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Ces exercices corrigés sur « L'environnement, un enjeu politique et géopolitique » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en spécialité hggsp. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : L'environnement : une notion politique et un objet géopolitique, L'Anthropocène et la prise de conscience écologique, La construction historique de la question environnementale, Une mosaïque d'acteurs aux intérêts divergents. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser spécialité hggsp en terminale.
Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.
Exercice 1 — Définir les notions clés
Donne une définition précise et concise de chacune des notions suivantes du chapitre.
- L'Anthropocène
- La gouvernance environnementale mondiale
- Le développement durable
- Les inégalités environnementales
Méthode : une bonne définition donne le sens + un repère ou un exemple.
Anthropocène : nouvelle ère géologique, concept popularisé par Paul Crutzen vers 2000, dans laquelle l'humanité (anthropos) est devenue la principale force de transformation de la planète (climat, biodiversité, milieux).
Gouvernance environnementale mondiale : ensemble des institutions (ONU, PNUE, GIEC), règles et acteurs qui tentent de coordonner la protection de l'environnement à l'échelle internationale, notamment via les COP. Elle est multiscalaire mais limitée par l'absence de pouvoir contraignant.
Développement durable : modèle de développement défini par le rapport Brundtland (1987) qui « répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Il articule trois piliers : économique, social, environnemental.
Inégalités environnementales : répartition inégale, entre territoires et groupes sociaux, de l'exposition aux risques et nuisances et de la responsabilité dans les dégradations (ex. : les pays du Sud subissent le dérèglement dont ils sont peu responsables).
Exercice 2 — Identifier les acteurs
Pour chaque acteur, indique son rôle principal et son intérêt face à l'enjeu environnemental.
- Le GIEC
- Une ONG comme Greenpeace ou le WWF
- Une firme transnationale (FTN) du secteur pétrolier
- Un État du Sud exposé à la montée des eaux
Méthode : rôle (ce qu'il fait) + intérêt (ce qu'il cherche).
GIEC : groupe d'experts intergouvernemental, il produit l'expertise scientifique de référence sur le climat (rapports de synthèse). Intérêt : éclairer la décision politique par un consensus scientifique. Il ne décide pas, il conseille.
ONG (Greenpeace, WWF) : alertent l'opinion publique, mènent des campagnes médiatiques et du lobbying, exercent une pression sur États et entreprises. Intérêt : faire avancer la protection de l'environnement et peser sur l'agenda.
FTN pétrolière : actrice majeure de l'exploitation des ressources fossiles ; cherche d'abord la rentabilité. Elle peut freiner la transition (lobbying) ou investir dans les renouvelables, parfois accusée de greenwashing.
État du Sud exposé (ex. petit État insulaire, Bangladesh) : cherche à se protéger des effets du dérèglement et réclame justice et financements aux pays responsables (responsabilité « commune mais différenciée »).
Exercice 3 — Maîtriser les repères chronologiques
Associe chaque date à l'événement majeur de la politisation de l'environnement qu'elle marque.
- 1872
- 1972
- 1987
- 1992
- 2015
1872 : création du parc national de Yellowstone aux États-Unis, première grande mesure de protection de la nature.
1972 : Conférence de Stockholm, première conférence de l'ONU sur l'environnement humain ; même année, rapport « Halte à la croissance ? » du Club de Rome.
1987 : rapport Brundtland, qui définit le développement durable.
1992 : Sommet de la Terre de Rio (Agenda 21, conventions climat et biodiversité).
2015 : Accord de Paris (COP21), objectif de contenir le réchauffement nettement sous 2 °C.
Exercice 4 — Distinguer enjeu politique et enjeu géopolitique
Pour chaque situation, indique si elle relève surtout d'un enjeu politique (interne) ou géopolitique (international), et justifie en une phrase.
- Un débat national sur l'interdiction des pesticides dans l'agriculture française.
- Le partage des eaux du Nil entre l'Éthiopie, le Soudan et l'Égypte.
