Annales du brevet · Développement construit · Histoire · Le sujet
Correction développement construit : 1947 : la guerre froide divise la France
Le plan
- L'union de la Libération (1944-1946)
- Le PCF, « parti des fusillés », en tête des élections de 1945 et de novembre 1946
- Le tripartisme : PCF, SFIO et MRP au gouvernement
- Des ministres communistes, comme Ambroise Croizat (Sécurité sociale)
- 1947 : la rupture
- Doctrine Truman (mars 1947)
- Grève Renault (avril) puis renvoi des ministres communistes par Ramadier (5 mai 1947)
- Plan Marshall accepté par la France, dénoncé par le PCF ; Kominform (septembre)
- Une France profondément divisée
- Grèves de la fin de 1947 réprimées par Jules Moch
- Scission de la CGT : naissance de Force ouvrière
- Le RPF du général de Gaulle ; la « troisième force » entre deux oppositions
Le développement construit rédigé
À la Libération, les forces issues de la Résistance, communistes, socialistes et démocrates-chrétiens, gouvernent ensemble la France. Mais en 1947, les États-Unis et l'URSS s'opposent désormais ouvertement : c'est le début de la guerre froide. Comment ce conflit mondial brise-t-il l'unité de la Libération en France ? Nous verrons d'abord cette unité, puis la rupture de 1947, enfin une France profondément divisée.
D'abord, entre 1944 et 1946, les Français vivent une période d'union. Le Parti communiste (PCF), qui se présente comme le « parti des fusillés », arrive en tête des élections de 1945 et de novembre 1946 avec plus d'un quart des voix. Avec la SFIO et le MRP, il participe au gouvernement : c'est le tripartisme. Un ministre communiste, Ambroise Croizat, met en place la Sécurité sociale.
Mais en 1947, la guerre froide fait éclater cette union. En mars, le président américain Truman annonce qu'il aidera les pays menacés par le communisme. En avril, les communistes soutiennent une grève chez Renault et votent contre le gouvernement : le 5 mai 1947, le socialiste Paul Ramadier renvoie les ministres communistes. En juin, les États-Unis proposent le plan Marshall, que la France accepte, alors que le PCF, aligné sur Moscou, le dénonce.
Enfin, la France sort de 1947 profondément divisée. À la fin de l'année, de violentes grèves, soutenues par le PCF et la CGT, sont durement réprimées par le ministre de l'Intérieur Jules Moch. Le syndicalisme se divise : des militants anticommunistes quittent la CGT pour fonder Force ouvrière. De son côté, de Gaulle a lancé en avril le RPF, hostile aux communistes comme au régime. Les gouvernements de « troisième force » doivent donc affronter deux oppositions.
Ainsi, en 1947, la guerre froide entre en France : elle met fin à l'union de la Libération et déchire la vie politique. Le PCF restera dans l'opposition jusqu'en 1981.
Autres sujets : 1944-1947 : refonder la République, redéfinir la démocratie
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