Histoire — Thème 2 : De l'unipolarité américaine à la multipolarisation du monde (programme de Terminale)
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Maîtrise du vocabulaire géopolitique
Corrigé :
Unipolarité : système international dominé par une seule puissance hégémonique (les États-Unis après 1991), par opposition à la bipolarité (Guerre froide) et à la multipolarité.
Hyperpuissance (Védrine, 1998) : qualification des États-Unis dans les années 1990, combinant toutes les formes de puissance — militaire (1er budget de défense), économique (~25 % du PIB mondial), culturelle.
Multipolarité : système international dans lequel plusieurs pôles (États-Unis, Chine, Russie, UE, puissances régionales) se font concurrence, caractéristique du monde contemporain.
Soft power (Joseph Nye) : capacité d'influencer les autres acteurs par l'attractivité culturelle, les valeurs démocratiques et les institutions, sans recours à la contrainte (opposé au hard power).
Exercice 2 — Repères chronologiques
Corrigé :
Exercice 3 — Composition — La montée en puissance de la Chine depuis les années 1990
Corrigé (plan détaillé) :
Introduction : Contextualiser (1991 : effondrement de l'URSS, États-Unis hyperpuissance) → présenter la montée en puissance chinoise → problématique : En quoi la Chine constitue-t-elle un défi structurel à l'hégémonie américaine ?
I. Une puissance économique de premier rang
• Réformes de Deng Xiaoping (1978) → croissance rapide
• 2e PIB mondial en 2010 ; 1er exportateur mondial
• BRI (2013) : investissements dans 140 pays
• Firmes chinoises mondiales (Huawei, Alibaba, TikTok)
II. Une puissance militaire et diplomatique affirmée
• Modernisation de l'APL (armée populaire de libération)
• Revendications en mer de Chine méridionale (îles artificielles)
• Présence diplomatique en Afrique, Asie centrale
• Veto au Conseil de sécurité utilisé pour protéger ses intérêts
III. Les limites de la puissance chinoise
• Soft power limité (répression au Xinjiang, à Hong Kong)
• Rivalité sino-américaine croissante (guerre commerciale, Taiwan)
• Dépendances technologiques (semi-conducteurs)
• Tensions internes (vieillissement démographique, inégalités)
Conclusion : La Chine est devenue un pôle incontournable du monde multipolaire, mais son accession au statut de première puissance mondiale reste un enjeu contesté et incertain.
Exercice 4 — Analyse de document — Discours d'Obama (2009)
Corrigé :
1. Obama exprime une vision libérale-idéaliste des relations internationales : la paix doit reposer sur le droit, les droits de l'homme et la coopération multilatérale, pas sur la seule force militaire. Cette vision renvoie à l'idéal wilsonien et aux principes fondateurs de l'ONU.
2. Exemples de remise en cause :
• Annexion de la Crimée (2014) : la Russie viole le droit international ; l'ONU est paralysée par les vetos.
• Guerre en Syrie (2011-) : massacres de populations civiles sans intervention efficace de la communauté internationale malgré les appels au droit.
• Retrait américain de l'Accord de Paris (2017) et montée des populismes contestant le multilatéralisme.
3. Oui, le multilatéralisme est en crise : blocages du Conseil de sécurité, retrait américain de l'Accord de Paris, création d'institutions alternatives par les BRICS. Mais il résiste : Accord de Paris (2015), ODD (2015), coopération sanitaire. C'est un multilatéralisme fragilisé, non mort.
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