Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : Les États-Unis, seule superpuissance après 1991 ?
Le plan
- Une puissance sans rival
- Puissance militaire : premier budget militaire mondial, flottes et bases sur tous les océans.
- Puissance économique : le dollar, les grandes firmes, la mondialisation libérale.
- Soft power : Hollywood, musique, universités, puis Internet.
- Un « gendarme du monde »
- La guerre du Golfe (1991) : coalition d'environ trente-cinq pays, avec l'accord de l'ONU.
- George Bush parle d'un « nouvel ordre mondial » fondé sur le droit international.
- La paix imposée en Bosnie avec les accords de Dayton (1995).
- Une domination aux limites visibles
- L'échec en Somalie (1993) rend Washington réticent à intervenir.
- Aucune intervention pour arrêter le génocide des Tutsi au Rwanda (1994).
- Le 11 septembre 2001 : la première puissance du monde se découvre vulnérable.
Le développement construit rédigé
En décembre 1991, la disparition de l'URSS met fin à la guerre froide. Les États-Unis deviennent alors la seule superpuissance : le ministre français Hubert Védrine parle d'« hyperpuissance » à la fin des années 1990. Dans quelle mesure dominent-ils seuls le monde ? Nous verrons d'abord les formes de leur puissance, puis leur rôle de « gendarme du monde », enfin les limites de cette domination.
Tout d'abord, les États-Unis n'ont plus de rival. Leur armée, dotée du premier budget militaire du monde, est présente sur tous les océans grâce à ses flottes et à ses bases. Leur économie domine la mondialisation : le dollar est la principale monnaie des échanges et les grandes firmes américaines s'implantent partout. De plus, leur modèle culturel se diffuse par le cinéma d'Hollywood, la musique, les universités et bientôt Internet : c'est le soft power.
Ensuite, les États-Unis jouent le rôle de « gendarme du monde ». En 1990, l'Irak de Saddam Hussein envahit le Koweït. Avec l'accord de l'ONU, les États-Unis prennent la tête d'une coalition d'environ trente-cinq pays qui libère le Koweït au début de 1991 : c'est la guerre du Golfe. Le président George Bush parle d'un « nouvel ordre mondial » fondé sur le droit international. En 1995, ce sont encore les Américains qui imposent la paix en Bosnie avec les accords de Dayton.
Enfin, cette domination a des limites. En 1993, en Somalie, la mort de dix-huit soldats américains à Mogadiscio pousse Washington à se retirer. L'année suivante, les États-Unis, comme l'ONU, refusent d'intervenir pour arrêter le génocide des Tutsi au Rwanda. Surtout, le 11 septembre 2001, les attentats d'al-Qaida frappent New York et Washington : la première puissance du monde se découvre vulnérable.
En conclusion, après 1991, les États-Unis dominent le monde dans tous les domaines, mais ils ne peuvent ni tout contrôler ni régler seuls les conflits. Les attentats de 2001 ouvrent une période plus instable, marquée par la lutte contre le terrorisme et l'affirmation de nouvelles puissances comme la Chine.
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