Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : La France occupée, entre collaboration et Résistance
Le plan
- Vivre sous l'Occupation, entre contraintes et collaboration
- Pénuries, rationnement, couvre-feu
- La collaboration de Vichy : police, STO (1943)
- Les collaborationnistes de Paris : Jacques Doriot
- Les Français qui résistent
- La France libre du général de Gaulle
- Journaux clandestins, renseignement, sabotages ; le groupe Manouchian
- L'unification : le CNR (1943)
- Une majorité d'abord attentiste
- Survivre avant tout : l'attentisme
- Le tournant de 1942-1943 : occupation de la zone sud, STO
Le développement construit rédigé
De juin 1940 à la Libération, en 1944, la France vit sous l'Occupation allemande : d'abord le nord et l'ouest du pays, puis tout le territoire à partir de novembre 1942. Les Français doivent alors choisir leur attitude face à l'occupant. Nous présenterons la vie sous l'Occupation et la collaboration, puis les mouvements de Résistance, avant de montrer que la majorité de la population reste d'abord entre les deux.
D'abord, l'Occupation est une période difficile et la collaboration s'installe. Les Allemands prélèvent une grande partie des ressources : les Français souffrent du rationnement et des pénuries, font la queue avec leurs tickets et subissent le couvre-feu. Le régime de Vichy du maréchal Pétain choisit pourtant la collaboration : sa police arrête des Juifs et des résistants, et le STO envoie à partir de 1943 des centaines de milliers de jeunes travailler en Allemagne. À Paris, des collaborationnistes comme Jacques Doriot vont plus loin et soutiennent ouvertement le nazisme.
Ensuite, des Français refusent l'Occupation et s'engagent dans la Résistance. Depuis Londres, le général de Gaulle dirige la France libre. En France, des mouvements publient des journaux clandestins, des réseaux transmettent des renseignements aux Alliés et des groupes armés mènent des sabotages. Des étrangers y participent, comme le groupe Manouchian, dont vingt-deux membres sont fusillés au Mont-Valérien en février 1944. En 1943, Jean Moulin unit les mouvements dans le Conseil national de la Résistance.
Enfin, la plupart des Français ne sont ni collaborateurs ni résistants : ils cherchent d'abord à survivre, c'est l'attentisme. Mais l'opinion évolue : l'invasion de la zone sud en novembre 1942, puis le STO en 1943 éloignent beaucoup de Français de Vichy et renforcent la Résistance.
En conclusion, la France occupée est partagée entre une collaboration menée par l'État français et une Résistance d'abord minoritaire, qui grandit jusqu'à la Libération de 1944. Cette période reste longtemps une mémoire douloureuse et divisée.
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