Annales du brevet · Développement construit · Géographie · Le sujet
Correction développement construit : Se déplacer autrement en ville
Le plan
- Développer les transports en commun
- Le retour du tramway : Nantes (1985), Grenoble, Strasbourg
- Le VAL de Lille (1983)
- Le Grand Paris Express : environ 200 km de métro, ligne 14 jusqu'à Orly en 2024
- Inciter à délaisser la voiture
- Vélos en libre-service : Vélo'v (2005), Vélib' (2007)
- Des pistes cyclables qui se multiplient
- La gratuité des bus à Dunkerque (2018)
- Des limites
- Des aménagements surtout dans les centres des grandes villes
- Le périurbain dépendant de la voiture et du prix du carburant
- Des chantiers longs et coûteux
Le développement construit rédigé
Dans les villes françaises, la voiture domine encore : environ sept actifs sur dix l'utilisent pour aller travailler. Les embouteillages, la pollution de l'air et les gaz à effet de serre poussent pourtant les villes à organiser autrement les mobilités, c'est-à-dire les déplacements des habitants. Nous verrons comment les villes développent les transports en commun, puis encouragent les mobilités douces, avant d'en mesurer les limites.
D'abord, les villes investissent dans les transports en commun. Nantes, en 1985, puis Grenoble et Strasbourg ont réintroduit le tramway, aujourd'hui présent dans une trentaine d'agglomérations. Lille a inauguré en 1983 le premier métro automatique du monde, le VAL. En Île-de-France, le Grand Paris Express doit créer environ 200 kilomètres de métro automatique pour relier les banlieues entre elles sans passer par Paris. Le prolongement de la ligne 14 jusqu'à l'aéroport d'Orly a ouvert en 2024.
Ensuite, les villes incitent à délaisser la voiture, en favorisant les mobilités douces comme la marche et le vélo. Lyon a lancé en 2005 ses vélos en libre-service, Vélo'v, suivie par Paris avec Vélib' en 2007, et les pistes cyclables se multiplient. Certaines villes rendent leurs transports gratuits : à Dunkerque, les bus le sont depuis 2018, ce qui a fortement augmenté leur fréquentation.
Enfin, ces changements ont des limites. Ils profitent surtout aux centres des grandes villes, bien desservis. Dans les couronnes périurbaines, où les maisons sont éloignées des emplois et des commerces, les habitants restent dépendants de la voiture et plus exposés aux variations du prix du carburant. Les grands chantiers de transport coûtent aussi très cher et prennent de nombreuses années.
Ainsi, les villes françaises aménagent les mobilités pour réduire la place de la voiture, grâce aux transports en commun, au vélo et à la marche. Le défi est désormais d'étendre ces solutions aux espaces périurbains, pour que se déplacer autrement soit possible pour tous.
Autres sujets : Aménager les villes
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