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Géopolitique et droit international
La démocratie face aux relations internationales : souveraineté des États, ONU, droit international et défis mondiaux (EMC Tle, thème La démocratie)
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Choisis ton niveau. Questions et réponses mélangées à chaque partie. Bonne chance !
Les 36 questions du QCM en version texte
Pour réviser sans écran ou imprimer : chaque question avec ses propositions ; la bonne réponse et son explication se déplient.
Niveau facile — 12 questions
La géopolitique étudie principalement :
- A. Les rivalités de pouvoir sur des territoires
- B. La chimie des matériaux
- C. L'histoire de l'art
- D. La grammaire des langues
Réponse
A. Les rivalités de pouvoir sur des territoires — La géopolitique analyse les rivalités de pouvoir entre acteurs pour le contrôle ou l'influence sur des territoires.
L'acteur central des relations internationales depuis les traités de Westphalie est :
- A. L'État souverain
- B. L'entreprise privée
- C. L'individu
- D. La région
Réponse
A. L'État souverain — Depuis 1648, l'État souverain est l'acteur de base autour duquel s'organise le droit international.
La souveraineté d'un État désigne :
- A. Son pouvoir suprême, sans autorité au-dessus de lui
- B. Sa richesse
- C. Sa population totale
- D. Sa superficie
Réponse
A. Son pouvoir suprême, sans autorité au-dessus de lui — La souveraineté est le pouvoir suprême de l'État, qui ne reconnaît en théorie aucune autorité supérieure.
En quelle année l'ONU a-t-elle été créée ?
- A. 1945
- B. 1789
- C. 1918
- D. 1992
Réponse
A. 1945 — L'ONU a été créée en 1945 par la Charte de San Francisco, après la Seconde Guerre mondiale.
Combien de membres permanents compte le Conseil de sécurité de l'ONU ?
- A. 5
- B. 3
- C. 15
- D. 27
Réponse
A. 5 — Le Conseil de sécurité compte 15 membres, dont 5 permanents disposant du droit de veto.
Le droit de veto au Conseil de sécurité permet à un membre permanent de :
- A. Bloquer une décision
- B. Voter deux fois
- C. Présider l'Assemblée
- D. Nommer le Secrétaire général
Réponse
A. Bloquer une décision — Le veto permet à chacun des 5 membres permanents de bloquer à lui seul une décision du Conseil.
Le droit international public régit les relations entre :
- A. Les États et les organisations internationales
- B. Les voisins d'un immeuble
- C. Les salariés et leur employeur
- D. Les élèves d'un lycée
Réponse
A. Les États et les organisations internationales — Le droit international public organise les relations entre les États et les organisations internationales.
Un accord écrit signé entre plusieurs États s'appelle :
- A. Un traité
- B. Un décret
- C. Une circulaire
- D. Un règlement intérieur
Réponse
A. Un traité — Le traité est un accord écrit entre États, l'une des principales sources du droit international.
Le droit international humanitaire repose notamment sur :
- A. Les Conventions de Genève
- B. La Constitution de 1958
- C. Le Code de la route
- D. Le Code civil
Réponse
A. Les Conventions de Genève — Les Conventions de Genève sont au cœur du droit international humanitaire (droit de la guerre).
Les soldats de l'ONU chargés du maintien de la paix sont surnommés :
- A. Les casques bleus
- B. Les bérets verts
- C. Les diplomates
- D. Les douaniers
Réponse
A. Les casques bleus — Les casques bleus sont les militaires des opérations de maintien de la paix de l'ONU.
La Cour pénale internationale (CPI) juge :
- A. Des individus pour crimes graves
- B. Des entreprises pour fraude
- C. Des États pour dettes
- D. Des associations sportives
Réponse
A. Des individus pour crimes graves — La CPI juge des individus accusés de génocide, crimes contre l'humanité, crimes de guerre et agression.
Le multilatéralisme désigne la coopération entre :
- A. Plusieurs États autour de règles communes
- B. Deux personnes
- C. Un État et une entreprise
- D. Les régions d'un même pays
Réponse
A. Plusieurs États autour de règles communes — Le multilatéralisme est la coopération organisée entre plusieurs États (au moins trois).
Niveau moyen — 12 questions
La souveraineté externe d'un État signifie qu'il est :
- A. Indépendant et égal aux autres États
- B. Plus puissant que ses voisins
- C. Soumis à l'ONU
- D. Dépourvu de frontières
Réponse
A. Indépendant et égal aux autres États — La souveraineté externe désigne l'indépendance de l'État et son égalité juridique avec les autres.
