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Lycée · Terminale · Spécialité HGGSP

L'environnement, un enjeu politique et géopolitique

Thème 5 : l'environnement, entre exploitation et protection — introduction et axe 1 du programme de Terminale HGGSP

À propos de cette page
Ce QCM sur « L'environnement, un enjeu politique et géopolitique » en terminale teste tes connaissances en spécialité hggsp de manière interactive. Les questions, classées par niveau (facile, moyen, difficile), respectent le programme officiel de terminale. Au programme : L'environnement : une notion politique et un objet géopolitique, L'Anthropocène et la prise de conscience écologique, La construction historique de la question environnementale, Une mosaïque d'acteurs aux intérêts divergents. À chaque réponse, une explication détaillée t'aide à comprendre tes erreurs et à mémoriser l'essentiel. Idéal pour s'auto-évaluer rapidement, réviser avant un contrôle ou consolider ses acquis. Quiz gratuit conçu par un professeur particulier à Marseille pour progresser en spécialité hggsp en terminale.

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Les 36 questions du QCM en version texte

Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.

Niveau facile — 12 questions
  1. Le terme « Anthropocène » a été popularisé vers 2000 par :

    • A. Paul Crutzen
    • B. Gro Harlem Brundtland
    • C. Al Gore
    • D. Rachel Carson
    Réponse

    A. Paul Crutzen — Le chimiste Paul Crutzen popularise ce concept vers l'an 2000.

  2. L'Anthropocène désigne :

    • A. une nouvelle ère géologique marquée par l'action humaine
    • B. un traité international sur le climat
    • C. une ONG écologiste
    • D. une zone protégée
    Réponse

    A. une nouvelle ère géologique marquée par l'action humaine — C'est l'ère où l'humanité est la principale force de transformation de la planète.

  3. Le premier parc national au monde, créé en 1872, est :

    • A. Yellowstone
    • B. les Calanques
    • C. le Serengeti
    • D. le Mercantour
    Réponse

    A. Yellowstone — Yellowstone (États-Unis, 1872) marque les débuts de la protection de la nature.

  4. Le rapport Brundtland (1987) a défini la notion de :

    • A. développement durable
    • B. empreinte carbone
    • C. biodiversité
    • D. Anthropocène
    Réponse

    A. développement durable — Le rapport Brundtland formule la définition de référence du développement durable.

  5. L'Accord de Paris sur le climat a été adopté lors de la :

    • A. COP21 en 2015
    • B. COP3 en 1997
    • C. Conférence de Stockholm en 1972
    • D. COP15 en 2009
    Réponse

    A. COP21 en 2015 — La COP21 s'est tenue à Paris en décembre 2015.

  6. Le GIEC est un organisme qui :

    • A. produit l'expertise scientifique sur le climat
    • B. vote des lois internationales
    • C. finance les énergies renouvelables
    • D. sanctionne les États pollueurs
    Réponse

    A. produit l'expertise scientifique sur le climat — Le GIEC fournit aux décideurs une synthèse scientifique, mais ne décide pas.

  7. Le Sommet de la Terre de 1992 s'est tenu à :

    • A. Rio de Janeiro
    • B. Kyoto
    • C. Stockholm
    • D. Johannesburg
    Réponse

    A. Rio de Janeiro — Le Sommet de Rio (1992) a lancé l'Agenda 21 et les conventions climat/biodiversité.

  8. Une « FTN » désigne :

    • A. une firme transnationale
    • B. une forêt tropicale naturelle
    • C. un fonds des Nations unies
    • D. une fédération écologiste
    Réponse

    A. une firme transnationale — FTN = firme transnationale, acteur économique majeur de l'environnement.

  9. Le « greenwashing » consiste à :

    • A. se donner une image écologique sans changement réel
    • B. nettoyer les océans
    • C. planter des arbres
    • D. recycler les déchets
    Réponse

    A. se donner une image écologique sans changement réel — Le greenwashing est un verdissement de l'image, sans pratiques réellement vertueuses.

  10. L'objectif principal de l'Accord de Paris est de contenir le réchauffement :

    • A. nettement en-dessous de 2 °C
    • B. à exactement 4 °C
    • C. au-dessus de 3 °C
    • D. à 0 °C
    Réponse

    A. nettement en-dessous de 2 °C — L'objectif est « nettement sous 2 °C », en visant 1,5 °C.

  11. La Conférence de Stockholm (1972) est :

    • A. la première conférence de l'ONU sur l'environnement
    • B. le premier accord climatique contraignant
    • C. la création du GIEC
    • D. le premier parc national
    Réponse

    A. la première conférence de l'ONU sur l'environnement — Stockholm 1972 marque l'entrée de l'environnement à l'agenda international.

  12. Les « COP » sont :

    • A. des conférences annuelles des États sur le climat
    • B. des ONG environnementales
    • C. des entreprises pétrolières
    • D. des tribunaux internationaux
    Réponse

    A. des conférences annuelles des États sur le climat — COP = Conferences of the Parties, réunions des États signataires depuis 1995.

