Lycée · Terminale · Spécialité HGGSP
L'environnement, un enjeu politique et géopolitique
Thème 5 : l'environnement, entre exploitation et protection — introduction et axe 1 du programme de Terminale HGGSP
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Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
Le terme « Anthropocène » a été popularisé vers 2000 par :
- A. Paul Crutzen
- B. Gro Harlem Brundtland
- C. Al Gore
- D. Rachel Carson
Réponse
A. Paul Crutzen — Le chimiste Paul Crutzen popularise ce concept vers l'an 2000.
L'Anthropocène désigne :
- A. une nouvelle ère géologique marquée par l'action humaine
- B. un traité international sur le climat
- C. une ONG écologiste
- D. une zone protégée
Réponse
A. une nouvelle ère géologique marquée par l'action humaine — C'est l'ère où l'humanité est la principale force de transformation de la planète.
Le premier parc national au monde, créé en 1872, est :
- A. Yellowstone
- B. les Calanques
- C. le Serengeti
- D. le Mercantour
Réponse
A. Yellowstone — Yellowstone (États-Unis, 1872) marque les débuts de la protection de la nature.
Le rapport Brundtland (1987) a défini la notion de :
- A. développement durable
- B. empreinte carbone
- C. biodiversité
- D. Anthropocène
Réponse
A. développement durable — Le rapport Brundtland formule la définition de référence du développement durable.
L'Accord de Paris sur le climat a été adopté lors de la :
- A. COP21 en 2015
- B. COP3 en 1997
- C. Conférence de Stockholm en 1972
- D. COP15 en 2009
Réponse
A. COP21 en 2015 — La COP21 s'est tenue à Paris en décembre 2015.
Le GIEC est un organisme qui :
- A. produit l'expertise scientifique sur le climat
- B. vote des lois internationales
- C. finance les énergies renouvelables
- D. sanctionne les États pollueurs
Réponse
A. produit l'expertise scientifique sur le climat — Le GIEC fournit aux décideurs une synthèse scientifique, mais ne décide pas.
Le Sommet de la Terre de 1992 s'est tenu à :
- A. Rio de Janeiro
- B. Kyoto
- C. Stockholm
- D. Johannesburg
Réponse
A. Rio de Janeiro — Le Sommet de Rio (1992) a lancé l'Agenda 21 et les conventions climat/biodiversité.
Une « FTN » désigne :
- A. une firme transnationale
- B. une forêt tropicale naturelle
- C. un fonds des Nations unies
- D. une fédération écologiste
Réponse
A. une firme transnationale — FTN = firme transnationale, acteur économique majeur de l'environnement.
Le « greenwashing » consiste à :
- A. se donner une image écologique sans changement réel
- B. nettoyer les océans
- C. planter des arbres
- D. recycler les déchets
Réponse
A. se donner une image écologique sans changement réel — Le greenwashing est un verdissement de l'image, sans pratiques réellement vertueuses.
L'objectif principal de l'Accord de Paris est de contenir le réchauffement :
- A. nettement en-dessous de 2 °C
- B. à exactement 4 °C
- C. au-dessus de 3 °C
- D. à 0 °C
Réponse
A. nettement en-dessous de 2 °C — L'objectif est « nettement sous 2 °C », en visant 1,5 °C.
La Conférence de Stockholm (1972) est :
- A. la première conférence de l'ONU sur l'environnement
- B. le premier accord climatique contraignant
- C. la création du GIEC
- D. le premier parc national
Réponse
A. la première conférence de l'ONU sur l'environnement — Stockholm 1972 marque l'entrée de l'environnement à l'agenda international.
Les « COP » sont :
- A. des conférences annuelles des États sur le climat
- B. des ONG environnementales
- C. des entreprises pétrolières
- D. des tribunaux internationaux
Réponse
A. des conférences annuelles des États sur le climat — COP = Conferences of the Parties, réunions des États signataires depuis 1995.
Niveau moyen — 12 questions
Dire que l'environnement est un enjeu « géopolitique » signifie surtout qu'il :
- A. met en jeu des rivalités et coopérations entre pouvoirs sur des ressources/territoires
- B. ne concerne que les scientifiques
- C. est uniquement un débat national
- D. n'a aucun lien avec les frontières
Réponse
A. met en jeu des rivalités et coopérations entre pouvoirs sur des ressources/territoires — Le géopolitique = rapports de pouvoir entre acteurs sur l'espace et les ressources.
