Tous les moyens d'exprimer les rapports logiques : subordonnées, connecteurs & prépositions
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Identification des rapports logiques
a) Il a fermé la fenêtre parce que le vent faisait claquer les volets.
→ Cause. La subordonnée introduite par parce que répond à la question « pourquoi a-t-il fermé la fenêtre ? » : c'est le vent qui est la raison de l'action.
b) La rivière a débordé, si bien que le village a été inondé.
→ Conséquence. La locution si bien que + indicatif introduit le résultat réel de la crue : l'inondation du village.
c) Si nous partions maintenant, nous éviterions les embouteillages.
→ Hypothèse (irréel du présent). La subordonnée en si + imparfait suivie d'un conditionnel présent (éviterions) pose une condition peu probable dans le présent.
d) Elle tremblait de froid en sortant du stade.
→ Cause. La préposition de + nom de sensation exprime la raison du tremblement. Avec les verbes de sentiment ou de sensation, de introduit toujours une cause.
e) Il viendra à condition que tu lui expliques le chemin.
→ Hypothèse (condition). La locution à condition que + subjonctif (expliques) exprime une condition nécessaire à la réalisation de la principale.
f) Comme l'examen approchait, les élèves travaillaient plus intensément.
→ Cause. Comme en tête de phrase est une conjonction de subordination de cause (synonyme de étant donné que ; la subordonnée précède la principale).
g) Il marchait si vite qu'on ne pouvait pas le suivre.
→ Conséquence. La structure si + adverbe + que exprime une conséquence par l'intensité : la rapidité de sa marche entraîne l'impossibilité de le suivre.
h) Grâce à son entraîneur, il a progressé de façon spectaculaire.
→ Cause. La locution prépositionnelle grâce à + GN introduit une cause positive : l'entraîneur est la raison du progrès.
Exercice 2 — Compléter avec le bon mode verbal
a) Si tu m'avais expliqué (expliquer) le problème hier soir, j'aurais pu t'aider.
→ Plus-que-parfait de l'indicatif : avais expliqué.
Justification : La principale est au conditionnel passé (aurais pu), ce qui indique un irréel du passé. Après si dans ce système, on emploie obligatoirement le plus-que-parfait de l'indicatif (jamais le conditionnel).
b) Je signerai ce contrat à condition que vous acceptiez (accepter) mes modifications.
→ Subjonctif présent : acceptiez.
Justification : La locution à condition que impose toujours le subjonctif dans la subordonnée.
c) Au cas où il ne viendrait pas (ne pas venir), préviens-moi immédiatement.
→ Conditionnel présent : ne viendrait pas.
Justification : Au cas où se construit avec le conditionnel (présent ou passé), contrairement à la plupart des autres locutions hypothétiques qui prennent le subjonctif.
d) Si nous partons (partir) maintenant, nous arriverons avant la nuit.
→ Présent de l'indicatif : partons.
Justification : La principale est au futur simple (arriverons), ce qui correspond à un système hypothétique du réel : si + présent → futur.
e) Quand bien même il essaierait (essayer) de m'en convaincre, je resterais sur ma position.
→ Conditionnel présent : essaierait.
Justification : Quand bien même est une locution conjonctive de concession/hypothèse forte qui se construit avec le conditionnel (et non le subjonctif).
Exercice 3 — Transformation de phrases
a) Réécriture avec faute de :
Phrase de départ : Il n'a pas pu finir le marathon parce qu'il n'avait pas assez dormi.
→ Il n'a pas pu finir le marathon faute de sommeil suffisant. (ou : faute d'un sommeil suffisant)
Explication : La subordonnée de cause est nominalisée en un GN. Faute de + GN exprime un manque comme cause d'un échec ou d'une impossibilité.
b) Réécriture avec grâce à :
Phrase de départ : Elle a obtenu ce prix parce qu'elle a été généreuse.
→ Elle a obtenu ce prix grâce à sa générosité.
Explication : L'adjectif généreuse est nominalisé en sa générosité. Grâce à + GN introduit une cause positive (le résultat est favorable).
c) Transformation en irréel du présent :
Phrase de départ : Si tu t'entraînes chaque jour, tu deviendras plus rapide.
→ Si tu t'entraînais chaque jour, tu deviendrais plus rapide.
Explication : On passe du système réel (si + présent → futur) au système irréel du présent (si + imparfait → conditionnel présent), ce qui exprime une hypothèse peu probable ou imaginaire.
d) Réécriture avec au point de + infinitif :
Phrase de départ : Il était tellement ému qu'il n'a pas pu parler.
→ Il était tellement ému au point de ne pas pouvoir parler.
Explication : Quand les deux propositions ont le même sujet, on peut remplacer au point que + subordonnée par au point de + infinitif (négatif ici : ne pas pouvoir).
Exercice 4 — Analyse d'un extrait
Extrait : « Puisque le soleil avait disparu derrière les nuages, Émile décida de rentrer. Il avait marché si longtemps qu'il sentait ses jambes lourdes. Il se dit : si demain il faisait à nouveau beau, il reprendrait la route. À condition que sa cheville, blessée la veille, lui permette de marcher. »
a) Les quatre outils grammaticaux en gras :
Exercice 5 — Rédaction
Critères d'évaluation :
Cours particuliers de français à Marseille, en présentiel ou à distance — un prof qui s'adapte à ton rythme et reprend ce qui coince.