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Géographie · Classe de 5ᵉ

Le changement climatique et ses conséquences

Causes, effets et enjeux du réchauffement climatique

À propos de cette page
Ce cours de géographie en cinquième sur « Le changement climatique et ses conséquences » suit le programme officiel de géographie de cinquième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Météo et climat : deux notions à distinguer, L'effet de serre : mécanisme naturel et dérèglement, Les causes humaines du réchauffement climatique, Les conséquences sur les milieux naturels. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de cinquième à réussir en géographie.
Au programme
1 · Météo et climat : deux notions à distinguer
2 · L'effet de serre : mécanisme naturel et dérèglement
3 · Les causes humaines du réchauffement climatique
4 · Les conséquences sur les milieux naturels
5 · Les conséquences sur les sociétés humaines
6 · Des inégalités face au changement climatique
7 · Les réponses internationales : de Kyoto à Paris
1Météo et climat : deux notions à distinguer

Avant d'étudier le changement climatique, il est essentiel de distinguer deux notions souvent confondues :

Météo. La météorologie décrit les conditions atmosphériques à un moment précis et en un lieu donné (température, pluie, vent). Elle se prédit à court terme (quelques jours).
Climat. Le climat correspond à l'ensemble des conditions atmosphériques moyennes observées sur une région pendant une longue période (au moins 30 ans). Il définit des grands types : tropical, aride, tempéré, polaire, etc.

Le changement climatique désigne la modification durable et à grande échelle du climat à l'échelle planétaire. Depuis le XIXe siècle, les scientifiques constatent un réchauffement global : la température moyenne de la Terre a augmenté d'environ 1,1 °C depuis l'ère préindustrielle (1850-1900).

Astuce. Un seul hiver rigoureux ne prouve pas que le climat se refroidit : il faut analyser les données sur plusieurs décennies à l'échelle mondiale.
2L'effet de serre : mécanisme naturel et dérèglement

La Terre reçoit des rayons solaires. Une partie est renvoyée vers l'espace, mais les gaz à effet de serre (GES) présents dans l'atmosphère en retiennent une autre partie sous forme de chaleur, comme une serre vitrée : c'est l'effet de serre naturel.

Gaz à effet de serre (GES). Gaz qui absorbent et réémettent la chaleur dans l'atmosphère. Les principaux sont : le dioxyde de carbone (CO₂), le méthane (CH₄), la vapeur d'eau (H₂O) et le protoxyde d'azote (N₂O).

Sans effet de serre naturel, la température moyenne sur Terre serait d'environ -18 °C au lieu de +15 °C actuels. Cet effet est donc indispensable à la vie.

Problème : depuis la révolution industrielle (milieu du XIXe siècle), les activités humaines ont considérablement augmenté la concentration de GES dans l'atmosphère. La quantité de CO₂ est passée d'environ 280 ppm (parties par million) avant l'ère industrielle à plus de 420 ppm aujourd'hui (2024). Cette surconcentration amplifie l'effet de serre, provoquant un réchauffement supplémentaire.

Attention ! L'effet de serre n'est pas mauvais en lui-même : c'est son intensification par les activités humaines qui pose problème.
3Les causes humaines du réchauffement climatique

Le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat), créé en 1988 sous l'égide de l'ONU, rassemble des milliers de scientifiques du monde entier. Ses rapports concluent que le réchauffement actuel est très probablement d'origine humaine.

Les principales sources d'émissions de GES liées aux activités humaines sont :

SecteurCause principaleGES émis
ÉnergieCombustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel (centrales, transports)CO₂
Agriculture / élevageRiziculture, digestion des ruminants, engrais azotésCH₄, N₂O
DéforestationBrûlis des forêts tropicales (Amazonie, Congo, Asie du Sud-Est)CO₂
IndustrieFabrication de ciment, d'acier, de plastiqueCO₂, gaz F
Exemple. La déforestation de l'Amazonie au Brésil libère d'immenses quantités de CO₂ stocké dans les arbres, et réduit la capacité de la forêt à absorber le carbone atmosphérique.

Les pays les plus émetteurs de GES sont aujourd'hui la Chine (1er rang), les États-Unis (2e rang) et l'Union européenne (3e rang). En cumul historique depuis 1850, les pays industrialisés (Europe, États-Unis) portent la plus grande responsabilité.

