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Calcul intégral

Intégrale d’une fonction continue et aire, calcul par une primitive, linéarité, relation de Chasles, positivité et intégration des inégalités, aire entre deux courbes, valeur moyenne, intégration par parties, méthode des rectangles.

À propos de cette page
Ce cours de spécialité maths de Terminale sur le calcul intégral suit six parties : intégrale d’une fonction positive et aire sous la courbe, calcul avec une primitive et aire algébrique, linéarité, relation de Chasles, positivité et intégration des inégalités, aire entre deux courbes et valeur moyenne, intégration par parties, méthode des rectangles. Les deux démonstrations exigibles au bac (fonction x ↦ ∫ f(t) dt primitive de f, intégration par parties) y sont rédigées, avec trois figures.
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Intégrale d’une fonction positive : l’aire sous la courbe

Ce qu’il faut savoir

Unité d’aire. Dans un repère orthogonal (O;I,J), l’unité d’aire (u.a.) est l’aire du rectangle de côtés OI et OJ. Si OI=2 cm et OJ=1 cm, alors 1 u.a. =2 cm².

Définition. Soit f une fonction continue et positive sur [a;b], de courbe 𝒞f. L’intégrale de a à b de f, notée ∫abf(x)dx, est l’aire, en u.a., du domaine compris entre 𝒞f, l’axe des abscisses et les droites d’équations x=a et x=b.

La variable est muette : ∫abf(x)dx=∫abf(t)dt.

Théorème. Si f est continue et positive sur [a;b], la fonction Fa définie sur [a;b] par Fa(x)=∫axf(t)dt est la primitive de f qui s’annule en a : Fa′=f et Fa(a)=0.

Conséquence. Pour toute primitive F de f sur [a;b] :

∫abf(x)dx=[F(x)]ab =F(b)−F(a).

Théorème. Toute fonction continue sur un intervalle admet des primitives sur cet intervalle.

Idée de la preuve (non exigible) : sur [a;b], f continue admet un minimum m (admis) ; g=f−m est continue et positive, donc G:x↦∫axg(t)dt est une primitive de g, et x↦G(x)+mx est une primitive de f.

abOaire du domaine= intégrale de a à b𝒞f
Exemples

Aire d’une figure connue. Le domaine sous la droite y=x entre 1 et 3 est un trapèze de bases 1 et 3 et de hauteur 2 :

∫13xdx=(1+3)×22 =4 u.a.

Avec une primitive : ∫13xdx=[x22]13 =92−12=4. Les deux calculs concordent.

Un quart de disque. Pour x∈[0;2], le point (x;4−x2) est sur le cercle de centre O et de rayon 2. Le domaine sous la courbe entre 0 et 2 est un quart de disque : ∫024−x2dx=π×224=π u.a. Ici, on ne sait pas écrire de primitive : la géométrie donne la valeur exacte.

Démonstration du théorème (exigible, cas où f est continue, positive et croissante sur [a;b]). Soit x∈[a;b[ et h>0 tel que x+h⩽b. La différence Fa(x+h)−Fa(x) est l’aire sous 𝒞f entre x et x+h. Comme f est croissante, ce domaine contient le rectangle de largeur h et de hauteur f(x), et il est contenu dans celui de hauteur f(x+h) :

hf(x)⩽Fa(x+h)−Fa(x) ⩽hf(x+h), donc

f(x)⩽Fa(x+h)−Fa(x)h⩽f(x+h).

f est continue en x, donc f(x+h)→f(x) quand h→0+ ; d’après le théorème des gendarmes, le taux d’accroissement tend vers f(x). Pour h<0 (avec x+h⩾a), le même raisonnement sur l’intervalle [x+h;x] donne f(x+h)⩽Fa(x+h)−Fa(x)h⩽f(x), et la même limite. Donc Fa est dérivable et Fa′(x)=f(x) ; de plus Fa(a)=0 (aire d’un segment).

Démonstration de la conséquence (exigible). Si F est une primitive de f, F et Fa diffèrent d’une constante : F=Fa+k. Alors F(b)−F(a) =Fa(b)+k−Fa(a)−k =Fa(b), c’est-à-dire ∫abf(x)dx.

