Exercice 1 — Connaissances fondamentales
1. Définition du Néolithique (2 pts) :
Le Néolithique est la dernière période de la Préhistoire. Il se caractérise par le polissage de la pierre, l'apparition de l'agriculture, de l'élevage et de la sédentarisation.
Le Néolithique commence vers 10 000 av. J.-C. au Proche-Orient, dans la région appelée le « Croissant fertile » (actuel Irak, Syrie, Turquie, Israël, Jordanie).
Justification : selon le programme officiel d'Histoire 6e, le Néolithique débute vers 10 000 av. J.-C. au Proche-Orient et prend fin avec l'invention de l'écriture vers 3 300 av. J.-C.
2. Les deux grandes innovations caractéristiques du Néolithique (2 pts) :
- L'agriculture et l'élevage : les hommes ne se contentent plus de cueillir et de chasser ; ils cultivent des plantes (blé, orge) et élèvent des animaux (chèvres, moutons). C'est le passage de l'économie de prédation à l'économie de production.
- La sédentarisation : les hommes s'établissent durablement en un lieu fixe et construisent des villages permanents, abandonnant le mode de vie nomade du Paléolithique. Cela s'accompagne aussi du polissage de la pierre et de l'invention de la poterie.
Justification : au Paléolithique, les hommes étaient nomades, chasseurs-cueilleurs. Le Néolithique marque le passage à la sédentarité, à l'agriculture et à l'élevage, transformant radicalement le mode de vie humain.
Exercice 2 — Chronologie
Ordre chronologique du plus ancien au plus récent, avec dates :
- Premières cultures de blé et d'orge — vers 10 000 av. J.-C., au Proche-Orient (Croissant fertile). C'est le premier foyer de l'agriculture mondiale.
- Domestication de la chèvre et du mouton — vers 9 000 av. J.-C., au Proche-Orient. Ce sont les premiers animaux domestiqués par l'homme.
- Arrivée du Néolithique en France — vers 5 500 av. J.-C., par deux voies : la voie méditerranéenne (côtes) et la voie danubienne (fleuve Danube).
- Invention de l'écriture en Mésopotamie — vers 3 300 av. J.-C., en Mésopotamie (actuel Irak). Cet événement marque la fin de la Préhistoire et le début de l'Histoire.
Justification : ces repères chronologiques sont fondamentaux dans le programme d'Histoire 6e. L'ordre Proche-Orient → Europe → écriture reflète la diffusion progressive de la révolution néolithique.
Exercice 3 — Les mégalithes
1. Définition et étymologie de « mégalithe » (1 pt) :
Un mégalithe est un monument construit à partir de grandes pierres. Le mot vient du grec : mégas = grand, et lithos = pierre. Les mégalithes sont caractéristiques du Néolithique et se trouvent dans toute l'Europe de l'Ouest.
2. Les trois types de mégalithes (3 pts — 1 pt chacun) :
- Le menhir : grande pierre dressée verticalement, seule (menhir isolé) ou disposée en rangées (alignements). Exemple : les alignements de Carnac en Bretagne (plus de 3 000 menhirs).
- Le dolmen : chambre funéraire mégalithique formée de grandes pierres verticales soutenant une dalle horizontale. Il servait de sépulture collective pour enterrer les morts.
- Le cromlech : cercle de pierres dressées disposées en anneau. L'exemple le plus célèbre est Stonehenge, en Grande-Bretagne.
Justification : la distinction entre menhir (pierre dressée), dolmen (tombe) et cromlech (cercle) est une connaissance exigible du programme Histoire 6e. Ces monuments témoignent des croyances religieuses et de l'organisation collective des sociétés néolithiques.
Exercice 4 — Analyse de document
a) Deux indices prouvant que Jéricho était un village sédentaire et agricole (2 pts) :
- Les silos à grains : la présence de silos prouve que les habitants stockaient des récoltes, donc pratiquaient l'agriculture et vivaient de manière sédentaire (on ne stocke pas si l'on se déplace constamment).
- Les traces de cultures d'orge et de blé ainsi que les ossements de chèvres et de moutons domestiqués : ces indices prouvent directement la pratique de l'agriculture et de l'élevage, deux marqueurs de la sédentarisation néolithique. (Accepter aussi : « la tour en pierre et la muraille impliquent des constructions permanentes, donc une population fixe. »)
b) L'intérêt de la tour et de la muraille — ce qu'elles révèlent sur la société (2 pts) :La tour et la muraille sont des
constructions défensives destinées à protéger le village contre des attaquants. Cela nous apprend que :
- La société de Jéricho était suffisamment organisée et nombreuse pour construire de tels ouvrages (mobilisation collective).
- Il existait des tensions et conflits entre communautés, probablement liés à la défense des récoltes et des troupeaux (ressources précieuses à protéger).
- La société était capable de planifier et d'organiser de grands travaux collectifs, signe d'une hiérarchie sociale et d'une autorité capable de coordonner les habitants.
c) Localisation géographique et cohérence (1 pt) :Jéricho se situe en
Cisjordanie, donc au
Proche-Orient, dans la région du « Croissant fertile ». Cela est parfaitement cohérent avec ce qui a été étudié en cours : c'est précisément au Proche-Orient que la révolution néolithique commence vers 10 000 av. J.-C. Jéricho est ainsi l'un des plus anciens villages du monde (occupé vers 9 000 av. J.-C.), et un exemple emblématique de la sédentarisation précoce au Proche-Orient.
Justification : l'analyse de document est une compétence centrale du programme d'Histoire 6e. Il s'agit de prélever des informations dans le texte et de les mettre en relation avec les connaissances du cours.
Exercice 5 — Question de synthèse
Éléments attendus dans la réponse (3 pts) :
La révolution néolithique a profondément transformé l'organisation de la société humaine, notamment à travers trois phénomènes liés :
1. La division du travail (1 pt) : Grâce à l'agriculture, les hommes produisent des surplus alimentaires, c'est-à-dire plus de nourriture que ce dont ils ont besoin pour survivre. Dès lors, tous les membres de la communauté n'ont plus besoin de produire de la nourriture. Certains peuvent se spécialiser dans d'autres activités : artisans (potiers, tisserands), commerçants, chefs religieux ou politiques. C'est la naissance de la division du travail.
2. Les inégalités sociales (1 pt) : La possibilité d'accumuler des biens (greniers pleins, grands troupeaux, maisons plus grandes) crée des différences de richesse entre les habitants d'un même village. Certains individus deviennent plus riches et plus puissants que d'autres. Les fouilles archéologiques en témoignent : on retrouve des tombes néolithiques nettement plus riches que d'autres, signe de statuts sociaux inégaux.
3. Les échanges commerciaux (1 pt) : Les surplus agricoles permettent également le commerce : les villages échangent entre eux leurs productions (céréales, animaux, poteries) et des matières premières rares comme l'obsidienne ou le silex. Ces échanges s'organisent sur de longues distances, créant de véritables réseaux commerciaux.
Conclusion attendue : La révolution néolithique est donc bien une « révolution » au sens de transformation radicale : elle fait passer l'humanité de petits groupes égalitaires de chasseurs-cueilleurs à des sociétés hiérarchisées, spécialisées et commerciales, préparant ainsi l'apparition des premières civilisations.
Justification : cette question de synthèse évalue la capacité de l'élève à mobiliser et organiser ses connaissances. Elle correspond directement aux thèmes du programme officiel d'Histoire 6e sur les transformations sociales de la révolution néolithique.