Ressources · 1ʳᵉ · Spécialité Physique-Chimie
Description d'un fluide au repos
Masse volumique, pression, force pressante, loi de Mariotte, loi fondamentale de la statique des fluides (thème Mouvement et interactions)
À propos de cette page
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Masse volumique d'une huile
FacileUn flacon contient 0,500 L d'huile d'olive de masse 457 g.
- a) Calculer la masse volumique de cette huile en kg·m⁻³.
- b) Exprimer cette masse volumique en g·cm⁻³.
- c) Calculer la masse d'huile contenue dans une cuve de 2,30 m³.
a) g kg et L m³.
kg·m⁻³. kg·m⁻³.
b) 0,500 L = 500 cm³, donc g·cm⁻³. g·cm⁻³ (on retrouve 1 g·cm⁻³ = kg·m⁻³).
c) kg. kg, soit environ 2,1 tonnes.
Exercice 2 — Conversions de pression
Facile- a) Un baromètre indique 1 024 hPa. Convertir cette pression en Pa puis en bar.
- b) Un pneu de vélo est gonflé à 2,4 bar. Convertir cette pression en Pa puis en hPa.
- c) Au sommet d'une montagne, la pression vaut 87 kPa. La convertir en hPa puis en bar.
- d) Ranger ces trois pressions par ordre croissant.
a) 1 hPa = Pa : hPa Pa. Comme 1 bar = Pa : Pa = 1,024 bar.
b) bar Pa ; en hPa : hPa. Pa = 2 400 hPa.
c) 87 kPa Pa Pa, soit 870 hPa = 0,87 bar.
d) En bar : 0,87 < 1,024 < 2,4. Montagne < baromètre < pneu.
Exercice 3 — Force pressante sur une vitre
FacileUne vitre rectangulaire mesure 1,20 m sur 0,85 m. L'air extérieur est à la pression Pa. On prend N·kg⁻¹.
- a) Calculer l'aire de la vitre.
- b) Calculer la valeur de la force pressante exercée par l'air extérieur sur la vitre.
- c) Préciser la direction et le sens de cette force.
- d) Cette force a la même valeur que le poids d'un objet de plus de 10 tonnes. Expliquer pourquoi la vitre ne cède pas.
a) m². m².
b) N. N.
c) La force pressante est perpendiculaire à la vitre et dirigée de l'air extérieur vers la vitre, donc vers l'intérieur de la pièce.
d) La masse dont le poids vaut est kg, soit environ 10,5 t. Mais l'air de la pièce, à une pression pratiquement égale, exerce sur l'autre face une force de même valeur et de sens opposé. La force résultante est quasi nulle : la vitre ne supporte que la très faible différence de pression entre les deux côtés.
Exercice 4 — Interpréter la pression à l'échelle microscopique
MoyenUne seringue contenant de l'air est bouchée à son extrémité.
- a) Décrire l'état des molécules de l'air contenu dans la seringue.
- b) Expliquer l'origine microscopique de la force pressante exercée par l'air sur le piston.
- c) On enfonce lentement le piston, la température restant constante. Expliquer à l'échelle microscopique pourquoi la pression augmente.
- d) On remplit la seringue d'eau, sans bulle, et on la bouche : on ne parvient presque pas à enfoncer le piston. Justifier.
a) L'air est un gaz : ses molécules (diazote, dioxygène) sont éloignées les unes des autres par rapport à leur taille, sans organisation, et animées d'un mouvement incessant et désordonné (agitation thermique). Elles se heurtent entre elles et heurtent les parois.
b) Chaque molécule qui frappe le piston rebondit et exerce sur lui une très petite force. Le nombre de chocs par seconde est gigantesque : leur effet global est une force répartie sur toute la surface, perpendiculaire au piston et dirigée de l'air vers le piston. La force pressante est l'effet collectif des chocs ; la pression mesure cet effet par unité de surface.
c) La seringue étant bouchée, le nombre de molécules ne change pas, mais le volume diminue : le nombre de molécules par unité de volume augmente. À température constante, l'agitation moyenne des molécules est inchangée ; elles frappent donc plus souvent chaque cm² de paroi. La force par unité de surface, c'est-à-dire la pression, augmente.
d) Dans l'eau liquide, les molécules sont déjà au contact les unes des autres : on ne peut pratiquement pas les rapprocher. Le volume ne diminue presque pas : un liquide est quasi incompressible, contrairement à un gaz.
