Collège · 4ᵉ · SVT
Dynamique des populations
Population au sens écologique, natalité, mortalité et migrations, croissance et capacité du milieu, facteurs d'influence (ressources, prédation, climat, activités humaines)
À propos de cette page
Qu'est-ce qu'une population ?
On parle de la population de loups du Mercantour, de la population de morues de Terre-Neuve, de la population de coquelicots d'un champ. Le nombre d'individus est l'effectif ; rapporté à la surface, c'est la densité (par exemple 3 chevreuils par km²).
Les quatre paramètres qui font varier l'effectif
L'effectif d'une population n'est jamais figé : la dynamique d'une population, c'est l'évolution de son effectif au cours du temps. Elle résulte de quatre paramètres.
| Augmentent l'effectif | Diminuent l'effectif |
|---|---|
| Natalité : nombre de naissances | Mortalité : nombre de décès |
| Immigration : individus qui arrivent d'ailleurs | Émigration : individus qui partent |
Croissance d'une population et capacité du milieu
Dans un milieu neuf et riche, une population croît d'abord de plus en plus vite : chaque génération est plus nombreuse que la précédente (croissance exponentielle). Mais aucun milieu n'est infini : la nourriture, l'espace et les abris viennent à manquer. La natalité baisse, la mortalité monte, et l'effectif se stabilise autour d'un plafond.
Les ressources et la compétition
Les ressources sont tout ce dont les individus ont besoin et qui existe en quantité limitée : nourriture, eau, lumière (pour les plantes), sites de nidification, abris, territoires. Quand elles manquent, les individus entrent en compétition.
| Compétition intraspécifique | Entre individus de la même espèce. Ex. : deux cerfs pour un territoire ; des plants de tournesol trop serrés qui restent petits. |
| Compétition interspécifique | Entre espèces différentes pour une même ressource. Ex. : l'écureuil gris américain a chassé l'écureuil roux de la plus grande partie de l'Angleterre. |
Prédateurs, parasites et maladies
Un prédateur se nourrit d'individus d'une autre espèce (la proie). La population de proies limite celle des prédateurs (moins de proies, moins de nourriture) et, en retour, les prédateurs limitent les proies : les deux effectifs sont liés.
Les parasites et les maladies agissent de même : ils se propagent d'autant plus vite que la population est dense. La myxomatose a tué plus de 90 % des lapins de garenne en France dans les années 1950.
Le climat et les événements naturels
Le climat fixe les limites de la zone où une espèce peut vivre et se reproduire. Un hiver très rigoureux, une sécheresse, une inondation, un incendie ou une éruption volcanique peuvent faire chuter brutalement un effectif, sans lien avec la densité de la population.
Les activités humaines, facteur majeur
Les humains modifient les populations plus vite et plus fort que tout autre facteur, dans les deux sens.
| Action humaine | Effet sur la population | Exemple |
|---|---|---|
| Surexploitation (chasse, pêche) | Mortalité supérieure à la natalité → effondrement | Morue de Terre-Neuve : captures record en 1968 (810 000 t), stock effondré à moins de 1 % en 1992, pêche interdite depuis |
| Destruction des milieux | Perte de ressources et d'abris → déclin | Oiseaux des campagnes françaises : − 30 % en 30 ans (haies arrachées, pesticides) |
| Introduction d'espèces | Espèce invasive sans prédateur → explosion, au détriment des espèces locales | Frelon asiatique (arrivé en 2004 dans le Lot-et-Garonne, toute la France en 2020), ragondin, écrevisse de Louisiane, jussie |
| Protection | Mortalité réduite, milieux préservés → remontée | Bouquetin des Alpes : moins de 100 individus vers 1820, plus de 50 000 aujourd'hui ; loup en France : retour naturel en 1992, environ 1 000 en 2023 |
Étudier une population : compter et modéliser
Compter tous les individus est rarement possible. Les écologues utilisent des échantillons (comptage sur quelques parcelles puis extrapolation), la capture-marquage-recapture (on marque des individus, on les relâche, et la proportion de marqués dans une seconde capture donne l'effectif total), les pièges photographiques, les traces, l'ADN dans les crottes ou l'eau.
Les données permettent de construire des modèles : des calculs qui prévoient l'évolution de l'effectif selon différents scénarios (quota de pêche, réchauffement, retour d'un prédateur). C'est ainsi qu'on fixe les quotas de pêche ou qu'on décide de la protection d'une espèce.
- Population = individus d'une même espèce, dans un même milieu, à un moment donné. Effectif, densité.
- Variation = (naissances + immigration) − (décès + émigration).
- Croissance d'abord exponentielle, puis plateau : la capacité d'accueil du milieu (courbe en S).
- Facteurs : ressources (compétition intra- et interspécifique), prédateurs, parasites et maladies, climat et événements naturels.
- Activités humaines : surexploitation (morue), destruction des milieux, espèces invasives (frelon asiatique, lapins d'Australie), mais aussi protection (bouquetin, loup).
- On estime les effectifs par échantillonnage ou capture-marquage-recapture, et on modélise pour prévoir et décider (quotas, protection).
Cours particuliers de svt à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.
Prof de SVT à Marseille · Cours particuliers au collège · Aide aux devoirs