Réflexe — Devant ∫abf(x)dx avec f positive, je pense « aire ». Si le domaine est une figure connue (rectangle, triangle, trapèze, disque), je calcule son aire ; sinon je cherche une primitive et j’écris le crochet [F(x)]ab.

Attention — Une intégrale est un nombre (une aire en u.a.), pas une fonction : elle ne dépend pas de la lettre x. Et une aire en u.a. se convertit en cm² en multipliant par l’aire d’une unité, qui n’est 1 cm² que si les deux unités valent 1 cm.

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Calculer une intégrale avec une primitive

Ce qu’il faut savoir

Définition. Soit f continue sur un intervalle I, a et b deux réels de I, et F une primitive de f sur I. On pose :

∫abf(x)dx=[F(x)]ab =F(b)−F(a).

Ce nombre ne dépend pas de la primitive choisie (deux primitives diffèrent d’une constante, qui s’élimine). En particulier ∫aaf(x)dx=0 et ∫baf(x)dx=−∫abf(x)dx.

Aire algébrique. Pour a⩽b : si f⩽0 sur [a;b], ∫abf(x)dx est l’opposé de l’aire du domaine. Si f change de signe, l’intégrale compte positivement les aires situées au-dessus de l’axe des abscisses et négativement celles situées en dessous.

Fonction définie par une intégrale. Si f est continue sur I et a∈I, la fonction x↦∫axf(t)dt est la primitive de f sur I qui s’annule en a : elle est dérivable et sa dérivée est f.

Exemples

Polynôme. ∫12(3x2+2x)dx=[x3+x2]12 =(8+4)−(1+1) =10.

Forme u′u. Sur [1;e], lnxx=u′(x)u(x) avec u=ln : une primitive est (lnx)22. Donc ∫1elnxxdx=[(lnx)22]1e =12−0=12.

Aire algébrique. ∫−31xdx=[x22]−31 =12−92=−4 : le triangle situé sous l’axe (aire 92) l’emporte sur celui situé au-dessus (aire 12).

Fonction négative. Sur [π2;3π2], cosx⩽0 et ∫π/23π/2cosxdx=[sinx]π/23π/2 =−1−1=−2. L’aire du domaine entre la courbe et l’axe vaut donc 2 u.a.

Fonction définie par une intégrale. G(x)=∫0x1+t4dt. La fonction t↦1+t4 est continue sur ℝ, donc G est dérivable sur ℝ et G′(x)=1+x4>0 : G est strictement croissante, avec G(0)=0. On en déduit le signe de G (G(x)<0 pour x<0, G(x)>0 pour x>0) sans savoir exprimer G(x) avec les fonctions usuelles.

Réflexe — Je vérifie que f est continue sur tout l’intervalle, j’écris une primitive (je la contrôle en dérivant), puis le crochet, et je calcule F(b)−F(a) avec des parenthèses : c’est là que se perdent les signes.

Attention — ∫−12dxx n’a pas de sens : x↦1x n’est pas définie en 0. Une intégrale négative n’est pas une aire : pour une aire, on découpe aux points où f s’annule. Et pour dériver x↦∫axf(t)dt, on remplace t par x : écrire G′(x)=1+t4 est faux.

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Linéarité, Chasles, positivité et inégalités

Ce qu’il faut savoir

Ici, f et g sont continues sur un intervalle I, et a, b, c sont des réels de I.

Linéarité. Pour tous réels λ et μ :

∫ab(λf(x)+μg(x))dx =λ∫abf(x)dx+μ∫abg(x)dx.

Relation de Chasles. ∫acf(x)dx+∫cbf(x)dx=∫abf(x)dx, quelle que soit la position de c.

Positivité. Si a⩽b et f⩾0 sur [a;b], alors ∫abf(x)dx⩾0.

Intégration des inégalités. Si a⩽b et f⩽g sur [a;b], alors ∫abf(x)dx⩽∫abg(x)dx.

Encadrement. Si a⩽b et m⩽f⩽M sur [a;b], alors m(b−a)⩽∫abf(x)dx⩽M(b−a).