En adhérant à l'Union européenne, un État :
- A. Accepte librement de partager certaines compétences
- B. Perd toute souveraineté
- C. Devient une simple région
- D. Cesse d'exister
Réponse
A. Accepte librement de partager certaines compétences — La souveraineté n'est pas l'isolement : un État peut accepter de partager des compétences par traité.
La coutume, en droit international, désigne :
- A. Des pratiques répétées acceptées comme du droit
- B. Une loi votée par le Parlement
- C. Un usage local sans valeur
- D. Une tradition folklorique
Réponse
A. Des pratiques répétées acceptées comme du droit — La coutume est une source du droit international : des pratiques constantes admises comme obligatoires.
La Cour internationale de justice (CIJ) règle les différends :
- A. Entre États
- B. Entre particuliers
- C. Entre entreprises
- D. Entre partis politiques
Réponse
A. Entre États — La CIJ, à La Haye, tranche les différends entre États qui acceptent sa juridiction.
Le principe de distinction, en droit humanitaire, impose de :
- A. Séparer les combattants des civils
- B. Distinguer les riches des pauvres
- C. Choisir entre deux armes
- D. Reconnaître les drapeaux
Réponse
A. Séparer les combattants des civils — Le principe de distinction interdit de viser les civils : on ne doit attaquer que des objectifs militaires.
Le principe d'égalité souveraine des États signifie que :
- A. Juridiquement, un petit État vaut un grand
- B. Tous les États ont la même armée
- C. Tous les États sont aussi riches
- D. Les grands États commandent les petits
Réponse
A. Juridiquement, un petit État vaut un grand — L'égalité souveraine est un principe juridique, même si la puissance réelle reste très inégale.
Une ONG comme Médecins sans frontières est :
- A. Une organisation privée indépendante des États
- B. Un service de l'ONU
- C. Un ministère français
- D. Une entreprise commerciale
Réponse
A. Une organisation privée indépendante des États — Une ONG est une association privée, indépendante des États, qui défend une cause ou agit sur le terrain.
La CPI a été créée par :
- A. Le traité de Rome de 1998
- B. La Charte de San Francisco de 1945
- C. Le traité de Maastricht de 1992
- D. Les accords de Yalta de 1945
Réponse
A. Le traité de Rome de 1998 — La Cour pénale internationale a été instituée par le traité de Rome de 1998.
Parmi ces buts, lequel ne relève PAS de l'ONU ?
- A. Fixer le prix mondial du pétrole
- B. Maintenir la paix
- C. Promouvoir les droits humains
- D. Développer la coopération
Réponse
A. Fixer le prix mondial du pétrole — L'ONU vise la paix, les droits humains et la coopération, mais pas la fixation des prix des matières premières.
L'unilatéralisme se distingue du multilatéralisme parce qu'il désigne :
- A. L'action d'un seul État
- B. La coopération de plusieurs États
- C. Un traité mondial
- D. Une décision de l'ONU
Réponse
A. L'action d'un seul État — L'unilatéralisme, c'est un État qui agit seul, sans concertation avec les autres.
Le soft power désigne la capacité d'influencer par :
- A. La culture, la langue et les idées
- B. La seule force militaire
- C. Les sanctions économiques
- D. Le veto à l'ONU
Réponse
A. La culture, la langue et les idées — Le soft power est l'influence par l'attraction (culture, modèle, valeurs), distincte du hard power.
La principale faiblesse du droit international est :
- A. L'absence de police internationale pour le faire respecter
- B. Le manque de traités
- C. L'absence d'États souverains
- D. Le trop grand nombre de juges
Réponse
A. L'absence de police internationale pour le faire respecter — Sans « gendarme mondial », le droit international repose surtout sur le consentement des États.
Niveau difficile — 12 questions
Affirmation : « Puisqu'il est souvent violé, le droit international ne sert à rien. » Cette affirmation est :
- A. Excessive : le droit fixe une norme et légitime les sanctions
- B. Toujours exacte
- C. Sans rapport avec la géopolitique
- D. Prouvée par la CPI
Réponse
A. Excessive : le droit fixe une norme et légitime les sanctions — Même violé, le droit international fixe une référence, légitime les condamnations et structure la diplomatie.
Pourquoi le droit de veto est-il critiqué ?
- A. Il permet à une grande puissance de paralyser l'action collective
- B. Il accélère les décisions
- C. Il donne le pouvoir aux petits États
- D. Il supprime l'Assemblée générale
Réponse
A. Il permet à une grande puissance de paralyser l'action collective — Le veto peut bloquer toute réponse du Conseil de sécurité, même face à une agression manifeste.
