Collège · 5ᵉ · Français
Imaginer, sentir, raisonner : des histoires pour plaire et instruire (contes, fables, apologues)
Perrault, Grimm, Andersen, Les Mille et Une Nuits, La Fontaine : structure, morale, personnification, écrire un conte ou une fable
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Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
Un apologue est :
- A. un récit court qui contient une leçon
- B. un long roman d'aventures
- C. un poème d'amour
- D. une pièce de théâtre tragique
Réponse
A. un récit court qui contient une leçon — Fable, conte à morale et parabole sont des apologues.
Qui a écrit Le Chat botté ?
- A. Andersen
- B. La Fontaine
- C. Perrault
- D. Grimm
Réponse
C. Perrault — Contes de ma mère l'Oye, 1697.
La Fontaine a écrit des :
- A. romans
- B. fables
- C. contes de fées
- D. tragédies
Réponse
B. fables — Douze livres de Fables entre 1668 et 1694.
La formule « Il était une fois » ouvre :
- A. une fable
- B. une lettre
- C. un poème
- D. un conte
Réponse
D. un conte — Formule traditionnelle d'ouverture du conte.
Blanche-Neige et Hansel et Gretel sont des contes :
- A. de Perrault
- B. d'Andersen
- C. des frères Grimm
- D. des Mille et Une Nuits
Réponse
C. des frères Grimm — Contes de l'enfance et du foyer, 1812.
La morale d'une fable est :
- A. la leçon que l'on en tire
- B. le nom des personnages
- C. le titre de la fable
- D. le résumé de l'histoire
Réponse
A. la leçon que l'on en tire — Une règle générale, pas un résumé.
Faire parler un animal comme un humain, c'est une :
- A. comparaison
- B. exagération
- C. répétition
- D. personnification
Réponse
D. personnification — Le procédé de base de la fable.
Shéhérazade est l'héroïne :
- A. des contes de Perrault
- B. des Mille et Une Nuits
- C. des Fables de La Fontaine
- D. des contes d'Andersen
Réponse
B. des Mille et Une Nuits — Elle raconte des histoires au sultan pendant mille et une nuits.
Ésope est :
- A. un roi de France
- B. un fabuliste grec
- C. un conteur danois
- D. un traducteur arabe
Réponse
B. un fabuliste grec — VIe siècle av. J.-C., modèle de La Fontaine.
La Petite Sirène est un conte :
- A. d'Andersen
- B. de Perrault
- C. de Grimm
- D. de La Fontaine
Réponse
A. d'Andersen — Hans Christian Andersen, Danemark.
Un alexandrin compte :
- A. 8 syllabes
- B. 10 syllabes
- C. 12 syllabes
- D. 6 syllabes
Réponse
C. 12 syllabes — Ex. : « La raison du plus fort est toujours la meilleure ».
Un apologue cherche à :
- A. faire peur seulement
- B. vendre un produit
- C. décrire un paysage
- D. plaire et instruire
Réponse
D. plaire et instruire — Le récit plaît, la leçon instruit.
Niveau moyen — 12 questions
En quelle année paraît le premier recueil des Fables de La Fontaine ?
- A. 1697
- B. 1668
- C. 1812
- D. 1704
Réponse
B. 1668 — 1668 (livres I à VI).
Une morale « implicite » est une morale :
- A. placée au début
- B. écrite en vers
- C. que le fabuliste ne formule pas
- D. toujours très longue
Réponse
C. que le fabuliste ne formule pas — Le lecteur doit la déduire du récit.
Les moralités de Perrault sont :
- A. en vers, à la fin de chaque conte
- B. en prose, au début
- C. absentes
- D. chantées
Réponse
A. en vers, à la fin de chaque conte — Chaque conte de 1697 se termine par une ou deux moralités en vers.
Qui a traduit Les Mille et Une Nuits en français ?
- A. Charles Perrault
- B. Jacob Grimm
- C. Jean de La Fontaine
- D. Antoine Galland
Réponse
D. Antoine Galland — Traduction publiée de 1704 à 1717.
Dans le schéma narratif, l'élément perturbateur :
- A. bouleverse la situation initiale
- B. clôt le récit
- C. présente les personnages
- D. donne la morale
Réponse
A. bouleverse la situation initiale — Il lance l'action, souvent au passé simple.
« La raison du plus fort est toujours la meilleure » ouvre :
- A. Le Corbeau et le Renard
- B. La Cigale et la Fourmi
- C. Le Loup et l'Agneau
- D. Le Lièvre et la Tortue
Réponse
C. Le Loup et l'Agneau — Fable I, 10 : la morale est placée en tête.
Quelle est la particularité des contes d'Andersen ?
