← Retour aux ressources
Géographie · Classe de 5ᵉ

Ressources en eau et accès à l'eau

Une ressource vitale inégalement répartie et menacée

À propos de cette page
Cette évaluation sur « Ressources en eau et accès à l'eau » en cinquième permet de faire le point sur ses connaissances en géographie, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de cinquième et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : L'eau sur Terre : abondance apparente, rareté réelle, Une ressource inégalement répartie dans le monde, Des usages multiples et croissants, Inégalités d'accès à l'eau potable. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième en géographie.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 60 min · Noté sur 20
60:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Définitions

/ 4 pts
  1. Définissez la notion de stress hydrique et précisez le seuil retenu (en m³/habitant/an). (2 points)
  2. Expliquez ce qu'est l'eau virtuelle et donnez un exemple chiffré. (2 points)

Exercice 2 — Étude d'un document

/ 5 pts
  1. D'après vos connaissances, quelles régions du monde sont les plus touchées par le stress hydrique ? Nommez-en au moins deux et expliquez pourquoi. (2 points)
  2. Expliquez pourquoi l'Afrique subsaharienne souffre d'un manque d'accès à l'eau potable alors que certaines parties du continent reçoivent des précipitations abondantes. (3 points)

Exercice 3 — Étude de cas : la mer d'Aral

/ 5 pts
  1. Qu'était la mer d'Aral dans les années 1960 ? (1 point)
  2. Quelle activité humaine a provoqué sa quasi-disparition, et comment ? (2 points)
  3. Quel pourcentage de sa superficie la mer d'Aral avait-elle perdu en 2000 ? (1 point)
  4. Quel enseignement peut-on tirer de cet exemple pour la gestion des ressources en eau ? (1 point)

Exercice 4 — Raisonnement géographique

/ 4 pts
  1. En vous appuyant sur l'exemple du Grand Barrage de la Renaissance, montrez que l'eau peut être source de tensions entre États. Précisez les pays concernés et les enjeux. (4 points)

Exercice 5 — Solutions et développement durable

/ 2 pts
  1. Citez deux solutions permettant de mieux gérer les ressources en eau dans le monde. Pour chacune, précisez en une phrase son principe et son avantage. (2 points)
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Définitions
1. Le stress hydrique (2 points)
Le stress hydrique désigne la situation d'un pays ou d'une région où la demande en eau dépasse les ressources disponibles ou renouvelables, ou lorsque la qualité de l'eau est insuffisante pour répondre aux besoins de la population.
Le seuil retenu pour définir un stress hydrique sévère est de moins de 1 000 m³ d'eau par habitant et par an.
Jusification : ce seuil est la référence internationale utilisée par les géographes et l'ONU pour qualifier les situations de pénurie d'eau.

2. L'eau virtuelle (2 points)
L'eau virtuelle est la quantité d'eau incorporée (ou « cachée ») dans la production d'un bien agricole ou industriel. Elle est invisible dans le produit final mais a bien été consommée lors de sa fabrication.
Exemple chiffré : produire 1 kg de bœuf nécessite environ 15 000 litres d'eau (pour abreuver l'animal et cultiver sa nourriture) ; produire 1 kg de coton demande environ 10 000 litres d'eau.
Justification : la notion d'eau virtuelle permet de comprendre l'impact caché de notre consommation sur les ressources hydriques mondiales et d'analyser les échanges internationaux sous un angle hydrique.

Exercice 2 — Étude d'un document
1. Régions les plus touchées par le stress hydrique (2 points)
Les deux régions les plus touchées sont :

  • Le Moyen-Orient (Arabie saoudite, Yémen, Jordanie…) : région au climat très aride, peu de précipitations, peu de fleuves importants, et une forte pression démographique et économique sur des ressources très limitées.
  • Le Sahel africain (Mali, Niger, Tchad, Mauritanie…) : zone semi-aride aux précipitations très irrégulières, où la demande en eau pour l'agriculture et la consommation dépasse les ressources disponibles.
Justification : ces régions cumulent un climat défavorable (aridité) et une pression humaine élevée sur des ressources naturelles insuffisantes.

2. Le paradoxe de l'Afrique subsaharienne (3 points)
L'Afrique subsaharienne ne manque pas d'eau à l'échelle du continent : certaines zones reçoivent des pluies abondantes (Afrique équatoriale : Congo, Cameroun, Côte d'Ivoire). Pourtant, environ 400 millions de personnes n'ont pas accès à l'eau potable à domicile. Trois raisons expliquent ce paradoxe :
  • La répartition inégale : l'eau est abondante dans les zones équatoriales mais rare dans les zones sahéliennes et les régions rurales reculées.
  • Le manque d'infrastructures : pas de canalisations, puits non protégés ou absents — l'eau ne parvient pas jusqu'aux populations même là où elle existe.
  • La pauvreté : les États et les familles n'ont pas les moyens financiers d'investir dans des réseaux d'adduction d'eau et de traitement.
Justification : disposer d'eau sur un territoire ne suffit pas si les infrastructures et les moyens économiques font défaut pour l'acheminer et la rendre potable.

