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1ʳᵉ · Français · Mes forêts, Hélène Dorion

« La poésie, la nature, l’intime » : ces trois termes du parcours désignent-ils trois sujets distincts ou un seul ?

Sujet de dissertation — Mes forêts, Hélène Dorion, 1ère

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Analyse des termes

Le parcours juxtapose trois notions sans préciser leur rapport ; on peut y voir trois objets d’étude successifs ou les trois faces d’une même opération. Le recueil fournit l’argument décisif : il ne parle jamais de l’un sans les deux autres.

Problématique

Le recueil articule-t-il trois domaines séparés, ou montre-t-il que la poésie est le lieu où nature et intime cessent d’être distincts ?

Le plan en trois parties

I

Les trois termes peuvent d’abord être distingués

  1. Le titre sépare nettement un possessif intime et un espace naturel : la tension entre les deux est lisible d’emblée.le titre du recueil, Mes forêts
  2. Les poèmes de l’arbre et du corps traitent bien de la nature comme matière propre, avec son vocabulaire.poèmes assimilant l’écorce et la peau, section I
  3. Le fragment liminaire pose une question sur l’identité du sujet, indépendamment du paysage.fragment liminaire en italique, tête de la section I
TransitionCette distinction ne résiste pas à la lecture, car aucun des trois termes ne s’y présente seul.
II

Mais chaque terme appelle immédiatement les deux autres

  1. L’écoute du sous-bois est à la fois une attitude intime, une perception de la nature et une définition du poème.poèmes de l’écoute du sous-bois, section I
  2. Le rapprochement de la musique et du bruissement fait coïncider l’art, le vivant et l’expérience sensible.poèmes rapprochant musique et bruissement, section III
  3. L’averse de mots donne à l’écriture la forme d’un phénomène naturel reçu par un sujet.titre de la section IV, « Une averse de mots »
TransitionSi les trois termes sont inséparables, il faut nommer ce qui les tient ensemble : c’est l’acte poétique lui-même.
III

La poésie est le nom de l’opération qui relie les deux autres

  1. Le passage au pluriel montre que cette opération ne s’arrête pas au sujet : elle produit du commun.poèmes où le « je » devient « nous », section III
  2. Écrire, c’est rapprocher ce qui était dispersé : la poésie est définie comme liaison, donc comme le trait d’union du parcours.poèmes sur la fonction de l’écriture, section IV
  3. L’accord à venir avec le vivant fait de cette liaison un programme jamais achevé.poèmes du rapport retrouvé au vivant, section IV
Ouverture

Un parcours associé doit-il être lu comme une liste de thèmes, ou comme l’énoncé d’un problème que l’œuvre a charge de résoudre ?

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