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Maths sans spécialité 1ʳᵉ

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Suites géométriques et croissance exponentielle

Coefficient multiplicateur, évolutions successives et puissances (rappels de seconde), suite géométrique définie par récurrence, raison, terme de rang n, évolution à taux constant et intérêts composés, sens de variation, représentation graphique et problèmes de seuil, sans calculatrice.

À propos de cette page
Ce cours de maths de 1re (tronc commun) sur les suites géométriques suit six parties : les rappels de seconde (coefficient multiplicateur, évolutions successives, puissances), la définition par récurrence et la raison, le terme de rang n avec u₀ ou u₁, l’évolution à taux constant et les intérêts composés, le sens de variation et la représentation graphique, puis les problèmes de seuil résolus sans calculatrice ou avec une boucle Python. Chaque partie a ses exemples rédigés, un réflexe, un piège et une mission d’entraînement.
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Rappels de seconde : coefficient multiplicateur, évolutions successives, puissances

Ce qu’il faut savoir

Coefficient multiplicateur. Augmenter une grandeur de t%, c’est la multiplier par 1+t100 ; la diminuer de t%, c’est la multiplier par 1−t100. Ce nombre est le coefficient multiplicateur CM. Réciproquement, un coefficient CM>1 traduit une hausse de (CM−1)×100%, et un coefficient compris entre 0 et 1 une baisse de (1−CM)×100%.

Évolutions successives. Le coefficient multiplicateur global de plusieurs évolutions successives est le produit de leurs coefficients. Les taux, eux, ne s’additionnent pas.

Puissances. Pour un réel q et un entier n⩾1, qn=q×q×…×q (n facteurs), et q0=1. Pour tous entiers naturels m et p : qm×qp=qm+p et (qm)p=qmp. Une même évolution répétée n fois a pour coefficient global CMn : c’est le point de départ des suites géométriques.

Exemples

Traduire. Hausse de 7% : CM=1+0,07=1,07. Baisse de 22% : CM=1−0,22=0,78. Un coefficient 1,35 traduit une hausse de 35% ; un coefficient 0,96, une baisse de 4%.

Deux évolutions. Le prix d’un vélo augmente de 30%, puis baisse de 10% : CM=1,3×0,9=1,17. Le prix a augmenté de 17%, et non de 30−10=20%.

La même évolution répétée. Trois hausses successives de 10% : CM=1,13=1,1×1,1×1,1=1,331, soit une hausse globale de 33,1%, et non de 30%.

Calculer une puissance à la main. 0,54=0,25×0,25=0,0625 ; 1,22=1,44 ; 23×24=27=128 ; 0,94=(0,92)2=0,812=0,6561.

Réflexe — Je traduis chaque pourcentage en coefficient multiplicateur, je multiplie les coefficients, et je ne reviens au taux qu’à la fin : taux =(CM−1)×100.

Attention — Baisser de 22%, c’est multiplier par 0,78, pas par 0,22. Et une puissance n’est pas un produit par l’exposant : 1,13=1,331 (et non 3,3), 0,54=0,0625 (et non 2).

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Suite géométrique : définition par récurrence et raison

Ce qu’il faut savoir

Définition. Une suite (un) est géométrique lorsqu’on passe d’un terme au suivant en multipliant toujours par le même nombre réel q : pour tout entier naturel n, un+1=q×un. Le réel q est la raison. Une suite géométrique est déterminée par son premier terme et sa raison.

Dans ce chapitre, comme au programme de 1re, les suites géométriques sont à termes strictement positifs : le premier terme et la raison sont strictement positifs.

Reconnaître. Une suite à termes strictement positifs est géométrique si et seulement si le quotient un+1un est constant, c’est-à-dire ne dépend pas de n ; ce quotient est la raison. Deux quotients différents suffisent à prouver qu’une suite n’est pas géométrique. En situation : une grandeur multipliée par le même nombre à chaque étape (« double chaque mois », « augmente de 4% par an ») donne une suite géométrique ; une grandeur à laquelle on ajoute le même nombre donne une suite arithmétique.

