustre à la fois la maritimisation de l'économie et la vulnérabilité des routes maritimes.
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Composition — Les mers et océans, entre coopération et rivalités
Corrigé — plan détaillé, méthode et connaissances attendues.

Méthode. Le sujet oppose deux logiques (coopération / rivalités) : il faut démontrer leur coexistence et leur tension, et non dresser un catalogue. Le plan doit articuler les deux dimensions.

Introduction. Accroche possible : la signature du traité BBNJ en 2023, premier accord mondial pour protéger la haute mer, conclue alors même que les rivalités s'aiguisent en mer de Chine. Définition des termes (espace maritime, coopération, puissance). Problématique : comment expliquer que des espaces de plus en plus régulés restent des terrains de rivalité de puissance ? Annonce du plan.

I. Des espaces régulés par le droit et la coopération internationale.
• La CNUDM (1982) organise juridiquement les espaces (eaux territoriales, ZEE, haute mer) — cadre commun accepté par la plupart des États.
• Une gouvernance institutionnelle : OMI (sécurité, MARPOL), AIFM (fonds marins), traité BBNJ (2023) pour la biodiversité.
• Des coopérations sécuritaires : opérations navales multinationales (Atalante de l'UE, CTF 151) contre la piraterie.

II. Mais des espaces de rivalités économiques et stratégiques.
• Convoitise des ressources : hydrocarbures offshore (30 % du pétrole), pêche, nodules polymétalliques, terres rares.
• Contrôle des routes et des choke points : Ormuz, Malacca, Suez-Bab-el-Mandeb, câbles sous-marins (99 % des données).
• Conflits de souveraineté : mer de Chine méridionale (ligne à neuf traits, îles artificielles, sentence de 2016 ignorée), Arctique (extensions de plateau continental).

III. Des défis environnementaux qui aiguisent les tensions et appellent une coopération renforcée.
• Surpêche difficile à réguler en haute mer, faiblesse des ORGP.
• Pollution plastique, acidification, réchauffement, fonte de l'Arctique ouvrant de nouvelles convoitises.
• Objectif « 30×30 » (COP15, 2022), aires marines protégées : ambitions affichées mais mise en œuvre inégale, parfois instrumentalisée.

Conclusion. Les mers et océans illustrent la difficulté de gouverner un bien commun mondial : le droit existe mais ne s'impose pas toujours face aux logiques de puissance. Ouverture : la montée des enjeux climatiques et numériques (câbles) pourrait soit renforcer la coopération, soit nourrir de nouvelles rivalités.

Exercice 2 — Analyse de document — Le déroutement par le cap de Bonne-Espérance (2023-2024)
Corrigé — réponses attendues et méthode.

Q1 — Présentation. Nature : déclaration d'un acteur économique (dirigeant d'un armateur), texte adapté. Date : début 2024. Contexte : depuis novembre 2023, les attaques des Houthis en mer Rouge contre les navires commerciaux contraignent les compagnies (Maersk, MSC, CMA CGM) à éviter le canal de Suez et le détroit de Bab-el-Mandeb.

Q2 — Décision et localisation. La compagnie a choisi de contourner l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance (extrême sud de l'Afrique du Sud) au lieu d'emprunter la route normale Asie-Europe via le détroit de Bab-el-Mandeb, la mer Rouge et le canal de Suez. Motif : sécuriser ses navires face à la menace des drones et missiles houthis.

Q3 — Conséquences classées. Logistiques : un détour de 3 000 à 3 500 milles, 10 à 14 jours de mer supplémentaires, nécessité de mobiliser plus de navires pour le même service, retards et pénuries de composants. Économiques : forte hausse du coût du fret (plusieurs centaines de %), répercutée sur les clients (hausse des prix). Environnementales : surconsommation de carburant et augmentation des émissions de CO₂.

Q4 — Maritimisation et vulnérabilité. La maritimisation se lit dans le fait qu'une perturbation d'un seul passage maritime suffit à provoquer pénuries, retards et inflation à l'échelle mondiale : l'économie dépend étroitement de la mer pour ses approvisionnements en biens manufacturés et en énergie. La vulnérabilité tient à la concentration des flux sur quelques choke points (ici Bab-el-Mandeb / Suez, comme l'avaient montré l'Ever Given en 2021 ou les tensions à Ormuz et Malacca) : un acteur, même non étatique comme les Houthis, peut paralyser une route essentielle. La crise illustre ainsi l'interdépendance entre géopolitique et mondialisation et l'absence d'une autorité capable de garantir durablement la liberté de navigation, défendue seulement par des coalitions militaires ad hoc.

Continuer ce chapitre
Autres chapitres
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de histoire-géographie à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Réserver un 1er cours → Voir les tarifs