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Ces exercices corrigés sur « Environnement et responsabilité collective » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en emc. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : La crise écologique : un défi pour nos sociétés, La responsabilité : individuelle, collective, intergénérationnelle, Les grands principes du droit de l'environnement, L'environnement, un enjeu constitutionnel : la Charte de 2004. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser emc en terminale.
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Définir les notions clés
Définis avec précision chacune des notions suivantes liées à l'environnement.
- Qu'est-ce que la crise écologique ? Cite deux de ses manifestations.
- Définis ce qu'est l'anthropocène.
- Explique ce qu'on appelle la responsabilité intergénérationnelle.
1. La crise écologique désigne l'ensemble des déséquilibres environnementaux provoqués par les activités humaines, qui menacent les écosystèmes et les conditions de vie des sociétés. Manifestations possibles : réchauffement climatique, effondrement de la biodiversité, pollution de l'air ou de l'eau, épuisement des ressources, événements climatiques extrêmes (deux suffisent).
2. L'anthropocène est l'époque géologique où l'humanité est devenue une force capable de modifier durablement les grands équilibres de la planète (climat, biodiversité, cycles naturels). Le terme souligne l'ampleur de l'empreinte humaine sur la Terre.
3. La responsabilité intergénérationnelle est l'idée que nous sommes responsables non seulement envers nos contemporains, mais aussi envers les générations futures : nos choix d'aujourd'hui (émissions, ressources) auront des conséquences sur des personnes qui n'ont pas pu y participer. C'est le sens du « principe responsabilité » de Hans Jonas.
Exercice 2 — Prévention ou précaution ?
Pour chaque situation, indique s'il s'agit d'une application du principe de prévention ou du principe de précaution, et justifie.
- Une usine installe des filtres pour réduire des rejets toxiques dont la dangerosité est scientifiquement établie.
- Face à un risque sanitaire incertain lié à une nouvelle technologie mal connue, l'État suspend son autorisation en attendant des études.
- Une commune interdit la baignade dans une rivière où la présence avérée de bactéries dangereuses a été mesurée.
1. Prévention. Le risque est connu et avéré (rejets dont la dangerosité est établie) : on agit pour éviter un dommage déjà identifié. La prévention s'applique aux risques certains.
2. Précaution. Le risque est grave mais incertain (technologie mal connue, pas de certitude scientifique) : on prend des mesures sans attendre la preuve définitive du danger. C'est exactement la définition du principe de précaution (inscrit dans la Charte de 2004).
3. Prévention. Le danger est mesuré et avéré (bactéries détectées) : on prévient un risque connu. Ce n'est pas de la précaution, car il n'y a pas d'incertitude scientifique.
Exercice 3 — La Charte de l'environnement de 2004
Réponds aux questions suivantes sur la Charte de l'environnement.
- Quelle est la valeur juridique de la Charte de l'environnement de 2004 ? Pourquoi est-ce important ?
- Quel droit fondamental la Charte garantit-elle à chacun (article 1) ?
- La Charte ne crée-t-elle que des droits ? Justifie ta réponse.
1. La Charte de l'environnement a une valeur constitutionnelle : elle a été adossée à la Constitution en 2004. C'est important car ses principes s'imposent au législateur et peuvent être invoqués devant le Conseil constitutionnel : la protection de l'environnement est ainsi placée au plus haut niveau du droit, à égalité avec les droits de 1789.
2. L'article 1 garantit que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé ». C'est un nouveau droit fondamental, de dimension écologique.
3. Non. La Charte crée aussi des devoirs : l'article 2 dispose que « toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l'amélioration de l'environnement ». L'environnement est donc à la fois un droit (vivre dans un cadre sain) et un devoir (le protéger) : droit et responsabilité sont liés.
Exercice 4 — Coopération internationale : vrai ou faux ?
Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifie ta réponse en une phrase.
