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Spécialité HGGSP · Classe de Terminale

L'environnement, un enjeu politique et géopolitique

Thème 5 : l'environnement, entre exploitation et protection — introduction et axe 1 du programme de Terminale HGGSP

À propos de cette page
Cette évaluation sur « L'environnement, un enjeu politique et géopolitique » en terminale permet de faire le point sur ses connaissances en spécialité hggsp, comme lors d'un véritable contrôle. Elle suit le programme officiel de terminale et propose plusieurs exercices notés sur 20, avec un corrigé détaillé. Au programme : L'environnement : une notion politique et un objet géopolitique, L'Anthropocène et la prise de conscience écologique, La construction historique de la question environnementale, Une mosaïque d'acteurs aux intérêts divergents. Travaille seul, chronomètre-toi, puis compare tes réponses au corrigé pour identifier les points à revoir. Parfait pour mesurer ses progrès et réviser efficacement. Évaluation gratuite conçue par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale en spécialité hggsp.
Évaluation finale · Niveau difficile · Durée 120 min · Noté sur 20
120:00

Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.

Exercice 1 — Dissertation

/ 10 pts
  1. Sujet : « En quoi l'environnement est-il devenu un enjeu politique et géopolitique majeur ? »
  2. Vous traiterez le sujet sous la forme d'une dissertation structurée (introduction avec problématique, développement en deux ou trois parties argumentées et appuyées sur des exemples précis, conclusion).

Exercice 2 — Étude critique de documents

/ 10 pts
  1. Consigne : à partir des deux documents et de vos connaissances, montrez les apports et les limites de la gouvernance environnementale mondiale face au défi climatique. Vous adopterez une démarche critique.
  2. Document 1 : « L'Accord de Paris, adopté par 195 États en 2015, fixe l'objectif de contenir le réchauffement nettement en-dessous de 2 °C. Mais chaque pays détermine librement sa contribution, et aucune sanction n'est prévue en cas de non-respect. » — D'après un manuel de Terminale, 2020.
  3. Document 2 : « Les pays les plus vulnérables au changement climatique sont souvent ceux qui ont le moins contribué aux émissions mondiales. Les États insulaires du Pacifique réclament des financements et une reconnaissance de leur situation, sans toujours être entendus. » — D'après un rapport d'ONG, 2019.
Corrigé détaillé

Exercice 1 — Dissertation
Analyse du sujet : il faut définir « environnement » (milieux + relations sociétés/nature), « enjeu politique » (décisions et conflits internes) et « enjeu géopolitique » (rivalités et coopérations entre pouvoirs sur ressources et territoires), et expliquer le processus historique de cette politisation.

Problématique possible : comment l'environnement, longtemps perçu comme une simple donnée naturelle, est-il devenu un objet de débats politiques internes et de rapports de force internationaux ?

Plan détaillé :
I. L'environnement, une question progressivement politisée. Définir l'environnement comme construit social et politique. Étapes : Yellowstone (1872), Stockholm (1972) et rapport du Club de Rome, Brundtland (1987) et le développement durable, Rio (1992). L'Anthropocène (Crutzen, v. 2000) légitime l'idée d'une responsabilité collective. → l'environnement entre dans le débat public et l'agenda des États.

II. Un objet géopolitique : coopérations et rivalités entre acteurs. Une mosaïque d'acteurs aux intérêts divergents (États, ONU/GIEC, ONG, FTN, sociétés civiles). La gouvernance mondiale via les COP (Kyoto 1997, Accord de Paris/COP21 2015) ; principe de responsabilité commune mais différenciée. Mais des conflits : partage de l'eau (Nil, barrage de la Renaissance), inégalités Nord/Sud.

III. (ou sous-partie) Les limites et tensions de cette gouvernance. Engagements non contraignants, souveraineté des États (retrait américain de 2017), justice environnementale et réfugiés climatiques. → l'environnement révèle des rapports de puissance non résolus.

Conclusion : l'environnement est devenu un enjeu politique (choix de société) et géopolitique (rivalités mondiales) majeur, mais la gouvernance reste fragile faute de contrainte. Ouverture : vers la gestion des ressources naturelles (eau, énergie) et ses tensions, ou la protection de la forêt comme bien commun. Références attendues : Crutzen, Brundtland, Rio 1992, COP21 2015, GIEC, barrage de la Renaissance.

Exercice 2 — Étude critique de documents
Méthode : présenter les documents, les confronter, puis exercer une critique (apports / limites), en mobilisant le cours.

Présentation : le doc. 1 (manuel, 2020) porte sur l'Accord de Paris et la mécanique de la gouvernance ; le doc. 2 (rapport d'ONG, 2019) éclaire les inégalités Nord/Sud et le point de vue des pays vulnérables. Acteurs : États, ONU, ONG.

I. Les apports de la gouvernance mondiale. Le doc. 1 montre un accord quasi universel (195 États) avec un objectif chiffré ambitieux (< 2 °C), preuve d'une coopération internationale réelle et d'une prise de conscience partagée (à relier à l'Anthropocène et aux COP).

II. Les limites révélées par les documents. Le doc. 1 souligne le caractère non contraignant (contributions libres, absence de sanction) : illustration à donner avec le retrait américain de 2017. Le doc. 2 met en lumière les inégalités environnementales et la justice environnementale : les plus vulnérables (États insulaires, réfugiés climatiques) sont peu responsables et peu entendus → le principe de responsabilité commune mais différenciée reste mal appliqué.

III. Critique des documents eux-mêmes. Le doc. 1, issu d'un manuel, est synthétique et neutre mais simplifie. Le doc. 2, émanant d'une ONG, défend un point de vue militant : il faut en tenir compte (parti pris en faveur des pays du Sud) tout en reconnaissant la justesse du constat. Limites communes : documents datés (2019-2020), ne prenant pas en compte les évolutions ultérieures.

Conclusion : les documents montrent une gouvernance qui existe et progresse, mais demeure fragile et inégale, faute de contrainte et de prise en compte suffisante des plus vulnérables. Références mobilisables : COP21, responsabilité commune mais différenciée, justice environnementale, réfugiés climatiques, retrait américain 2017.

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