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L'analyse de la phrase complexe

Propositions, rapports & subordonnées : tout pour le brevet de 3e

À propos de cette page
Ce cours de français en troisième sur « L'analyse de la phrase complexe » suit le programme officiel de français de troisième. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Phrase simple, phrase complexe, proposition, Juxtaposition et coordination : les indépendantes, La subordonnée relative, Les subordonnées complétives : conjonctive et interrogative indirecte. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de troisième à réussir en français.
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Phrase simple, phrase complexe, proposition

Définitions. Une proposition est un groupe de mots organisé autour d'un verbe conjugué. Une phrase simple contient une seule proposition ; une phrase complexe en contient au moins deux.
Exemple. Le mistral se lève. → 1 verbe conjugué, phrase simple.
Le mistral se lève et les volets claquent. → 2 verbes conjugués, 2 propositions.
Méthode. Compte les verbes conjugués : autant de verbes, autant de propositions. Un infinitif ou un participe qui a le même sujet que le verbe conjugué ne forme pas une proposition : Elle espère réussir = phrase simple. Seules exceptions : la subordonnée infinitive et la participiale, qui ont leur propre sujet (section 6).
Attention ! Un temps composé compte pour un seul verbe : ils ont gagné = une proposition. Une phrase peut aussi être non verbale (Quel silence !) : elle n'a alors aucune proposition.
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Juxtaposition et coordination : les indépendantes

Deux propositions sont indépendantes quand aucune ne dépend de l'autre : chacune pourrait former une phrase seule.

LienMarqueExemple
Juxtapositionvirgule, point-virgule, deux-pointsLa nuit tombe ; les lampes s'allument.
Coordinationconjonction de coordination (mais, ou, et, or, ni, car) ou adverbe de liaison (donc, puis, pourtant, cependant, ainsi…)La nuit tombe, donc les lampes s'allument.
Astuce. La juxtaposition laisse le lecteur deviner le rapport logique ; la coordination l'explicite. La liste scolaire « mais, ou, et, donc, or, ni, car » reste connue, mais la Terminologie grammaticale de 2020 range donc parmi les adverbes (on peut dire « Tu pars, donc. ») : il coordonne quand même deux propositions. Il pleut, je reste. (cause sous-entendue) → Il pleut, donc je reste.
Attention ! Car est une conjonction de coordination (deux indépendantes), alors que parce que est une conjonction de subordination (une subordonnée). Même sens, analyse différente.
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La subordonnée relative

Règle. La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel…). Elle complète un nom ou un pronom, son antécédent. Sa fonction est épithète de l'antécédent, ou apposée à l'antécédent quand elle est encadrée de virgules (Le maire, qui était absent, s'excusa.). La tradition scolaire dit aussi « complément de l'antécédent ».
Exemple. La calanque où nous nageons est interdite aux bateaux. → relative, épithète de l'antécédent calanque.

Le pronom relatif a lui-même une fonction dans la relative :

PronomFonctionExemple
quisujetle joueur qui marque
queCODle but que j'ai vu
dontcomplément introduit par de (CDN, COI…)l'équipe dont je parle
oùCC de lieu ou de temps (parfois COI : la ville où tu vas)l'année où il a gagné
lequel, auquel…après prépositionle ballon avec lequel il joue
Attention ! Une relative peut être sans antécédent : Qui dort dîne. On la dit alors substantive ; elle joue le rôle d'un nom.
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Les subordonnées complétives : conjonctive et interrogative indirecte

Une subordonnée complétive est indispensable : elle est le plus souvent COD du verbe principal (parfois sujet, attribut ou complément d'un verbe impersonnel : Il faut que tu partes).

  • Conjonctive complétive : introduite par la conjonction que. Je crois que le train est parti. → COD de crois. Qu'il pleuve m'indiffère. → sujet.
  • Interrogative indirecte : introduite par si ou un mot interrogatif (qui, ce que, pourquoi, comment, quand, où, quel…), après un verbe comme demander, savoir, ignorer, se demander. Je me demande si le train est parti. → COD de me demande. Pas de point d'interrogation, pas d'inversion. La Terminologie grammaticale distingue l'interrogative totale, introduite par la conjonction si (on peut répondre oui ou non), et l'interrogative partielle, introduite par un mot interrogatif (Je me demande qui chante).
Test. Remplace la subordonnée par cela ou quelque chose : Je crois cela, je me demande cela. Si cela marche, c'est une complétive COD.
Attention ! Le mode dépend du verbe principal : certitude et déclaration → indicatif (je sais qu'il vient) ; volonté, doute, sentiment → subjonctif (je veux qu'il vienne).
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Les subordonnées circonstancielles

