06 29 33 79 32 Je réserve ici
Spécialité Physique-Chimie 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité Physique-Chimie

Interactions fondamentales et introduction à la notion de champ

Loi de Coulomb, loi de la gravitation, champ électrostatique, champ de gravitation, lignes de champ (thème Mouvement et interactions)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Interactions fondamentales et introduction à la notion de champ » en première permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité physique-chimie. Ils suivent le programme officiel de première et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel, Charge électrique et interaction électrostatique, Loi de Coulomb et loi de la gravitation universelle, Notion de champ et champ électrostatique. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité physique-chimie en première.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Règle électrisée par frottement

Facile

Une règle en plastique, frottée avec un chiffon de laine, acquiert la charge q=−4,8 nC. Les deux objets étaient initialement neutres. Donnée : e=1,60×10−19 C.

  1. a) La règle a-t-elle gagné ou perdu des électrons ? Justifier.
  2. b) Calculer le nombre d'électrons transférés lors du frottement.
  3. c) Quelle est la charge du chiffon après le frottement ? Justifier.
  4. d) Approchée de petits morceaux de papier neutres, la règle les attire. Expliquer ce phénomène.

a) La charge de la règle est négative : elle a gagné des électrons, arrachés à la laine lors du frottement. Seuls les électrons se déplacent ; les protons restent liés aux noyaux.

b) La charge est quantifiée : |q|=Ne, donc N=|q|e=4,8×10−91,60×10−19, soit N=3,0×1010 électrons.

c) Le système {règle + chiffon}, initialement neutre, n'échange pas de charge avec l'extérieur : sa charge totale reste nulle. Le chiffon porte donc +4,8 nC : il a perdu 3,0×1010 électrons.

d) C'est l'influence électrostatique. Le papier est isolant : la règle négative repousse légèrement les nuages électroniques des molécules. Les charges positives des morceaux de papier se retrouvent un peu plus proches de la règle que les charges négatives. La force électrostatique diminuant avec la distance, l'attraction exercée sur les charges proches l'emporte sur la répulsion exercée sur les charges éloignées : les papiers, bien que neutres, sont attirés.

Exercice 2 — Deux billes chargées

Facile

Deux petites billes électrisées A et B, assimilées à des charges ponctuelles qA=+12 nC et qB=+7,5 nC, ont leurs centres distants de d=18 cm. Donnée : k=9,0×109 N·m²·C⁻².

  1. a) L'interaction entre les billes est-elle attractive ou répulsive ? Justifier.
  2. b) Calculer la valeur de la force exercée par A sur B.
  3. c) Écrire l'expression vectorielle de F→A/B à l'aide du vecteur unitaire u→AB dirigé de A vers B, puis caractériser F→B/A.
  4. d) On rapproche les billes jusqu'à d′=4,5 cm. Calculer la nouvelle valeur de la force.

a) Les deux charges sont positives, donc de même signe : l'interaction est répulsive.

b) Loi de Coulomb, en unités SI : FA/B=k|qAqB|d2=9,0×109×12×10−9×7,5×10−9(0,18)2=8,1×10−73,24×10−2, soit FA/B=2,5×10−5 N.

c) F→A/B=kqAqBAB2u→AB avec qAqB>0 : la force sur B a le sens de u→AB, B est repoussé loin de A. D'après le principe des actions réciproques, F→B/A=−F→A/B : même direction (droite AB), sens de B vers A prolongé au-delà de A (A est repoussé), même valeur 2,5×10−5 N.

d) La distance est divisée par 184,5=4 ; la force, inversement proportionnelle au carré de la distance, est multipliée par 42=16 : F′=16×2,5×10−5, soit F′=4,0×10−4 N.

Exercice 3 — Attraction entre le Soleil et Vénus

Facile

Vénus et le Soleil sont assimilés à des corps à répartition sphérique de masse. Données : G=6,67×10−11 N·m²·kg⁻² ; MS=1,99×1030 kg ; MV=4,87×1024 kg ; distance entre leurs centres d=1,08×1011 m.