Au tableur. Rangs en colonne A, termes en colonne B : si u0 est en B2, on saisit en B3 la formule =B2*q (avec la valeur de q), puis on la recopie vers le bas. La cellule B5 contient alors u3.

Exemples

Une situation. Une chaîne de podcasts compte 150 abonnés à son lancement, et ce nombre double chaque mois. On note an le nombre d’abonnés après n mois : a0=150 et an+1=2×an. La suite est géométrique de raison 2 : a1=300, a2=600, a3=1200.

Une liste de nombres. 1250 ; 250 ; 50 ; 10 : on a 2501250=50250=1050=0,2. Chaque nombre est le cinquième du précédent : ce sont les premiers termes d’une suite géométrique de raison 0,2. En revanche, pour 4 ; 12 ; 20 ; 28, on a 124=3 mais 2012≠3 : ce n’est pas une suite géométrique (on ajoute 8 : c’est une suite arithmétique de raison 8).

Une suite explicite. vn=6×2,5n. On remplace n par n+1 : vn+1=6×2,5n+1, donc vn+1vn=6×2,5n+16×2,5n=2,5. Le quotient ne dépend pas de n : (vn) est géométrique de raison 2,5, de premier terme v0=6.

Au tableur. On place 500 € à 4% par an, intérêts ajoutés au capital. B2 contient 500 et B3 la formule =B2*1,04, recopiée vers le bas : B3 affiche 520 et B4 affiche 540,8.

Réflexe — Pour une suite donnée par une formule, je calcule un+1un en gardant la lettre n ; dans une situation, je cherche « multiplié par le même nombre » (géométrique) ou « augmenté du même nombre » (arithmétique).

Attention — Des quotients égaux sur les premiers termes ne prouvent rien : 3 ; 6 ; 12 ; 21 a deux quotients égaux à 2, puis 2112=1,75. Et un+1=un+q ne définit pas une suite géométrique : la raison d’une suite géométrique multiplie.

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Terme de rang n

Ce qu’il faut savoir

Terme de rang n. Soit (un) géométrique de raison q.

  • Premier terme u0 : pour tout entier naturel n, un=u0×qn.
  • Premier terme u1 : pour tout entier n⩾1, un=u1×qn−1.
  • Plus généralement, pour tous entiers n⩾p : un=up×qn−p.

Pourquoi : pour aller de u0 à un, on multiplie par q une fois pour chaque rang franchi, donc n fois. Réciproquement, une suite de la forme un=a×qn (avec a>0 et q>0) est géométrique de raison q et de premier terme u0=a.

Deux termes connus. unup=qn−p. Si les rangs se suivent, ce quotient est la raison. Sinon, on cherche le nombre positif dont la puissance donne ce quotient : q2=2,25 donne q=1,5, car 1,52=2,25 et q>0. On revient ensuite au premier terme avec u0=upqp.

Exemples

Premier terme de rang 0. u0=7 et q=3 : u4=7×34=7×81=567.

Premier terme de rang 1. u1=80 et q=0,5 : un=80×0,5n−1, donc u5=80×0,54=80×0,0625=5.

Deux termes connus. (wn) est géométrique à termes positifs, w2=12 et w5=96. Alors w5w2=q5−2=q3, donc q3=9612=8. Or 23=8 et la raison est positive : q=2. Puis w0=w2q2=124=3, d’où wn=3×2n.

Dans une situation datée. Une région compte 5000 bornes de recharge en 2026 et prévoit 8% de bornes en plus chaque année. Le nombre de bornes l’année 2026+n est bn=5000×1,08n. L’année 2028 correspond à n=2 : b2=5000×1,1664=5832 bornes.

Réflexe — Je repère le rang du premier terme donné : avec u0, l’exposant est n ; avec u1, c’est n−1. Pour aller de up à un, je multiplie (n−p) fois par q ; pour redescendre, je divise.

Attention — u0×qn n’est pas (u0×q)n : seule la raison est élevée à la puissance. Et dans une situation datée, l’exposant est l’écart avec l’année de départ : 2028 correspond à n=2, pas à n=3.

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Évolution à taux constant et intérêts composés

Ce qu’il faut savoir

Modéliser. Si une grandeur augmente de t% à chaque période, alors un+1=(1+t100)×un : la suite (un) est géométrique de raison q=1+t100, et un=u0×qn. Pour une baisse de t% à chaque période, la raison est q=1−t100.

