Une ressource vitale inégalement répartie et menacée
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Définitions
1. Le stress hydrique (2 points)
Le stress hydrique désigne la situation d'un pays ou d'une région où la demande en eau dépasse les ressources disponibles ou renouvelables, ou lorsque la qualité de l'eau est insuffisante pour répondre aux besoins de la population.
Le seuil retenu pour définir un stress hydrique sévère est de moins de 1 000 m³ d'eau par habitant et par an.
Jusification : ce seuil est la référence internationale utilisée par les géographes et l'ONU pour qualifier les situations de pénurie d'eau.
2. L'eau virtuelle (2 points)
L'eau virtuelle est la quantité d'eau incorporée (ou « cachée ») dans la production d'un bien agricole ou industriel. Elle est invisible dans le produit final mais a bien été consommée lors de sa fabrication.
Exemple chiffré : produire 1 kg de bœuf nécessite environ 15 000 litres d'eau (pour abreuver l'animal et cultiver sa nourriture) ; produire 1 kg de coton demande environ 10 000 litres d'eau.
Justification : la notion d'eau virtuelle permet de comprendre l'impact caché de notre consommation sur les ressources hydriques mondiales et d'analyser les échanges internationaux sous un angle hydrique.
Exercice 2 — Étude d'un document
1. Régions les plus touchées par le stress hydrique (2 points)
Les deux régions les plus touchées sont :
Exercice 3 — Étude de cas : la mer d'Aral
1. La mer d'Aral dans les années 1960 (1 point)
Dans les années 1960, la mer d'Aral était le quatrième plus grand lac du monde, située en Asie centrale (entre le Kazakhstan et l'Ouzbékistan actuel), alimentée par les fleuves Syr-Daria et Amou-Daria.
2. L'activité humaine responsable et son mécanisme (2 points)
La quasi-disparition de la mer d'Aral est due aux détournements massifs des fleuves Syr-Daria et Amou-Daria, réalisés à partir des années 1960 par les autorités soviétiques pour irriguer les cultures de coton dans les républiques d'Asie centrale. Ces fleuves alimentaient autrefois la mer d'Aral ; privée de cet apport, la mer s'est progressivement asséchée.
Justification : lorsqu'on prélève l'eau d'un fleuve à une vitesse supérieure à son renouvellement naturel, et qu'on supprime son alimentation, le plan d'eau qu'il alimentait disparaît.
3. Le pourcentage de superficie perdue (1 point)
En 2000, la mer d'Aral avait perdu 75 % de sa superficie par rapport à la situation des années 1960.
4. L'enseignement à tirer (1 point)
Cet exemple illustre que la surexploitation de l'eau à des fins agricoles, sans tenir compte des équilibres naturels, peut conduire à des catastrophes écologiques irréversibles. Il faut gérer l'eau de manière durable, en ne prélevant pas plus que ce que les ressources peuvent fournir, et en coopérant entre États partageant une même ressource hydrique.
Exercice 4 — Raisonnement géographique
(4 points)
L'eau, source de tensions entre États : l'exemple du Grand Barrage de la Renaissance
Le Grand Barrage de la Renaissance est un barrage hydroélectrique construit par l'Éthiopie sur le Nil Bleu depuis 2011. Il illustre parfaitement comment l'eau peut devenir source de tensions internationales.
Les pays concernés :
Exercice 5 — Solutions et développement durable
(2 points)
Deux solutions pour mieux gérer les ressources en eau :
Solution 1 — L'irrigation au goutte-à-goutte (1 point)
Principe : cette technique consiste à acheminer l'eau directement au pied de chaque plante par un réseau de tuyaux percés de petits orifices, évitant l'évaporation et le gaspillage liés à l'irrigation traditionnelle par aspersion ou submersion.
Avantage : elle permet d'économiser jusqu'à 50 % d'eau par rapport aux méthodes classiques d'irrigation, réduisant ainsi la pression sur les ressources hydriques. Elle est particulièrement développée en Israël, pays semi-aride qui a su s'adapter à sa situation de stress hydrique.
Solution 2 — La réutilisation des eaux usées traitées (1 point)
Principe : après traitement en station d'épuration, les eaux usées domestiques ou industrielles sont purifiées et peuvent être réemployées pour l'irrigation agricole ou certains usages industriels, au lieu d'être rejetées dans la nature.
Avantage : cette solution réduit la consommation d'eau douce naturelle et limite la pollution des milieux aquatiques. Israël en est le modèle mondial, avec 90 % de ses eaux usées traitées et réutilisées.
Autres solutions acceptables : dessalement de l'eau de mer, coopération internationale pour la gestion des fleuves transfrontaliers, sensibilisation et éducation à l'économie d'eau.
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