Le principe de « responsabilité commune mais différenciée » signifie que :
- A. les pays développés doivent davantage agir car ils sont responsables historiques
- B. tous les pays doivent réduire exactement de la même façon
- C. seuls les pays du Sud doivent agir
- D. personne n'a de responsabilité
Réponse
A. les pays développés doivent davantage agir car ils sont responsables historiques — Ce principe pèse plus lourd sur les pays riches, premiers émetteurs historiques.
Le tension autour du barrage de la Renaissance illustre un conflit :
- A. pour le partage de l'eau du Nil
- B. pour le pétrole
- C. pour les terres rares
- D. pour les forêts amazoniennes
Réponse
A. pour le partage de l'eau du Nil — Ce barrage éthiopien sur le Nil ravive les tensions avec l'Égypte et le Soudan.
Une principale limite de la gouvernance climatique mondiale est :
- A. le caractère non contraignant des engagements
- B. l'absence totale de négociations
- C. l'interdiction des ONG
- D. l'unanimité parfaite des États
Réponse
A. le caractère non contraignant des engagements — Les engagements reposent sur la volonté des États, sans sanction efficace.
On parle de « réfugiés climatiques » pour désigner :
- A. des populations contraintes de migrer à cause de la dégradation de leur milieu
- B. des touristes en zone tropicale
- C. des experts du GIEC
- D. des militants écologistes
Réponse
A. des populations contraintes de migrer à cause de la dégradation de leur milieu — Ce sont des déplacés environnementaux, sans statut juridique officiel à ce jour.
Le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris (annoncé en 2017) illustre :
- A. la fragilité d'engagements internationaux non contraignants
- B. l'efficacité des sanctions de l'ONU
- C. la fin des COP
- D. l'unanimité des grandes puissances
Réponse
A. la fragilité d'engagements internationaux non contraignants — Il montre qu'un État peut se retirer sans sanction, faute de contrainte.
La « justice environnementale » insiste sur le fait que :
- A. les plus pauvres subissent souvent les dégradations qu'ils causent le moins
- B. tous les territoires sont également exposés
- C. les pays riches sont les plus touchés
- D. il n'existe pas d'inégalités
Réponse
A. les plus pauvres subissent souvent les dégradations qu'ils causent le moins — Elle pointe le décalage entre responsabilité et exposition aux dommages.
Le rôle d'une ONG comme le WWF est principalement de :
- A. alerter l'opinion et faire pression sur États et entreprises
- B. voter des lois contraignantes
- C. exploiter des ressources
- D. diriger les COP
Réponse
A. alerter l'opinion et faire pression sur États et entreprises — Les ONG mobilisent l'opinion et exercent un lobbying, sans pouvoir décisionnel.
Le Pacte vert (Green Deal) est une initiative :
- A. de l'Union européenne
- B. de l'ONU
- C. des États-Unis
- D. de la Chine
Réponse
A. de l'Union européenne — Le Pacte vert européen illustre l'échelle régionale de la gouvernance.
Dans l'analyse géopolitique d'un enjeu environnemental, il faut surtout identifier :
- A. les acteurs, leurs intérêts et les échelles
- B. uniquement la date
- C. seulement le climat
- D. le nom du document
Réponse
A. les acteurs, leurs intérêts et les échelles — Qui agit, pourquoi et à quelle échelle : la grille d'analyse de base.
La notion d'« inégalités environnementales » renvoie à :
- A. une exposition inégale aux risques selon territoires et groupes sociaux
- B. l'égalité parfaite face aux risques
- C. le seul réchauffement climatique
- D. la richesse des États
Réponse
A. une exposition inégale aux risques selon territoires et groupes sociaux — Elle articule inégalités sociales et spatiales face aux dégradations.
Le rapport « Halte à la croissance ? » (1972) émane :
- A. du Club de Rome
- B. du GIEC
- C. de l'ONU
- D. de Greenpeace
Réponse
A. du Club de Rome — Ce rapport du Club de Rome alerte sur les limites de la croissance.
Niveau difficile — 12 questions
Affirmer que l'environnement est un « construit politique » revient à dire que :
- A. sa définition et sa protection résultent de choix et de rapports de force
- B. il s'agit d'une donnée purement naturelle
- C. il échappe à toute décision humaine
- D. seuls les scientifiques le définissent
Réponse
A. sa définition et sa protection résultent de choix et de rapports de force — L'environnement comme objet politique est façonné par des débats et des intérêts.