Exercice 3 — Étude de cas : la mer d'Aral
1. La mer d'Aral dans les années 1960 (1 point)
Dans les années 1960, la mer d'Aral était le quatrième plus grand lac du monde, située en Asie centrale (entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan actuel), alimentée par les fleuves Syr-Daria et Amou-Daria.

2. L'activité humaine responsable et son mécanisme (2 points)
La quasi-disparition de la mer d'Aral est due aux détournements massifs des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria, réalisés à partir des années 1960 par les autorités soviétiques pour irriguer les cultures de coton dans les républiques d'Asie centrale. Ces fleuves alimentaient autrefois la mer d'Aral ; privée de cet apport, la mer s'est progressivement asséchée.
Justification : lorsqu'on prélève l'eau d'un fleuve à une vitesse supérieure à son renouvellement naturel, et qu'on supprime son alimentation, le plan d'eau qu'il alimentait disparaît.

3. Le pourcentage de superficie perdue (1 point)
En 2000, la mer d'Aral avait perdu 75 % de sa superficie par rapport à la situation des années 1960.

4. L'enseignement à tirer (1 point)
Cet exemple illustre que la surexploitation de l'eau à des fins agricoles, sans tenir compte des équilibres naturels, peut conduire à des catastrophes écologiques irréversibles. Il faut gérer l'eau de manière durable, en ne prélevant pas plus que ce que les ressources peuvent fournir, et en coopérant entre États partageant une même ressource hydrique.

Exercice 4 — Raisonnement géographique
(4 points)

L'eau, source de tensions entre États : l'exemple du Grand Barrage de la Renaissance

Le Grand Barrage de la Renaissance est un barrage hydroélectrique construit par l'Éthiopie sur le Nil Bleu depuis 2011. Il illustre parfaitement comment l'eau peut devenir source de tensions internationales.

Les pays concernés :

  • L'Éthiopie (pays d'amont) : construit le barrage pour produire de l'hydroélectricité et soutenir son développement économique. C'est son droit souverain sur son territoire.
  • L'Égypte (pays d'aval) : dépend du Nil pour 95 % de ses besoins en eau. Elle craint que le remplissage progressif du barrage réduise le débit du Nil et menace son agriculture et sa population.
  • Le Soudan est également concerné, mais ses intérêts sont plus partagés entre les deux parties.
Les enjeux :
  • Pour l'Éthiopie : accès à l'électricité et développement — le barrage est vital pour son économie.
  • Pour l'Égypte : sécurité hydrique nationale — une réduction du débit du Nil menacerait son agriculture (blé, coton), son eau potable et sa sécurité alimentaire.
Ce cas montre qu'un fleuve transfrontalier partagé entre plusieurs États peut devenir un enjeu de conflits diplomatiques, chaque pays cherchant à défendre ses intérêts vitaux. En l'absence d'accord, la situation peut dégénérer en crise politique grave.
Justification : le Nil traverse dix pays africains ; sa gestion illustre le principe que les ressources en eau partagées nécessitent une coopération internationale, sans quoi elles deviennent des facteurs de tension.

Exercice 5 — Solutions et développement durable
(2 points)

Deux solutions pour mieux gérer les ressources en eau :

Solution 1 — L'irrigation au goutte-à-goutte (1 point)
Principe : cette technique consiste à acheminer l'eau directement au pied de chaque plante par un réseau de tuyaux percés de petits orifices, évitant l'évaporation et le gaspillage liés à l'irrigation traditionnelle par aspersion ou submersion.
Avantage : elle permet d'économiser jusqu'à 50 % d'eau par rapport aux méthodes classiques d'irrigation, réduisant ainsi la pression sur les ressources hydriques. Elle est particulièrement développée en Israël, pays semi-aride qui a su s'adapter à sa situation de stress hydrique.

Solution 2 — La réutilisation des eaux usées traitées (1 point)
Principe : après traitement en station d'épuration, les eaux usées domestiques ou industrielles sont purifiées et peuvent être réemployées pour l'irrigation agricole ou certains usages industriels, au lieu d'être rejetées dans la nature.
Avantage : cette solution réduit la consommation d'eau douce naturelle et limite la pollution des milieux aquatiques. Israël en est le modèle mondial, avec 90 % de ses eaux usées traitées et réutilisées.

Autres solutions acceptables : dessalement de l'eau de mer, coopération internationale pour la gestion des fleuves transfrontaliers, sensibilisation et éducation à l'économie d'eau.

Continuer ce chapitre
Autres chapitres
Bloqué sur ce chapitre ?

Cours particuliers de géographie à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.

Réserver un 1er cours → Voir les tarifs