  1. a) Écrire l'expression de la valeur de la force exercée par le Soleil sur Vénus.
  2. b) Calculer cette valeur.
  3. c) Préciser la direction et le sens de cette force, puis écrire son expression vectorielle à l'aide du vecteur unitaire u→SV dirigé du Soleil vers Vénus.
  4. d) Un élève affirme : « Le Soleil étant environ 400 000 fois plus massif que Vénus, Vénus exerce sur lui une force 400 000 fois plus faible. » Expliquer l'erreur.

a) Loi de la gravitation universelle : FS/V=GMSMVd2.

b) FS/V=6,67×10−11×1,99×1030×4,87×1024(1,08×1011)2=6,46×10441,166×1022, soit FS/V≈5,54×1022 N.

c) Direction : la droite joignant les centres du Soleil et de Vénus. Sens : de Vénus vers le Soleil (attraction). Expression vectorielle : F→S/V=−GMSMVd2u→SV, le signe « − » indiquant que la force est opposée à u→SV.

d) D'après le principe des actions réciproques, F→V/S=−F→S/V : les deux forces ont la même valeur, 5,54×1022 N. L'expression GMSMVd2 est d'ailleurs symétrique en MS et MV. L'élève confond force et effet : c'est le mouvement de Vénus qui est bien plus affecté, car sa masse est beaucoup plus faible.

Exercice 4 — Champ créé par une charge négative

Moyen

Une charge ponctuelle Q=−6,5 nC est fixée en un point O. On étudie le champ électrostatique en un point M tel que OM=35 cm. Donnée : k=9,0×109 N·m²·C⁻².

  1. a) Calculer la valeur du champ électrostatique E(M).
  2. b) Écrire l'expression vectorielle de E→(M) à l'aide du vecteur unitaire u→OM dirigé de O vers M, et en déduire son sens.
  3. c) On place en M une charge ponctuelle q=+2,8 nC. Caractériser la force électrostatique qu'elle subit.
  4. d) À quelle distance de O la valeur du champ vaut-elle 26 V·m⁻¹ ?

a) E(M)=k|Q|OM2=9,0×109×6,5×10−9(0,35)2=58,50,1225, soit E(M)≈4,78×102 V·m⁻¹.

b) E→(M)=kQOM2u→OM. Comme $Q<0$, le coefficient de $\vec{u}_{OM}$ est négatif : E→(M) est dirigé de M vers O, le long de la droite (OM).

c) F→=qE→(M) avec q>0 : F→ a le même sens que E→, de M vers O. Valeur : F=qE=2,8×10−9×4,78×102, soit F≈1,34×10−6 N. Cohérence : les charges Q et q sont de signes contraires, elles s'attirent.

d) E=k|Q|r2 donne r=k|Q|E=58,526=2,25, soit r=1,5 m.

Exercice 5 — Condensateur plan et ion calcium

Moyen

Deux armatures planes et parallèles A et B, distantes de d=2,5 cm, sont reliées à un générateur qui impose UAB=750 V (A est l'armature positive). Donnée : e=1,60×10−19 C.

  1. a) Calculer la valeur du champ électrostatique entre les armatures.
  2. b) Préciser la direction et le sens de E→, et décrire l'allure des lignes de champ entre les armatures, loin des bords.
  3. c) Un ion calcium Ca²⁺ se trouve entre les armatures. Caractériser la force électrostatique qu'il subit.
  4. d) Un élève affirme : « Si l'on écarte les armatures jusqu'à 5,0 cm sans changer la tension, le champ double. » Expliquer l'erreur et donner la valeur correcte du champ.

a) Le champ d'un condensateur plan est uniforme : E=UABd=7502,5×10−2, soit E=3,0×104 V·m⁻¹.

b) Direction : perpendiculaire aux armatures. Sens : de l'armature positive A vers l'armature négative B. Loin des bords, le champ est uniforme : les lignes de champ sont des droites parallèles, équidistantes, perpendiculaires aux armatures, orientées de A vers B.

c) L'ion porte q=2e=3,20×10−19 C >0 : F→=qE→ a le sens de E→, de A vers B, perpendiculaire aux armatures. Valeur : F=2eE=3,20×10−19×3,0×104, soit F=9,6×10−15 N, la même en tout point entre les armatures.

d) À tension fixée, E=Ud est inversement proportionnel à d : doubler l'écartement divise le champ par 2. E′=7505,0×10−2, soit E′=1,5×104 V·m⁻¹. L'élève a sans doute confondu avec la tension, qui, elle, multiplie le champ quand elle augmente.

