La démocratie face aux relations internationales : souveraineté des États, ONU, droit international et défis mondiaux (EMC Tle, thème La démocratie)
Évaluation complète de fin de chapitre, tout en niveau difficile. Travaille seul et sans aide, puis vérifie tes réponses avec le corrigé détaillé dépliable en bas de page.
Exercice 1 — Maîtriser les notions de géopolitique et de droit international
Attendus :
1. La géopolitique est l'étude des rivalités de pouvoir sur des territoires entre acteurs, en lien avec la géographie, l'histoire, l'économie et l'idéologie. La souveraineté est le pouvoir suprême de l'État, sans autorité au-dessus de lui (interne : faire la loi ; externe : indépendance et égalité).
2. Les quatre attributs : un territoire délimité, une population, un gouvernement effectif et la reconnaissance internationale.
3. La CIJ (Cour internationale de justice) règle les différends entre États ; la CPI (Cour pénale internationale) juge des individus pour les crimes les plus graves (génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre, agression). Les deux siègent à La Haye.
Exercice 2 — Argumentation problématisée : le droit international est-il efficace ?
Attendus (argumentation : thèse + antithèse + nuance) :
Limites du droit international : il n'existe pas de « gendarme mondial » capable de l'imposer ; le droit de veto paralyse souvent le Conseil de sécurité ; des États puissants violent ouvertement la Charte (invasions, annexions) sans être réellement sanctionnés ; la CPI dépend de la coopération des États. On peut donc dire qu'il ressemble parfois à un « droit des faibles ».
Utilité du droit international : il fixe une norme commune qui rend les agressions illégitimes ; il fonde des sanctions et l'isolement diplomatique de l'agresseur ; il protège les civils (droit humanitaire), les États faibles (égalité souveraine) et les valeurs universelles (droits humains) ; il structure la diplomatie et la coopération sur les défis globaux.
Position nuancée attendue : le droit international est imparfait mais nécessaire : souvent violé, il reste une référence sans laquelle régnerait la pure loi du plus fort. On valorise une copie qui mobilise des exemples précis (ONU, veto, CPI, Conventions de Genève) et des notions du cours (souveraineté, multilatéralisme, consentement).
Exercice 3 — Analyse de cas : une crise humanitaire dans un conflit armé
Attendus :
1. Le droit en jeu est le droit international humanitaire (DIH), ou « droit de la guerre », qui repose principalement sur les Conventions de Genève. Il protège, en temps de conflit, les personnes qui ne combattent pas.
2. Deux principes violés parmi : le principe de distinction (on ne doit viser que des objectifs militaires, pas des civils) ; le principe de proportionnalité (les pertes civiles ne doivent pas être excessives) ; la protection des prisonniers de guerre (traitement digne, interdiction des traitements dégradants).
3. La Cour pénale internationale (CPI) pourrait être saisie pour juger les individus responsables (chefs militaires, dirigeants) de crimes de guerre. On valorise l'idée que la CPI juge des personnes et non des États, qu'elle siège à La Haye, et qu'elle dépend de la coopération des États pour arrêter les accusés.
Exercice 4 — L'ONU et le maintien de la paix
Attendus :
1. L'organe chargé du maintien de la paix est le Conseil de sécurité (15 membres, dont 5 permanents avec droit de veto). Pour agir, il peut décider de sanctions (embargos), envoyer des casques bleus (opérations de maintien de la paix) ou autoriser le recours à la force. Ses décisions peuvent être contraignantes.
2. Idées attendues : le droit de veto des 5 membres permanents permet à un seul grand État de bloquer toute décision, même face à une agression manifeste : le Conseil est alors paralysé. On reproche aussi à sa composition de refléter l'ordre mondial de 1945 et non le monde actuel. Cette paralysie nourrit le débat sur une réforme de l'ONU et fragilise sa crédibilité.
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