Évolution globale. Après n périodes, le coefficient multiplicateur global est qn, et le taux global vaut (qn−1)×100%.

Intérêts composés. Un capital C0 est placé à t% par an à intérêts composés : chaque année, les intérêts s’ajoutent au capital et rapportent à leur tour des intérêts. Le capital après n années est Cn=C0×(1+t100)n : suite géométrique. À intérêts simples, les intérêts sont toujours calculés sur le capital de départ : on ajoute chaque année la même somme C0×t100, et la suite est arithmétique.

Croissance exponentielle. Une grandeur a une croissance exponentielle lorsqu’elle est multipliée par un même nombre q>1 pendant des durées égales (décroissance exponentielle si 0<q<1) : sa variation d’une période à la suivante est proportionnelle à la valeur atteinte. Une croissance linéaire, elle, ajoute toujours la même quantité.

Exemples

Intérêts composés ou simples. On place 2000 € à 5% par an. À intérêts composés : C1=2000×1,05=2100, C2=2100×1,05=2205, C3=2205×1,05=2315,25 €. À intérêts simples, on ajoute chaque année 100 € : 2000+3×100=2300 € au bout de 3 ans. Sur 10 ans, avec 1,0510≈1,629 : environ 3258 € à intérêts composés, contre 3000 € à intérêts simples.

Une décroissance exponentielle. Un journal imprimé tire 800000 exemplaires en 2026, et son tirage baisse de 25% par an. Le tirage l’année 2026+n est Tn=800000×0,75n : T2=800000×0,5625=450000 exemplaires. Coefficient global en deux ans : 0,5625, soit une baisse de 43,75%, et non de 50%.

Linéaire ou exponentielle ? Une cagnotte qui reçoit 30 € de plus chaque mois a une croissance linéaire (suite arithmétique de raison 30). Un nombre d’abonnés qui augmente de 3% chaque mois a une croissance exponentielle (suite géométrique de raison 1,03).

Réflexe — « Augmente de t% par période » : raison 1+t100 ; « diminue de t% » : raison 1−t100. Puis un=u0×qn, et le taux global avec qn.

Attention — +5% par an pendant 10 ans ne fait pas +50%, mais environ +62,9% (1,0510≈1,629). Et la raison d’une baisse de 25% est 0,75, ni 0,25 ni −0,25.

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Sens de variation et représentation graphique

Ce qu’il faut savoir

Sens de variation. Soit (un) géométrique de premier terme u0>0 et de raison q>0 : tous ses termes sont strictement positifs. Pour tout n, un+1−un=qun−un=un(q−1), qui a le signe de q−1. Donc :

  • si q>1, la suite est strictement croissante ;
  • si 0<q<1, elle est strictement décroissante ;
  • si q=1, elle est constante.

Une hausse de t% par période donne une suite croissante, une baisse de t% une suite décroissante.

Représentation graphique. On place les points (n;un), sans les relier. Ils ne sont pas alignés (sauf si q=1) : avec q>1, les montées d’un point au suivant sont de plus en plus grandes ; avec 0<q<1, les points descendent de moins en moins vite et se rapprochent de l’axe des abscisses sans jamais l’atteindre. On lit u0 et u1, et q=u1u0.

Linéaire contre exponentielle. Une suite géométrique de raison q>1 finit toujours par dépasser une suite arithmétique, même si elle commence plus bas : c’est ce que l’on observe sur des exemples, et ce que l’on retiendra.

Exemples

Lire le sens de variation. tn=250×1,08n est strictement croissante, car 250>0 et 1,08>1 : c’est une hausse de 8% par étape. tn=250×0,92n serait strictement décroissante (baisse de 8%).

Le démontrer. dn=5000×0,6n. Pour tout n, dn+1−dn=0,6dn−dn=−0,4dn. Comme dn>0, cette différence est strictement négative : (dn) est strictement décroissante.

