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Structure et fonctionnement des agrosystèmes, vers une gestion durable
Agrosystème et écosystème, flux de matière et d'énergie, intrants et exportations, rendement, impacts environnementaux, pratiques durables (agroécologie, rotation, lutte biologique) (programme de 2nde SVT)
À propos de cette page
Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 24 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 8 questions
Qu'est-ce qu'un agrosystème ?
- A. Un écosystème naturel qui n'a jamais été modifié
- B. Un écosystème géré par l'humain pour produire une récolte
- C. Un ensemble de machines agricoles utilisées sur une exploitation
- D. Un sol enrichi en engrais avant le semis d'une culture
Réponse
B. Un écosystème géré par l'humain pour produire une récolte — Un agrosystème reste un écosystème (biotope + biocénose), mais il est aménagé et piloté par l'humain dans le but de récolter de la biomasse.
Lequel de ces éléments est un intrant ?
- A. Les grains de blé vendus à la coopérative
- B. Les vers de terre présents dans le sol
- C. Le dioxyde de carbone absorbé par les feuilles
- D. L'engrais azoté épandu au printemps
Réponse
D. L'engrais azoté épandu au printemps — Un intrant est apporté par l'agriculteur. Les grains vendus sont une exportation, les vers de terre font partie de la biocénose, le CO₂ est prélevé naturellement dans l'air.
Pourquoi le sol d'un champ cultivé s'appauvrit-il en éléments minéraux ?
- A. La récolte exporte les éléments contenus dans la biomasse
- B. Les racines rejettent ces éléments dans l'atmosphère
- C. La photosynthèse détruit les ions minéraux du sol
- D. Les décomposeurs transforment tous ces éléments en dioxygène
Réponse
A. La récolte exporte les éléments contenus dans la biomasse — La biomasse récoltée contient de l'azote, du phosphore, du potassium… prélevés dans le sol ; comme elle quitte la parcelle, ces éléments ne reviennent pas au sol.
Lequel de ces exemples relève de la lutte biologique ?
- A. Pulvériser un insecticide de synthèse sur les pucerons
- B. Arracher les haies pour agrandir les parcelles
- C. Lâcher des encarsias contre les aleurodes en serre
- D. Irriguer davantage pour renforcer les plantes cultivées
Réponse
C. Lâcher des encarsias contre les aleurodes en serre — Encarsia formosa est une minuscule guêpe parasitoïde des aleurodes (mouches blanches) : on utilise un être vivant, un auxiliaire, pour limiter un ravageur.
Quelles plantes peuvent utiliser le diazote (N₂) de l'air grâce à des bactéries de leurs racines ?
- A. Les céréales comme le blé et le maïs
- B. Toutes les plantes chlorophylliennes
- C. Les légumineuses comme le pois ou la luzerne
- D. Les plantes cultivées sous serre uniquement
Réponse
C. Les légumineuses comme le pois ou la luzerne — Les légumineuses vivent en symbiose avec des bactéries de leurs nodosités, qui fixent le diazote de l'air. Les autres plantes dépendent des nitrates du sol.
Dans quelle unité exprime-t-on le rendement d'une culture ?
- A. En tonnes par hectare (t/ha)
- B. En kilogrammes par habitant (kg/hab)
- C. En pourcentage de la masse semée (%)
- D. En litres d'eau par plant (L/plant)
Réponse
A. En tonnes par hectare (t/ha) — Le rendement est une masse récoltée rapportée à une surface : t/ha ou q/ha (1 q = 100 kg). Le pourcentage sert à l'efficacité de conversion d'un élevage.
Qu'est-ce qui déclenche l'eutrophisation d'un cours d'eau ?
- A. Un refroidissement brutal de l'eau en hiver
- B. Une baisse de la quantité de lumière reçue
- C. La disparition des bactéries décomposeuses
- D. Un excès de nitrates et de phosphates
Réponse
D. Un excès de nitrates et de phosphates — L'eutrophisation est déclenchée par un excès de nutriments, surtout nitrates et phosphates, qui fait proliférer les algues.