Exemples

Linéarité. Si ∫01f(x)dx=2 et ∫01g(x)dx=5, alors ∫01(3f(x)−g(x))dx =3×2−5=1.

Chasles pour une valeur absolue. |x−1|=1−x sur [0;1] et |x−1|=x−1 sur [1;3], donc :

∫03|x−1|dx =∫01(1−x)dx+∫13(x−1)dx =12+2=52.

Encadrer sans calculer. Pour x∈[0;1], 1⩽1+x2⩽2, donc 1⩽1+x2⩽2. Comme 0⩽1, on intègre : 1⩽∫011+x2dx⩽2.

Une suite d’intégrales. Pour n∈ℕ, In=∫01xn1+xdx.

• Sens de variation. Pour x∈[0;1], xn+1⩽xn et 1+x>0, donc xn+11+x⩽xn1+x. Comme 0⩽1, on intègre : In+1⩽In. La suite (In) est décroissante.

• Limite. Pour x∈[0;1], 1⩽1+x⩽2 et xn⩾0, donc xn⩽xn1+x⩽2xn. On intègre : 1n+1⩽In⩽2n+1. Les deux bornes tendent vers 0 : d’après le théorème des gendarmes, limIn=0.

Réflexe — Pour majorer ou minorer une intégrale que je ne sais pas calculer : j’encadre la fonction sur l’intervalle, je vérifie que les bornes sont dans l’ordre croissant, j’intègre l’encadrement en citant « intégration des inégalités », puis je conclus (gendarmes, monotonie, limite).

Attention — La réciproque de la positivité est fausse : ∫−12xdx=32>0 alors que x<0 sur [−1;0[. Si les bornes sont dans l’ordre décroissant, l’inégalité s’inverse. Et ∫abf(x)g(x)dx n’est pas le produit des deux intégrales.

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Aire entre deux courbes et valeur moyenne

Ce qu’il faut savoir

Aire entre deux courbes. Si a⩽b et f⩾g sur [a;b], l’aire du domaine limité par 𝒞f, 𝒞g et les droites x=a, x=b vaut, en u.a. :

𝒜=∫ab(f(x)−g(x))dx.

Si les courbes se croisent, on découpe l’intervalle aux points d’intersection (Chasles) et on intègre chaque fois « courbe du haut moins courbe du bas ».

Valeur moyenne. Soit f continue sur [a;b] avec a<b. La valeur moyenne de f sur [a;b] est le réel :

μ=1b−a∫abf(x)dx.

Interprétation. Si f⩾0, le rectangle de base [a;b] et de hauteur μ a la même aire que le domaine sous 𝒞f. En cinématique, la vitesse moyenne entre t1 et t2 est la valeur moyenne de la vitesse sur [t1;t2].

Encadrement. Si m⩽f⩽M sur [a;b], alors m⩽μ⩽M.

1Oy = xy = x²aire
Exemples

Entre une droite et une parabole. Pour x∈[0;1], x−x2=x(1−x)⩾0 : la droite y=x est au-dessus de la parabole y=x2. L’aire du domaine vaut :

∫01(x−x2)dx=[x22−x33]01 =12−13=16 u.a.

Valeur moyenne de la racine carrée. Sur [0;4], x↦x=x1/2 a pour primitive x↦23x3/2. Donc ∫04xdx=23×8=163 et μ=14×163=43. Contrôle : 0⩽43⩽2, entre le minimum et le maximum de x sur [0;4].

Valeur moyenne de la fonction inverse. Sur [1;e] : μ=1e−1∫1edxx =1e−1[lnx]1e=1e−1≈0,58.

Réflexe — Pour une aire entre deux courbes, j’étudie d’abord le signe de f−g (factorisation, tableau de signes) : il dit quelle courbe est au-dessus et où découper. Pour une valeur moyenne, je n’oublie pas le facteur 1b−a et je vérifie que le résultat est entre le minimum et le maximum de f.

Attention — La valeur moyenne n’est en général ni f(a)+f(b)2 ni f(a+b2). Et si f−g change de signe, ∫ab(f−g) n’est pas l’aire : les morceaux se compensent.