Niveau moyen — 12 questions
  1. Dire que l'environnement est un enjeu « géopolitique » signifie surtout qu'il :

    • A. met en jeu des rivalités et coopérations entre pouvoirs sur des ressources/territoires
    • B. ne concerne que les scientifiques
    • C. est uniquement un débat national
    • D. n'a aucun lien avec les frontières
    Réponse

    A. met en jeu des rivalités et coopérations entre pouvoirs sur des ressources/territoires — Le géopolitique = rapports de pouvoir entre acteurs sur l'espace et les ressources.

  2. Le principe de « responsabilité commune mais différenciée » signifie que :

    • A. les pays développés doivent davantage agir car ils sont responsables historiques
    • B. tous les pays doivent réduire exactement de la même façon
    • C. seuls les pays du Sud doivent agir
    • D. personne n'a de responsabilité
    Réponse

    A. les pays développés doivent davantage agir car ils sont responsables historiques — Ce principe pèse plus lourd sur les pays riches, premiers émetteurs historiques.

  3. Le tension autour du barrage de la Renaissance illustre un conflit :

    • A. pour le partage de l'eau du Nil
    • B. pour le pétrole
    • C. pour les terres rares
    • D. pour les forêts amazoniennes
    Réponse

    A. pour le partage de l'eau du Nil — Ce barrage éthiopien sur le Nil ravive les tensions avec l'Égypte et le Soudan.

  4. Une principale limite de la gouvernance climatique mondiale est :

    • A. le caractère non contraignant des engagements
    • B. l'absence totale de négociations
    • C. l'interdiction des ONG
    • D. l'unanimité parfaite des États
    Réponse

    A. le caractère non contraignant des engagements — Les engagements reposent sur la volonté des États, sans sanction efficace.

  5. On parle de « réfugiés climatiques » pour désigner :

    • A. des populations contraintes de migrer à cause de la dégradation de leur milieu
    • B. des touristes en zone tropicale
    • C. des experts du GIEC
    • D. des militants écologistes
    Réponse

    A. des populations contraintes de migrer à cause de la dégradation de leur milieu — Ce sont des déplacés environnementaux, sans statut juridique officiel à ce jour.

  6. Le retrait des États-Unis de l'Accord de Paris (annoncé en 2017) illustre :

    • A. la fragilité d'engagements internationaux non contraignants
    • B. l'efficacité des sanctions de l'ONU
    • C. la fin des COP
    • D. l'unanimité des grandes puissances
    Réponse

    A. la fragilité d'engagements internationaux non contraignants — Il montre qu'un État peut se retirer sans sanction, faute de contrainte.

  7. La « justice environnementale » insiste sur le fait que :

    • A. les plus pauvres subissent souvent les dégradations qu'ils causent le moins
    • B. tous les territoires sont également exposés
    • C. les pays riches sont les plus touchés
    • D. il n'existe pas d'inégalités
    Réponse

    A. les plus pauvres subissent souvent les dégradations qu'ils causent le moins — Elle pointe le décalage entre responsabilité et exposition aux dommages.

  8. Le rôle d'une ONG comme le WWF est principalement de :

    • A. alerter l'opinion et faire pression sur États et entreprises
    • B. voter des lois contraignantes
    • C. exploiter des ressources
    • D. diriger les COP
    Réponse

    A. alerter l'opinion et faire pression sur États et entreprises — Les ONG mobilisent l'opinion et exercent un lobbying, sans pouvoir décisionnel.

  9. Le Pacte vert (Green Deal) est une initiative :

    • A. de l'Union européenne
    • B. de l'ONU
    • C. des États-Unis
    • D. de la Chine
    Réponse

    A. de l'Union européenne — Le Pacte vert européen illustre l'échelle régionale de la gouvernance.

  10. Dans l'analyse géopolitique d'un enjeu environnemental, il faut surtout identifier :

    • A. les acteurs, leurs intérêts et les échelles
    • B. uniquement la date
    • C. seulement le climat
    • D. le nom du document
    Réponse

    A. les acteurs, leurs intérêts et les échelles — Qui agit, pourquoi et à quelle échelle : la grille d'analyse de base.

  11. La notion d'« inégalités environnementales » renvoie à :

    • A. une exposition inégale aux risques selon territoires et groupes sociaux
    • B. l'égalité parfaite face aux risques
    • C. le seul réchauffement climatique
    • D. la richesse des États
    Réponse

    A. une exposition inégale aux risques selon territoires et groupes sociaux — Elle articule inégalités sociales et spatiales face aux dégradations.

  12. Le rapport « Halte à la croissance ? » (1972) émane :

    • A. du Club de Rome
    • B. du GIEC
    • C. de l'ONU
    • D. de Greenpeace
    Réponse

    A. du Club de Rome — Ce rapport du Club de Rome alerte sur les limites de la croissance.

Niveau difficile — 12 questions
  1. Affirmer que l'environnement est un « construit politique » revient à dire que :

    • A. sa définition et sa protection résultent de choix et de rapports de force
    • B. il s'agit d'une donnée purement naturelle
    • C. il échappe à toute décision humaine
    • D. seuls les scientifiques le définissent
    Réponse

    A. sa définition et sa protection résultent de choix et de rapports de force — L'environnement comme objet politique est façonné par des débats et des intérêts.