Lecture graphique. Les points ronds représentent une suite (un), les points carrés une suite (vn) :

024681012141601234nuₙ, vₙ

Les points carrés sont alignés : on monte de 3 à chaque rang, (vn) est arithmétique de raison 3 et vn=2+3n. Les points ronds ne sont pas alignés : u0=1, u1=2, u2=4, u3=8, on multiplie par 2 à chaque rang, (un) est géométrique de raison 2 et un=2n. La suite (un) part plus bas et reste derrière jusqu’au rang 3 (u3=8<v3=11), mais u4=16>v4=14 : la suite géométrique passe devant au rang 4, et l’écart ne fait ensuite que grandir (u5=32 contre v5=17).

Réflexe — Termes positifs : je compare la raison à 1. Sur un graphique : je lis u0 et u1, je calcule q=u1u0 ; des points alignés signalent une suite arithmétique, des montées qui grandissent dans un même rapport une suite géométrique.

Attention — Une suite géométrique décroissante à termes positifs ne devient jamais nulle ni négative : 0,6n se rapproche de 0 sans l’atteindre. Et la raison 0,9 donne une suite décroissante, même avec un premier terme très grand.

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Problèmes de seuil

Ce qu’il faut savoir

Problème de seuil. On cherche le plus petit rang n à partir duquel un dépasse une valeur A (ou passe en dessous). Si la suite est croissante, une fois A dépassé, tous les termes suivants le dépassent aussi ; de même vers le bas pour une suite décroissante.

De proche en proche. Avec une raison simple (2 ; 1,5 ; 0,5…), on calcule les termes à la main jusqu’au premier qui convient.

Avec un tableau de valeurs. Comme u0>0, u0×qn>A⟺qn>Au0. On lit dans un tableau des puissances de q (tableur, calculatrice, ou valeurs données par l’énoncé) le premier rang qui convient.

Autres outils. Sur un graphique : le premier point situé au-dessus (ou au-dessous) de la droite horizontale y=A. Avec un algorithme : une boucle « tant que » calcule les termes un par un et s’arrête au premier qui convient. Cas particulier : le temps de doublement est le premier n tel que qn⩾2.

Exemples

De proche en proche. Une lettre d’information compte 640 inscrits, et ce nombre est multiplié par 1,5 chaque mois. Quand dépasse-t-il 4000 ? Les termes valent 640 ; 960 ; 1440 ; 2160 ; 3240 ; 4860 : u4=3240⩽4000 et u5=4860>4000. Le seuil est franchi au bout de 5 mois.

Avec un tableau. On cherche le plus petit n tel que 3000×0,8n<1000, c’est-à-dire 0,8n<13≈0,333.

n123456
0,8n0,80,640,5120,40960,327680,262144

0,84=0,4096>0,333 et 0,85=0,32768<0,333 : n=5. Vérification : 3000×0,4096=1228,8 et 3000×0,32768=983,04.

Un temps de doublement. Un capital est placé à 8% par an à intérêts composés. On donne 1,089≈1,999 et 1,0810≈2,159. Après 9 ans, le capital est multiplié par environ 1,999 : pas tout à fait doublé. Il double au bout de 10 ans.

Avec un algorithme. Cette fonction Python renvoie le premier rang où 3000×0,8n passe sous la valeur A :

def seuil(A):
    n = 0
    u = 3000
    while u >= A:
        u = u * 0.8
        n = n + 1
    return n

Tant que u⩾A, on passe au terme suivant. L’appel seuil(1000) renvoie 5, comme avec le tableau.

Réflexe — Je traduis l’énoncé par une inégalité (« dépasse » : > ; « au moins » : ⩾ ; « passe sous » : <), je divise par u0>0, je lis le premier rang qui convient, je vérifie le rang précédent, et je réponds dans le contexte (mois, année 2026+n…).

Attention — 1,089≈1,999 est inférieur à 2 : 9 ans ne suffisent pas, on ne prend pas « l’entier le plus proche ». Et une suite géométrique à termes positifs ne passe jamais sous 0 : « un⩽0 » n’a pas de solution.

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Pour aller plus loin

Somme de termes consécutifs. La somme 1+q+q2+…+qn=1−qn+11−q (pour q≠1) et la somme de termes consécutifs d’une suite géométrique ne sont pas au programme du tronc commun ; elles sont étudiées en spécialité, comme les suites géométriques de raison négative : Suites géométriques (1re spécialité).