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Intégration par parties

Ce qu’il faut savoir

Théorème. Si u et v sont dérivables sur [a;b], de dérivées u′ et v′ continues, alors :

∫abu(x)v′(x)dx =[u(x)v(x)]ab−∫abu′(x)v(x)dx.

Quand l’utiliser. Pour un produit dont on ne connaît pas de primitive. On choisit pour u le facteur qui se simplifie en dérivant (lnx, un polynôme) et pour v′ celui que l’on sait primitiver (eax, sin, cos, une puissance de x).

Exemples

Démonstration (exigible). Le produit uv est dérivable sur [a;b] et (uv)′=u′v+uv′, fonction continue. Comme uv est une primitive de (uv)′ :

∫ab(u′(x)v(x)+u(x)v′(x))dx =[u(x)v(x)]ab.

Par linéarité, ∫abu′(x)v(x)dx+∫abu(x)v′(x)dx =[u(x)v(x)]ab ; on isole ∫abu(x)v′(x)dx et on obtient la formule.

Polynôme × sinus. ∫0πxsinxdx. On pose u(x)=x et v′(x)=sinx, d’où u′(x)=1 et v(x)=−cosx ; u′ et v′ sont continues sur [0;π].

∫0πxsinxdx =[−xcosx]0π+∫0πcosxdx =π+[sinx]0π=π.

Logarithme × puissance. ∫1ex2lnxdx. On pose u(x)=lnx, u′(x)=1x, v′(x)=x2, v(x)=x33 : dérivées continues sur [1;e].

∫1ex2lnxdx =[x33lnx]1e−∫1ex23dx =e33−e3−19 =2e3+19≈4,575.

Réflexe — J’écris toujours les quatre fonctions u, u′, v′, v sur deux lignes, je justifie que u′ et v′ sont continues, puis j’applique la formule. Si la nouvelle intégrale ∫u′v n’est pas plus simple que celle de départ, j’ai inversé les rôles de u et v′.

Attention — On oublie souvent le signe « − » devant ∫abu′v, ou d’évaluer le crochet [uv]ab aux deux bornes. Avec lnx, on ne prend jamais v′=lnx : on ne connaît pas encore sa primitive, c’est lui qu’il faut dériver.

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Approcher une intégrale : la méthode des rectangles

Ce qu’il faut savoir

Découpage. On partage [a;b] en n intervalles de même largeur h=b−an, de bornes xk=a+kh (0⩽k⩽n).

Rectangles à gauche (hauteur prise au bord gauche) : sn=h(f(x0)+⋯+f(xn−1)).

Rectangles à droite (hauteur prise au bord droit) : Sn=h(f(x1)+⋯+f(xn)).

Encadrement. Si f est croissante sur [a;b] : sn⩽∫abf(x)dx⩽Sn. Si f est décroissante : Sn⩽∫abf(x)dx⩽sn. Dans les deux cas, l’écart entre les deux sommes vaut h|f(b)−f(a)|, qui tend vers 0 quand n augmente.

On écrit ∫abf(x)dx en regard de la somme ∑f(xk)h : le signe ∫ est un « S » allongé, la somme d’une infinité de rectangles de largeur dx.

11,251,51,752y = 1/x
Exemples

Encadrer ln2. f(x)=1x sur [1;2], avec n=4, donc h=0,25. La fonction f est décroissante, donc S4⩽∫12dxx⩽s4.

s4=0,25(1+45+23+47)≈0,760 et S4=0,25(45+23+47+12)≈0,635.

Comme ∫12dxx=ln2 : 0,634⩽ln2⩽0,760. L’écart vaut 0,25×(1−12)=0,125.

Programme. La fonction ci-dessous renvoie la somme à gauche sn :

def rectangles(f, a, b, n):
    h = (b - a) / n
    s = 0
    for k in range(n):
        s += h * f(a + k*h)
    return s

f = lambda x: 1 / x
print(rectangles(f,1,2,4))
# affiche 0.7595...

Pour la somme à droite, la boucle prend k de 1 à n : for k in range(1, n + 1).

Réflexe — Je calcule d’abord h, puis la liste des xk et de leurs images ; je repère le sens de variation de f pour savoir quelle somme est par défaut et laquelle est par excès. Pour une précision demandée ε, je résous h|f(b)−f(a)|⩽ε en n.

