Collège · 3ᵉ · Français
L'analyse de la phrase complexe
Propositions, rapports & subordonnées : tout pour le brevet de 3e
À propos de cette page
Ce cours de français en troisième sur « L'analyse de la phrase complexe » suit le programme officiel de français de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Phrase simple, phrase complexe, proposition, Juxtaposition et coordination : les indépendantes, La subordonnée relative, Les subordonnées complétives : conjonctive et interrogative indirecte. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en français.
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Phrase simple, phrase complexe, proposition
Définitions. Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Une phrase simple contient une seule proposition ; une phrase complexe en contient au moins deux.
Exemple. Le mistral se lève. → 1 verbe conjugué, phrase simple.
Le mistral se lève et les volets claquent. → 2 verbes conjugués, 2 propositions.
Le mistral se lève et les volets claquent. → 2 verbes conjugués, 2 propositions.
Méthode. Compte les verbes conjugués : autant de verbes, autant de propositions. Un infinitif ou un participe ne forme pas une proposition : Elle espère réussir = phrase simple.
Attention ! Un temps composé compte pour un seul verbe : ils ont gagné = une proposition. Une phrase peut aussi être non verbale (Quel silence !) : elle n'a alors aucune proposition.
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Juxtaposition et coordination : les indépendantes
Deux propositions sont indépendantes quand aucune ne dépend de l'autre : chacune pourrait former une phrase seule.
| Lien | Marque | Exemple |
|---|---|---|
| Juxtaposition | virgule, point-virgule, deux-points | La nuit tombe ; les lampes s'allument. |
| Coordination | conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou adverbe de liaison (puis, pourtant, cependant, ainsi…) | La nuit tombe, donc les lampes s'allument. |
Astuce. La juxtaposition laisse le lecteur deviner le rapport logique ; la coordination l'explicite. Il pleut, je reste. (cause sous-entendue) → Il pleut, donc je reste.
Attention ! Car est une conjonction de coordination (deux indépendantes), alors que parce que est une conjonction de subordination (une subordonnée). Même sens, analyse différente.
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La subordonnée relative
Règle. La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel…). Elle complète un nom ou un pronom, son antécédent, et a pour fonction complément de l'antécédent.
Exemple. La calanque où nous nageons est interdite aux bateaux. → relative, complément de l'antécédent calanque.
Le pronom relatif a lui-même une fonction dans la relative :
| Pronom | Fonction | Exemple |
|---|---|---|
| qui | sujet | le joueur qui marque |
| que | COD | le but que j'ai vu |
| dont | complément introduit par de (CDN, COI…) | l'équipe dont je parle |
| où | CC de lieu ou de temps | l'année où il a gagné |
| lequel, auquel… | après préposition | le ballon avec lequel il joue |
Attention ! Une relative peut être sans antécédent : Qui dort dîne. On la dit alors substantive ; elle joue le rôle d'un nom.
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Les subordonnées complétives : conjonctive et interrogative indirecte
Une subordonnée complétive est indispensable : elle est le plus souvent COD du verbe principal (parfois sujet ou attribut).
- Conjonctive complétive : introduite par la conjonction que. Je crois que le train est parti. → COD de crois. Qu'il pleuve m'indiffère. → sujet.
- Interrogative indirecte : introduite par si ou un mot interrogatif (qui, ce que, pourquoi, comment, quand, où, quel…), après un verbe comme demander, savoir, ignorer, se demander. Je me demande si le train est parti. → COD de me demande. Pas de point d'interrogation, pas d'inversion.
Test. Remplace la subordonnée par cela ou quelque chose : Je crois cela, je me demande cela. Si cela marche, c'est une complétive COD.
Attention ! Le mode dépend du verbe principal : certitude et déclaration → indicatif (je sais qu'il vient) ; volonté, doute, sentiment → subjonctif (je veux qu'il vienne).