- « L'accord de Paris, adopté en 2015, vise à limiter le réchauffement nettement en dessous de 2 °C. »
- « Les engagements pris par les États lors des COP sont juridiquement contraignants et un tribunal mondial peut les sanctionner. »
- « La justice climatique soulève la question des inégalités entre pays riches gros émetteurs et pays pauvres premières victimes. »
1. Vrai. L'accord de Paris (COP21, 2015) fixe l'objectif de contenir le réchauffement nettement sous les 2 °C, et de poursuivre les efforts pour le limiter à 1,5 °C par rapport à l'ère préindustrielle.
2. Faux. Les engagements (contributions nationales) ne sont pas réellement contraignants : il n'existe pas de « gendarme mondial » pour sanctionner un État qui ne respecte pas sa parole. C'est l'une des principales limites de la coopération climatique.
3. Vrai. La justice climatique pose l'inégalité de responsabilité et d'exposition : les pays riches ont le plus émis historiquement, tandis que les pays pauvres subissent souvent les premiers et les plus durement les conséquences.
Exercice 5 — Les formes de l'engagement citoyen
Distingue et caractérise les différentes formes d'engagement écologique demandées.
- Qu'est-ce que la citoyenneté écologique ? En quoi élargit-elle la citoyenneté ordinaire ?
- Qu'est-ce que la Convention citoyenne pour le climat (2019-2020) ? À quelle forme de démocratie se rattache-t-elle ?
- Qu'est-ce que la désobéissance civile et quel débat soulève-t-elle ?
1. La citoyenneté écologique est l'extension de la citoyenneté politique aux enjeux environnementaux : être citoyen, ce n'est plus seulement voter, c'est aussi se sentir responsable de l'environnement et agir pour le protéger (s'informer, s'engager, adopter des comportements responsables, se soucier des générations futures).
2. La Convention citoyenne pour le climat a réuni des citoyens tirés au sort pour élaborer des propositions de lutte contre le réchauffement. Elle relève de la démocratie participative : on associe directement des citoyens ordinaires à l'élaboration des décisions, en complément de la démocratie représentative.
3. La désobéissance civile est une action militante, généralement non violente mais illégale, menée au nom d'une cause jugée supérieure (ici l'urgence écologique). Elle soulève un débat : peut-on légitimement enfreindre la loi pour défendre l'intérêt général et alerter, ou est-ce une atteinte à l'État de droit ? Les deux positions s'argumentent.
Exercice 6 — Étude de document : l'« Affaire du siècle »
Lis le document puis réponds aux questions d'analyse.
- Document : « En 2021, saisi par plusieurs associations dans le cadre de l'"Affaire du siècle", le tribunal administratif de Paris a reconnu que l'État français avait commis une carence fautive en ne respectant pas ses propres objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. » — Qui a engagé l'action, et contre qui ?
- Que reproche-t-on précisément à l'État dans cette affaire ?
- En quoi cette décision illustre-t-elle la notion de responsabilité collective et le rôle de la justice ? Rédige une réponse argumentée de quelques lignes.
1. L'action a été engagée par des associations de défense de l'environnement (et soutenue par de nombreux citoyens via une pétition), contre l'État français. Cela montre que les citoyens et la société civile peuvent demander des comptes aux pouvoirs publics par la voie de la justice.
2. On reproche à l'État une carence fautive : il n'a pas tenu ses propres engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Autrement dit, l'État a manqué à des obligations qu'il s'était lui-même fixées, ce qui constitue une faute reconnue par le juge.
3. Réponse argumentée attendue (exemple) : cette décision illustre la responsabilité de l'État en matière environnementale : il n'est pas seulement libre de fixer des objectifs, il doit aussi les respecter, et peut être sanctionné s'il y manque. Elle montre le rôle clé de la justice, capable de contraindre l'État au nom du droit (la protection de l'environnement ayant valeur constitutionnelle depuis la Charte de 2004). Enfin, elle révèle la responsabilité collective : protéger le climat n'est pas un choix politique facultatif mais une obligation engageant la collectivité et ses institutions, sous le contrôle du juge et à l'initiative des citoyens.