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Spécialité Physique-Chimie 1ʳᵉ

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Description d'un fluide au repos

Masse volumique, pression, force pressante, loi de Mariotte, loi fondamentale de la statique des fluides (thème Mouvement et interactions)

À propos de cette page
Ces problèmes corrigés sur « Description d'un fluide au repos » en première permettent d'appliquer le cours à des situations concrètes en spécialité physique-chimie. Ils suivent le programme officiel de première et se résolvent étape par étape. Au programme : L'essentiel, Description microscopique d'un fluide, Pression et force pressante, Loi de Mariotte. Cherche au brouillon, rédige, puis compare avec la correction détaillée de chaque problème. Idéal pour développer le raisonnement, la rigueur et la confiance avant une évaluation. Problèmes gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour progresser en spécialité physique-chimie en première.

Problèmes corrigés, type devoir surveillé ou bac : plusieurs parties, un raisonnement à rédiger. Traite chaque problème en entier au brouillon, puis déplie la correction rédigée.

Problème 1 — Autonomie d'un plongeur

Moyen

Un plongeur évolue à 34 m de profondeur en mer (ρ=1,026×103 kg·m⁻³). Pression à la surface : patm=1,013×105 Pa ; g=9,81 N·kg⁻¹. Sa bouteille de 15 L est gonflée à 230 bar ; il doit remonter avant que la pression dans la bouteille ne descende sous 50 bar (réserve de sécurité). Il consomme 20 L d'air par minute, volume mesuré à la pression où il respire, c'est-à-dire la pression de l'eau qui l'entoure. La vitre de son masque a une aire de 95 cm². La température de l'air est supposée constante.

  1. 1. Calculer la pression de l'eau à 34 m, en Pa puis en bar.
  2. 2. a) Calculer la valeur de la force pressante exercée par l'eau sur la vitre du masque.
  3. 2. b) En descendant, le plongeur souffle un peu d'air par le nez dans son masque. Expliquer pourquoi la vitre ne se brise pas et pourquoi ce geste est nécessaire.
  4. 3. Montrer que le volume d'air utilisable, mesuré à la pression p, vaut V=(pi−pr)Vbp, où pi est la pression initiale de la bouteille, pr la pression de réserve et Vb le volume de la bouteille.
  5. 4. Calculer ce volume à 34 m, puis la durée de plongée possible à cette profondeur.
  6. 5. Calculer la durée pendant laquelle la même bouteille alimenterait un nageur respirant en surface, puis conclure.

1. L'eau de mer est au repos et homogène. Loi fondamentale : p=patm+ρgh=1,013×105+1,026×103×9,81×34=1,013×105+3,422×105=4,435×105 Pa. p≈4,44×105 Pa ≈ 4,44 bar.

2. a) S=95×10−4 m². F=p×S=4,435×105×95×10−4=4,21×103 N. F≈4,21×103 N, perpendiculaire à la vitre, dirigée vers le visage.

2. b) L'air contenu dans le masque exerce sur la face intérieure de la vitre une force opposée. Si cet air est à la même pression que l'eau, la résultante est nulle et la vitre ne subit aucune contrainte. En descendant, la pression de l'eau augmente : sans apport d'air, l'air du masque resterait à une pression plus faible, la résultante pousserait la vitre contre le visage (« placage du masque »). En soufflant, le plongeur rétablit l'égalité des pressions.

3. À température constante, pour une quantité de gaz fixée, pV est constant (loi de Mariotte). Tout l'air initial, amené à la pression p, occuperait piVbp ; l'air qui reste dans la bouteille à la fin (pression pr, volume Vb) occuperait prVbp. L'air utilisé est la différence : V=(pi−pr)Vbp.

4. Les pressions peuvent rester en bar : V=(230−50)×154,435=27004,435=609 L. Durée : Δt=60920=30,4 min. Environ 30 minutes à 34 m.

5. En surface, p=1,013 bar : V′=27001,013=2,67×103 L, soit Δt′=266520≈133 min. Le rapport des durées vaut 13330,4≈4,4, égal au rapport des pressions 4,4351,013. À 34 m, chaque inspiration prélève 4,4 fois plus d'air dans la bouteille : l'autonomie diminue fortement avec la profondeur.

Problème 2 — Les parois d'un aquarium

Moyen

Un aquarium a un fond rectangulaire de 0,80 m sur 0,35 m ; il est rempli d'eau (ρ=1,00×103 kg·m⁻³) sur une hauteur H=0,42 m. La pression de l'air dans la pièce vaut 1,008×105 Pa ; g=9,81 N·kg⁻¹. On admet que la force pressante exercée par l'eau sur une paroi verticale rectangulaire est égale à celle qu'exercerait une pression uniforme égale à la pression à mi-hauteur de l'eau.