  2. Le concept d'Anthropocène est discuté car :

    • A. sa date de départ et sa validité géologique font débat
    • B. personne n'admet l'impact humain
    • C. il est interdit d'usage
    • D. il ne concerne que le climat
    Réponse

    A. sa date de départ et sa validité géologique font débat — Les scientifiques débattent de sa date (révolution industrielle ? 1950 ?) et de son statut.

  3. Le caractère « multiscalaire » de la gouvernance environnementale signifie qu'elle :

    • A. articule des échelles mondiale, régionale, nationale et locale
    • B. ne concerne que l'ONU
    • C. se limite à l'échelle locale
    • D. exclut les États
    Réponse

    A. articule des échelles mondiale, régionale, nationale et locale — De la COP mondiale aux villes engagées, plusieurs échelles s'imbriquent.

  4. Une critique pertinente d'un discours d'entreprise sur sa « neutralité carbone » consiste à :

    • A. interroger l'écart entre communication et pratiques réelles
    • B. accepter l'affirmation sans nuance
    • C. ignorer le contexte
    • D. ne retenir que la date
    Réponse

    A. interroger l'écart entre communication et pratiques réelles — Critiquer un document = mesurer ses limites, ici un possible greenwashing.

  5. Le fait que les négociations climatiques aboutissent à des engagements « librement déterminés » traduit :

    • A. le poids de la souveraineté des États dans la gouvernance mondiale
    • B. l'existence d'un gouvernement mondial
    • C. l'absence de tout accord
    • D. la primauté des ONG sur les États
    Réponse

    A. le poids de la souveraineté des États dans la gouvernance mondiale — Faute d'autorité supranationale, les États gardent la main : tension souveraineté/coopération.

  6. Opposer pays du Nord et pays du Sud dans la question climatique revient surtout à opposer :

    • A. responsables historiques et populations souvent les plus exposées
    • B. deux blocs militaires
    • C. deux religions
    • D. deux continents sans lien avec le climat
    Réponse

    A. responsables historiques et populations souvent les plus exposées — Cette opposition structure le débat sur la responsabilité et le financement.

  7. Le passage du protocole de Kyoto (1997) à l'Accord de Paris (2015) marque un glissement vers :

    • A. des engagements universels mais volontaires plutôt que des objectifs contraignants pour les seuls pays du Nord
    • B. une suppression de tout objectif
    • C. une contrainte juridique mondiale parfaite
    • D. le retrait de l'ONU
    Réponse

    A. des engagements universels mais volontaires plutôt que des objectifs contraignants pour les seuls pays du Nord — Kyoto imposait des objectifs aux pays développés ; Paris élargit mais sur une base volontaire.

  8. Pour problématiser un sujet de dissertation sur l'environnement géopolitique, il faut :

    • A. faire apparaître une tension ou un paradoxe à résoudre
    • B. réciter le cours sans question
    • C. résumer un seul document
    • D. donner une liste de dates
    Réponse

    A. faire apparaître une tension ou un paradoxe à résoudre — La problématique transforme le sujet en question révélant un enjeu.

  9. L'idée que la protection de l'environnement peut entrer en conflit avec le développement illustre :

    • A. l'arbitrage difficile que doivent opérer les États
    • B. une fausse opposition sans enjeu
    • C. l'absence d'acteurs économiques
    • D. la neutralité totale des États
    Réponse

    A. l'arbitrage difficile que doivent opérer les États — Les États arbitrent entre croissance économique et impératif écologique.

  10. Critiquer un extrait de traité international suppose notamment de :

    • A. repérer le vocabulaire prudent et l'absence de mécanismes contraignants
    • B. le recopier intégralement
    • C. le rejeter sans l'analyser
    • D. n'en garder que l'auteur
    Réponse

    A. repérer le vocabulaire prudent et l'absence de mécanismes contraignants — Les verbes conditionnels et l'absence de sanction révèlent les limites du texte.

  11. La multiplication des acteurs (États, ONG, FTN, sociétés civiles) rend l'action environnementale :

    • A. plus riche mais plus complexe à coordonner
    • B. automatiquement plus efficace
    • C. totalement impossible
    • D. indépendante des États
    Réponse

    A. plus riche mais plus complexe à coordonner — La diversité des intérêts est à la fois une force et un frein à la décision.

  12. Dire que l'eau peut devenir un « instrument de puissance » signifie qu'elle :

    • A. sert de levier de pression géopolitique entre États riverains
    • B. n'a aucune dimension stratégique
    • C. est répartie également partout
    • D. ne concerne que l'agriculture
    Réponse

    A. sert de levier de pression géopolitique entre États riverains — Contrôler une ressource transfrontalière confère un moyen de pression sur les voisins.

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