06 29 33 79 32 Je réserve ici
Spécialité Physique-Chimie 1ʳᵉ

Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité Physique-Chimie

Description d'un fluide au repos

Masse volumique, pression, force pressante, loi de Mariotte, loi fondamentale de la statique des fluides (thème Mouvement et interactions)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Description d'un fluide au repos » en première permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité physique-chimie. Ils suivent le programme officiel de première et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'essentiel, Description microscopique d'un fluide, Pression et force pressante, Loi de Mariotte. Chaque exercice est suivi d'une correction rédigée, à déplier une fois la recherche faite au brouillon. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité physique-chimie en première.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Masse volumique d'une huile

Facile

Un flacon contient 0,500 L d'huile d'olive de masse 457 g.

  1. a) Calculer la masse volumique de cette huile en kg·m⁻³.
  2. b) Exprimer cette masse volumique en g·cm⁻³.
  3. c) Calculer la masse d'huile contenue dans une cuve de 2,30 m³.

a) m=457 g =0,457 kg et V=0,500 L =0,500×10−3 m³.
ρ=mV=0,4570,500×10−3=914 kg·m⁻³. ρ=914 kg·m⁻³.

b) 0,500 L = 500 cm³, donc ρ=457500=0,914 g·cm⁻³. ρ=0,914 g·cm⁻³ (on retrouve 1 g·cm⁻³ = 103 kg·m⁻³).

c) m=ρ×V=914×2,30=2102 kg. m≈2,10×103 kg, soit environ 2,1 tonnes.

Exercice 2 — Conversions de pression

Facile
  1. a) Un baromètre indique 1 024 hPa. Convertir cette pression en Pa puis en bar.
  2. b) Un pneu de vélo est gonflé à 2,4 bar. Convertir cette pression en Pa puis en hPa.
  3. c) Au sommet d'une montagne, la pression vaut 87 kPa. La convertir en hPa puis en bar.
  4. d) Ranger ces trois pressions par ordre croissant.

a) 1 hPa = 102 Pa : 1024 hPa =1,024×105 Pa. Comme 1 bar = 105 Pa : 1,024×105 Pa = 1,024 bar.

b) 2,4 bar =2,4×105 Pa ; en hPa : 2,4×105102=2400 hPa. 2,4×105 Pa = 2 400 hPa.

c) 87 kPa =87×103 Pa =8,7×104 Pa, soit 870 hPa = 0,87 bar.

d) En bar : 0,87 < 1,024 < 2,4. Montagne < baromètre < pneu.

Exercice 3 — Force pressante sur une vitre

Facile

Une vitre rectangulaire mesure 1,20 m sur 0,85 m. L'air extérieur est à la pression p=1,013×105 Pa. On prend g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Calculer l'aire de la vitre.
  2. b) Calculer la valeur de la force pressante exercée par l'air extérieur sur la vitre.
  3. c) Préciser la direction et le sens de cette force.
  4. d) Cette force a la même valeur que le poids d'un objet de plus de 10 tonnes. Expliquer pourquoi la vitre ne cède pas.

a) S=1,20×0,85=1,02 m². S=1,02 m².

b) F=p×S=1,013×105×1,02=1,033×105 N. F≈1,03×105 N.

c) La force pressante est perpendiculaire à la vitre et dirigée de l'air extérieur vers la vitre, donc vers l'intérieur de la pièce.

d) La masse dont le poids vaut F est m=Fg=1,033×1059,81≈1,05×104 kg, soit environ 10,5 t. Mais l'air de la pièce, à une pression pratiquement égale, exerce sur l'autre face une force de même valeur et de sens opposé. La force résultante est quasi nulle : la vitre ne supporte que la très faible différence de pression entre les deux côtés.

Exercice 4 — Interpréter la pression à l'échelle microscopique

Moyen

Une seringue contenant de l'air est bouchée à son extrémité.