  1. 1. Calculer la surpression due à l'eau au fond de l'aquarium, puis la pression totale au fond.
  2. 2. a) Calculer la valeur de la force pressante exercée par l'eau seule (surpression) sur le fond.
  3. 2. b) Montrer que cette force est égale au poids de l'eau contenue dans l'aquarium.
  4. 3. Calculer la valeur de la force exercée par l'eau seule sur la grande paroi vitrée (0,80 m × 0,42 m), puis sur une petite paroi (0,35 m × 0,42 m).
  5. 4. Justifier que l'on peut ignorer la pression atmosphérique pour étudier la solidité des vitres.
  6. 5. Un second récipient, évasé vers le haut, a le même fond et la même hauteur d'eau mais contient deux fois plus d'eau. Comparer les pressions et les forces sur les deux fonds, et expliquer ce résultat surprenant.

1. Loi fondamentale entre la surface libre et le fond : surpression ρgH=1,00×103×9,81×0,42=4,12×103 Pa. Pression totale : p=1,008×105+4,12×103=1,049×105 Pa. Surpression ≈ 4,12 × 10³ Pa ; p≈1,049×105 Pa.

2. a) S=0,80×0,35=0,28 m². F=4,12×103×0,28=1,15×103 N. F≈1,15×103 N.

2. b) F=ρgH×S=ρg(SH). Or SH=V, volume de l'eau, et ρV=m, sa masse : F=mg=P. Numériquement : m=1,00×103×0,28×0,42=117,6 kg et P=117,6×9,81=1,15×103 N. La force sur le fond est bien égale au poids de l'eau (récipient à parois verticales).

3. Surpression à mi-hauteur : ρgH2=2,06×103 Pa. Grande paroi : S1=0,80×0,42=0,336 m², F1=2,06×103×0,336=692 N. Petite paroi : S2=0,35×0,42=0,147 m², F2=2,06×103×0,147=303 N. F1≈692 N ; F2≈303 N.

4. L'air de la pièce agit sur les deux faces de chaque vitre (côté eau, à travers la surface libre ; côté extérieur, directement) : ses deux contributions se compensent. Seule la surpression due à l'eau crée une force résultante sur la vitre.

5. La pression au fond ne dépend que de la hauteur d'eau : p=patm+ρgH, identique dans les deux récipients. Même pression, même aire : même force sur les deux fonds, alors que le second contient deux fois plus d'eau. Dans le récipient évasé, les parois inclinées supportent une partie du poids de l'eau : la force sur le fond n'est plus égale au poids total du liquide (paradoxe hydrostatique).

Problème 3 — Tester deux lois avec un capteur de pression

Difficile

Partie A. Un capteur de pression relié à un microcontrôleur est plongé dans un liquide inconnu au repos, à différentes profondeurs h sous la surface libre ; g=9,81 N·kg⁻¹.

h (cm)0,05,010,015,020,025,0
p (hPa)1 009,01 014,61 020,21 025,71 031,31 036,9
Masses volumiques de quelques liquides (kg·m⁻³) : eau 1,000 × 10³ ; solution sucrée à 32 % 1,137 × 10³ ; eau salée saturée 1,20 × 10³ ; glycérol 1,26 × 10³.
Partie B. Le même capteur est relié à une seringue contenant de l'air ; on déplace lentement le piston.
V (mL)20,025,030,040,050,0
p (hPa)1 5201 2131 012760606

  1. 1. Montrer que la loi fondamentale de la statique des fluides prévoit p=p0+ρgh, où p0 est la pression à la surface libre.
  2. 2. Vérifier, à l'aide du tableau A, que la pression est une fonction affine de la profondeur.
  3. 3. En déduire la masse volumique du liquide.
  4. 4. Identifier le liquide et calculer l'écart relatif avec la valeur tabulée.
  5. 5. À l'aide du tableau B, calculer le produit pV pour chaque mesure. Les mesures sont-elles compatibles avec la loi de Mariotte ?
  6. 6. Justifier que le graphique représentant p en fonction de 1V doit être une droite passant par l'origine, et donner la valeur de son coefficient directeur en Pa·m³.
  7. 7. Expliquer pourquoi il faut déplacer le piston lentement.

1. Soit S un point de la surface libre (pS=p0) et M un point du liquide à la profondeur h : avec un axe vertical vers le haut, zS−zM=h. Loi fondamentale : pM−pS=ρg(zS−zM)=ρgh, donc p=p0+ρgh : la pression est une fonction affine de h, d'ordonnée à l'origine p0 et de coefficient directeur ρg.

2. Accroissements de p pour chaque pas de 5,0 cm : 5,6 ; 5,6 ; 5,5 ; 5,6 ; 5,6 hPa. Ils sont constants aux incertitudes de mesure près : p est bien une fonction affine de h, conformément à la loi fondamentale.