Comparée à celle d'une forêt, la biodiversité d'un champ de blé est :
- A. plus élevée, car l'humain y ajoute des espèces
- B. plus faible, une espèce cultivée y domine
- C. identique, car le sol est le même
- D. nulle, aucun être vivant sauvage n'y survit
Réponse
B. plus faible, une espèce cultivée y domine — Dans un champ, une espèce cultivée domine et les autres sont limitées (désherbage, traitements) : la biodiversité est plus faible qu'en forêt, mais pas nulle (vers de terre, insectes, micro-organismes).
Niveau moyen — 8 questions
Un agriculteur récolte 28,5 t de blé sur une parcelle de 3,8 ha. Quel est le rendement ?
- A. 108,3 t/ha
- B. 0,13 t/ha
- C. 7,5 t/ha
- D. 75 t/ha
Réponse
C. 7,5 t/ha — Rendement = masse ÷ surface = 28,5 ÷ 3,8 = 7,5 t/ha. Multiplier (108,3) ou inverser la division (0,13) donne une grandeur sans signification.
Un rendement de 92 q/ha correspond à :
- A. 9,2 t/ha
- B. 0,92 t/ha
- C. 92 t/ha
- D. 920 kg/ha
Réponse
A. 9,2 t/ha — 1 q = 100 kg = 0,1 t, donc 92 q/ha = 92 × 0,1 = 9,2 t/ha, soit 9 200 kg/ha.
Une dinde consomme 44 kg d'aliment et gagne 16 kg. Son efficacité de conversion vaut environ :
- A. 275 %
- B. 16 %
- C. 63,6 %
- D. 36,4 %
Réponse
D. 36,4 % — Efficacité = 16 ÷ 44 × 100 ≈ 36,4 %. 275 % correspond à la division inversée ; 63,6 % est la part des aliments non transformée en masse.
Une parcelle reçoit 158 kg N/ha d'engrais ; la récolte en exporte 139 kg N/ha. Le bilan d'azote est :
- A. un déficit de 19 kg N/ha
- B. un excédent de 19 kg N/ha
- C. un excédent de 297 kg N/ha
- D. un équilibre parfait
Réponse
B. un excédent de 19 kg N/ha — Bilan = entrées − sorties = 158 − 139 = +19 kg N/ha : les apports dépassent l'exportation, c'est un excédent.
Il faut environ 6 kg de végétaux pour produire 1 kg d'une viande. Pour 35 kg de cette viande, il faut :
- A. 210 kg de végétaux
- B. 41 kg de végétaux
- C. 5,83 kg de végétaux
- D. 29 kg de végétaux
Réponse
A. 210 kg de végétaux — 35 × 6 = 210 kg de végétaux. Diviser (5,83 kg) reviendrait à dire que la viande demande moins de végétaux qu'elle n'en fournit.
Grâce à un couvert végétal, l'azote lessivé passe de 60 à 21 kg N/ha. La baisse relative est de :
- A. 39 %
- B. 35 %
- C. 185,7 %
- D. 65 %
Réponse
D. 65 % — Baisse relative = (60 − 21) ÷ 60 × 100 = 65 %. 39 est la baisse en kg N/ha, pas un pourcentage ; 185,7 % vient d'une division par la nouvelle valeur.
Une culture fournit 126 GJ/ha d'énergie récoltée pour 18 GJ/ha d'énergie fossile consommée. Le rapport énergétique vaut :
- A. 0,14
- B. 7
- C. 108
- D. 144
Réponse
B. 7 — Rapport = 126 ÷ 18 = 7 : la culture restitue sous forme de biomasse 7 fois l'énergie fossile investie.
Un agriculteur cultive de la luzerne l'année précédant son blé. Quel effet attend-il ?
- A. Augmenter la quantité de pesticides nécessaires au blé
- B. Rendre le sol plus acide pour stimuler les racines
- C. Réduire la dose d'engrais azoté apportée au blé
- D. Supprimer toute exportation de biomasse de la parcelle
Réponse
C. Réduire la dose d'engrais azoté apportée au blé — La luzerne est une légumineuse : ses bactéries symbiotiques fixent le N₂ de l'air ; ses résidus riches en azote, une fois minéralisés, nourrissent le blé suivant, qui demande moins d'engrais.
Niveau difficile — 8 questions
Lors d'une eutrophisation, les poissons meurent surtout parce que :
- A. les nitrates sont directement toxiques pour leurs branchies
- B. les algues libèrent un poison dans l'eau
- C. la température de l'eau augmente fortement
- D. la décomposition des algues épuise le dioxygène
Réponse
D. la décomposition des algues épuise le dioxygène — Les nitrates ne sont pas la cause directe : ils nourrissent les algues. C'est la décomposition bactérienne des algues mortes, consommatrice de dioxygène, qui asphyxie les poissons.
Un agriculteur double sa dose d'engrais azoté sur un blé déjà bien nourri. Que se passe-t-il le plus probablement ?
- A. Le rendement double, comme la dose d'engrais apportée
- B. Le rendement plafonne et l'excès d'azote est lessivé
- C. Le rendement diminue de moitié à cause de l'engrais
- D. Le sol stocke tout l'excès pour l'année suivante
Réponse
B. Le rendement plafonne et l'excès d'azote est lessivé — Au-delà des besoins de la plante, l'azote supplémentaire n'est plus absorbé : le rendement plafonne et l'excès est lessivé ou perdu en N₂O. Le sol ne retient pas les nitrates, très solubles.
Un bovin a une efficacité de conversion de 7 %. Que deviennent les 93 % restants ?
- A. Ils sont tous rejetés dans les excréments
- B. Ils sont stockés dans les réserves de graisse
- C. Excréments, urine et respiration (chaleur)
- D. Ils sont transformés en lait et en viande
Réponse
C. Excréments, urine et respiration (chaleur) — Les 93 % non transformés en biomasse sont rejetés (excréments, urine, méthane chez les ruminants) ou utilisés par la respiration cellulaire, dont l'énergie se dissipe en chaleur.
Pourquoi le fumier épandu au champ n'est-il pas absorbé immédiatement par les racines ?
- A. Il doit d'abord être minéralisé par les décomposeurs
- B. Les racines n'absorbent que la matière organique
- C. Il contient trop d'eau pour être utilisé par les plantes
- D. Il ne contient aucun élément azoté utilisable
Réponse
A. Il doit d'abord être minéralisé par les décomposeurs — Le fumier contient surtout de l'azote organique : les micro-organismes du sol doivent le transformer en ions minéraux (ammonium puis nitrates) avant que les racines puissent l'absorber.
Quelle affirmation sur l'agriculture biologique est exacte ?
- A. Elle n'utilise aucun intrant d'aucune sorte
- B. Elle exclut les engrais et pesticides de synthèse
- C. Elle obtient toujours de meilleurs rendements
- D. Elle n'exporte aucune biomasse hors de la parcelle
Réponse
B. Elle exclut les engrais et pesticides de synthèse — L'agriculture biologique interdit les engrais et pesticides de synthèse, mais utilise des intrants (fumier, semences, carburant) et exporte ses récoltes ; ses rendements sont en général plus faibles.
En France, à quelle période le lessivage des nitrates d'un sol nu est-il le plus important ?
- A. En été, lorsque les cultures sont en pleine croissance
- B. Au printemps, juste après l'épandage des engrais
- C. En automne-hiver, quand l'eau draine le sol
- D. À tout moment, le lessivage ne dépend pas des saisons
Réponse
C. En automne-hiver, quand l'eau draine le sol — En automne-hiver, les pluies dépassent l'évaporation et la transpiration : l'eau traverse le sol et entraîne les nitrates d'un sol sans plante pour les absorber.
Un agriculteur laisse les pailles de blé broyées sur sa parcelle. Du point de vue du bilan de matière :
- A. ce n'est pas une exportation : elles retournent au sol
- B. c'est une exportation, au même titre que les grains vendus
- C. c'est un intrant, comme un engrais minéral
- D. c'est une perte par lessivage vers la nappe
Réponse
A. ce n'est pas une exportation : elles retournent au sol — Les pailles broyées restent sur la parcelle et sont recyclées par les décomposeurs : seule la biomasse qui quitte la parcelle est une exportation.
Une prairie permanente pâturée par des vaches est :
- A. un écosystème naturel, car l'herbe y pousse seule
- B. un milieu sans biodiversité, car il est entretenu
- C. un intrant, car elle nourrit le bétail
- D. un agrosystème peu artificialisé
Réponse
D. un agrosystème peu artificialisé — Elle est gérée par l'éleveur (pâturage, fauche, parfois fertilisation) et sa biomasse est exportée sous forme de lait ou de viande : c'est un agrosystème, mais proche d'un écosystème naturel.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
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