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Méthode du croquis et du schéma en géographie

Sélectionner les informations, construire une légende organisée, choisir les figurés, soigner le titre et la réalisation (géographie au lycée)

À propos de cette page
Ce cours d' en seconde sur « Méthode du croquis et du schéma en géographie » suit le programme officiel d' de seconde. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Carte, croquis, schéma : trois exercices différents, Étape 1 — Analyser le sujet et poser une problématique, Étape 2 — Sélectionner et hiérarchiser les informations, Étape 3 — Construire une légende organisée. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de seconde à réussir en .

2 sujets traités : l’analyse des termes, la problématique, le plan en trois parties avec ses appuis précis, et surtout l’introduction et la conclusion entièrement rédigées — les deux moments que les copies ratent le plus.

Sujet 1 — Réaliser un croquis : « L'Afrique australe : un espace en profonde mutation » (fond de carte fourni, à partir de vos connaissances).

Analyse des termes — « Afrique australe » désigne l'Afrique du Sud et ses voisins (Namibie, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Lesotho, Eswatini, Zambie, Malawi, Angola), à l'échelle régionale. « Profonde mutation » impose de montrer des transformations rapides et récentes, depuis la fin de l'apartheid (1991-1994) et la création de la SADC (1992), sans oublier ce qui résiste au changement.

Problématique — En quoi l'Afrique australe, longtemps organisée par l'économie minière et l'apartheid, se transforme-t-elle rapidement sans effacer les inégalités héritées ?

Introduction rédigée

Au brouillon, avant de dessiner (15 minutes). J'entoure les mots du sujet. « Afrique australe » : je liste les États à représenter et je retiens l'échelle régionale. « Profonde mutation » : je note ce qui a changé depuis trente ans, fin de l'apartheid, croissance urbaine, ouverture minière, intégration régionale, mobilités, et je note aussi ce qui résiste, townships, anciens bantoustans, espaces arides. J'écris la problématique : « En quoi l'Afrique australe se transforme-t-elle rapidement sans effacer les inégalités héritées ? » Je dresse ensuite la liste de quinze informations, avec pour chacune son figuré, puis je les répartis en trois parties dont les titres répondent à la problématique : une puissance qui organise, un espace qui s'ouvre, des mutations inégales.

Le titre retenu : « L'Afrique australe, un espace en mutation rapide organisé par l'Afrique du Sud, mais encore très inégal ».

Si le professeur demande quelques lignes de présentation : « Depuis la fin de l'apartheid, consacrée par les élections multiraciales d'avril 1994, et la création de la SADC en 1992, l'Afrique australe connaît de profondes transformations : croissance des villes, ouverture aux marchés mondiaux, intégration régionale. Ces mutations s'organisent autour de l'Afrique du Sud et de son cœur économique, le Gauteng. Mais elles restent inégales. Le croquis montre donc successivement la puissance qui organise la région, l'ouverture et l'intégration de l'espace, puis les inégalités qui persistent. »

I. L'Afrique du Sud, puissance qui organise la région

  • L'Afrique du Sud, puissance régionale (aplat orange clair sur le pays).Environ 62 millions d'habitants au recensement de 2022 et, de loin, la première économie de la région.
  • Le Gauteng, cœur économique et démographique (grand carré rouge foncé sur Johannesburg-Pretoria).Environ 15 millions d'habitants en 2022, près d'un Sud-Africain sur quatre ; un pôle né de la ruée vers l'or du Witwatersrand à partir de 1886.
  • Les grands ports, interfaces avec le monde (carrés bleus : Durban, Le Cap, Richards Bay, Maputo, Walvis Bay).Durban est le principal port à conteneurs sud-africain ; Richards Bay est spécialisé dans l'exportation du charbon.

II. Un espace qui s'ouvre au monde et s'intègre

  • Des espaces miniers exportateurs (hachures brunes et flèches brunes vers les ports).Cuivre de la Copperbelt zambienne, diamants du Botswana, platine du Bushveld sud-africain : l'Afrique du Sud est le premier producteur mondial de platine.
  • Des corridors de développement (trait rouge épais).Le corridor de Maputo relie depuis la fin des années 1990 le Gauteng au port mozambicain de Maputo.
  • Une intégration régionale en construction (étoile noire sur Gaborone, hachures vertes sur les parcs transfrontaliers).Siège de la SADC, créée en 1992, à Gaborone ; parc transfrontalier du Grand Limpopo, créé en 2002 entre l'Afrique du Sud, le Mozambique et le Zimbabwe.