3. Coefficient directeur (points extrêmes) : 1036,9−1009,025,0=1,116 hPa·cm⁻¹ =111,6 Pa0,01 m=1,116×104 Pa·m⁻¹. Or ce coefficient vaut ρg : ρ=1,116×1049,81=1,138×103 kg·m⁻³. ρ≈1,14×103 kg·m⁻³.

4. La valeur la plus proche est celle de la solution sucrée à 32 %. Écart relatif : |1138−1137|1137≈0,1%, très faible : l'identification est fiable (l'eau salée saturée donnerait un écart de 5 %).

5. Produits pV (hPa·mL) : 1520×20,0=30400 ; 1213×25,0=30325 ; 1012×30,0=30360 ; 760×40,0=30400 ; 606×50,0=30300. Ils valent tous 3,04×104 hPa·mL à 0,2 % près. Le produit pV est constant : les mesures sont compatibles avec la loi de Mariotte.

6. pV=k équivaut à p=k×1V : p est proportionnelle à 1V, la courbe est une droite passant par l'origine, de coefficient directeur k. En SI : k=3,04×104×102 Pa×10−6 m3=3,04 Pa·m³. k≈3,04 Pa·m³.

7. Une compression rapide échauffe l'air : les molécules s'agitent davantage et la pression dépasse la valeur prévue. En allant lentement, on laisse l'air échanger de l'énergie avec l'extérieur et sa température reste égale à celle de la pièce, condition d'application de la loi de Mariotte.

Problème 4 — Un château d'eau pour tout un quartier

Difficile

La surface libre de l'eau d'un château d'eau est à l'altitude zA=187 m. Il alimente un robinet B au rez-de-chaussée d'un immeuble, à l'altitude zB=143 m, et un robinet C au sixième étage, à zC=161 m. Tous les robinets sont fermés : l'eau du réseau est au repos. Pression atmosphérique : 1,005×105 Pa ; eau : ρ=1,00×103 kg·m⁻³ ; g=9,81 N·kg⁻¹. Le clapet du robinet B est un disque de 1,6 cm de diamètre ; de l'autre côté du clapet se trouve l'air de la cuisine. Pour un bon confort, la pression de l'eau dans un robinet fermé doit dépasser la pression atmosphérique d'au moins 1,5 bar.

  1. 1. Expliquer pourquoi l'eau peut atteindre le sixième étage sans pompe, et indiquer ce qui limite l'altitude qu'elle peut atteindre.
  2. 2. Calculer la pression de l'eau au robinet B.
  3. 3. Calculer la pression au robinet C, puis vérifier la valeur de pB−pC en appliquant directement la loi fondamentale entre B et C.
  4. 4. Calculer la valeur de la force résultante exercée sur le clapet du robinet B.
  5. 5. Déterminer l'altitude maximale d'un robinet pour que le critère de confort soit respecté.
  6. 6. Un habitant affirme : « Mon robinet est au bout d'une canalisation de 3 km : la pression y est forcément plus faible qu'au pied du château d'eau, à la même altitude. » Expliquer son erreur.

1. Le château d'eau et le réseau forment des vases communicants contenant un même liquide au repos. L'eau tend à s'élever dans toutes les canalisations jusqu'au niveau de la surface libre du réservoir. Un robinet situé plus bas que zA est donc alimenté sans pompe ; l'eau ne peut pas dépasser l'altitude zA=187 m.

2. Loi fondamentale entre A (surface libre, pA=patm) et B : pB=pA+ρg(zA−zB)=1,005×105+1,00×103×9,81×44=1,005×105+4,316×105=5,32×105 Pa. pB≈5,32×105 Pa ≈ 5,3 bar.

3. pC=1,005×105+9810×(187−161)=1,005×105+2,551×105=3,56×105 Pa. Différence : pB−pC=5,321×105−3,556×105=1,766×105 Pa. Directement : pB−pC=ρg(zC−zB)=9810×18=1,766×105 Pa. Les deux calculs concordent.

4. L'eau pousse le clapet avec pBS, l'air de la cuisine le repousse avec patmS : la résultante vaut (pB−patm)S. S=π×(0,8×10−2)2=2,01×10−4 m². F=4,316×105×2,01×10−4=86,8 N. F≈87 N, dirigée de l'eau vers la cuisine.

5. Il faut p−patm=ρg(zA−z)≥1,5×105 Pa, soit zA−z≥1,5×1059810=15,3 m. Donc z≤187−15,3=171,7 m. Altitude maximale ≈ 172 m.

6. Robinets fermés, l'eau est au repos : la loi fondamentale montre que la pression en un point ne dépend que de la différence d'altitude avec la surface libre, pas de la longueur ni de la forme du trajet. À la même altitude, la pression est la même, que la canalisation mesure 10 m ou 3 km. (La longueur n'intervient que lorsque l'eau s'écoule, situation étudiée en Terminale.)

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