- A. ils sont écrits en vers
- B. ils viennent des Mille et Une Nuits
- C. ils sont collectés chez des paysans
- D. ils sont inventés par l'auteur
Réponse
D. ils sont inventés par l'auteur — Perrault et Grimm réécrivent des récits populaires ; Andersen crée les siens.
Dans une fable, le lion représente souvent :
- A. le paysan
- B. le roi
- C. le flatteur
- D. l'enfant
Réponse
B. le roi — La personnification permet de viser le pouvoir.
Un vers de dix syllabes est :
- A. un octosyllabe
- B. un alexandrin
- C. un décasyllabe
- D. un hexasyllabe
Réponse
C. un décasyllabe — Déca = dix.
Le merveilleux dans un conte est :
- A. accepté sans étonnement par les personnages
- B. toujours expliqué par la science
- C. réservé au dénouement
- D. absent chez Perrault
Réponse
A. accepté sans étonnement par les personnages — Fées et ogres font partie du monde du conte.
« Apprenez que tout flatteur / Vit aux dépens de celui qui l'écoute » est la morale :
- A. du Loup et l'Agneau
- B. du Corbeau et le Renard
- C. du Lièvre et la Tortue
- D. du Renard et les Raisins
Réponse
B. du Corbeau et le Renard — Le renard flatte le corbeau pour obtenir le fromage.
Ce que La Fontaine apporte aux fables d'Ésope, c'est surtout :
- A. des morales plus longues
- B. des animaux différents
- C. des histoires entièrement nouvelles
- D. des vers, des dialogues et de l'humour
Réponse
D. des vers, des dialogues et de l'humour — Il transforme des récits en prose en petits poèmes vivants.
Niveau difficile — 12 questions
Quelle phrase peut servir de morale ?
- A. Le renard prit le fromage et s'enfuit.
- B. Le corbeau, honteux, jura de ne plus se laisser prendre.
- C. Qui écoute les flatteurs finit par payer cher.
- D. Le corbeau était perché sur un arbre.
Réponse
C. Qui écoute les flatteurs finit par payer cher. — Une morale est une règle générale, au présent, sans les personnages.
La morale « La raison du plus fort est toujours la meilleure » doit être lue comme :
- A. un constat ironique qui dénonce l'injustice
- B. un conseil pour devenir fort
- C. une règle que le fabuliste approuve
- D. une erreur du fabuliste
Réponse
A. un constat ironique qui dénonce l'injustice — La Fontaine dénonce la loi du plus fort en la présentant comme une « raison ».
Pourquoi les contes de Grimm sont-ils souvent plus durs que ceux de Perrault ?
- A. parce qu'ils sont écrits en vers
- B. parce qu'ils sont plus anciens
- C. parce qu'ils sont inventés par les frères
- D. parce qu'ils restent proches des versions populaires collectées
Réponse
D. parce qu'ils restent proches des versions populaires collectées — Les Grimm recueillent les récits oraux ; Perrault les adapte pour la cour.
Dans Les Mille et Une Nuits, le récit enchâssé (une histoire dans l'histoire) sert à :
- A. faire dormir le sultan
- B. retarder la mort de la conteuse
- C. enseigner l'arabe
- D. décrire Bagdad
Réponse
B. retarder la mort de la conteuse — Shéhérazade s'arrête chaque matin au moment le plus captivant.
Laquelle de ces caractéristiques n'appartient PAS au conte merveilleux ?
- A. temps et lieux indéterminés
- B. formule d'ouverture
- C. personnages typés
- D. explication scientifique du surnaturel
Réponse
D. explication scientifique du surnaturel — Le merveilleux n'est jamais expliqué : il va de soi.
« Maî/tre/ Cor/beau/, sur/ un/ ar/bre/ per/ché » : pourquoi le e de « arbre » compte-t-il ?
- A. parce qu'il est en fin de vers
- B. parce qu'il est suivi d'une consonne
- C. parce qu'il est accentué
- D. parce que le vers est un alexandrin
Réponse
B. parce qu'il est suivi d'une consonne — Devant une consonne (« perché »), le e muet se prononce et compte ; en fin de vers, non.
Un texte en prose, avec un renard qui parle et une leçon finale : c'est :
- A. une fable en prose (apologue)
- B. un conte merveilleux
- C. un poème lyrique
- D. un récit de voyage
Réponse
A. une fable en prose (apologue) — La fable peut être en prose (Ésope) ; le conte suppose un schéma narratif complet.
Quelle est la fonction du dialogue dans une fable ?
- A. allonger le texte
- B. remplacer la morale
- C. rendre la scène vivante, proche du théâtre
- D. expliquer le vocabulaire
Réponse
C. rendre la scène vivante, proche du théâtre — Les répliques du renard et du corbeau font de la fable une petite comédie.
Les Habits neufs de l'empereur (Andersen) instruit sur :
- A. la mode à la cour
- B. l'art de coudre
- C. le courage de dire la vérité
- D. la richesse des rois
Réponse
C. le courage de dire la vérité — Seul un enfant ose dire que le roi est nu.
Le troisième recueil des Fables (livre XII) paraît en :
- A. 1668
- B. 1678
- C. 1697
- D. 1694
Réponse
D. 1694 — 1668, 1678-1679, puis 1694, un an avant la mort de l'auteur.
Quelle différence essentielle entre conte et fable ?
- A. le conte a une morale, pas la fable
- B. la fable est brève et centrée sur la leçon, le conte développe un récit merveilleux
- C. la fable est toujours en prose
- D. le conte n'a jamais d'animaux
Réponse
B. la fable est brève et centrée sur la leçon, le conte développe un récit merveilleux — Les deux peuvent instruire, mais la fable est construite autour de la morale.
Qu'est-ce qu'une chute dans une fable ?
- A. le retournement final qui surprend
- B. l'accident d'un personnage
- C. la première ligne
- D. le titre
Réponse
A. le retournement final qui surprend — Souvent une seule ligne, elle fait réfléchir.
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