- Une mobilisation citoyenne contre l'artificialisation des sols dans une commune.
- Les négociations entre États lors d'une COP pour répartir l'effort de réduction des émissions.
Méthode : enjeu politique = décision et conflits d'intérêts au sein d'une société ; enjeu géopolitique = rivalité/coopération entre pouvoirs sur un territoire ou une ressource.
1. Enjeu politique (interne) : choix de société et conflits d'intérêts (agriculteurs, santé, écologistes) à l'échelle nationale.
2. Enjeu géopolitique : ressource transfrontalière (le Nil) qui oppose des États souverains ; le contrôle de l'eau devient un instrument de puissance.
3. Enjeu politique (local) : mobilisation de la société civile face à une décision d'aménagement.
4. Enjeu géopolitique : négociation internationale où chaque État défend ses intérêts ; coopération et rapports de force se mêlent.
Exercice 5 — Expliquer une notion par un exemple
Pour chaque notion, propose un exemple précis et explique en quoi il l'illustre.
- Le caractère non contraignant de la gouvernance climatique.
- La notion de réfugié climatique.
- Le greenwashing.
Gouvernance non contraignante : le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris annoncé en 2017 montre qu'aucune sanction n'oblige un État à tenir ses engagements ; les contributions nationales sont volontaires.
Réfugié climatique : les habitants d'États insulaires du Pacifique (ex. Tuvalu, Kiribati) menacés par la montée des eaux, ou les populations déplacées par des sécheresses prolongées au Sahel : ils doivent migrer à cause de la dégradation de leur milieu, alors que le statut juridique de « réfugié climatique » n'existe pas encore officiellement.
Greenwashing : une firme qui met en avant une image écologique (publicité « verte ») sans changement réel de ses pratiques polluantes, par exemple une compagnie pétrolière communiquant sur de petits investissements renouvelables marginaux par rapport à son activité fossile.
Exercice 6 — Analyse de document — un extrait de l'Accord de Paris
Étudie le document puis réponds aux questions en mobilisant le cours.
- Document : « Le présent Accord [...] vise à renforcer la riposte mondiale à la menace des changements climatiques [...], notamment en contenant l'élévation de la température moyenne de la planète nettement en-dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l'action menée pour limiter l'élévation à 1,5 °C [...]. Les pays développés [...] devraient continuer de montrer la voie [...]. » — Accord de Paris, COP21, articles 2 et 4, décembre 2015.
- Présente le document : nature, contexte et acteurs concernés.
- Quel objectif chiffré l'Accord fixe-t-il, et que signifie l'idée que les pays développés « montrent la voie » ?
- Montre les apports MAIS aussi les limites de ce texte pour la gouvernance environnementale mondiale.
Méthode de l'étude critique : présenter, analyser, critiquer.
Présentation : il s'agit d'un extrait de l'Accord de Paris, traité international adopté lors de la COP21 (décembre 2015) sous l'égide de l'ONU. Il engage 195 États (acteurs : États, mais aussi ONU comme cadre de négociation).
Analyse : l'Accord fixe un objectif chiffré : contenir le réchauffement nettement en-dessous de 2 °C et viser 1,5 °C par rapport au niveau préindustriel. L'idée que les pays développés « montrent la voie » renvoie au principe de responsabilité commune mais différenciée : les pays riches, responsables historiques des émissions, doivent faire davantage et aider financièrement les pays du Sud.
Critique (apports / limites) : Apports : accord quasi universel, fixant un cap commun et reconnaissant l'inégale responsabilité. Limites : les engagements (contributions nationales) sont librement déterminés et non contraignants ; aucun mécanisme de sanction ; les verbes employés (« devraient ») restent prudents. Le document, par nature diplomatique, masque les divergences entre États et son efficacité dépend de la volonté politique (illustrée par le retrait américain de 2017). Il témoigne ainsi des forces ET des faiblesses de la gouvernance mondiale.