  1. a) Décrire l'état des molécules de l'air contenu dans la seringue.
  2. b) Expliquer l'origine microscopique de la force pressante exercée par l'air sur le piston.
  3. c) On enfonce lentement le piston, la température restant constante. Expliquer à l'échelle microscopique pourquoi la pression augmente.
  4. d) On remplit la seringue d'eau, sans bulle, et on la bouche : on ne parvient presque pas à enfoncer le piston. Justifier.

a) L'air est un gaz : ses molécules (diazote, dioxygène) sont éloignées les unes des autres par rapport à leur taille, sans organisation, et animées d'un mouvement incessant et désordonné (agitation thermique). Elles se heurtent entre elles et heurtent les parois.

b) Chaque molécule qui frappe le piston rebondit et exerce sur lui une très petite force. Le nombre de chocs par seconde est gigantesque : leur effet global est une force répartie sur toute la surface, perpendiculaire au piston et dirigée de l'air vers le piston. La force pressante est l'effet collectif des chocs ; la pression mesure cet effet par unité de surface.

c) La seringue étant bouchée, le nombre de molécules ne change pas, mais le volume diminue : le nombre de molécules par unité de volume augmente. À température constante, l'agitation moyenne des molécules est inchangée ; elles frappent donc plus souvent chaque cm² de paroi. La force par unité de surface, c'est-à-dire la pression, augmente.

d) Dans l'eau liquide, les molécules sont déjà au contact les unes des autres : on ne peut pratiquement pas les rapprocher. Le volume ne diminue presque pas : un liquide est quasi incompressible, contrairement à un gaz.

Exercice 5 — Seringue et capteur de pression

Moyen

Une seringue reliée à un capteur de pression contient 60 mL d'air à 1 008 hPa. On déplace lentement le piston.

  1. a) Préciser les deux conditions qui permettent d'appliquer la loi de Mariotte.
  2. b) Calculer la pression attendue lorsque le volume vaut 35 mL.
  3. c) Déterminer le volume pour lequel la pression attendue vaut 2 016 hPa.
  4. d) À 35 mL, le capteur affiche en réalité 1 650 hPa. Proposer une explication de cet écart.

a) La quantité d'air doit rester fixée (seringue et raccord étanches) et la température doit rester constante (déplacement lent du piston, qui laisse le temps aux échanges thermiques).

b) Loi de Mariotte : p1V1=p2V2, donc p2=p1V1V2=1008×6035=1728 hPa. p2≈1,73×103 hPa.

c) V3=p1V1p3=1008×602016=30 mL. V3=30 mL : la pression double quand le volume est divisé par 2.

d) La pression mesurée est plus faible que prévu. Deux causes possibles : une fuite au niveau du raccord (la quantité d'air diminue, donc pV diminue) ; ou le volume d'air contenu dans le tuyau et le capteur (« volume mort ») n'a pas été compté. Avec un volume mort v, le rapport réel des volumes est 60+v35+v, plus petit que 6035 : la pression augmente moins que prévu. Un volume mort d'environ 4 mL suffit à expliquer 1 650 hPa.

Exercice 6 — Pression dans un lac de montagne

Moyen

À la surface d'un lac d'altitude, la pression atmosphérique vaut p0=8,20×104 Pa. Eau : ρ=1,00×103 kg·m⁻³ ; g=9,81 N·kg⁻¹.

  1. a) Calculer la pression à 12,5 m de profondeur.
  2. b) Déterminer la profondeur à laquelle la pression vaut 3,00×105 Pa.
  3. c) Calculer la différence de pression entre deux points situés à 4,0 m et à 9,5 m de profondeur, et expliquer pourquoi ce résultat ne dépend pas de p0.

a) L'eau est au repos, homogène et incompressible. D'après la loi fondamentale, à la profondeur h : p=p0+ρgh=8,20×104+1,00×103×9,81×12,5=8,20×104+1,226×105=2,046×105 Pa. p≈2,05×105 Pa.

b) h=p−p0ρg=3,00×105−8,20×1041,00×103×9,81=2,18×1059810=22,2 m. h≈22,2 m.

c) Entre les deux points, la dénivellation vaut 9,5−4,0=5,5 m. Δp=ρgΔh=1,00×103×9,81×5,5=5,4×104 Pa. Δp≈5,4×104 Pa. La loi fondamentale relie une différence de pression à une différence d'altitude : p0 s'ajoute aux deux pressions et disparaît dans la soustraction.

Exercice 7 — Hublot d'un sous-marin

Moyen

Un sous-marin navigue à 150 m de profondeur en mer (ρ=1,025×103 kg·m⁻³). Pression à la surface de la mer : 1,013×105 Pa ; g=9,81 N·kg⁻¹. Un hublot est un disque de 24 cm de diamètre ; l'air intérieur est maintenu à 1,013×105 Pa.

  1. a) Calculer la pression de l'eau au niveau du hublot.
  2. b) Calculer la valeur de la force pressante exercée par l'eau sur le hublot.
  3. c) Calculer la valeur de la force résultante exercée sur le hublot par l'eau et l'air intérieur.
  4. d) Calculer la masse dont le poids a la même valeur que cette force résultante.

a) Loi fondamentale : p=p0+ρgh=1,013×105+1,025×103×9,81×150=1,013×105+1,508×106=1,610×106 Pa. p≈1,61×106 Pa, soit environ 16 bar.

b) Rayon r=0,12 m : S=πr2=π×0,122=4,52×10−2 m². F=p×S=1,610×106×4,52×10−2=7,28×104 N. F≈7,28×104 N.

c) L'air intérieur exerce une force opposée de valeur p0S. La résultante vaut (p−p0)S=1,508×106×4,52×10−2=6,82×104 N, dirigée vers l'intérieur du sous-marin. Fres≈6,82×104 N.

d) m=Fresg=6,82×1049,81=6,95×103 kg. Environ 7,0 tonnes : le hublot doit être très épais.

Exercice 8 — Tube en U à deux liquides

Difficile

Un tube en U contient de l'eau (ρe=1,00×103 kg·m⁻³). On verse dans la branche gauche du cyclohexane (ρc=779 kg·m⁻³), liquide non miscible à l'eau. À l'équilibre, la colonne de cyclohexane mesure hc=8,4 cm au-dessus de l'interface A entre les deux liquides. Le point B, dans la branche droite, est à la même altitude que A ; l'eau s'élève à la hauteur he au-dessus de B. Les deux branches sont ouvertes à l'air libre.

  1. a) Justifier que pA=pB.
  2. b) Montrer que he=ρcρehc.
  3. c) Calculer he, puis la dénivellation entre les deux surfaces libres.
  4. d) Un élève affirme : « D'après le principe des vases communicants, les deux surfaces libres sont au même niveau. » Expliquer son erreur.

a) A et B sont à la même altitude et appartiennent à un même liquide au repos, l'eau, qui occupe de façon continue le bas du tube entre A et B. D'après la loi fondamentale, pA−pB=ρeg(zB−zA)=0 : pA=pB.

b) Dans la branche gauche, entre A et la surface libre du cyclohexane (pression patm), la loi fondamentale donne pA=patm+ρcghc. Dans la branche droite, entre B et la surface libre de l'eau : pB=patm+ρeghe. Avec pA=pB : ρcghc=ρeghe, d'où he=ρcρehc.

c) he=7791,00×103×8,4=6,54 cm. La surface libre du cyclohexane est plus haute que celle de l'eau de 8,4−6,54=1,86 cm. he≈6,5 cm ; dénivellation ≈ 1,9 cm.

d) Le principe des vases communicants (surfaces libres au même niveau) découle de la loi fondamentale appliquée à un seul liquide homogène. Ici, la branche gauche contient un liquide moins dense : il faut une colonne plus haute pour produire la même pression en A qu'en B. Les surfaces libres ne sont donc pas au même niveau.

Exercice 9 — Un ballon emporté en plongée

Difficile

Un ballon souple contient 3,6 L d'air à la surface de la mer, où la pression vaut p0=1,013×105 Pa. Un plongeur l'emmène à 27 m de profondeur. Eau de mer : ρ=1,027×103 kg·m⁻³ ; g=9,81 N·kg⁻¹. On suppose d'abord la température constante ; l'air du ballon est à la pression de l'eau qui l'entoure.

  1. a) Calculer la pression à 27 m de profondeur.
  2. b) Calculer le volume du ballon à cette profondeur.
  3. c) Montrer que le volume du ballon est divisé par 2 à la profondeur h=p0ρg, puis calculer h.
  4. d) En réalité, l'eau est plus froide à 27 m qu'en surface. Le volume réel du ballon est-il plus grand ou plus petit que celui calculé en b) ? Justifier.

a) Loi fondamentale : p=p0+ρgh=1,013×105+1,027×103×9,81×27=1,013×105+2,720×105=3,733×105 Pa. p≈3,73×105 Pa.

b) La quantité d'air est fixée et la température constante : loi de Mariotte, p0V0=pV. V=p0V0p=1,013×105×3,63,733×105=0,977 L. V≈0,98 L.

c) D'après Mariotte, V=V02 équivaut à p=2p0. Or p=p0+ρgh ; donc p0+ρgh=2p0, soit ρgh=p0 et h=p0ρg. Numériquement : h=1,013×1051,027×103×9,81=10,05 m. h≈10,1 m.

d) À pression donnée, un gaz plus froid a des molécules moins agitées : pour exercer la même pression sur les parois, elles doivent être plus serrées. Le ballon souple se contracte donc davantage : le volume réel est plus petit que 0,98 L. La loi de Mariotte n'est plus applicable telle quelle puisque la température change.

Exercice 10 — Baromètre à mercure et altitude

Difficile

Dans un baromètre de Torricelli, la colonne de mercure (ρHg=13,55×103 kg·m⁻³) mesure 731 mm au pied d'une tour ; au-dessus du mercure, dans le tube, règne le vide. g=9,81 N·kg⁻¹ ; eau : 1,00×103 kg·m⁻³ ; air : ρair=1,19 kg·m⁻³.

  1. a) Montrer que patm=ρHggh, où h est la hauteur de la colonne.
  2. b) Calculer la pression atmosphérique au pied de la tour, en Pa et en hPa.
  3. c) Calculer la hauteur qu'aurait la colonne si l'on remplaçait le mercure par de l'eau, et en déduire l'intérêt du mercure.
  4. d) On monte le baromètre au sommet de la tour, 324 m plus haut. En appliquant la loi fondamentale à l'air, calculer la variation de pression, puis la nouvelle hauteur de mercure.
  5. e) Justifier qu'on ne peut pas utiliser la même méthode pour une montagne de 3 000 m.

a) Soit C le sommet de la colonne (vide : pC=0) et D la surface libre du mercure dans la cuve, à l'air libre (pD=patm). D et C appartiennent au même mercure au repos, avec zC−zD=h. Loi fondamentale : pD−pC=ρHgg(zC−zD), soit patm=ρHggh.

b) patm=13,55×103×9,81×0,731=9,72×104 Pa. patm≈9,72×104 Pa = 972 hPa.

c) heau=patmρeg=9,72×1041,00×103×9,81=9,91 m. Un tube de près de 10 m serait inutilisable ; le mercure, 13,55 fois plus dense que l'eau, donne une colonne 13,55 fois plus courte.

d) Sur 324 m, on considère ρair uniforme : Δp=ρairgH=1,19×9,81×324=3,78×103 Pa, soit une diminution de 37,8 hPa au sommet. La hauteur de mercure diminue de Δh=ΔpρHgg=3,78×10313,55×103×9,81=2,85×10−2 m. Nouvelle hauteur : 731−28,5≈703 mm.

e) L'air est compressible : quand on s'élève, la pression diminue et les molécules sont moins serrées, donc ρair diminue nettement (et la température varie). La loi fondamentale, établie pour ρ uniforme, ne s'applique à l'air que sur un faible dénivelé.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof de physique-chimie à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs