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EMC · Classe de Terminale

Environnement et responsabilité collective

Protéger l'environnement : enjeux écologiques, action publique et engagement citoyen (EMC Tle, thème La société)

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Environnement et responsabilité collective » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en emc, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : La crise écologique : un défi pour nos sociétés, La responsabilité : individuelle, collective, intergénérationnelle, Les grands principes du droit de l'environnement, L'environnement, un enjeu constitutionnel : la Charte de 2004. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en emc.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Maîtriser les notions de la responsabilité environnementale

/ 5 pts
  1. Définis la crise écologique et explique pourquoi on parle d'« anthropocène ».
  2. Distingue, en les expliquant, le principe de prévention et le principe de précaution.
  3. Qu'apporte la Charte de l'environnement de 2004 au droit français ?

Exercice 2 — Argumentation problématisée : la responsabilité écologique, individuelle ou collective ?

/ 6 pts
  1. Rédige une réponse argumentée et organisée à la question : « Face à la crise écologique, la responsabilité est-elle d'abord individuelle ou avant tout collective ? »
  2. Ton argumentation doit présenter un argument valorisant la responsabilité individuelle, un argument valorisant la responsabilité collective, puis aboutir à une position nuancée appuyée sur des exemples.

Exercice 3 — Analyse de cas : agir au nom du climat

/ 5 pts
  1. Cas : « Des militants écologistes bloquent l'entrée d'un site industriel très polluant pour alerter l'opinion. Leur action est pacifique mais illégale ; ils sont poursuivis. » — Comment appelle-t-on ce type d'action ?
  2. Quelles valeurs et quels principes sont en tension dans cette situation (cite-en deux) ?
  3. Selon toi, cette forme d'action est-elle un engagement citoyen légitime ou une atteinte à l'État de droit ? Justifie ta position en quelques lignes.

Exercice 4 — L'État face à ses engagements climatiques

/ 4 pts
  1. Rappelle ce qu'a établi la justice dans l'« Affaire du siècle » (2021) et ce que cela révèle sur la responsabilité de l'État.
  2. Explique en quelques lignes pourquoi la coopération internationale (COP, accord de Paris) est nécessaire mais difficile à faire respecter.
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Maîtriser les notions de la responsabilité environnementale
Attendus :
1. La crise écologique est l'ensemble des déséquilibres environnementaux d'origine humaine (réchauffement, perte de biodiversité, pollutions) menaçant écosystèmes et sociétés. On parle d'anthropocène car l'humanité est devenue une force capable de modifier durablement les équilibres planétaires (définition + idée d'empreinte humaine majeure).
2. La prévention s'applique à un risque connu et avéré : on agit pour éviter un dommage identifié. La précaution s'applique à un risque grave mais incertain (mal établi scientifiquement) : on agit sans attendre la certitude. La distinction repose sur le degré de connaissance du risque.
3. La Charte de 2004 donne à la protection de l'environnement une valeur constitutionnelle : elle garantit un droit (vivre dans un environnement sain, art. 1), impose un devoir (préserver l'environnement, art. 2) et constitutionnalise le principe de précaution (art. 5). Ses principes s'imposent au législateur sous le contrôle du Conseil constitutionnel.

Exercice 2 — Argumentation problématisée : la responsabilité écologique, individuelle ou collective ?
Attendus (argumentation : thèse + antithèse + nuance) :
Thèse — la responsabilité individuelle compte : chacun, par ses choix (transports, alimentation, consommation, déchets, énergie), contribue à dégrader ou à protéger l'environnement ; les gestes quotidiens et les comportements responsables ont un effet réel et expriment une éthique personnelle. La Charte rappelle d'ailleurs le devoir de chacun (art. 2).
Antithèse — la responsabilité est avant tout collective : l'essentiel des émissions dépend de choix collectifs (politiques énergétiques, industrie, urbanisme, transports), qui échappent à l'individu isolé ; les causes et les solutions sont globales (« tragédie des biens communs »). Sans action des États, des entreprises et de la coopération internationale (COP, accord de Paris), les gestes individuels restent insuffisants.
Position nuancée attendue : les deux dimensions sont complémentaires et indissociables : la responsabilité est partagée. L'engagement individuel a du sens, mais il doit s'inscrire dans une action collective organisée (lois, institutions, citoyenneté écologique, coopération mondiale). On valorise une copie qui mobilise des exemples précis (Affaire du siècle, Convention citoyenne, accord de Paris) et des notions du cours (responsabilité intergénérationnelle, principe responsabilité de Jonas).

Exercice 3 — Analyse de cas : agir au nom du climat
Attendus :
1. Il s'agit d'un acte de désobéissance civile : une action militante non violente mais illégale, menée au nom d'une cause jugée supérieure (ici l'urgence écologique).
2. Tensions (deux parmi) : la liberté d'expression et d'engagement contre le respect de la loi / de l'État de droit ; l'urgence écologique et l'intérêt général contre la liberté d'entreprendre / l'ordre public ; la responsabilité collective envers les générations futures contre la légalité immédiate.
3. Réponse argumentée : on valorise une position cohérente et nuancée. Pour la légitimité : la désobéissance civile peut alerter face à l'inaction, elle est non violente et assume sa sanction, dans la tradition de mouvements historiques. Pour la critique : enfreindre la loi remet en cause l'État de droit et peut nuire à d'autres droits (liberté de circulation, propriété) ; le débat démocratique offre des voies légales. Conclusion : toute position argumentée est acceptée si elle distingue clairement légalité et légitimité, et mobilise les notions du cours.

Exercice 4 — L'État face à ses engagements climatiques
Attendus :
1. Dans l'« Affaire du siècle », la justice administrative a reconnu une carence fautive de l'État, qui n'avait pas respecté ses propres objectifs de réduction des émissions. Cela révèle que l'État a une responsabilité juridique en matière climatique : ses engagements ne sont pas seulement déclaratifs, il peut être sanctionné par le juge, à l'initiative de citoyens et d'associations.
2. Idées attendues : la coopération est nécessaire car le climat est un bien commun mondial que la pollution franchit toutes les frontières ; aucun État ne peut résoudre seul le problème. Mais elle est difficile car les engagements pris lors des COP ne sont pas réellement contraignants (pas de sanction mondiale), parce que se pose le problème du passager clandestin (profiter des efforts des autres) et celui de la justice climatique (inégalités entre pays riches émetteurs et pays pauvres victimes).

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