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EMC · Classe de Terminale

Géopolitique et droit international

La démocratie face aux relations internationales : souveraineté des États, ONU, droit international et défis mondiaux (EMC Tle, thème La démocratie)

À propos de cette page
Ces exercices corrigés sur « Géopolitique et droit international » en terminale permettent de s'entraîner et de vérifier ses acquis en emc. Ils suivent le programme officiel de terminale et sont classés par difficulté (facile, moyen, difficile). Au programme : Géopolitique : de quoi parle-t-on ?, L'État souverain, acteur central des relations internationales, Qu'est-ce que le droit international ?, L'ONU et le maintien de la paix. Écris ta réponse puis clique sur « Vérifier » : la correction est immédiate et tolère majuscules, espaces et ponctuation. Cet entraînement aide à mémoriser les méthodes, repérer ses erreurs et gagner en confiance avant un contrôle. Exercices gratuits proposés par un professeur particulier à Marseille pour réviser emc en terminale.

Exercices corrigés, classés du plus simple au plus complexe. Cherche d'abord seul au brouillon, puis déplie la correction détaillée pour vérifier ta méthode et tes raisonnements.

Exercice 1 — Définir les notions clés

Définis avec précision chacune des notions de géopolitique et de droit international suivantes.

  1. Qu'est-ce que la géopolitique ? Cite deux types de facteurs qu'elle prend en compte.
  2. Définis la souveraineté d'un État et distingue souveraineté interne et externe.
  3. Qu'est-ce que le droit international public et quelles sont ses principales sources ?
1. La géopolitique est l'étude des rivalités de pouvoir sur des territoires entre différents acteurs (États, organisations, groupes armés). Elle prend en compte des facteurs variés : géographiques (frontières, ressources, position stratégique), historiques (héritages, mémoires), mais aussi économiques et idéologiques. Deux facteurs suffisent (ex. géographiques + historiques).

2. La souveraineté est le pouvoir suprême d'un État, sans autorité supérieure au-dessus de lui. La souveraineté interne signifie que l'État fait et applique la loi sur son territoire ; la souveraineté externe signifie qu'il est indépendant et juridiquement égal aux autres États sur la scène internationale.

3. Le droit international public est l'ensemble des règles qui régissent les relations entre les États et les organisations internationales. Ses principales sources sont : les traités (accords écrits), la coutume (pratiques acceptées comme du droit), les principes généraux du droit et la jurisprudence des juridictions internationales.

Exercice 2 — L'ONU et le Conseil de sécurité

Réponds aux questions suivantes sur l'Organisation des Nations unies.

  1. En quelle année et par quel texte l'ONU a-t-elle été créée ? Quel est son but principal ?
  2. Quels sont les cinq membres permanents du Conseil de sécurité et de quel pouvoir disposent-ils ?
  3. Cite deux moyens dont dispose le Conseil de sécurité pour faire respecter la paix.
1. L'ONU a été créée en 1945 par la Charte de San Francisco (Charte des Nations unies), au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Son but principal est de maintenir la paix et la sécurité internationales (auxquels s'ajoutent la coopération, les droits humains et le progrès).

2. Les cinq membres permanents sont les États-Unis, la Russie, la Chine, la France et le Royaume-Uni. Ils disposent du droit de veto : chacun peut, à lui seul, bloquer l'adoption d'une décision du Conseil de sécurité.

3. Deux moyens parmi : décider des sanctions (embargos économiques ou militaires) ; envoyer des casques bleus (opérations de maintien de la paix) ; autoriser le recours à la force.

Exercice 3 — Distinguer les juridictions internationales

Indique, pour chaque cas, quelle juridiction internationale est compétente et justifie ta réponse.

  1. Deux États se disputent le tracé d'une frontière maritime et veulent un règlement pacifique de leur différend.
  2. Un ancien chef militaire est soupçonné d'avoir ordonné des massacres de civils pendant un conflit.
  3. Rappelle où siègent ces deux juridictions et ce qui les distingue.
1. C'est la Cour internationale de justice (CIJ) qui est compétente : elle règle les différends entre États (comme un litige frontalier), à condition que les États acceptent sa juridiction.