4Les conséquences sur les milieux naturels

Le réchauffement climatique entraîne de profondes transformations des milieux naturels :

  • Fonte des glaciers et des calottes polaires : les glaciers de montagne (Alpes, Himalaya, Andes) reculent. La banquise arctique diminue en surface et en épaisseur. La calotte glaciaire du Groenland et de l'Antarctique perd des milliards de tonnes de glace chaque année.
  • Montée du niveau des mers : la dilatation thermique de l'eau et la fonte des glaces continentales ont déjà provoqué une élévation d'environ 20 cm du niveau marin depuis 1900. Le GIEC prévoit une hausse de 0,3 à 1 m d'ici 2100 selon les scénarios.
  • Perturbations des écosystèmes : décalage des saisons, migration des espèces vers les pôles ou en altitude, blanchissement des coraux (récifs de la Grande Barrière de Corail en Australie).
  • Multiplication des événements climatiques extrêmes : sécheresses plus fréquentes et intenses, ouragans plus puissants, précipitations intenses et inondations, vagues de chaleur.
Aléa climatique. Événement météorologique ou climatique extrême susceptible d'affecter les territoires et les populations (inondation, cyclone, sécheresse).
5Les conséquences sur les sociétés humaines

Le changement climatique n'est pas seulement une question environnementale : il affecte directement les populations humaines à travers plusieurs dimensions :

  • Agriculture et sécurité alimentaire : les sécheresses et les inondations réduisent les rendements agricoles. Certaines régions du monde voient leurs terres cultivables se désertifier (Sahel, Asie centrale).
  • Ressources en eau : la fonte des glaciers perturbe l'alimentation en eau douce de millions de personnes qui dépendent des rivières glaciaires (Gange, fleuve Jaune).
  • Santé : extension des zones où sévissent des maladies tropicales (paludisme, dengue), augmentation des décès liés aux canicules.
  • Migrations climatiques : des populations sont contraintes de quitter leurs territoires devenus inhabitables (montée des eaux, désertification). Le GIEC évoque des dizaines à centaines de millions de déplacés climatiques d'ici 2050.
  • Économie : les catastrophes climatiques coûtent des milliards chaque année et freinent le développement dans les pays les plus fragiles.
Exemple. Les îles Tuvalu, dans le Pacifique, se trouvent en grande partie à moins d'un mètre au-dessus du niveau de la mer. Leur gouvernement négocie déjà avec d'autres pays pour accueillir leur population en cas de submersion totale.
6Des inégalités face au changement climatique

Le changement climatique accentue les inégalités mondiales : les pays qui ont le moins contribué aux émissions de GES sont souvent les plus vulnérables.

Vulnérabilité. Degré auquel un territoire ou une population est susceptible d'être affecté négativement par le changement climatique, en fonction de son exposition aux aléas et de sa capacité à y faire face.
TerritoireRisque principalCapacité d'adaptation
Pays du Pacifique (Tuvalu, Kiribati)Submersion par montée des eauxTrès faible
Sahel (Mali, Niger, Burkina Faso)Désertification, sécheresseFaible
BangladeshInondations, cyclonesFaible à moyenne
Pays-Bas, AllemagneInondationsForte (digues, plans d'adaptation)

Les pays riches ont généralement plus de moyens pour s'adapter : construire des digues, développer une agriculture résistante à la chaleur, relocaliser des populations. Les pays pauvres manquent souvent de ces ressources.

Attention ! La justice climatique désigne l'idée que les pays historiquement les plus responsables du réchauffement devraient aider financièrement les pays les plus touchés à s'adapter.
7Les réponses internationales : de Kyoto à Paris

Face au changement climatique, la communauté internationale a cherché à s'organiser :

  • 1992 : Sommet de la Terre à Rio de Janeiro → création de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et des Conférences des Parties (COP).
  • 1997 : Protocole de Kyoto → premier accord contraignant de réduction des émissions pour les pays industrialisés. Limites : les États-Unis ne le ratifient pas, la Chine et l'Inde (gros émetteurs) n'ont pas d'objectifs.
  • 2015 : Accord de Paris (COP 21) → signé par 195 pays. Objectif : limiter le réchauffement à +1,5 °C (ou au maximum +2 °C) par rapport aux niveaux préindustriels. Chaque pays fixe ses propres objectifs nationaux (NDC — contributions déterminées au niveau national).
Accord de Paris (2015). Accord international signé lors de la COP 21 à Paris, visant à limiter le réchauffement climatique à +1,5 °C au-dessus des températures préindustrielles grâce à des engagements nationaux de réduction des émissions de GES.

À ces efforts diplomatiques s'ajoutent des stratégies d'atténuation (réduire les émissions : énergies renouvelables, sobriété énergétique) et d'adaptation (s'adapter aux changements déjà en cours : agriculture résistante, plan canicule, digues côtières).

Astuce. Retiens bien la distinction : atténuation = agir sur les causes (réduire les GES) ; adaptation = s'adapter aux effets déjà inévitables.
À retenir
En bref :
• Le climat est la moyenne des conditions atmosphériques sur 30 ans minimum ; la météo est à court terme.
• L'effet de serre est naturel et indispensable, mais les activités humaines (combustion fossile, déforestation) l'amplifient depuis le XIXe siècle.
• La Terre s'est réchauffée de +1,1 °C depuis 1850 ; le CO₂ atmosphérique dépasse 420 ppm.
• Conséquences : fonte des glaces, montée des eaux (+20 cm depuis 1900), événements extrêmes, migrations, insécurité alimentaire.
• Les pays les plus pauvres sont les plus vulnérables alors qu'ils émettent peu de GES → enjeu de justice climatique.
• L'Accord de Paris (2015) vise à limiter le réchauffement à +1,5 °C ; distinction atténuation / adaptation.
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