Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : Diplomatie française : ONU et arme nucléaire depuis 1990
Le plan
- Une dissuasion nucléaire maintenue mais adaptée
- 1992 : adhésion au traité de non-prolifération.
- 1995 : dernière série d'essais à Mururoa, malgré les protestations internationales.
- 1996 : signature du traité d'interdiction complète des essais, démantèlement des sites.
- Le Conseil de sécurité, levier d'une diplomatie indépendante
- Le droit de veto donne un grand poids à la France.
- 2003 : refus de la guerre en Irak, discours de Dominique de Villepin à l'ONU, menace de veto.
- 2011 : résolution obtenue avec le Royaume-Uni pour protéger les civils libyens.
- Les limites de cette diplomatie
- La guerre d'Irak a lieu malgré tout ; tensions avec Washington.
- 2009 : retour dans le commandement intégré de l'OTAN.
- Un Conseil de sécurité bloqué par les vetos russes ou chinois (Syrie, Ukraine en 2022).
Le développement construit rédigé
Depuis 1945, la France est l'un des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, et depuis 1960 elle possède l'arme nucléaire. Ces deux atouts lui permettent de défendre une diplomatie indépendante après 1990. Nous verrons d'abord comment elle adapte sa politique nucléaire, puis comment elle utilise son siège à l'ONU, enfin les limites de cette diplomatie.
Tout d'abord, la France garde sa dissuasion nucléaire, tout en l'adaptant à la fin de la guerre froide. En 1992, elle adhère au traité de non-prolifération nucléaire. En 1995, Jacques Chirac ordonne une dernière série d'essais en Polynésie française, notamment à Mururoa, malgré de fortes protestations internationales. Puis la France signe en 1996 le traité d'interdiction complète des essais nucléaires et démantèle ses sites d'essais.
Ensuite, son siège permanent au Conseil de sécurité, avec droit de veto, lui donne un grand poids. En 2003, la France refuse la guerre que les États-Unis veulent mener en Irak : son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, défend à l'ONU le choix de poursuivre les inspections, et Jacques Chirac menace d'utiliser le veto. En 2011, au contraire, la France obtient, avec le Royaume-Uni, une résolution de l'ONU autorisant l'intervention en Libye pour protéger les civils.
Enfin, cette diplomatie connaît des limites. La France ne peut pas empêcher la guerre d'Irak en 2003, et son opposition tend ses relations avec Washington. En 2009, Nicolas Sarkozy choisit d'ailleurs de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN, que de Gaulle avait quitté en 1966. Surtout, le Conseil de sécurité est souvent bloqué par les vetos russes ou chinois, par exemple sur la guerre en Syrie, ou en 2022 face à l'invasion de l'Ukraine.
En conclusion, depuis 1990, la France s'appuie sur l'arme nucléaire et sur son siège à l'ONU pour rester une puissance diplomatique capable de dire non, comme en 2003. Mais face au blocage du Conseil de sécurité, elle agit de plus en plus avec l'Union européenne.
Autres sujets : La France et le monde depuis 1990
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