Exercice 1 — Vocabulaire et notions (définitions)
- Aléa naturel : phénomène naturel d'origine géologique, météorologique ou climatique (séisme, volcan, cyclone, inondation…) susceptible de causer des dommages à une société humaine. Attention : l'aléa existe indépendamment de la présence humaine.
- Vulnérabilité : degré d'exposition et de fragilité d'une société face à un aléa naturel. Elle dépend de la qualité des constructions, du niveau de développement économique, des systèmes d'alerte et de l'organisation des secours.
- Épicentre : point situé à la surface terrestre à la verticale du foyer (hypocentre) d'un séisme. C'est là que les secousses sont généralement les plus violentes. Ne pas confondre avec le foyer, qui est le point souterrain d'origine du séisme.
- Nuée ardente : coulée rapide de gaz brûlants (plusieurs centaines de degrés) et de débris volcaniques projetés lors d'une éruption explosive. Elle peut se déplacer à plus de 200 km/h et est extrêmement meurtrière (ex. : Montagne Pelée, Martinique, 1902).
Exercice 2 — Questions de connaissances
- (1 pt) Formule du risque : Risque = Aléa × Vulnérabilité. Un aléa puissant dans un territoire sans population expose peu de gens ; la vulnérabilité multiplie l'impact de l'aléa.
- (1 pt) Deux pays exposés aux séismes et tsunamis : Le Japon (situé à la rencontre de quatre plaques tectoniques, exposé aux tsunamis Pacifique) et le Chili (sur la Ceinture de feu du Pacifique, fréquemment frappé par de violents séismes). Autres réponses acceptées : Indonésie, Turquie, États-Unis (côte ouest), Nouvelle-Zélande.
- (1 pt) Ouragan / Typhon / Cyclone : Ce sont trois noms du même phénomène météorologique — un système tourbillonnant tropical à vents violents — selon le bassin océanique : ouragan dans l'Atlantique et le Pacifique nord-est, typhon dans le Pacifique nord-ouest, cyclone dans l'océan Indien et le Pacifique sud.
- (1 pt) Lahar : Un lahar est une coulée de boue volcanique composée de cendres, de roches et d'eau (pluies intenses ou fonte des neiges sur un volcan). Il se forme lors ou après une éruption volcanique et peut parcourir des dizaines de kilomètres à grande vitesse, dévastant les vallées en aval du volcan.
- (1 pt) Surveillance des crues en France : Le dispositif Vigicrues est le service public français de surveillance et d'information sur les crues. Il publie en temps réel des cartes de vigilance (vert, jaune, orange, rouge) similaires aux bulletins météo, pour chaque cours d'eau surveillé.
Exercice 3 — Étude de cas : la catastrophe d'Haïti (2010)
(2 pts) Pourquoi le bilan haïtien est-il si dramatique face au Chili ?
Malgré un aléa plus puissant (magnitude 8,8 contre 7 — soit environ 32 fois plus d'énergie), le séisme chilien a causé beaucoup moins de victimes (≈ 500) qu'Haïti (≈ 222 000). La différence s'explique par la vulnérabilité :
- Haïti : pays très pauvre (IDH très bas), constructions en maçonnerie fragile sans normes parasismiques, institutions affaiblies, absence de système d'alerte et de plans d'évacuation, forte densité urbaine dans Port-au-Prince.
- Chili : pays développé, normes de construction parasismiques strictes (bâtiments capables de « se balancer »), plans d'évacuation en place, culture du risque développée, système d'alerte aux tsunamis performant.
À aléa différent, la
vulnérabilité est le facteur déterminant du bilan humain.
(1 pt) Concept géographique illustré : Cette comparaison illustre la notion de
vulnérabilité différenciée selon les territoires (ou « inégalité de vulnérabilité »). La
vulnérabilité est le degré de fragilité d'une société face à un aléa, qui dépend du niveau de développement, de la qualité des constructions et de l'organisation des secours.
(2 pts) Deux mesures qui auraient pu réduire les victimes à Haïti :- Mesure 1 – Prévention : Imposer des normes de construction parasismiques pour que les bâtiments (logements, écoles, hôpitaux) résistent aux secousses et ne s'effondrent pas sur les habitants.
- Mesure 2 – Prévision / Gestion de crise : Mettre en place un système d'alerte sismique et des plans d'évacuation permettant aux populations de savoir où aller et comment se protéger lors d'un séisme. Autres mesures acceptées : formation des équipes de secours, éducation des populations au risque, réduction de la pauvreté pour diminuer la vulnérabilité sociale.
Exercice 4 — Analyse de document : carte des risques cycloniques
(1 pt) Deux territoires français d'outre-mer exposés aux cyclones :
- La Guadeloupe et la Martinique, situées dans l'océan Atlantique (mer des Caraïbes / bassin atlantique nord), exposées aux ouragans de juin à novembre. Autres réponses acceptées : Mayotte (océan Indien), La Réunion (océan Indien), Saint-Martin, Saint-Barthélemy.
(1 pt) Pourquoi les cyclones se forment-ils dans les zones tropicales ?Les cyclones se forment uniquement au-dessus des
océans tropicaux dont la température de surface dépasse 26 °C. Cette chaleur provoque une
évaporation intense qui fournit l'énergie et l'humidité nécessaires au développement du système tourbillonnant. Dans les régions polaires, l'eau est trop froide : l'énergie motrice manque et aucun cyclone tropical ne peut se former.
(1 pt) Exemple de cyclone dévastateur depuis 2000 :- L'ouragan Katrina (2005) a dévasté La Nouvelle-Orléans (États-Unis), causant plus de 1 800 morts et d'immenses destructions.
- Autres réponses acceptées : cyclone Idai (2019) au Mozambique/Zimbabwe ; ouragan Irma (2017) à Saint-Martin/Saint-Barthélemy ; typhon Haiyan (2013) aux Philippines.
Exercice 5 — Rédaction : Comment réduire les risques naturels ?
Critères d'évaluation :
- Organisation claire en trois parties : prévention / prévision / gestion de crise (structure attendue).
- Au moins un exemple précis par pilier.
- Rédaction en phrases complètes, vocabulaire géographique utilisé correctement.
Exemple de réponse attendue :Face aux risques naturels, les sociétés humaines ont développé trois grands piliers d'action pour réduire leur vulnérabilité.
La prévention vise à réduire la vulnérabilité
avant la catastrophe. Au Japon, des
normes de construction parasismiques imposent des bâtiments capables de résister aux séismes. En France, les
Plans de Prévention des Risques (PPR) délimitent les zones dangereuses et réglementent l'urbanisme pour éviter de construire dans les zones inondables ou instables.
La prévision permet d'
anticiper un aléa pour alerter et évacuer les populations à temps. Le Japon dispose d'un réseau de capteurs marins qui déclenche une
alerte tsunami en moins de trois minutes, diffusée simultanément sur tous les téléphones du pays. En France,
Vigicrues surveille les cours d'eau et
Météo-France émet des vigilances météorologiques (orange, rouge) pour prévenir les populations.
La gestion de crise organise les secours
après la catastrophe. En France, le
plan ORSEC coordonne l'ensemble des acteurs (pompiers, armée, associations) pour porter secours aux victimes et assurer la reconstruction. À l'échelle internationale, l'ONU coordonne l'aide humanitaire, comme après le séisme d'Haïti en 2010.
Ces trois piliers sont complémentaires : comme l'a montré Fukushima (2011), même la meilleure préparation ne peut supprimer totalement un risque face à un phénomène d'une extrême violence.