À propos de cette page
Ce cours de français en quatrième sur « Les temps du récit » suit le programme officiel de français de quatrième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : À quoi servent les temps du récit ?, L'imparfait : le temps de l'arrière-plan, Le passé simple : le temps de l'action, Imparfait ou passé simple ? L'alternance. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de quatrième à réussir en français.
Au programme
1 · À quoi servent les temps du récit ?
2 · L'imparfait : le temps de l'arrière-plan
3 · Le passé simple : le temps de l'action
4 · Imparfait ou passé simple ? L'alternance
5 · Le plus-que-parfait : revenir en arrière
6 · Le présent de narration
7 · La cohérence des temps
8 · À retenir
1À quoi servent les temps du récit ?
Quand on raconte une histoire au passé, on n'emploie pas un seul temps, mais tout un système qui permet de situer les actions les unes par rapport aux autres. Chaque temps a un rôle précis : décrire, faire avancer l'action, ou rappeler ce qui s'est passé avant.
Règle. Le récit au passé repose surtout sur trois temps : l'imparfait (pour la description et l'arrière-plan), le passé simple (pour les actions principales) et le plus-que-parfait (pour les faits antérieurs).
Exemple : Le vent soufflait fort. Soudain, une branche tomba sur le chemin que nous avions emprunté la veille.
Ici, soufflait décrit le décor (imparfait), tomba est l'action soudaine (passé simple), avions emprunté rappelle un fait plus ancien (plus-que-parfait).
2L'imparfait : le temps de l'arrière-plan
Règle. L'imparfait exprime une action qui dure, une habitude, une description ou un fait qui sert de décor à l'histoire. On le forme sur le radical de la 1re personne du pluriel du présent (nous), suivi des terminaisons -ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient.
| Personne | chanter | finir | prendre |
| je | chantais | finissais | prenais |
| tu | chantais | finissais | prenais |
| il / elle | chantait | finissait | prenait |
| nous | chantions | finissions | prenions |
| vous | chantiez | finissiez | preniez |
| ils / elles | chantaient | finissaient | prenaient |
Exemples : Chaque matin, elle se levait avant l'aube. (habitude) — La maison était sombre et silencieuse. (description)
Astuce. Pour reconnaître l'imparfait, demande-toi : « Est-ce que ça dure, est-ce une description ou une habitude ? » Si oui, c'est souvent l'imparfait.
3Le passé simple : le temps de l'action
Règle. Le passé simple exprime une action courte, soudaine et achevée qui fait avancer le récit. C'est le temps des verbes d'action dans les contes, les romans et les récits historiques.
| Personne | chanter (-er) | finir | vouloir | tenir |
| il / elle | chanta | finit | voulut | tint |
| ils / elles | chantèrent | finirent | voulurent | tinrent |
Les quatre familles de terminaisons à la 3e personne : en -a (verbes en -er : il marcha), en -i (il finit, il vit), en -u (il courut, il put) et en -in pour venir/tenir (il vint, il tint).
Exemple : Le chevalier saisit son épée, bondit en avant et trancha la corde.
Attention ! Ne confonds pas il chanta (passé simple, action passée) avec il chantera (futur). De même, à la 1re personne, je chantai (passé simple) se distingue de je chantais (imparfait) : ce -ai final ne s'entend presque pas !
4Imparfait ou passé simple ? L'alternance
Règle. Dans un récit, l'imparfait et le passé simple se complètent : l'imparfait pose le décor continu, le passé simple introduit l'événement qui surgit et fait basculer l'histoire.
Exemple : Nous dormions paisiblement quand un cri déchira la nuit.
L'imparfait dormions dure ; le passé simple déchira est l'action brève qui rompt cette continuité. On dit souvent que le passé simple est le premier plan et l'imparfait l'arrière-plan.
Astuce. Le mot « soudain », « tout à coup » ou « alors » annonce presque toujours un passé simple.
5Le plus-que-parfait : revenir en arrière
Règle. Le plus-que-parfait exprime un fait antérieur à une autre action passée. Il se forme avec l'auxiliaire avoir ou être à l'imparfait + le participe passé du verbe.
| Personne | avec avoir | avec être |
| j' / je | avais mangé | étais parti(e) |
| il / elle | avait mangé | était parti(e) |
| nous | avions mangé | étions parti(e)s |
| ils / elles | avaient mangé | étaient parti(e)s |
Exemple : Quand il arriva, le train était déjà parti. Le départ du train (était parti) a eu lieu avant son arrivée (arriva).
Attention ! Avec l'auxiliaire être, le participe passé s'accorde avec le sujet : elles étaient venues (et non venu).
6Le présent de narration
Règle. Le présent de narration est un présent employé au milieu d'un récit au passé pour rendre une scène plus vivante, comme si l'action se déroulait sous nos yeux. On l'appelle aussi présent historique.
Exemple : Tout était calme ce soir-là. Soudain, la porte s'ouvre, un homme entre et nous regarde sans un mot.
Le passage au présent (s'ouvre, entre, regarde) crée un effet de surprise et de proximité, alors même que l'histoire est racontée au passé.
Astuce. Le présent de narration s'utilise pour les moments forts : il met un événement « en gros plan ».
7La cohérence des temps
Règle. Dans un même texte, les temps doivent rester cohérents : on ne mélange pas au hasard passé et présent. Si le récit est au passé, on garde le couple imparfait / passé simple, avec le plus-que-parfait pour les retours en arrière. Le présent de narration ne s'emploie que pour un effet voulu.
Texte cohérent : Le soleil se couchait (imparfait). Le voyageur poussa la porte de l'auberge (passé simple) et s'assit près du feu qu'on avait allumé pour lui (plus-que-parfait).
Attention ! Évite de passer sans raison du passé simple à l'imparfait pour la même action principale. Une rupture de temps non justifiée est une faute de cohérence très repérée à l'écrit.
8À retenir
Imparfait = décor, description, habitude, action qui dure (il pleuvait).
Passé simple = action principale, soudaine, achevée (il sortit).
Plus-que-parfait = fait antérieur à un autre passé (il avait fermé la porte avant de partir).
Présent de narration = présent inséré dans un récit passé pour rendre la scène vivante.
Cohérence : on garde le même système de temps tout au long du récit.