Exercice 5 — Seringue et capteur de pression
MoyenUne seringue reliée à un capteur de pression contient 60 mL d'air à 1 008 hPa. On déplace lentement le piston.
- a) Préciser les deux conditions qui permettent d'appliquer la loi de Mariotte.
- b) Calculer la pression attendue lorsque le volume vaut 35 mL.
- c) Déterminer le volume pour lequel la pression attendue vaut 2 016 hPa.
- d) À 35 mL, le capteur affiche en réalité 1 650 hPa. Proposer une explication de cet écart.
a) La quantité d'air doit rester fixée (seringue et raccord étanches) et la température doit rester constante (déplacement lent du piston, qui laisse le temps aux échanges thermiques).
b) Loi de Mariotte : , donc hPa. hPa.
c) mL. mL : la pression double quand le volume est divisé par 2.
d) La pression mesurée est plus faible que prévu. Deux causes possibles : une fuite au niveau du raccord (la quantité d'air diminue, donc diminue) ; ou le volume d'air contenu dans le tuyau et le capteur (« volume mort ») n'a pas été compté. Avec un volume mort , le rapport réel des volumes est , plus petit que : la pression augmente moins que prévu. Un volume mort d'environ 4 mL suffit à expliquer 1 650 hPa.
Exercice 6 — Pression dans un lac de montagne
MoyenÀ la surface d'un lac d'altitude, la pression atmosphérique vaut Pa. Eau : kg·m⁻³ ; N·kg⁻¹.
- a) Calculer la pression à 12,5 m de profondeur.
- b) Déterminer la profondeur à laquelle la pression vaut Pa.
- c) Calculer la différence de pression entre deux points situés à 4,0 m et à 9,5 m de profondeur, et expliquer pourquoi ce résultat ne dépend pas de .
a) L'eau est au repos, homogène et incompressible. D'après la loi fondamentale, à la profondeur : Pa. Pa.
b) m. m.
c) Entre les deux points, la dénivellation vaut m. Pa. Pa. La loi fondamentale relie une différence de pression à une différence d'altitude : s'ajoute aux deux pressions et disparaît dans la soustraction.
Exercice 7 — Hublot d'un sous-marin
MoyenUn sous-marin navigue à 150 m de profondeur en mer ( kg·m⁻³). Pression à la surface de la mer : Pa ; N·kg⁻¹. Un hublot est un disque de 24 cm de diamètre ; l'air intérieur est maintenu à Pa.
- a) Calculer la pression de l'eau au niveau du hublot.
- b) Calculer la valeur de la force pressante exercée par l'eau sur le hublot.
- c) Calculer la valeur de la force résultante exercée sur le hublot par l'eau et l'air intérieur.
- d) Calculer la masse dont le poids a la même valeur que cette force résultante.
a) Loi fondamentale : Pa. Pa, soit environ 16 bar.
b) Rayon m : m². N. N.
c) L'air intérieur exerce une force opposée de valeur . La résultante vaut N, dirigée vers l'intérieur du sous-marin. N.
d) kg. Environ 7,0 tonnes : le hublot doit être très épais.
Exercice 8 — Tube en U à deux liquides
DifficileUn tube en U contient de l'eau ( kg·m⁻³). On verse dans la branche gauche du cyclohexane ( kg·m⁻³), liquide non miscible à l'eau. À l'équilibre, la colonne de cyclohexane mesure cm au-dessus de l'interface A entre les deux liquides. Le point B, dans la branche droite, est à la même altitude que A ; l'eau s'élève à la hauteur au-dessus de B. Les deux branches sont ouvertes à l'air libre.
- a) Justifier que .
- b) Montrer que .
- c) Calculer , puis la dénivellation entre les deux surfaces libres.