III. Des mutations inégales et inachevées

  • Des migrations de travail vers l'Afrique du Sud (flèches violettes vers le Gauteng).Travailleurs venus du Zimbabwe, du Mozambique, du Lesotho ; tensions, avec des violences xénophobes en 2008.
  • Des métropoles en forte croissance mais fragmentées (cercle barré ou double cercle sur les grandes villes).Townships hérités de l'apartheid, comme Soweto ; crise de l'eau du Cap en 2017-2018, où l'on redoutait un « jour zéro » sans eau courante.
  • Des espaces ruraux et arides en marge (aplat jaune pâle).Kalahari peu peuplé ; anciens bantoustans ruraux sud-africains, restés pauvres après 1994.
Conclusion rédigée

Vérification finale (5 minutes). Je relis la légende ligne par ligne et je retrouve chaque figuré sur le croquis : neuf lignes de légende, neuf figurés, mêmes couleurs, mêmes tailles. Je vérifie la localisation des points sensibles : Johannesburg sur le plateau intérieur, loin de la côte ; Maputo et Durban sur l'océan Indien ; Le Cap au sud-ouest ; Walvis Bay sur l'Atlantique. Je contrôle la nomenclature : États en majuscules, villes en minuscules, océans en bleu, tout à l'horizontale.

Ce que le croquis démontre : l'Afrique australe s'est profondément transformée depuis le début des années 1990, en s'ouvrant au monde et en s'organisant autour de l'Afrique du Sud, mais ces mutations profitent d'abord aux pôles et aux corridors, et laissent en marge une partie des espaces ruraux et des quartiers urbains.

Ouverture : un zoom sur Johannesburg ou sur Le Cap, à l'échelle locale, permettrait de montrer comment les héritages de l'apartheid se lisent encore dans l'organisation des villes.

Le piège — Dessiner un croquis de milieux physiques (Kalahari, Zambèze, Drakensberg) sans idée de mutation, ou tout centrer sur l'Afrique du Sud en oubliant les États voisins, sans lesquels il n'y a ni corridors, ni migrations, ni intégration régionale.

Sujet 2 — Réaliser un schéma : « Mobilités, transports et aménagement du territoire en France métropolitaine ».

Analyse des termes — « Mobilités » désigne les déplacements de personnes et de marchandises, « transports » les réseaux qui les permettent, « aménagement » l'action publique qui cherche à relier et à rééquilibrer les territoires ; l'échelle est nationale, avec les ouvertures européennes. Le mot « schéma » impose de géométriser le territoire (hexagone) pour faire apparaître une organisation, pas un tracé exact.

Problématique — Comment les réseaux de transport, organisés en étoile autour de Paris, structurent-ils un territoire inégalement relié que l'aménagement cherche à rééquilibrer ?

Introduction rédigée

Au brouillon (15 minutes). Je lis la consigne : c'est un schéma, donc pas de fond de carte à respecter. Je trace un hexagone à la règle et je place les repères de position : Paris au nord du centre, Lille au nord, Strasbourg à l'est, Lyon au centre-est, Marseille au sud-est, Toulouse au sud, Bordeaux au sud-ouest, Rennes à l'ouest. J'analyse les trois mots du sujet : les mobilités (ce qui circule), les transports (les réseaux), l'aménagement (l'action publique). Je formule la problématique : « Comment les réseaux de transport, organisés en étoile autour de Paris, structurent-ils un territoire inégalement relié que l'aménagement cherche à rééquilibrer ? » Je classe mes informations en trois parties : l'étoile parisienne, l'ouverture européenne et mondiale, les inégalités de desserte et les réponses de l'aménagement.

Le titre retenu : « La France métropolitaine, un territoire relié en étoile autour de Paris, ouvert sur l'Europe mais inégalement desservi ».