Règle. Introduites par une conjonction de subordination ou une locution conjonctive, elles indiquent une circonstance et sont compléments circonstanciels du verbe principal. Elles sont le plus souvent déplaçables et supprimables.
RapportConjonctions courantesMode
Tempsquand, lorsque, dès que, pendant que, après que / avant que, jusqu'à ce queindicatif / subjonctif après avant que, jusqu'à ce que
Causeparce que, puisque, comme, étant donné queindicatif
Conséquencesi bien que, de sorte que, si… que, tellement… queindicatif
Butpour que, afin que, de peur quesubjonctif
Concession / oppositionbien que, quoique / alors que, tandis que, même sisubjonctif / indicatif
Condition (hypothèse)si, à condition que, pourvu que, à moins queindicatif après si / subjonctif
Comparaisoncomme, ainsi que, plus… que, autant queindicatif
Attention ! Comme peut exprimer la cause (Comme il pleut, je reste), le temps (Comme il sortait, l'orage éclata) ou la comparaison (Il court comme courait son père). Après que se construit avec l'indicatif.
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Les trois « que » et autres pièges

Nature de queTestExemple
Pronom relatifa un antécédent, remplaçable par « lequel/laquelle »la lettre que j'écris
Conjonction de subordination (complétive)suit directement un verbe ; la subordonnée = « cela »je crois qu'il ment
Partie d'une locution (circonstancielle)parce que, bien que, pour que, si… queil court si vite qu'il gagne
  • Qui : pronom relatif (l'ami qui vient) ou pronom interrogatif dans une interrogative indirecte (je sais qui vient).
  • Si : conjonction de condition (si tu viens, préviens-moi) ou d'interrogation indirecte (je demande si tu viens).
  • Où : pronom relatif (la ville où je vis) ou interrogatif indirect (dis-moi où tu vis).
Astuce. Une subordonnée peut en contenir une autre : Je pense [que le film [que tu as choisi] plaira]. On analyse de l'extérieur vers l'intérieur.
Deux subordonnées sans mot subordonnant. La subordonnée infinitive a pour noyau un infinitif qui a son propre sujet, distinct de celui du verbe principal, surtout après un verbe de perception (voir, entendre, sentir) : J'entends l'oiseau chanter. → COD de entends. La subordonnée participiale a pour noyau un participe présent ou passé, lui aussi avec son propre sujet : Le chat parti, les souris dansent. → CC (de temps ou de cause). En revanche, J'aimerais partir : même sujet, donc simple groupe infinitif COD, pas de subordonnée.
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Méthode d'analyse pour le brevet

En quatre étapes.
① Souligne les verbes conjugués → nombre de propositions.
② Entoure les mots de liaison : ponctuation, conjonction de coordination, pronom relatif, conjonction de subordination, mot interrogatif.
③ Nomme chaque proposition : indépendante (juxtaposée / coordonnée), principale, subordonnée (relative / conjonctive complétive / interrogative indirecte / circonstancielle de…).
④ Donne la fonction de la subordonnée : épithète (ou apposée) de l'antécédent, COD (ou sujet), CC de temps, de cause…
Exemple rédigé. Quand la sirène retentit, les nageurs que le courant emportait comprirent qu'ils devaient rentrer.
• 4 verbes conjugués → 4 propositions.
• les nageurs comprirent : principale.
• Quand la sirène retentit : subordonnée circonstancielle de temps, CC de temps de comprirent.
• que le courant emportait : subordonnée relative, épithète de l'antécédent nageurs (que = COD d'emportait).
• qu'ils devaient rentrer : subordonnée conjonctive complétive, COD de comprirent.
En bref
  • Un verbe conjugué = une proposition ; deux propositions ou plus = phrase complexe.
  • Indépendantes juxtaposées (ponctuation) ou coordonnées (mais, ou, et, or, ni, car, ou un adverbe comme donc).
  • Relative : pronom relatif + antécédent → épithète (ou apposée) de l'antécédent.
  • Complétive : conjonctive (que) ou interrogative indirecte (si, ce que, pourquoi…) → COD du verbe principal.
  • Circonstancielle : conjonction de subordination → CC de temps, cause, conséquence, but, concession, condition, comparaison.
  • Test de que : antécédent → relatif ; « cela » → conjonctive.
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