Attention — La somme à gauche s’arrête à xn−1 : elle ne contient pas f(b). Et « par défaut » ou « par excès » dépend du sens de variation de f, pas du côté choisi : à gauche, c’est par défaut si f croît, par excès si f décroît.

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+

Pour aller plus loin

Trouver une primitive. Les primitives des fonctions usuelles et des formes composées (u′un, u′u, u′eu, u′u), et la primitive qui vérifie une condition, sont traitées dans le chapitre Primitives.

Équations différentielles. Les solutions de y′=f sont les primitives de f ; celles de y′=ay+b se trouvent dans le chapitre Équations différentielles.

Méthodes des milieux et des trapèzes. En prenant la hauteur au milieu de chaque intervalle, ou en remplaçant chaque rectangle par un trapèze, on obtient des approximations souvent bien meilleures que les rectangles, avec le même nombre de calculs.

À retenir
  • Pour f continue et positive sur [a;b], ∫abf(x)dx est l’aire sous 𝒞f en u.a. ; x↦∫axf(t)dt est la primitive de f qui s’annule en a.
  • Pour f continue et F une primitive : ∫abf(x)dx=F(b)−F(a) ; l’intégrale compte négativement les aires situées sous l’axe.
  • Linéarité, Chasles, positivité (a⩽b) et intégration des inégalités permettent de découper, d’encadrer et d’étudier une suite d’intégrales.
  • Aire entre deux courbes : ∫ab(f−g) avec f⩾g ; valeur moyenne : μ=1b−a∫abf(x)dx.
  • Intégration par parties : ∫abuv′=[uv]ab−∫abu′v, avec u le facteur que l’on dérive.
  • Méthode des rectangles : h=b−an ; pour f monotone, ∫abf est entre la somme à gauche et la somme à droite, d’écart h|f(b)−f(a)|.

Questions fréquentes

Quelle est la différence entre une intégrale et une aire ?

Si la fonction est continue et positive sur [a ; b], l’intégrale de a à b est exactement l’aire sous la courbe, en unités d’aire. Si la fonction est négative, l’intégrale est l’opposé de l’aire ; si elle change de signe, les aires sous l’axe comptent négativement. Pour une aire, on découpe donc aux points où la fonction s’annule (relation de Chasles).

Comment calculer une intégrale avec une primitive ?

On vérifie que la fonction est continue sur l’intervalle, on cherche une primitive F (et on la contrôle en dérivant), puis on écrit le crochet [F(x)] de a à b et on calcule F(b) − F(a), avec des parenthèses autour de F(a) pour ne pas se tromper de signe.

À quoi servent la positivité et l’intégration des inégalités ?

Elles permettent d’encadrer une intégrale qu’on ne sait pas calculer : on encadre la fonction sur [a ; b], on vérifie que a ≤ b, puis on intègre l’encadrement. C’est la méthode des sujets de bac sur les suites d’intégrales : sens de variation, encadrement, limite par les gendarmes.

Comment calculer l’aire entre deux courbes et une valeur moyenne ?

Pour l’aire, on étudie le signe de f − g : si f ≥ g sur [a ; b], l’aire vaut l’intégrale de f − g de a à b. La valeur moyenne de f sur [a ; b] est l’intégrale divisée par la longueur b − a ; elle est toujours comprise entre le minimum et le maximum de f.

Comment choisir u et v′ dans une intégration par parties ?

On choisit pour u le facteur qui se simplifie en dérivant (un polynôme, ln x) et pour v′ celui que l’on sait primitiver (eˣ, sin, cos, une puissance de x). La formule est : intégrale de u v′ = [u v] − intégrale de u′ v ; on n’oublie ni le signe moins ni le crochet aux deux bornes.

Comment fonctionne la méthode des rectangles ?

On découpe [a ; b] en n intervalles de largeur h = (b − a)/n et on additionne les aires des rectangles de hauteur f à gauche (somme sₙ) ou à droite (somme Sₙ). Si f est monotone, l’intégrale est comprise entre les deux sommes, dont l’écart vaut h × |f(b) − f(a)|.

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