Si le professeur demande quelques lignes de présentation : « Depuis l'ouverture de la ligne à grande vitesse Paris-Lyon en 1981, la France s'est dotée d'un réseau rapide qui a rapproché les métropoles de la capitale. Ce réseau, pensé à partir de Paris, ouvre le territoire sur l'Europe, mais il laisse à l'écart des espaces entiers. Le schéma montre donc l'organisation en étoile, l'ouverture sur l'extérieur, puis les inégalités de desserte que l'aménagement cherche à corriger. »

I. Un réseau organisé en étoile autour de Paris

  • Paris, carrefour national et international (grand cercle rouge au nord du centre de l'hexagone).Roissy-Charles-de-Gaulle, ouvert en 1974, est le premier aéroport de France ; les grandes gares parisiennes sont les têtes de toutes les lignes à grande vitesse.
  • L'étoile des lignes à grande vitesse (traits rouges épais partant de Paris).Paris-Lyon dès 1981, puis l'Atlantique (1989-1990), le Nord (1993), la Méditerranée (2001), l'Est (2007), Tours-Bordeaux et Le Mans-Rennes (2017).
  • Des métropoles régionales rapprochées de Paris (cercles rouges moyens : Lyon, Marseille, Lille, Bordeaux, Rennes, Strasbourg).Lyon est à environ deux heures de Paris en TGV, Marseille à environ trois heures.

II. Un territoire ouvert sur l'Europe et le monde

  • Des façades maritimes et de grands ports (carrés bleus : Marseille-Fos, Le Havre, Dunkerque).Marseille-Fos est le premier port français par le tonnage ; Le Havre est le premier port français pour les conteneurs.
  • De grands axes européens (flèches orange épaisses vers l'extérieur de l'hexagone).Axe Rhône-Saône vers la Méditerranée ; axe Paris-Lille-Bruxelles-Londres, renforcé par le tunnel sous la Manche, ouvert en 1994.
  • Des frontières traversées chaque jour (petites flèches orange sur les frontières du nord-est et de l'est).Plusieurs centaines de milliers d'habitants de France travaillent en Suisse, au Luxembourg, en Allemagne ou en Belgique.

III. Des espaces inégalement reliés, que l'aménagement cherche à désenclaver

  • La diagonale des faibles densités, mal desservie (aplat jaune pâle du nord-est au sud-ouest).De nombreux départements, de la Meuse aux Landes en passant par le Massif central, comptent moins de 30 hab./km² et sont à l'écart de la grande vitesse.
  • Des liaisons transversales faibles (tirets noirs).Aucune ligne à grande vitesse directe entre Bordeaux et Lyon : le réseau favorise les relations avec Paris plutôt qu'entre régions.
  • Des projets d'aménagement (tirets rouges et violets pour les tracés en projet ou en chantier).Tunnel ferroviaire Lyon-Turin et canal Seine-Nord Europe en chantier ; ligne nouvelle Bordeaux-Toulouse en projet.
Conclusion rédigée

Vérification finale (5 minutes). Je vérifie que le schéma reste un schéma : contours géométriques, positions relatives justes, pas de tracé de côte détaillé. Je contrôle la cohérence des figurés : le rouge désigne partout les pôles et la grande vitesse, l'orange les ouvertures européennes, le jaune pâle les marges. Chaque ligne de légende a son figuré sur le schéma ; les noms sont horizontaux et lisibles.

Ce que le schéma démontre : le territoire français est organisé en étoile autour de Paris, ce qui le relie efficacement à l'Europe et rapproche les grandes métropoles, mais laisse de côté les liaisons entre régions et les espaces peu denses ; l'aménagement cherche à corriger ces déséquilibres par de nouvelles lignes et de nouveaux franchissements.

Ouverture : le même raisonnement pourrait s'appliquer aux mobilités du quotidien, à l'échelle d'une métropole, où l'on retrouve l'opposition entre un centre bien desservi et des périphéries dépendantes de la voiture.

Le piège — Recopier une carte détaillée du réseau ferroviaire au lieu de géométriser, ou dessiner l'étoile des lignes à grande vitesse sans jamais montrer les espaces qu'elle laisse à l'écart : le schéma décrit alors le réseau mais ne répond pas à la question de l'aménagement.

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