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Les subordonnées circonstancielles
Règle. Introduites par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive, elles indiquent une circonstance et sont compléments circonstanciels du verbe principal. Elles sont le plus souvent déplaçables et supprimables.
| Rapport | Conjonctions courantes | Mode |
|---|---|---|
| Temps | quand, lorsque, dès que, pendant que, après que / avant que, jusqu'à ce que | indicatif / subjonctif après avant que, jusqu'à ce que |
| Cause | parce que, puisque, comme, étant donné que | indicatif |
| Conséquence | si bien que, de sorte que, si… que, tellement… que | indicatif |
| But | pour que, afin que, de peur que | subjonctif |
| Concession / opposition | bien que, quoique / alors que, tandis que, même si | subjonctif / indicatif |
| Condition (hypothèse) | si, à condition que, pourvu que, à moins que | indicatif après si / subjonctif |
| Comparaison | comme, ainsi que, plus… que, autant que | indicatif |
Attention ! Comme peut exprimer la cause (Comme il pleut, je reste), le temps (Comme il sortait, l'orage éclata) ou la comparaison (Il court comme un lièvre). Après que se construit avec l'indicatif.
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Les trois « que » et autres pièges
| Nature de que | Test | Exemple |
|---|---|---|
| Pronom relatif | a un antécédent, remplaçable par « lequel/laquelle » | la lettre que j'écris |
| Conjonction de subordination (complétive) | suit directement un verbe ; la subordonnée = « cela » | je crois qu'il ment |
| Partie d'une locution (circonstancielle) | parce que, bien que, pour que, si… que | il court si vite qu'il gagne |
- Qui : pronom relatif (l'ami qui vient) ou pronom interrogatif dans une interrogative indirecte (je sais qui vient).
- Si : conjonction de condition (si tu viens, préviens-moi) ou d'interrogation indirecte (je demande si tu viens).
- Où : pronom relatif (la ville où je vis) ou interrogatif indirect (dis-moi où tu vis).
Astuce. Une subordonnée peut en contenir une autre : Je pense [que le film [que tu as choisi] plaira]. On analyse de l'extérieur vers l'intérieur.
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Méthode d'analyse pour le brevet
En quatre étapes.
① Souligne les verbes conjugués → nombre de propositions.
② Entoure les mots de liaison : ponctuation, conjonction de coordination, pronom relatif, conjonction de subordination, mot interrogatif.
③ Nomme chaque proposition : indépendante (juxtaposée / coordonnée), principale, subordonnée (relative / conjonctive complétive / interrogative indirecte / circonstancielle de…).
④ Donne la fonction de la subordonnée : complément de l'antécédent, COD (ou sujet), CC de temps, de cause…
① Souligne les verbes conjugués → nombre de propositions.
② Entoure les mots de liaison : ponctuation, conjonction de coordination, pronom relatif, conjonction de subordination, mot interrogatif.
③ Nomme chaque proposition : indépendante (juxtaposée / coordonnée), principale, subordonnée (relative / conjonctive complétive / interrogative indirecte / circonstancielle de…).
④ Donne la fonction de la subordonnée : complément de l'antécédent, COD (ou sujet), CC de temps, de cause…
Exemple rédigé. Quand la sirène retentit, les nageurs que le courant emportait comprirent qu'ils devaient rentrer.
• 4 verbes conjugués → 4 propositions.
• les nageurs comprirent : principale.
• Quand la sirène retentit : subordonnée circonstancielle de temps, CC de temps de comprirent.
• que le courant emportait : subordonnée relative, complément de l'antécédent nageurs (que = COD d'emportait).
• qu'ils devaient rentrer : subordonnée conjonctive complétive, COD de comprirent.
• 4 verbes conjugués → 4 propositions.
• les nageurs comprirent : principale.
• Quand la sirène retentit : subordonnée circonstancielle de temps, CC de temps de comprirent.
• que le courant emportait : subordonnée relative, complément de l'antécédent nageurs (que = COD d'emportait).
• qu'ils devaient rentrer : subordonnée conjonctive complétive, COD de comprirent.
En bref
- Un verbe conjugué = une proposition ; deux propositions ou plus = phrase complexe.
- Indépendantes juxtaposées (ponctuation) ou coordonnées (mais, ou, et, donc, or, ni, car).
- Relative : pronom relatif + antécédent → complément de l'antécédent.
- Complétive : conjonctive (que) ou interrogative indirecte (si, ce que, pourquoi…) → COD du verbe principal.
- Circonstancielle : conjonction de subordination → CC de temps, cause, conséquence, but, concession, condition, comparaison.
- Test de que : antécédent → relatif ; « cela » → conjonctive.
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