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Maths expertes (option Tle) Terminale

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Nombres premiers

Rappels du collège (nombres premiers jusqu’à 100, décomposition, fractions irréductibles), diviseur premier et test de primalité, crible d’Ératosthène, infinité des nombres premiers démontrée, existence et unicité de la décomposition en facteurs premiers, lemme d’Euclide, nombre et somme des diviseurs, PGCD et PPCM par les décompositions, petit théorème de Fermat.

À propos de cette page
Ce cours de maths expertes de Terminale commence par les rappels du collège (nombres premiers jusqu’à 100, décomposition de 3 150, fraction irréductible), puis démontre l’existence d’un diviseur premier, le test par la racine carrée et le crible d’Ératosthène. Il rédige la démonstration exigible de l’infinité des nombres premiers, établit la décomposition en facteurs premiers avec le lemme d’Euclide, le nombre et la somme des diviseurs, le PGCD et le PPCM par les exposants, et se termine par le petit théorème de Fermat démontré.
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Rappels du collège : nombres premiers et décomposition

Ce qu’il faut savoir

Définition. Un entier naturel p est premier lorsqu’il admet exactement deux diviseurs positifs : 1 et p. En particulier p⩾2. Un entier n⩾2 qui n’est pas premier est dit composé : il s’écrit n=ab avec 2⩽a⩽b<n.

Cas particuliers. 0 et 1 ne sont ni premiers ni composés : 1 n’a qu’un diviseur positif, et tout entier non nul divise 0. 2 est le seul nombre premier pair : tout autre entier pair admet 2 comme diviseur.

Les 25 nombres premiers inférieurs à 100 (à connaître) : 2, 3, 5, 7, 11, 13, 17, 19, 23, 29, 31, 37, 41, 43, 47, 53, 59, 61, 67, 71, 73, 79, 83, 89, 97.

Critères de divisibilité (collège). Un entier est divisible par 2 si son chiffre des unités est pair ; par 3 (resp. 9) si la somme de ses chiffres est divisible par 3 (resp. 9) ; par 5 si son chiffre des unités est 0 ou 5. Pour 7, 11, 13…, on effectue la division.

Décomposer en facteurs premiers. On divise par le plus petit nombre premier possible (2, puis 3, 5, 7…), on recommence avec le quotient, et on s’arrête quand le quotient vaut 1. On écrit le produit avec des puissances, facteurs dans l’ordre croissant.

Fraction irréductible. On décompose le numérateur et le dénominateur, puis on simplifie par tous les facteurs premiers communs.

Exemples

Premier ou composé ? 253 est impair, 2+5+3=10 n’est pas divisible par 3, il ne se termine ni par 0 ni par 5, et 7×36=252 (reste 1). Mais 253=11×23 : 253 est composé, bien qu’aucun critère du collège ne le révèle.

Décomposition rédigée de 3150. 3150=2×1575 ; 1+5+7+5=18, donc 1575=3×525=32×175 ; enfin 175=5×35=52×7. D’où 3150=2×32×52×7. Contrôle : 2×9×25×7=3150.

Fraction irréductible. 4620=22×3×5×7×11. Les facteurs premiers communs avec 3150 sont 2, 3, 5 et 7, chacun avec l’exposant 1 : 2×3×5×7=210. Donc 31504620=210×15210×22=1522, irréductible car 15=3×5 et 22=2×11 n’ont aucun facteur premier commun.

Réflexe — Pour décomposer, je teste les nombres premiers dans l’ordre croissant, je garde le même tant qu’il divise le quotient, et je contrôle en remultipliant les facteurs.

Attention — 3150=2×9×175 est une égalité juste, mais ce n’est pas une décomposition en facteurs premiers : 9 et 175 ne sont pas premiers. Et un entier impair n’est pas forcément premier : 253=11×23.

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Diviseur premier, test de primalité et crible d’Ératosthène

Ce qu’il faut savoir

Existence d’un diviseur premier. Tout entier n⩾2 admet au moins un diviseur premier : son plus petit diviseur supérieur ou égal à 2 est un nombre premier.

Test de primalité. Si un entier n⩾2 est composé, il admet un diviseur premier p tel que p2⩽n. Par contraposée : si aucun nombre premier p vérifiant p2⩽n ne divise n, alors n est premier.

Méthode. J’encadre n entre deux carrés consécutifs, k2⩽n<(k+1)2, puis je teste la divisibilité de n par les nombres premiers inférieurs ou égaux à k. Si aucun ne divise n, n est premier.

Crible d’Ératosthène (liste des nombres premiers jusqu’à N). On écrit les entiers de 2 à N. Tant que p2⩽N, on garde le plus petit entier p non encore traité et non rayé, et on raye ses multiples à partir de p2. Les entiers non rayés sont exactement les nombres premiers inférieurs ou égaux à N. La méthode est attribuée à Ératosthène de Cyrène, savant grec du IIIe siècle av. J.-C., par Nicomaque de Gérase.

Répartition. Les nombres premiers se raréfient, sans disparaître :

Tranche1 à 100101 à 200201 à 300301 à 400401 à 500
Nombres premiers2521161617
Exemples

Démonstration de l’existence d’un diviseur premier. L’ensemble des diviseurs de n supérieurs ou égaux à 2 est une partie non vide de ℕ (il contient n) : il admet un plus petit élément d. Si d n’était pas premier, il aurait un diviseur d′ tel que 2⩽d′<d ; comme d′ divise d et d divise n, d′ diviserait n, ce qui contredit le choix de d. Donc d est premier. ∎

Démonstration du test. Si n est composé, n=ab avec 2⩽a⩽b, donc a2⩽ab=n. Le plus petit diviseur premier p de a vérifie p⩽a, donc p2⩽n ; et p divise a, qui divise n, donc p divise n. ∎

Réponse rédigée : 331 est-il premier ? 182=324⩽331<361=192 : on teste 2, 3, 5, 7, 11, 13 et 17. 331 est impair ; 3+3+1=7 n’est pas divisible par 3 ; il ne se termine ni par 0 ni par 5 ; 7×47=329 (reste 2) ; 11×30=330 (reste 1) ; 13×25=325 (reste 6) ; 17×19=323 (reste 8). Aucun reste nul : 331 est premier.

Aller jusqu’au bout. Pour 437 : 202=400⩽437<441=212, on teste jusqu’à 19. Les essais de 2 à 17 échouent, mais 437=19×23 : 437 est composé. Le dernier nombre testé peut être le bon.

Crible jusqu’à 120. 112=121>120 : il suffit de rayer les multiples de 2, 3, 5 et 7. Il reste les 30 nombres premiers inférieurs ou égaux à 120 ; les cinq plus grands sont 101, 103, 107, 109 et 113.

Réflexe — J’encadre n entre deux carrés consécutifs, je ne teste que des nombres premiers, et je vais jusqu’à la racine carrée, ni plus loin, ni moins loin.

Attention — S’arrêter trop tôt fait déclarer premier un entier composé (437). Le chiffre des unités ne prouve rien : un nombre premier supérieur à 10 se termine par 1, 3, 7 ou 9, mais 119=7×17 se termine par 9 sans être premier.

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L’infinité des nombres premiers

Ce qu’il faut savoir

Théorème. L’ensemble des nombres premiers est infini. C’est une démonstration exigible du programme (ci-dessous).

L’idée. À partir d’une liste finie de nombres premiers p1,p2,…,pr, l’entier N=p1×p2×…×pr+1 n’est divisible par aucun des pi (le reste de la division vaut 1). Or N admet un diviseur premier : c’est un nombre premier qui n’est pas dans la liste.

Un peu d’histoire. Le résultat figure dans les Éléments d’Euclide (livre IX, proposition 20), sous la forme : les nombres premiers sont plus nombreux que toute multitude de nombres premiers proposée. Euclide raisonne directement, comme dans l’idée ci-dessus ; la rédaction par l’absurde est aujourd’hui la plus courante.

Ce que le théorème ne dit pas. Il ne donne aucune formule produisant les nombres premiers, et il n’interdit pas de très longues plages d’entiers consécutifs tous composés (problème 4).

Exemples

Démonstration (exigible), par l’absurde. Supposons qu’il n’existe qu’un nombre fini de nombres premiers, notés p1,p2,…,pr. Posons N=p1×p2×…×pr+1. Comme N⩾2+1=3, N admet un diviseur premier p (partie 2). Par hypothèse, p est l’un des pi : il divise donc le produit p1×…×pr. Divisant N et ce produit, p divise leur différence, c’est-à-dire 1. C’est impossible, puisque p⩾2. L’ensemble des nombres premiers est donc infini. ∎

Sur deux listes. Avec la liste {2;7} : N=2×7+1=15=3×5. N n’est pas premier, mais ses facteurs premiers 3 et 5 sont hors de la liste. Avec la liste {2;3;5} : N=31, qui est lui-même premier. Dans les deux cas, la construction fournit au moins un nombre premier nouveau.

Réflexe — Dans une rédaction par l’absurde, j’écris l’hypothèse (« un nombre fini de nombres premiers p1,…,pr »), je construis N, je cite l’existence d’un diviseur premier, puis j’aboutis à « p divise 1 ».

Attention — Il ne faut pas écrire que N=p1×…×pr+1 « est premier » : 2×7+1=15 ne l’est pas. On affirme seulement que N a un diviseur premier ; c’est l’appartenance de ce diviseur à la liste qui donne la contradiction.

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Décomposition en facteurs premiers et diviseurs

Ce qu’il faut savoir

Théorème fondamental de l’arithmétique. Tout entier n⩾2 s’écrit comme un produit de nombres premiers n=p1a1×p2a2×…×prar, avec p1<p2<…<pr premiers et des exposants ai⩾1, et cette écriture est unique : c’est la décomposition en facteurs premiers de n.

Lemme d’Euclide. Si un nombre premier p divise un produit ab, alors p divise a ou p divise b. Plus généralement, si p divise un produit de plusieurs entiers, il divise l’un d’eux.

Diviseurs. Les diviseurs positifs de n sont exactement les entiers p1b1×…×prbr avec 0⩽bi⩽ai pour tout i. Il y en a (a1+1)(a2+1)⋯(ar+1), et leur somme, notée σ(n), vaut σ(n)=∏i=1r(1+pi+…+piai).

Pourquoi. Un diviseur s’obtient en choisissant chaque exposant bi parmi les ai+1 valeurs 0,1,…,ai. En développant le produit qui donne σ(n), chaque diviseur apparaît une fois et une seule, grâce à l’unicité de la décomposition. Contrôle : chaque parenthèse est une somme géométrique, 1+p+…+pa=pa+1−1p−1.

Carrés et cubes. n est un carré parfait si et seulement si tous les exposants ai sont pairs ; c’est un cube parfait si et seulement s’ils sont tous multiples de 3. Conséquence : n a un nombre impair de diviseurs positifs si et seulement si c’est un carré parfait (exercice 4.5).

Exemples

Démonstration du lemme d’Euclide (avec le théorème de Gauss). Supposons que p ne divise pas a. Les seuls diviseurs positifs de p sont 1 et p, et p ne divise pas a, donc pgcd(a;p)=1. Comme p divise ab et que p est premier avec a, le théorème de Gauss donne : p divise b.

Existence de la décomposition (récurrence forte). Supposons que tout entier m tel que 2⩽m<n soit un produit de nombres premiers. Si n est premier, c’est terminé. Sinon n=ab avec 2⩽a<n et 2⩽b<n : a et b sont des produits de nombres premiers, donc n aussi.

Unicité (idée). Si p1×…×pk=q1×…×ql avec des facteurs premiers, p1 divise le produit des qj, donc l’un d’eux d’après le lemme d’Euclide ; ce qj étant premier, qj=p1. On simplifie par p1 et on recommence : les deux listes de facteurs sont les mêmes.

Réponse rédigée : diviseurs de 4312. 4312=2×2156 =22×1078=23×539 et 539=7×77=72×11, donc 4312=23×72×11. Nombre de diviseurs : (3+1)(2+1)(1+1)=24. Somme : σ(4312)=(1+2+4+8) ×(1+7+49)(1+11) =15×57×12 =10260.

Liste des diviseurs de 245=5×72. Ce sont les 5b×7c avec b∈{0;1} et c∈{0;1;2} : 1, 7, 49, 5, 35 et 245, soit 2×3=6 diviseurs.

Réflexe — Pour une question de diviseurs, je décompose d’abord ; je compte avec les exposants augmentés de 1 ; je somme avec une parenthèse par facteur premier, de p0=1 à pa.

Attention — Le nombre de diviseurs de paqb est (a+1)(b+1), pas ab : l’exposant 0 compte. Et le lemme d’Euclide exige un nombre premier : 6 divise 4×9=36 sans diviser ni 4 ni 9.

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PGCD et PPCM par les décompositions

Ce qu’il faut savoir

Propriété. On écrit a et b (entiers supérieurs ou égaux à 2) sur la même liste de nombres premiers p1,…,pr, avec des exposants éventuellement nuls : a=p1a1⋯prar et b=p1b1⋯prbr. Alors pgcd(a;b)=p1min(a1,b1)⋯prmin(ar,br) et ppcm(a;b)=p1max(a1,b1)⋯prmax(ar,br).

Relation. pgcd(a;b)×ppcm(a;b)=ab, car min(ai,bi)+max(ai,bi)=ai+bi pour chaque i.

Premiers entre eux. a et b sont premiers entre eux si et seulement s’ils n’ont aucun facteur premier commun ; on a alors ppcm(a;b)=ab.

Le PPCM, plus petit multiple commun strictement positif, n’est pas cité par le programme de maths expertes : il reste commode pour les phénomènes périodiques. Pour de grands entiers difficiles à décomposer, l’algorithme d’Euclide reste la méthode la plus rapide pour le PGCD.

Exemples

Réponse rédigée. 1176=23×3×72 et 1960=23×5×72. Sur la liste 2, 3, 5, 7 : 1176=23×31×50×72 et 1960=23×30×51×72. Exposants minimaux : pgcd(1176;1960)=23×72=392. Exposants maximaux : ppcm(1176;1960) =23×3×5×72=5880. Contrôle : 392×5880=2304960 et 1176×1960=2304960.

Fraction irréductible. 11761960=392×3392×5=35.

Démonstration pour le PGCD. Un diviseur positif commun à a et b s’écrit p1c1⋯prcr avec ci⩽ai et ci⩽bi, c’est-à-dire ci⩽min(ai,bi) pour tout i. Le plus grand s’obtient en prenant ci=min(ai,bi) pour chaque i. Pour les multiples communs, on raisonne de même avec max.

Réflexe — J’écris les deux décompositions sur la même liste de nombres premiers (exposants nuls compris), je prends les exposants minimaux pour le PGCD, maximaux pour le PPCM, et je contrôle avec pgcd×ppcm=ab.

Attention — Le PGCD ne garde que les facteurs communs, le PPCM garde tous les facteurs. Et la relation pgcd×ppcm=ab ne vaut que pour deux entiers : pour 2, 2 et 2, PGCD et PPCM valent 2, et 2×2≠2×2×2.

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Petit théorème de Fermat

Ce qu’il faut savoir

Petit théorème de Fermat. Soit p un nombre premier et a un entier.

  • Si p ne divise pas a, alors ap−1≡1[p].
  • Pour tout entier a, ap≡a[p].

Reste d’une grande puissance. Si p ne divise pas a et si m=(p−1)q+r (division euclidienne de m par p−1), alors am=(ap−1)q×ar≡ar[p].

Test de Fermat. Si un entier a non divisible par n vérifie an−1≢1[n], alors n n’est pas premier : on dit que a est un témoin. La réciproque du théorème est fausse : un entier composé peut vérifier an−1≡1[n] (problème 5).

Un peu d’histoire. Pierre de Fermat énonce ce résultat dans une lettre à Bernard Frénicle de Bessy d’octobre 1640, sans démonstration. Leibniz en rédige une vers 1683 sans la publier ; les premières démonstrations publiées sont dues à Euler, à partir de 1741.

Exemples

Démonstration (non exigible ; le programme la propose comme problème). Étape 1. Pour 1⩽k⩽p−1, p divise (pk). En effet k(pk)=p(p−1k−1), donc p divise k(pk) ; comme 1⩽k⩽p−1, p ne divise pas k et p est premier avec k : le théorème de Gauss donne p divise (pk).

Étape 2. Par la formule du binôme, (a+1)p=ap+∑k=1p−1(pk)ak+1, et chaque terme de la somme est un multiple de p : (a+1)p≡ap+1[p].

Étape 3. Récurrence sur a∈ℕ : 0p=0 ; si ap≡a[p], alors (a+1)p≡ap+1≡a+1[p]. Pour a négatif, on remplace a par son reste r modulo p : ap≡rp≡r≡a[p].

Étape 4. Si p ne divise pas a : p divise ap−a=a(ap−1−1) et p est premier avec a, donc, par le théorème de Gauss, p divise ap−1−1. ∎

Réponse rédigée : reste de 71000 modulo 13. 13 est premier et ne divise pas 7 : d’après le petit théorème de Fermat, 712≡1[13]. Or 1000=12×83+4, donc 71000=(712)83×74≡74[13]. Enfin 72=49=3×13+10, soit 72≡−3[13], et 74≡9[13]. Le reste est 9.

Avec la seconde forme. Pour tout entier n, n13≡n[13] : 13 divise n13−n, même lorsque 13 divise n. Par exemple 213−2=8190=13×630.

Un témoin. 91 est-il premier ? 212=4096=45×91+1, donc 212≡1[91]. Comme 90=12×7+6, 290≡26=64[91]. Puisque 290≢1[91], 91 n’est pas premier : 2 est un témoin, et en effet 91=7×13.

Réflexe — Avant d’écrire « d’après le petit théorème de Fermat », je vérifie que le module p est premier et qu’il ne divise pas a ; puis je divise l’exposant par p−1 et je garde le reste.

Attention — Le module doit être premier : 214=16384=1092×15+4, donc 214≡4[15], et non 1, car 15 n’est pas premier. Et l’exposant se réduit par division par p−1, pas par p.

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Pour aller plus loin

Division euclidienne et algorithme d’Euclide. Pour calculer le PGCD de grands entiers sans les décomposer, on enchaîne les divisions euclidiennes : voir Divisibilité, division euclidienne et PGCD.

Théorème de Gauss. Le lemme d’Euclide en est un cas particulier. Le théorème de Gauss, sa démonstration exigible et ses applications aux équations ax+by=c sont traités dans Théorèmes de Bézout et de Gauss.

Congruences. Les calculs modulo n utilisés avec le petit théorème de Fermat (compatibilité avec les opérations, cycles des restes des puissances) sont détaillés dans Congruences.

Des questions encore ouvertes. Certaines questions très simples à énoncer restent sans réponse, comme l’existence d’une infinité de nombres premiers jumeaux, c’est-à-dire de couples (p;p+2) de nombres premiers, tels que (11;13) ou (41;43).

À retenir
  • Un nombre premier a exactement deux diviseurs positifs, 1 et lui-même ; 0 et 1 ne sont pas premiers, 2 est le seul nombre premier pair.
  • Tout entier n⩾2 a un diviseur premier ; s’il est composé, il en a un, p, tel que p2⩽n : on ne teste que les nombres premiers jusqu’à n.
  • L’ensemble des nombres premiers est infini : N=p1×…×pr+1 a un diviseur premier hors de toute liste finie p1,…,pr.
  • Décomposition unique n=p1a1×…×prar ; (a1+1)⋯(ar+1) diviseurs positifs ; carré parfait si et seulement si tous les exposants sont pairs.
  • PGCD : exposants minimaux ; PPCM : exposants maximaux ; pgcd(a;b)×ppcm(a;b)=ab.
  • Petit théorème de Fermat : si p est premier et ne divise pas a, ap−1≡1[p] ; pour tout entier a, ap≡a[p].

Questions fréquentes

Comment savoir si un entier est premier ?

On encadre l’entier n entre deux carrés consécutifs, puis on teste sa divisibilité par les seuls nombres premiers p tels que p² ≤ n. Pour 223 : 14² = 196 ≤ 223 < 225 = 15², on teste 2, 3, 5, 7, 11 et 13 ; aucun ne divise 223, donc 223 est premier. Inutile d’aller plus loin : un entier composé a toujours un diviseur premier inférieur ou égal à sa racine carrée.

Pourquoi 1 n’est-il pas un nombre premier ?

Un nombre premier a exactement deux diviseurs positifs, 1 et lui-même ; 1 n’en a qu’un seul. Ce choix garantit l’unicité de la décomposition en facteurs premiers : si 1 était premier, on pourrait écrire 6 = 2 × 3, mais aussi 6 = 1 × 2 × 3 ou 6 = 1 × 1 × 2 × 3, sans fin.

Comment démontrer qu’il existe une infinité de nombres premiers ?

Par l’absurde : si p₁, …, pᵣ étaient tous les nombres premiers, l’entier N = p₁ × … × pᵣ + 1 aurait un diviseur premier p, forcément dans la liste. Alors p diviserait le produit et N, donc leur différence 1 : impossible. C’est une démonstration exigible au programme de maths expertes.

Comment trouver le nombre de diviseurs d’un entier ?

On décompose l’entier en facteurs premiers, puis on multiplie les exposants augmentés de 1. Pour 1 225 = 5² × 7², on obtient (2 + 1)(2 + 1) = 9 diviseurs : un nombre impair, ce qui est normal, car 1 225 = 35² est un carré parfait.

Que dit le petit théorème de Fermat ?

Si p est un nombre premier qui ne divise pas l’entier a, alors a^(p − 1) ≡ 1 [p] ; et pour tout entier a, a^p ≡ a [p]. Il sert à trouver le reste d’une grande puissance : 10¹⁸ ≡ 1 [19], donc 10⁴⁰ = (10¹⁸)² × 10⁴ ≡ 10 000 [19], et comme 10 000 = 526 × 19 + 6, le reste de 10⁴⁰ modulo 19 est 6.

Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

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