Exercice 6 — Pesanteur à la surface de la Lune

Moyen

La Lune est assimilée à un corps à répartition sphérique de masse ; on néglige sa rotation. Données : G=6,67×10−11 N·m²·kg⁻² ; ML=7,35×1022 kg ; RL=1,74×106 m ; à la surface de la Terre, gT=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Calculer l'intensité gL du champ de pesanteur à la surface de la Lune.
  2. b) Un astronaute équipé a une masse de 142 kg. Calculer son poids sur la Lune.
  3. c) Montrer que ce poids est environ six fois plus faible que sur Terre. La masse de l'astronaute change-t-elle ?
  4. d) À quelle altitude au-dessus du sol lunaire l'intensité du champ de gravitation lunaire vaut-elle la moitié de gL ?

a) Rotation négligée, le champ de pesanteur s'identifie au champ de gravitation : gL=GMLRL2=6,67×10−11×7,35×1022(1,74×106)2=4,90×10123,03×1012, soit gL≈1,62 N·kg⁻¹.

b) PL=mgL=142×1,62, soit PL≈230 N.

c) Sur Terre : PT=mgT=142×9,81≈1,39×103 N. PTPL=gTgL=9,811,62≈6,1 : le poids est bien environ six fois plus faible sur la Lune. La masse, qui mesure la quantité de matière, ne change pas : 142 kg partout.

d) On cherche h tel que GML(RL+h)2=12GMLRL2, soit (RL+h)2=2RL2, donc RL+h=2RL et h=(2−1)RL=0,414×1,74×106 : h≈7,21×105 m, soit environ 721 km.

Exercice 7 — Deux protons dans un noyau

Moyen

Dans un noyau d'hélium, deux protons sont distants de d=2,4×10−15 m. Données : k=9,0×109 N·m²·C⁻² ; G=6,67×10−11 N·m²·kg⁻² ; e=1,60×10−19 C ; mp=1,67×10−27 kg.

  1. a) Calculer la valeur Fe de la force électrostatique entre les deux protons.
  2. b) Calculer la valeur Fg de la force de gravitation entre les deux protons.
  3. c) Montrer que la force électrostatique est environ 1036 fois plus intense que la force de gravitation.
  4. d) Les protons se repoussent, et pourtant le noyau est stable. Quelle interaction fondamentale l'explique ? Donner deux de ses caractéristiques.

a) Fe=ke2d2=9,0×109×(1,60×10−19)2(2,4×10−15)2=2,30×10−285,76×10−30, soit Fe≈40 N : une force considérable à l'échelle d'une particule.

b) Fg=Gmp2d2=6,67×10−11×(1,67×10−27)2(2,4×10−15)2=1,86×10−645,76×10−30, soit Fg≈3,2×10−35 N.

c) FeFg=403,2×10−35≈1,2×1036 : la force électrostatique est bien de l'ordre de 1036 fois plus intense ; la gravitation est négligeable dans le noyau.

d) La répulsion électrostatique devrait disloquer le noyau : sa cohésion est assurée par l'interaction forte. Elle s'exerce entre nucléons (protons et neutrons), elle est attractive et plus intense que l'interaction électrostatique à ces distances, mais sa portée est très courte, de l'ordre de 10−15 m : elle ne joue aucun rôle au-delà du noyau.

Exercice 8 — Point de champ nul entre deux charges

Difficile

Deux charges ponctuelles qA=+4,0 nC et qB=+9,0 nC sont fixées en A et B, avec AB=25 cm. Données : k=9,0×109 N·m²·C⁻² ; e=1,60×10−19 C.

  1. a) Expliquer pourquoi le champ électrostatique total ne peut s'annuler qu'en un point du segment [AB].
  2. b) Montrer que ce point M vérifie AM=10 cm.
  3. c) Caractériser le champ électrostatique total au milieu I de [AB].
  4. d) Caractériser la force subie par un électron placé en I.

a) Les deux charges sont positives : chacune crée un champ qui « fuit » la charge. Hors de la droite (AB), les deux champs ne sont pas colinéaires et leur somme ne peut être nulle. Sur la droite, au-delà de A ou au-delà de B, les deux champs sont dirigés dans le même sens : ils s'ajoutent. Seulement entre A et B, E→A (de A vers B) et E→B (de B vers A) sont de sens contraires et peuvent se compenser.

b) Posons AM=x, donc BM=AB−x. Le champ total est nul si EA=EB : kqAx2=kqB(AB−x)2, d'où (AB−x)2x2=qBqA=9,04,0. Les longueurs étant positives : AB−xx=32, soit 2(AB−x)=3x, donc x=2AB5=2×255 : AM=10 cm. Le point est plus proche de la charge la plus faible, ce qui est cohérent.

c) AI=BI=0,125 m. EA=9,0×109×4,0×10−9(0,125)2=2,30×103 V·m⁻¹, dirigé de A vers B ; EB=9,0×109×9,0×10−9(0,125)2=5,18×103 V·m⁻¹, dirigé de B vers A. Les deux vecteurs sont colinéaires et de sens contraires : E=EB−EA=5184−2304, soit E(I)≈2,88×103 V·m⁻¹, dirigé de B vers A.

d) F→=−eE→(I) : la force est de sens opposé au champ, donc dirigée de A vers B, de valeur F=eE=1,60×10−19×2,88×103, soit F≈4,6×10−16 N. L'électron est davantage attiré par B, la charge positive la plus grande.

