Physique-Chimie (2nde) 2ⁿᵈᵉ
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Signaux et capteurs : circuit électrique, loi d'Ohm et capteurs
Loi des nœuds, loi des mailles, loi d'Ohm, caractéristique d'un dipôle et capteurs électriques (thème Ondes et signaux)
À propos de cette page
Ce cours de physique-chimie (2nde) en seconde sur « Signaux et capteurs : circuit électrique, loi d'Ohm et capteurs » suit le programme officiel de physique-chimie (2nde) de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : L'essentiel, Circuits en série et en dérivation : tension, intensité, mesures, Loi des nœuds et loi des mailles, Caractéristique d'un dipôle et loi d'Ohm. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en physique-chimie (2nde).
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L'essentiel
Circuit, nœud, branche, maille. Un circuit électrique relie un générateur à des récepteurs par des fils conducteurs. Un nœud est un point où se rejoignent au moins trois fils ; une branche est une portion de circuit comprise entre deux nœuds ; une maille est un chemin fermé du circuit qui ne passe qu'une fois par chaque point.
Intensité du courant I. Elle mesure le débit de charges électriques ; unité : l'ampère (A), avec 1 mA = 10−3 A. Elle se mesure avec un ampèremètre branché en série. À l'extérieur du générateur, le courant circule de la borne + vers la borne −.
Tension U. Grandeur mesurée entre deux points d'un circuit ; unité : le volt (V). Elle se mesure avec un voltmètre branché en dérivation. La tension est représentée par une flèche allant de B vers A ; le voltmètre l'affiche si sa borne V est reliée à A et sa borne COM à B. On a .
Résistance R. Unité : l'ohm (Ω), avec 1 kΩ = 103 Ω. Pour un conducteur ohmique, la loi d'Ohm s'écrit .
Capteur électrique. Dispositif qui traduit une grandeur physique (température, éclairement, pression…) en un signal électrique. Pour un capteur résistif, c'est la résistance qui varie avec la grandeur mesurée.
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Circuits en série et en dérivation : tension, intensité, mesures
| Dipôles en série | Dipôles en dérivation | |
|---|---|---|
| Intensité | la même en tout point de la branche | elle se partage aux nœuds |
| Tension | celle du générateur se partage entre les récepteurs | la même aux bornes de chaque dipôle |
| Un dipôle est retiré | le courant ne circule plus dans la branche | les autres branches fonctionnent encore |
Conventions de fléchage. Pour un récepteur (lampe, conducteur ohmique, DEL…), la flèche de tension est orientée en sens inverse du courant (convention récepteur). Pour le générateur, elle est orientée dans le sens du courant : c'est , flèche allant de N vers P.
Brancher les appareils. Ampèremètre : le courant entre par la borne A (ou mA) et sort par COM ; on commence par le plus grand calibre. Voltmètre : bornes V et COM reliées aux deux bornes du dipôle, sans ouvrir le circuit. Une valeur négative signifie seulement que les bornes sont inversées.
Exemple. Un générateur ( = 12 V) alimente en série une lampe et un moteur. Si = 7,6 V, alors = 12 − 7,6 = 4,4 V, et l'ampèremètre affiche la même valeur quelle que soit sa place dans le circuit.
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Loi des nœuds et loi des mailles
Loi des nœuds. La somme des intensités des courants qui arrivent à un nœud est égale à la somme des intensités des courants qui en repartent :
Exemple. Au nœud d'entrée de deux branches en dérivation arrive I = 0,80 A ; si la première branche est parcourue par 0,35 A, la seconde l'est par 0,80 − 0,35 = 0,45 A.
Loi des mailles. On choisit un sens de parcours de la maille. La somme des tensions fléchées dans le sens de parcours est égale à la somme des tensions fléchées en sens inverse. Autrement dit : la somme algébrique des tensions le long d'une maille est nulle.
Conséquences.
• Dans un circuit en série : : la tension du générateur se partage entre les récepteurs.
• Deux dipôles branchés entre les deux mêmes nœuds forment une maille à eux seuls : ils ont la même tension.
• Dans un circuit en série : : la tension du générateur se partage entre les récepteurs.
• Deux dipôles branchés entre les deux mêmes nœuds forment une maille à eux seuls : ils ont la même tension.
Circuits à deux mailles. En 2nde, le cas type est un dipôle en série avec un groupement de dipôles en dérivation : on écrit la loi des nœuds pour les intensités, puis la loi des mailles sur une maille contenant le générateur et sur la maille des dipôles en dérivation.
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Caractéristique d'un dipôle et loi d'Ohm
Caractéristique tension-courant. C'est la courbe (ou ) d'un dipôle, tracée à partir des couples (I ; U) mesurés en faisant varier la tension appliquée. Chaque point correspond à un point de fonctionnement possible du dipôle.
Loi d'Ohm. Un dipôle a un comportement ohmique si sa caractéristique est une droite passant par l'origine : U et I sont proportionnelles, avec U en volts (V), I en ampères (A) et R en ohms (Ω). R est le coefficient directeur de la droite .
Exemple. Un conducteur ohmique de 220 Ω est traversé par I = 25 mA = 0,025 A : V.
Dipôles non ohmiques. Lampe à filament : caractéristique courbée, le rapport U/I augmente avec I. Diode électroluminescente (DEL) : courant quasi nul en dessous d'une tension de seuil, puis intensité qui croît très vite ; en sens inverse, elle ne laisse pas passer le courant (dipôle polarisé). Pour ces dipôles, écrire avec R constante est faux.