Pourquoi dit-on que la CPI a une efficacité limitée ?
- A. Elle dépend de la coopération des États pour arrêter les accusés
- B. Elle juge les États et non les individus
- C. Elle n'a aucun juge
- D. Elle siège dans un pays en guerre
Réponse
A. Elle dépend de la coopération des États pour arrêter les accusés — La CPI n'a pas de police propre : sans coopération des États, elle ne peut pas faire appliquer ses décisions.
En quoi la souveraineté entre-t-elle parfois en tension avec le droit international ?
- A. Un État peut invoquer sa souveraineté pour refuser des règles internationales
- B. La souveraineté oblige à signer tous les traités
- C. Le droit international supprime les États
- D. Les deux notions sont identiques
Réponse
A. Un État peut invoquer sa souveraineté pour refuser des règles internationales — Au nom de leur souveraineté, des États refusent parfois des juridictions ou des traités, ce qui limite le droit.
Pourquoi un monde sans droit international serait-il défavorable aux États faibles ?
- A. Il laisserait régner la loi du plus fort
- B. Il rendrait tous les États égaux
- C. Il supprimerait les frontières
- D. Il enrichirait les petits pays
Réponse
A. Il laisserait régner la loi du plus fort — Le droit protège les États faibles en posant des règles communes ; sans lui, seule compte la puissance.
Pourquoi parle-t-on de « crise du multilatéralisme » aujourd'hui ?
- A. Des États se replient et contestent les institutions internationales
- B. Tous les États coopèrent parfaitement
- C. L'ONU a été dissoute
- D. Il n'y a plus de traités
Réponse
A. Des États se replient et contestent les institutions internationales — Le repli unilatéral, les retraits de traités et les rivalités fragilisent la coopération multilatérale.
Le principe de proportionnalité en droit humanitaire impose que :
- A. Les pertes civiles ne soient pas excessives au regard de l'avantage militaire
- B. Chaque camp ait le même nombre de soldats
- C. Les armes soient identiques
- D. La guerre dure peu de temps
Réponse
A. Les pertes civiles ne soient pas excessives au regard de l'avantage militaire — La proportionnalité interdit des attaques causant des pertes civiles disproportionnées par rapport au but militaire.
Pourquoi une firme transnationale peut-elle être un acteur géopolitique ?
- A. Son poids économique peut dépasser celui de certains États
- B. Elle dispose d'une armée
- C. Elle siège à l'ONU
- D. Elle vote les lois
Réponse
A. Son poids économique peut dépasser celui de certains États — Le poids économique d'une multinationale peut surpasser le PIB d'États et influencer les rapports de force.
Quelle distinction est essentielle entre la CIJ et la CPI ?
- A. La CIJ juge des États, la CPI juge des individus
- B. La CIJ juge des individus, la CPI juge des États
- C. Les deux jugent des entreprises
- D. Aucune des deux ne siège à La Haye
Réponse
A. La CIJ juge des États, la CPI juge des individus — La CIJ tranche les différends entre États ; la CPI juge des individus pour les crimes les plus graves.
Pourquoi la France défend-elle un « ordre international fondé sur le droit » ?
- A. Pour limiter la loi du plus fort et protéger les valeurs universelles
- B. Pour augmenter son armée
- C. Pour quitter l'ONU
- D. Pour supprimer les frontières
Réponse
A. Pour limiter la loi du plus fort et protéger les valeurs universelles — La France défend le multilatéralisme et le droit pour préserver la paix, les États faibles et les droits humains.
Une résolution de l'Assemblée générale de l'ONU est :
- A. Une déclaration sans valeur juridiquement contraignante
- B. Une loi mondiale obligatoire
- C. Un jugement de la CPI
- D. Un traité signé par tous
Réponse
A. Une déclaration sans valeur juridiquement contraignante — Contrairement à certaines décisions du Conseil de sécurité, les résolutions de l'Assemblée générale ne sont pas contraignantes.
Pourquoi le climat illustre-t-il les limites du droit international ?
- A. Il exige une coopération que les rivalités entre États freinent
- B. Il est interdit par l'ONU
- C. Il ne concerne qu'un seul État
- D. Il relève du droit privé
Réponse
A. Il exige une coopération que les rivalités entre États freinent — Les défis globaux (climat, terrorisme) nécessitent une coopération que les intérêts nationaux contrarient souvent.
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