Ressources · 6ᵉ · Français
Le plus-que-parfait
Former le plus-que-parfait, second temps composé de l’indicatif (auxiliaire avoir ou être à l’imparfait + participe passé), accorder le participe passé avec être, placer la négation, puis l’employer pour une action passée achevée avant une autre
Le plus-que-parfait
Fiche méthode
(Français 6ᵉ · Conjugaison · Conjuguer au passé)
La démarche pour conjuguer au plus-que-parfait
1. Je choisis l’auxiliaire : le même qu’au passé composé (être pour les verbes de déplacement ou de changement d’état et les verbes pronominaux, avoir pour les autres).
2. Je le conjugue à l’imparfait : avais, avait, avions, aviez, avaient ou étais, était, étions, étiez, étaient.
3. J’écris le participe passé : -é, -i ou une forme à apprendre (fait, dit, pris, vu…).
4. J’accorde : avec être, avec le sujet ; avec avoir, jamais avec le sujet.
Cas 1 · Conjuguer au plus-que-parfait
Réflexe — auxiliaire à l’imparfait + participe passé ; avec être, j’accorde le participe passé avec le sujet ; à la forme négative, j’encadre l’auxiliaire.
Exemple 1. Conjuguer « finir » au plus-que-parfait avec « nous ».
Au passé composé : nous avons fini → auxiliaire avoir, à l’imparfait : avions.
Participe passé en -i (2e groupe), pas d’accord avec avoir : nous avions fini.
Exemple 2. Conjuguer « venir » au plus-que-parfait avec « elles », puis à la forme négative avec « ne… jamais ».
« venir » se conjugue avec être : étaient + venu, accordé avec elles (féminin pluriel) : elles étaient venues.
La négation encadre l’auxiliaire : elles n’étaient jamais venues.
Attention — avec avoir, le participe passé ne s’accorde pas avec le sujet : « elles avaient fini », jamais « finies ».
Cas 2 · Employer et reconnaître le plus-que-parfait
Réflexe — le verbe au plus-que-parfait raconte l’action qui a eu lieu en premier, avant une autre action passée.
Exemple 1. Quelle action a eu lieu en premier ? « Le jardinier souriait : l’orage avait épargné son potager. »
« avait épargné » : auxiliaire avoir à l’imparfait + participe passé → plus-que-parfait.
D’abord l’orage épargne le potager, ensuite le jardinier sourit (imparfait).
Exemple 2. Mettre au temps qui convient le verbe entre parenthèses : « Lucie rentra trempée : elle (oublier) son parapluie. »
L’oubli a eu lieu avant le retour de Lucie (passé simple) : il faut le plus-que-parfait.
Elle avait oublié son parapluie.
Attention — « était » ou « avait » seul n’est pas un plus-que-parfait : dans « Lucie était trempée », le verbe être est à l’imparfait, suivi d’un adjectif.
Les pièges
- Mettre l’auxiliaire au présent : « il a pris » est un passé composé ; le plus-que-parfait est « il avait pris ».
- Oublier l’accord avec être : « ma tante était allée », « mes amis étaient allés ».
- Accorder avec le sujet quand l’auxiliaire est avoir : « elles avaient chanté », pas « chantées ».
- Placer la négation après le participe : « je n’avais pas vu », pas « j’avais vu pas ».
- Mettre tout le récit au plus-que-parfait : il ne sert que pour l’action antérieure.
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