Exercice 9 — Champ de pesanteur et altitude

Difficile

La Terre est assimilée à une sphère de rayon RT=6,37×106 m, de masse MT, à répartition sphérique de masse ; on néglige sa rotation. À sa surface, g0=9,81 N·kg⁻¹. On note G la constante de gravitation universelle.

  1. a) Montrer que l'intensité du champ de pesanteur à l'altitude h s'écrit g(h)=g0(RTRT+h)2.
  2. b) Calculer g à l'altitude h1=1500 km.
  3. c) Une sonde mesure g=3,70 N·kg⁻¹. Déterminer son altitude.
  4. d) Un élève affirme : « À h2=3000 km, altitude double de h1, g est quatre fois plus faible qu'en h1. » Calculer g(h2) et expliquer l'erreur.

a) Rotation négligée, g s'identifie au champ de gravitation, de valeur GMTr2 où r est la distance au centre de la Terre. Au sol, r=RT : g0=GMTRT2. À l'altitude h, r=RT+h : g(h)=GMT(RT+h)2. En faisant le quotient, G et MT se simplifient : g(h)g0=RT2(RT+h)2, donc g(h)=g0(RTRT+h)2.

b) RT+h1=6,37×106+1,50×106=7,87×106 m. g(h1)=9,81×(6,377,87)2=9,81×0,655, soit g(h1)≈6,43 N·kg⁻¹.

c) (RTRT+h)2=gg0 donne RT+h=RTg0g=6,37×106×9,813,70=6,37×106×1,628≈1,037×107 m. D'où h≈1,037×107−6,37×106, soit h≈4,00×106 m, environ 4 000 km.

d) RT+h2=9,37×106 m : g(h2)=9,81×(6,379,37)2, soit g(h2)≈4,53 N·kg⁻¹, et non 6,434≈1,61 N·kg⁻¹. L'erreur : g est inversement proportionnel au carré de la distance au centre de la Terre, pas de l'altitude. Quand h double, RT+h passe seulement de 7,87×106 m à 9,37×106 m.

Exercice 10 — Boule chargée entre deux armatures

Difficile

Une petite boule conductrice de masse m=0,85 g, portant la charge q=+24 nC, est suspendue à un fil isolant entre deux armatures verticales distantes de d=6,0 cm, soumises à la tension U=4,6 kV. À l'équilibre, le fil fait un angle α avec la verticale. Donnée : g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Calculer la valeur du champ électrostatique entre les armatures et préciser sa direction.
  2. b) Calculer la valeur de la force électrostatique subie par la boule.
  3. c) Faire le bilan des forces à l'équilibre et montrer que tanα=qEmg. Calculer α.
  4. d) Un élève affirme qu'en doublant la tension, l'angle double. Vérifier par le calcul et expliquer.

a) Entre les armatures d'un condensateur plan, le champ est uniforme : E=Ud=4,6×1036,0×10−2, soit E≈7,67×104 V·m⁻¹. Les armatures étant verticales, E→ est horizontal, orienté de l'armature positive vers l'armature négative.

b) F=qE=24×10−9×7,67×104, soit F≈1,84×10−3 N, horizontale, dans le sens de E→ car q>0.

c) La boule est soumise à son poids P→ (vertical, vers le bas, P=mg), à la force électrostatique F→ (horizontale) et à la tension T→ du fil (dirigée le long du fil). À l'équilibre, P→+F→+T→=0→. En projetant : verticalement Tcosα=mg ; horizontalement Tsinα=qE. En divisant membre à membre : tanα=qEmg. Avec mg=0,85×10−3×9,81=8,34×10−3 N : tanα=1,84×10−38,34×10−3≈0,221, d'où α≈12,4°.

d) Doubler U double E, donc F, donc tanα : tanα′=0,441, d'où α′≈23,8°, et non 24,9°. L'angle ne double pas : c'est sa tangente qui est proportionnelle à la tension, et la fonction tangente n'est pas linéaire (l'écart grandit avec l'angle).

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de physique-chimie à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs