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Le bonheur
Peut-on atteindre le bonheur ? Désir, vertu et vie bonne dans le programme de Philosophie Terminale
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Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 37 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
Le mot 'ataraxie' vient du grec et signifie :
- A. désir ardent
- B. absence de troubles de l'âme
- C. plaisir du corps
- D. sagesse divine
Réponse
B. absence de troubles de l'âme — Ataraxie (a-taraxia) désigne la tranquillité de l'âme, absence de trouble, chez Épicure.
Pour Épicure, les désirs naturels et nécessaires sont :
- A. à supprimer entièrement
- B. à assouvir car ils conditionnent la santé
- C. à éviter car trop intenses
- D. indifférents
Réponse
B. à assouvir car ils conditionnent la santé — Les désirs naturels nécessaires (boire, manger, se réchauffer) doivent être satisfaits car ils conditionnent la vie et la santé.
Quel philosophe est l'auteur du Manuel (Encheiridion) ?
- A. Aristote
- B. Épicure
- C. Épictète
- D. Sénèque
Réponse
C. Épictète — Le Manuel est un ouvrage de la philosophie stoïcienne rédigé par Arrien d'après les enseignements d'Épictète.
L'eudémonisme est la doctrine philosophique qui soutient que :
- A. la raison commande sans tenir compte du bonheur
- B. le bonheur est la fin naturelle de l'existence humaine
- C. le plaisir corporel est le seul bien
- D. la souffrance est inévitable
Réponse
B. le bonheur est la fin naturelle de l'existence humaine — L'eudémonisme (du grec eudaimonia) fait du bonheur le souverain bien et la finalité de la vie humaine.
Selon Aristote, la vertu est :
- A. un don de la nature
- B. un juste milieu entre deux excès
- C. une règle imposée par la société
- D. un sentiment spontané
Réponse
B. un juste milieu entre deux excès — Aristote définit la vertu comme une disposition stable qui consiste à choisir le juste milieu (mésotès) entre deux excès.
Le principe de l'utilitarisme est de :
- A. respecter les droits naturels
- B. obéir au devoir moral
- C. maximiser le bonheur du plus grand nombre
- D. imiter les sages de l'Antiquité
Réponse
C. maximiser le bonheur du plus grand nombre — L'utilitarisme (Bentham, Mill) juge les actions à leurs conséquences : est juste ce qui produit le plus grand bonheur pour le plus grand nombre.
Pour Kant, la morale doit être fondée sur :
- A. la recherche du bonheur
- B. le respect du devoir
- C. le calcul des conséquences
- D. l'imitation de la nature
Réponse
B. le respect du devoir — Pour Kant, la morale repose sur l'impératif catégorique : agir par devoir, indépendamment du bonheur personnel.
La 'tétrapharmakos' (quadruple remède) est un enseignement de :
- A. Épictète
- B. Aristote
- C. Épicure
- D. Mill
Réponse
C. Épicure — La tétrapharmakos est un condensé de la philosophie épicurienne : ne crains pas les dieux, ne crains pas la mort, le bien est facile à obtenir, le mal est facile à supporter.
Qui affirme que le désir est l'essence même de l'homme ?
- A. Kant
- B. Spinoza
- C. Bentham
- D. Rousseau
Réponse
B. Spinoza — Spinoza, dans l'Éthique, identifie le désir (conatus) à l'essence même de l'individu : le désir est effort pour persévérer dans son être.
La distinction entre 'ce qui dépend de nous' et 'ce qui ne dépend pas de nous' est au cœur de la philosophie :
- A. épicurienne
- B. stoïcienne
- C. aristotélicienne
- D. kantienne
Réponse
B. stoïcienne — Cette distinction (prohairèsis / ektos) est le principe fondateur du stoïcisme, tel qu'Épictète l'expose dès le premier chapitre du Manuel.
Pour Rousseau, l'amour-propre est :
- A. un sentiment naturel positif
- B. un sentiment social source de malheur
- C. la base de la morale
- D. la même chose que l'amour de soi
Réponse
B. un sentiment social source de malheur — L'amour-propre est le désir de se distinguer et de l'emporter sur les autres ; il naît de la vie en société et est source d'inégalité et de malheur.
Selon Mill, 'mieux vaut être Socrate insatisfait qu'un imbécile satisfait' signifie que :
- A. l'insatisfaction vaut mieux que la satisfaction
- B. les plaisirs intellectuels sont supérieurs aux plaisirs sensoriels
- C. la philosophie rend malheureux
- D. le bonheur n'existe pas
Réponse
B. les plaisirs intellectuels sont supérieurs aux plaisirs sensoriels — Mill hiérarchise les plaisirs : les plaisirs supérieurs (intellectuels, moraux) valent plus que les plaisirs inférieurs (sensoriels), même si les premiers comportent plus de risque d'insatisfaction.
Niveau moyen — 12 questions
La distinction épicurienne entre plaisir 'cinétique' et plaisir 'catastématique' oppose :
- A. plaisir du corps / plaisir de l'âme
- B. plaisir en mouvement (agitation) / plaisir en repos (tranquillité)
- C. plaisir vain / plaisir nécessaire
- D. plaisir individuel / plaisir collectif
Réponse
B. plaisir en mouvement (agitation) / plaisir en repos (tranquillité) — Le plaisir cinétique est lié au mouvement, à l'agitation du désir ; le plaisir catastématique est le plaisir stable de l'absence de douleur. Épicure privilégie ce dernier.
Le 'souverain bien' chez Kant désigne :
- A. le bonheur sans la vertu
- B. la coïncidence idéale de la vertu et du bonheur
- C. la richesse matérielle
- D. l'obéissance aux lois de l'État
Réponse
B. la coïncidence idéale de la vertu et du bonheur — Kant nomme 'souverain bien' l'idéal où vertu et bonheur coïncident parfaitement, postulant l'immortalité de l'âme et Dieu comme conditions de sa réalisation.
La phronèsis chez Aristote est :
- A. la vertu de courage
- B. la sagesse théorique
- C. la prudence pratique permettant de délibérer correctement
- D. la tempérance
Réponse
C. la prudence pratique permettant de délibérer correctement — La phronèsis (prudence) est la vertu dianoétique par excellence : elle permet de délibérer justement sur ce qui est bien dans les situations particulières.
Quelle est l'objection principale adressée à l'utilitarisme ?
- A. Il néglige le bonheur individuel
- B. Il peut justifier des injustices au nom du bonheur majoritaire
- C. Il refuse tout calcul rationnel
- D. Il ignore les conséquences des actions
Réponse
B. Il peut justifier des injustices au nom du bonheur majoritaire — L'utilitarisme peut légitimer de sacrifier un individu ou un groupe si cela augmente le bonheur du plus grand nombre, ce qui heurte notre intuition des droits individuels.
L'apatheia stoïcienne désigne :
- A. l'indifférence à toute sensation
- B. l'absence de passions perturbatrices
- C. la souffrance acceptée
- D. le détachement de la société
Réponse
B. l'absence de passions perturbatrices — L'apatheia (a-patheia) est l'absence de passions irrationnelles qui troublent le jugement. Le sage stoïcien n'est pas insensible, mais il n'est pas esclave de ses passions.
Aristote considère que l'homme est un :
- A. être solitaire par nature
- B. animal politique (zoon politikon)
- C. esprit pur sans besoins corporels
- D. être uniquement guidé par l'instinct
Réponse
B. animal politique (zoon politikon) — Aristote définit l'homme comme un animal politique : il ne peut s'accomplir et atteindre le bonheur qu'au sein de la communauté politique (la cité).
Pour Schopenhauer, le désir est fondamentalement lié à :
- A. la joie et la plénitude
- B. le manque et la souffrance
- C. la sagesse et la maîtrise de soi
- D. la liberté et l'autonomie
Réponse
B. le manque et la souffrance — Schopenhauer voit dans le désir une manifestation de la Volonté aveugle : désirer, c'est souffrir du manque ; satisfaire, c'est s'ennuyer avant de désirer de nouveau.
L'impératif catégorique kantien se distingue de l'impératif hypothétique car :
- A. il dépend des conséquences
- B. il est conditionnel ('si tu veux X, fais Y')
- C. il commande inconditionnellement, sans condition
- D. il vise le bonheur personnel
Réponse
C. il commande inconditionnellement, sans condition — L'impératif catégorique commande sans condition : 'Agis ainsi' — indépendamment de ce que tu veux ou de ce qui te rend heureux.
Quel repère philosophique oppose ce qui appartient à notre intérieur et ce qui nous vient du dehors ?
- A. Universel / particulier
- B. En acte / en puissance
- C. Intérieur / extérieur (ou 'ce qui dépend / ne dépend pas de nous')
- D. Médiat / immédiat
Réponse
C. Intérieur / extérieur (ou 'ce qui dépend / ne dépend pas de nous') — Le repère intérieur/extérieur (ou ce qui dépend / ne dépend pas de nous) est central chez les stoïciens pour fonder leur éthique du bonheur.
La 'conatus' chez Spinoza désigne :
- A. la peur de la mort
- B. l'effort de chaque être pour persévérer dans son être
- C. la contemplation de Dieu
- D. la résignation face au destin
Réponse
B. l'effort de chaque être pour persévérer dans son être — Le conatus est l'effort fondamental de tout être à persévérer dans son existence. Pour Spinoza, il est identique au désir chez l'homme.
Bentham propose de mesurer les plaisirs et les douleurs selon plusieurs critères. Lequel des suivants N'EN FAIT PAS partie ?
- A. L'intensité
- B. La durée
- C. La beauté
- D. L'étendue (nombre de personnes affectées)
Réponse
C. La beauté — Le calcul hédoniste de Bentham inclut : intensité, durée, certitude, proximité, fécondité, pureté, étendue. La beauté n'est pas un critère.
Dans la tradition épicurienne, quel est le statut de la mort ?
- A. La mort est à craindre car elle supprime toute possibilité de bonheur
- B. La mort ne nous concerne pas car tant que nous vivons elle n'est pas là
- C. La mort est une récompense du sage
- D. La mort nous rapproche des dieux
Réponse
B. La mort ne nous concerne pas car tant que nous vivons elle n'est pas là — Épicure dit : 'La mort n'est rien pour nous ; quand nous sommes, la mort n'est pas là ; quand la mort est là, nous ne sommes plus.' Supprimer la crainte de la mort est condition de l'ataraxie.
Niveau difficile — 13 questions
En quoi la conception kantienne du bonheur s'oppose-t-elle à celle d'Aristote ?
- A. Kant refuse tout plaisir, Aristote le valorise
- B. Kant sépare bonheur et morale, Aristote les associe dans l'eudémonie
- C. Kant est athée, Aristote est croyant
- D. Kant valorise la vie en société, Aristote l'individu isolé
Réponse
B. Kant sépare bonheur et morale, Aristote les associe dans l'eudémonie — Pour Aristote, la vertu est la voie du bonheur (éthique téléologique). Pour Kant, la morale est indépendante du bonheur : fonder la morale sur le bonheur serait de l'hétéronomie.
La distinction stoïcienne entre 'biens' (agathos), 'maux' (kakos) et 'indifférents' (adiaphora) signifie que :
- A. santé et richesse sont des biens au sens plein
- B. seule la vertu est un bien, santé et richesse sont des 'indifférents préférables'
- C. tout est indifférent pour le sage
- D. les maux sont plus nombreux que les biens
Réponse
B. seule la vertu est un bien, santé et richesse sont des 'indifférents préférables' — Les stoïciens distinguent les vrais biens (vertus) des 'indifférents préférables' (santé, richesse) que l'on peut viser sans en dépendre pour le bonheur.
La critique de Schopenhauer envers le désir humain se fonde sur :
- A. une vision optimiste de la nature humaine
- B. la métaphysique de la Volonté comme principe aveugle et insatiable
- C. le refus de toute philosophie grecque
- D. l'idée que la raison peut maîtriser tous les désirs
Réponse
B. la métaphysique de la Volonté comme principe aveugle et insatiable — Pour Schopenhauer, derrière le désir individuel se cache la Volonté universelle, aveugle et insatiable, qui condamne l'homme à une souffrance sans fin.
La notion de 'bien-être subjectif' en psychologie positive (Seligman) s'inscrit dans quelle tradition philosophique ?
- A. Stoïcisme
- B. Kantisme strict
- C. Éthiques eudémonistes aristotéliciennes
- D. Nihilisme
Réponse
C. Éthiques eudémonistes aristotéliciennes — La psychologie positive (PERMA model) hérite de l'eudémonisme aristotélicien : elle cherche les conditions d'une vie épanouie et accomplie, pas seulement l'absence de souffrance.
Lequel des énoncés suivants constitue une objection au stoïcisme concernant le bonheur ?
- A. Le bonheur dépend trop de la fortune extérieure
- B. Si tout dépend de notre jugement intérieur, les injustices sociales n'ont pas à être combattues
- C. Le sage stoïcien désire trop
- D. La vertu est insuffisante pour le bonheur
Réponse
B. Si tout dépend de notre jugement intérieur, les injustices sociales n'ont pas à être combattues — On objecte que le stoïcisme, en ramenant tout au for intérieur, risque de légitimer la résignation face aux injustices : si le bonheur ne dépend pas des conditions extérieures, pourquoi les changer ?
La formulation de l'impératif catégorique 'Agis de telle sorte que tu traites l'humanité toujours en même temps comme une fin et jamais seulement comme un moyen' est liée au bonheur de quelle manière ?
- A. Elle fonde le droit au bonheur individuel
- B. Elle montre que la dignité humaine prime sur la recherche du bonheur
- C. Elle identifie bonheur et dignité
- D. Elle établit que le bonheur est un devoir envers soi
Réponse
B. Elle montre que la dignité humaine prime sur la recherche du bonheur — Cette formule (la formule de l'humanité) montre que la dignité de la personne ne peut être sacrifiée au nom du bonheur de tous : l'utilitarisme ne peut instrumentaliser les individus, même au nom du bien commun.
Quelle est la signification du 'paradoxe de l'hédonisme' ?
- A. Le plaisir est toujours suivi de douleur
- B. Chercher le bonheur directement empêche souvent de l'atteindre
- C. Le bonheur et le devoir coïncident toujours
- D. Les stoïciens avaient tort sur la souffrance
Réponse
B. Chercher le bonheur directement empêche souvent de l'atteindre — Le paradoxe de l'hédonisme (Mill, puis Stuart) : plus on cherche le plaisir directement, moins on l'obtient. Le bonheur s'obtient indirectement, comme sous-produit d'activités engagées pour elles-mêmes.
Quelle est la position d'Épicure sur la mort, et en quoi est-elle liée au bonheur ?
- A. La mort rend la vie absurde et empêche tout bonheur
- B. En montrant que la mort n'est rien, Épicure libère l'âme de la crainte et permet l'ataraxie
- C. La mort est une récompense que l'on peut désirer
- D. La mort doit être affrontée courageusement comme une épreuve
Réponse
B. En montrant que la mort n'est rien, Épicure libère l'âme de la crainte et permet l'ataraxie — Épicure : 'La mort n'est rien pour nous.' Tant que nous vivons, elle n'est pas là ; quand elle est là, nous ne sommes plus. Supprimer cette crainte irrationnelle est une condition de la tranquillité de l'âme.
La notion de 'vie contemplative' (bios theoretikos) chez Aristote désigne :
- A. la vie du citoyen politique actif
- B. la plus haute forme de bonheur, réservée au philosophe qui contemple les vérités éternelles
- C. la vie monastique chrétienne
- D. le retrait du monde pour fuir la souffrance
Réponse
B. la plus haute forme de bonheur, réservée au philosophe qui contemple les vérités éternelles — Aristote distingue la vie active (vertus éthiques et politiques) et la vie contemplative (activité de la raison pure). Cette dernière représente le bonheur le plus élevé car la raison est la partie divine en nous.
En quoi l'utilitarisme de Mill diffère-t-il de celui de Bentham ?
- A. Mill refuse tout calcul des plaisirs
- B. Mill introduit une qualité des plaisirs, alors que Bentham ne considère que leur quantité
- C. Mill réserve l'utilitarisme à l'élite
- D. Mill rejette le principe d'utilité
Réponse
B. Mill introduit une qualité des plaisirs, alors que Bentham ne considère que leur quantité — Bentham mesure les plaisirs quantitativement (intensité, durée, etc.). Mill ajoute une dimension qualitative : il y a des plaisirs supérieurs (intellectuels, moraux) qui valent intrinsèquement plus que les plaisirs inférieurs.
Qu'est-ce que la 'vita beata' (vie bienheureuse) pour Sénèque ?
- A. Une vie de plaisirs sans contrainte
- B. Une vie conforme à la nature et à la raison, indépendante des biens extérieurs
- C. Une vie de richesse et de gloire
- D. Une vie après la mort accordée aux vertueux
Réponse
B. Une vie conforme à la nature et à la raison, indépendante des biens extérieurs — Pour Sénèque (De vita beata), la vie bienheureuse est la vie selon la vertu et la raison, conforme à la nature. Les biens extérieurs peuvent être désirés mais ne sont pas nécessaires au bonheur du sage.
Pourquoi Kant postule-t-il l'existence de Dieu dans le cadre de sa morale ?
- A. Pour fonder l'obéissance à la loi de l'État
- B. Comme condition de possibilité de la coïncidence de la vertu et du bonheur (le souverain bien)
- C. Pour justifier le bonheur comme fin morale
- D. Pour condamner les plaisirs sensuels
Réponse
B. Comme condition de possibilité de la coïncidence de la vertu et du bonheur (le souverain bien) — Kant postule Dieu (et l'immortalité de l'âme) non pour fonder la morale, mais pour que la coïncidence de la vertu et du bonheur (le souverain bien) soit possible dans un autre monde, puisqu'elle est irréalisable ici-bas.
La critique marxiste du bonheur bourgeois consiste à dire que :
- A. le bonheur individuel est toujours authentique
- B. le bonheur présenté comme accessible à tous masque des rapports d'exploitation et d'aliénation
- C. la révolution rend les individus malheureux
- D. Marx rejette toute idée de bonheur
Réponse
B. le bonheur présenté comme accessible à tous masque des rapports d'exploitation et d'aliénation — Marx montre que l'idéal bourgeois de bonheur individuel (propriété, consommation) est une idéologie qui masque les conditions réelles d'exploitation du prolétariat et empêche la conscience de classe.
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