De la suite à la fonction. La suite n↦qn se prolonge en une fonction définie pour tout réel x⩾0, avec par exemple 81/3=2 : Fonctions exponentielles x ↦ aˣ.

Taux d’évolution moyen. Quel taux, répété chaque année, donne la même évolution globale ? Par exemple, une hausse de 21% en 3 ans correspond à environ +6,56% par an, et non 7% : Taux d’évolution moyen et indices.

Rappels et automatismes. Coefficient multiplicateur, valeur initiale, évolution réciproque : Automatismes : taux d’évolution. Croissance linéaire et suites arithmétiques : Suites arithmétiques et croissance linéaire.

À retenir
  • Hausse de t% : CM=1+t100 ; baisse : CM=1−t100 ; évolutions successives : on multiplie les coefficients ; n fois la même évolution : CMn.
  • (un) est géométrique de raison q si un+1=q×un pour tout n ; à termes positifs, on le démontre en montrant que un+1un ne dépend pas de n.
  • un=u0×qn ; un=u1×qn−1 ; un=up×qn−p ; avec deux termes, qn−p=unup et q>0.
  • Évolution de t% par période, intérêts composés : suite géométrique de raison 1±t100 (croissance exponentielle) ; ajout d’une somme fixe, intérêts simples : suite arithmétique (croissance linéaire).
  • Termes positifs : croissante si q>1, décroissante si 0<q<1 ; les points (n;un) ne sont pas alignés.
  • Seuil : inégalité, qn comparé à Au0, premier rang qui convient (tableau, calcul de proche en proche, boucle « tant que »), rang précédent vérifié.

Questions fréquentes

Comment passer d’un pourcentage d’évolution au coefficient multiplicateur ?

On ajoute le taux à 1 pour une hausse, on le retranche pour une baisse : +4 % donne × 1,04 et −25 % donne × 0,75. Pour des évolutions successives, on multiplie les coefficients : +50 % puis −50 % donne 1,5 × 0,5 = 0,75, soit une baisse de 25 %.

Comment montrer qu’une suite est géométrique ?

On calcule le quotient uₙ₊₁ ÷ uₙ en gardant la lettre n (les termes doivent être non nuls). S’il ne dépend pas de n, la suite est géométrique et ce quotient est sa raison : pour uₙ = 5 × 3ⁿ, uₙ₊₁ ÷ uₙ = 3. Deux quotients différents suffisent à prouver qu’une suite n’est pas géométrique.

Quelle est la formule du terme général d’une suite géométrique ?

uₙ = u₀ × qⁿ si le premier terme est u₀, et uₙ = u₁ × qⁿ⁻¹ si c’est u₁. Par exemple, avec u₀ = 2 et q = 3, u₄ = 2 × 81 = 162. Avec deux termes connus, le quotient uₙ ÷ uₚ est égal à qⁿ⁻ᵖ, ce qui donne la raison.

Comment modéliser une hausse de t % par an avec une suite ?

La grandeur est multipliée chaque année par 1 + t/100 : c’est une suite géométrique de raison 1 + t/100. Un capital de 1 000 € placé à 3 % par an à intérêts composés vaut 1 000 × 1,03ⁿ euros au bout de n ans ; à intérêts simples, il vaudrait 1 000 + 30n euros, une suite arithmétique.

Comment savoir si une suite géométrique est croissante ?

Pour une suite à termes positifs, on compare la raison à 1 : strictement croissante si q > 1, strictement décroissante si 0 < q < 1, constante si q = 1. Ainsi 200 × 0,95ⁿ est décroissante (baisse de 5 % par étape), malgré son grand premier terme.

Comment résoudre un problème de seuil sans calculatrice ?

On écrit u₀ × qⁿ > A, on divise par u₀, puis on compare qⁿ à A ÷ u₀ à l’aide d’un tableau de puissances ou en calculant les termes de proche en proche. Par exemple, 5 × 2ⁿ > 1 000 donne 2ⁿ > 200 : 2⁷ = 128 et 2⁸ = 256, donc n = 8.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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