2. C'est la Cour pénale internationale (CPI) qui est compétente : elle juge des individus responsables de crimes graves (ici des crimes de guerre ou crimes contre l'humanité), et non des États.

3. Les deux siègent à La Haye (Pays-Bas). La distinction essentielle : la CIJ juge des États (différends interétatiques) ; la CPI juge des individus pour les crimes les plus graves (génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, agression).

Exercice 4 — Vrai ou faux : notions de droit international

Indique si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifie ta réponse en une phrase.

  1. « Il existe une police internationale capable de forcer n'importe quel État à respecter le droit international. »
  2. « Le droit international humanitaire interdit toute guerre. »
  3. « Le multilatéralisme désigne la coopération entre plusieurs États autour de règles communes. »
1. Faux. Il n'existe pas de « gendarme mondial » : aucune police internationale ne peut contraindre un État puissant qui refuse de se soumettre. L'efficacité du droit international repose largement sur le consentement des États.

2. Faux. Le droit international humanitaire (DIH) n'interdit pas la guerre : il l'encadre. Il protège les personnes qui ne combattent pas (civils, blessés, prisonniers) et impose des règles (distinction, proportionnalité).

3. Vrai. Le multilatéralisme est la coopération organisée entre plusieurs États (au moins trois) autour de règles, de traités et d'organisations communes, par opposition à l'unilatéralisme (un seul État agit seul).

Exercice 5 — Les acteurs des relations internationales

Classe les acteurs suivants et explique brièvement leur rôle dans les relations internationales.

  1. Quel rôle jouent les organisations internationales (ONU, OMC, OMS) ?
  2. Qu'est-ce qu'une ONG et en quoi est-elle un acteur des relations internationales ?
  3. Pourquoi dit-on que les firmes transnationales sont devenues des acteurs géopolitiques ?
1. Les organisations internationales (ONU pour la paix, OMC pour le commerce, OMS pour la santé) réunissent des États pour produire des règles communes et coordonner leur action sur des enjeux mondiaux. Elles sont au cœur du multilatéralisme.

2. Une ONG (organisation non gouvernementale, ex. Amnesty International, Médecins sans frontières) est une association privée, indépendante des États, qui défend une cause (droits humains, action humanitaire). Elle agit sur le terrain, alerte l'opinion et fait pression sur les gouvernements.

3. Les firmes transnationales (multinationales) ont un poids économique qui peut dépasser le PIB de certains États. Elles influencent les marchés, les ressources, l'emploi et parfois les décisions politiques : elles pèsent donc sur les rapports de force internationaux.

Exercice 6 — Étude de document : analyse d'une situation

Lis le document puis réponds aux questions d'analyse.

  1. Document : « Un État envahit militairement le territoire d'un État voisin et en annexe une région. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit, mais une résolution condamnant cette agression est bloquée par le veto d'un membre permanent. L'Assemblée générale adopte alors une résolution de condamnation, sans valeur contraignante. » — Quel principe fondamental du droit international est ici violé ?
  2. Pourquoi le Conseil de sécurité n'a-t-il pas pu agir ? Quelle limite de l'ONU ce cas illustre-t-il ?
  3. Selon toi, ce blocage signifie-t-il que le droit international est inutile ? Rédige une réponse argumentée de quelques lignes.
1. Le principe violé est l'interdiction du recours à la force et le respect de l'intégrité territoriale et de la souveraineté des États, inscrits dans la Charte de l'ONU. Une invasion et une annexion sont une agression contraire au droit international.

2. Le Conseil de sécurité n'a pas pu agir à cause du droit de veto d'un membre permanent, qui a bloqué la résolution. Ce cas illustre la paralysie du Conseil de sécurité : un seul grand État peut empêcher toute action collective contraignante. La résolution de l'Assemblée générale, elle, n'a pas de valeur obligatoire.

3. Réponse argumentée attendue (exemple) : non, le droit international n'est pas inutile. Certes, il est souvent violé et le veto le paralyse. Mais il fixe une norme qui rend la condamnation légitime, isole diplomatiquement l'agresseur, justifie des sanctions et mobilise l'opinion mondiale. Sans lui, ce serait la pure loi du plus fort. Une copie nuancée reconnaît à la fois ses limites et son utilité : le droit international est imparfait mais structurant.
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