Modéliser avec Python. On range les mesures dans deux tableaux, on trace le nuage de points, puis
np.polyfit(I, U, 1) renvoie les coefficients a et b du modèle affine . Si b est négligeable, le dipôle est ohmique et (en Ω si I est en A).5
Signaux et capteurs : capteurs électriques et courbe d'étalonnage
Capteurs résistifs courants.
• Thermistance CTN (coefficient de température négatif) : sa résistance diminue quand la température augmente (thermostat, four, sonde de voiture).
• Thermistance CTP : sa résistance augmente avec la température.
• Photorésistance (LDR) : sa résistance diminue quand l'éclairement augmente (éclairage automatique).
• Jauge de contrainte : sa résistance varie avec la déformation (balance, capteur de pression).
• Thermistance CTN (coefficient de température négatif) : sa résistance diminue quand la température augmente (thermostat, four, sonde de voiture).
• Thermistance CTP : sa résistance augmente avec la température.
• Photorésistance (LDR) : sa résistance diminue quand l'éclairement augmente (éclairage automatique).
• Jauge de contrainte : sa résistance varie avec la déformation (balance, capteur de pression).
Courbe d'étalonnage. Courbe reliant la résistance du capteur à la grandeur d'intérêt. On impose des valeurs connues de cette grandeur (mesurées avec un appareil de référence) et on mesure R à chaque fois, avec un ohmmètre ou par le calcul . Pour une mesure, on lit ensuite la courbe « à l'envers » : on part de R et on en déduit la grandeur.
Chaîne de mesure. Une carte à microcontrôleur mesure une tension. Le capteur est placé en série avec un conducteur ohmique : la tension aux bornes de ce dernier dépend de la résistance du capteur, donc de la grandeur mesurée. Le programme convertit cette tension en valeur de la grandeur grâce à la courbe d'étalonnage.
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Méthodes
Méthode 1 — Trouver une tension ou une intensité dans un circuit à deux mailles
- Repérer les dipôles en série et ceux en dérivation ; nommer les nœuds.
- Flécher les tensions (convention récepteur) et indiquer le sens des courants.
- Écrire la loi des nœuds pour les intensités.
- Écrire la loi des mailles sur une maille contenant le générateur, puis sur la maille formée par les dipôles en dérivation.
- Isoler l'inconnue, calculer, conclure avec l'unité.
Exemple rédigé. Un générateur ( V) alimente un conducteur ohmique R1 en série avec deux dipôles D2 et D3 en dérivation. On mesure V, I = 0,62 A dans R1 et = 0,26 A dans D2. Loi des mailles (générateur, R1, D2) : , donc V. D3 est en dérivation avec D2 : V. Loi des nœuds : , donc A.
Méthode 2 — Déterminer une résistance à partir d'une caractéristique
- Vérifier que la caractéristique est une droite passant par l'origine (sinon, pas de loi d'Ohm).
- Choisir deux points de la droite, éloignés l'un de l'autre.
- Convertir les intensités en ampères.
- Calculer le coefficient directeur .
Exemple rédigé. La droite passe par (10 mA ; 1,5 V) et (50 mA ; 7,5 V). , soit R = 150 Ω.
Méthode 3 — Exploiter une courbe d'étalonnage
- Obtenir la résistance du capteur : lecture à l'ohmmètre, ou .
- Vérifier que R appartient au domaine couvert par la courbe.
- Placer R sur l'axe des résistances, rejoindre la courbe, lire la grandeur sur l'autre axe.
- Avec un tableau de valeurs : encadrer R entre deux mesures, puis estimer la grandeur en assimilant la courbe à un segment entre ces deux points.
Exemple rédigé. La CTN de la courbe ci-dessus est soumise à 2,44 V et traversée par 0,40 mA : Ω = 6,1 kΩ. Cette valeur est dans le domaine de la courbe ; la droite horizontale R = 6,1 kΩ coupe la courbe pour θ ≈ 36 °C.
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Pièges et erreurs classiques
Ampèremètre en dérivation. Un ampèremètre se comporte presque comme un fil : branché aux bornes d'un dipôle, il le court-circuite et peut griller son fusible. Il se place toujours en série.
Le courant ne « s'use » pas. Dans une même branche, l'intensité est la même avant et après une lampe. Ce qui se partage le long d'une maille, c'est la tension.
Unités de la loi d'Ohm. s'utilise en V, Ω et A : 12 mA = 0,012 A et 4,7 kΩ = 4 700 Ω. Un rapport en V/mA donne des kΩ.
Loi d'Ohm hors domaine. avec R constante ne vaut que pour un dipôle ohmique. Pour une DEL ou une lampe, le rapport U/I dépend du point de fonctionnement.
Dérivation ne veut pas dire même intensité. Des dipôles en dérivation ont la même tension ; leurs intensités ne sont égales que s'ils sont identiques.
Signes. . Dans la loi des mailles, une tension fléchée en sens inverse du parcours passe « de l'autre côté » de l'égalité.
Extrapoler une courbe d'étalonnage. Hors de l'intervalle où elle a été établie, la courbe ne dit rien : on refait un étalonnage plutôt que de la prolonger.
En bref
- Série : même intensité ; (loi des mailles).
- Dérivation : même tension ; (loi des nœuds).
- Ampèremètre en série (entrée A ou mA, sortie COM), voltmètre en dérivation.
- Caractéristique droite passant par l'origine ⇔ comportement ohmique : en V, Ω, A.
- Capteurs résistifs : CTN (R diminue quand θ augmente), CTP, photorésistance (R diminue quand l'éclairement augmente).
- Courbe d'étalonnage : on mesure R, on lit la grandeur, sans extrapoler.
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Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
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