Le concept d'Anthropocène est discuté car :
- A. sa date de départ et sa validité géologique font débat
- B. personne n'admet l'impact humain
- C. il est interdit d'usage
- D. il ne concerne que le climat
Réponse
A. sa date de départ et sa validité géologique font débat — Les scientifiques débattent de sa date (révolution industrielle ? 1950 ?) et de son statut.
Le caractère « multiscalaire » de la gouvernance environnementale signifie qu'elle :
- A. articule des échelles mondiale, régionale, nationale et locale
- B. ne concerne que l'ONU
- C. se limite à l'échelle locale
- D. exclut les États
Réponse
A. articule des échelles mondiale, régionale, nationale et locale — De la COP mondiale aux villes engagées, plusieurs échelles s'imbriquent.
Une critique pertinente d'un discours d'entreprise sur sa « neutralité carbone » consiste à :
- A. interroger l'écart entre communication et pratiques réelles
- B. accepter l'affirmation sans nuance
- C. ignorer le contexte
- D. ne retenir que la date
Réponse
A. interroger l'écart entre communication et pratiques réelles — Critiquer un document = mesurer ses limites, ici un possible greenwashing.
Le fait que les négociations climatiques aboutissent à des engagements « librement déterminés » traduit :
- A. le poids de la souveraineté des États dans la gouvernance mondiale
- B. l'existence d'un gouvernement mondial
- C. l'absence de tout accord
- D. la primauté des ONG sur les États
Réponse
A. le poids de la souveraineté des États dans la gouvernance mondiale — Faute d'autorité supranationale, les États gardent la main : tension souveraineté/coopération.
Opposer pays du Nord et pays du Sud dans la question climatique revient surtout à opposer :
- A. responsables historiques et populations souvent les plus exposées
- B. deux blocs militaires
- C. deux religions
- D. deux continents sans lien avec le climat
Réponse
A. responsables historiques et populations souvent les plus exposées — Cette opposition structure le débat sur la responsabilité et le financement.
Le passage du protocole de Kyoto (1997) à l'Accord de Paris (2015) marque un glissement vers :
- A. des engagements universels mais volontaires plutôt que des objectifs contraignants pour les seuls pays du Nord
- B. une suppression de tout objectif
- C. une contrainte juridique mondiale parfaite
- D. le retrait de l'ONU
Réponse
A. des engagements universels mais volontaires plutôt que des objectifs contraignants pour les seuls pays du Nord — Kyoto imposait des objectifs aux pays développés ; Paris élargit mais sur une base volontaire.
Pour problématiser un sujet de dissertation sur l'environnement géopolitique, il faut :
- A. faire apparaître une tension ou un paradoxe à résoudre
- B. réciter le cours sans question
- C. résumer un seul document
- D. donner une liste de dates
Réponse
A. faire apparaître une tension ou un paradoxe à résoudre — La problématique transforme le sujet en question révélant un enjeu.
L'idée que la protection de l'environnement peut entrer en conflit avec le développement illustre :
- A. l'arbitrage difficile que doivent opérer les États
- B. une fausse opposition sans enjeu
- C. l'absence d'acteurs économiques
- D. la neutralité totale des États
Réponse
A. l'arbitrage difficile que doivent opérer les États — Les États arbitrent entre croissance économique et impératif écologique.
Critiquer un extrait de traité international suppose notamment de :
- A. repérer le vocabulaire prudent et l'absence de mécanismes contraignants
- B. le recopier intégralement
- C. le rejeter sans l'analyser
- D. n'en garder que l'auteur
Réponse
A. repérer le vocabulaire prudent et l'absence de mécanismes contraignants — Les verbes conditionnels et l'absence de sanction révèlent les limites du texte.
La multiplication des acteurs (États, ONG, FTN, sociétés civiles) rend l'action environnementale :
- A. plus riche mais plus complexe à coordonner
- B. automatiquement plus efficace
- C. totalement impossible
- D. indépendante des États
Réponse
A. plus riche mais plus complexe à coordonner — La diversité des intérêts est à la fois une force et un frein à la décision.
Dire que l'eau peut devenir un « instrument de puissance » signifie qu'elle :
- A. sert de levier de pression géopolitique entre États riverains
- B. n'a aucune dimension stratégique
- C. est répartie également partout
- D. ne concerne que l'agriculture
Réponse
A. sert de levier de pression géopolitique entre États riverains — Contrôler une ressource transfrontalière confère un moyen de pression sur les voisins.
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