- d) Un élève affirme : « D'après le principe des vases communicants, les deux surfaces libres sont au même niveau. » Expliquer son erreur.
a) A et B sont à la même altitude et appartiennent à un même liquide au repos, l'eau, qui occupe de façon continue le bas du tube entre A et B. D'après la loi fondamentale, : .
b) Dans la branche gauche, entre A et la surface libre du cyclohexane (pression ), la loi fondamentale donne . Dans la branche droite, entre B et la surface libre de l'eau : . Avec : , d'où .
c) cm. La surface libre du cyclohexane est plus haute que celle de l'eau de cm. cm ; dénivellation ≈ 1,9 cm.
d) Le principe des vases communicants (surfaces libres au même niveau) découle de la loi fondamentale appliquée à un seul liquide homogène. Ici, la branche gauche contient un liquide moins dense : il faut une colonne plus haute pour produire la même pression en A qu'en B. Les surfaces libres ne sont donc pas au même niveau.
Exercice 9 — Un ballon emporté en plongée
DifficileUn ballon souple contient 3,6 L d'air à la surface de la mer, où la pression vaut Pa. Un plongeur l'emmène à 27 m de profondeur. Eau de mer : kg·m⁻³ ; N·kg⁻¹. On suppose d'abord la température constante ; l'air du ballon est à la pression de l'eau qui l'entoure.
- a) Calculer la pression à 27 m de profondeur.
- b) Calculer le volume du ballon à cette profondeur.
- c) Montrer que le volume du ballon est divisé par 2 à la profondeur , puis calculer .
- d) En réalité, l'eau est plus froide à 27 m qu'en surface. Le volume réel du ballon est-il plus grand ou plus petit que celui calculé en b) ? Justifier.
a) Loi fondamentale : Pa. Pa.
b) La quantité d'air est fixée et la température constante : loi de Mariotte, . L. L.
c) D'après Mariotte, équivaut à . Or ; donc , soit et . Numériquement : m. m.
d) À pression donnée, un gaz plus froid a des molécules moins agitées : pour exercer la même pression sur les parois, elles doivent être plus serrées. Le ballon souple se contracte donc davantage : le volume réel est plus petit que 0,98 L. La loi de Mariotte n'est plus applicable telle quelle puisque la température change.
Exercice 10 — Baromètre à mercure et altitude
DifficileDans un baromètre de Torricelli, la colonne de mercure ( kg·m⁻³) mesure 731 mm au pied d'une tour ; au-dessus du mercure, dans le tube, règne le vide. N·kg⁻¹ ; eau : kg·m⁻³ ; air : kg·m⁻³.
- a) Montrer que , où est la hauteur de la colonne.
- b) Calculer la pression atmosphérique au pied de la tour, en Pa et en hPa.
- c) Calculer la hauteur qu'aurait la colonne si l'on remplaçait le mercure par de l'eau, et en déduire l'intérêt du mercure.
- d) On monte le baromètre au sommet de la tour, 324 m plus haut. En appliquant la loi fondamentale à l'air, calculer la variation de pression, puis la nouvelle hauteur de mercure.
- e) Justifier qu'on ne peut pas utiliser la même méthode pour une montagne de 3 000 m.
a) Soit C le sommet de la colonne (vide : ) et D la surface libre du mercure dans la cuve, à l'air libre (). D et C appartiennent au même mercure au repos, avec . Loi fondamentale : , soit .
b) Pa. Pa = 972 hPa.
c) m. Un tube de près de 10 m serait inutilisable ; le mercure, 13,55 fois plus dense que l'eau, donne une colonne 13,55 fois plus courte.
d) Sur 324 m, on considère uniforme : Pa, soit une diminution de 37,8 hPa au sommet. La hauteur de mercure diminue de m. Nouvelle hauteur : mm.
e) L'air est compressible : quand on s'élève, la pression diminue et les molécules sont moins serrées, donc diminue nettement (et la température varie). La loi fondamentale, établie pour uniforme, ne s'applique à l'air que sur un faible dénivelé.
Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.
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