Je réserve ici
Anglais (LVA) Terminale

Ressources · Terminale · Anglais (LVA)

Prise de parole en continu : monologue argumenté

Construire et soutenir un monologue argumenté en anglais : structurer ses idées, défendre une thèse et fluidifier son discours pour l'épreuve orale du baccalauréat (programme de Tle LVA)

À propos de cette page
Ce cours d'anglais (LVA) en terminale sur « Prise de parole en continu : monologue argumenté » suit le programme officiel d'anglais (LVA) de terminale. Il présente les définitions, les propriétés et les méthodes essentielles, accompagnées d'exemples résolus pour bien comprendre. Au programme : Cinq minutes seul face au jury : ce qui est évalué, Problématiser : transformer un axe en question, Trois mouvements, deux ou trois documents, Illustrer : l'exemple qui prouve. Chaque notion est expliquée pas à pas, puis mise en pratique grâce à des exercices interactifs, un QCM et une évaluation corrigée. Idéal pour réviser à son rythme, combler ses lacunes et progresser, en autonomie ou avec un professeur. Cours rédigé par un professeur particulier à Marseille pour aider les élèves de terminale à réussir en anglais (LVA).
1

Cinq minutes seul face au jury : ce qui est évalué

À l'épreuve orale de LVA, vous parlez d'abord seul, sans être interrompu, pendant environ cinq minutes, à partir d'un axe du programme illustré par les documents étudiés en classe. L'entretien ne vient qu'ensuite. Ces cinq minutes ne sont pas un résumé de documents : c'est une démonstration.

Prise de parole en continu (continuous speech) : un discours construit, tenu sans lire de support, où l'on défend une réponse personnelle à une question que l'on a soi-même posée.

Le jury écoute quatre choses à la fois : la pertinence (répondez-vous à une vraie question ?), la richesse du lexique et des références, la correction de la langue, et la fluidité — c'est-à-dire votre capacité à tenir le rythme et à vous reprendre. Les vingt premières secondes pèsent lourd : elles décident si le jury va écouter une réflexion ou subir une récitation.

I have chosen to deal with the axis “Art and power”. (J'ai choisi de traiter l'axe « Art et pouvoir ».)

In the next few minutes, I will draw on two documents we studied in class. (Dans les minutes qui viennent, je m'appuierai sur deux documents étudiés en classe.)

to deal with = traiter de ; to draw on = s'appuyer sur. Retenez la règle d'économie : deux documents réellement exploités valent mieux que quatre survolés.

2

Problématiser : transformer un axe en question

Un axe est un thème, pas une question. Tant que vous n'avez pas de question, vous n'avez pas d'exposé : vous avez une liste. Problématiser, c'est faire apparaître une tension à l'intérieur du thème — un endroit où deux réponses raisonnables s'opposent.

AmorceCe qu'elle permetExemple
To what extent…?mesurer un degréTo what extent can a photograph tell the truth about a war?
How far…?poser une limiteHow far can a border be a bridge rather than a wall?
Why does… still…?interroger une persistanceWhy does the myth of the self-made man still appeal to Americans?
In what ways…?interroger un moyenIn what ways does street art challenge official power?

Traductions : « Dans quelle mesure une photographie peut-elle dire la vérité sur une guerre ? », « Jusqu'où une frontière peut-elle être un pont plutôt qu'un mur ? ».

Évitez les questions fermées : Do you like street art? appelle un yes ou un no et ferme l'exposé en trois secondes. Évitez aussi la fausse question, celle dont vous donnez la réponse dans l'énoncé.
Les verbes qui créent la tension : to challenge (remettre en cause), to blur (brouiller), to reconcile (concilier), to reshape (redessiner).
3

Trois mouvements, deux ou trois documents

Annoncez le plan en une phrase, puis tenez-le. Le plan qui échoue toujours est celui qui suit l'ordre des documents (« document 1, document 2, document 3 ») : il juxtapose au lieu d'argumenter. Le plan qui fonctionne suit l'ordre des idées ; chaque document vient servir un moment du raisonnement, et un même document peut resservir plus loin sous un autre angle.

I will first show that the photograph claims to be neutral, then I will argue that its framing is a choice, and finally I will suggest that we look at images to believe rather than to know. (Je montrerai d'abord que…, puis je soutiendrai que…, et enfin je suggérerai que…)

L'articulation se fait avec des connecteurs audibles, jamais avec des silences.

IntentionFormules
AjouterMoreover, … ; In addition, … ; Not only that, but…
OpposerWhereas the poster…, the photograph… ; By contrast, … ; However, …
Faire échoSimilarly, … ; This idea is echoed in the second document.
NuancerAdmittedly, …, yet… ; One could object that… ; This claim needs to be qualified.

Gloses : whereas = alors que ; to echo = faire écho ; admittedly = certes ; to qualify a claim = nuancer une affirmation.

4

Illustrer : l'exemple qui prouve

Un exemple n'est pas un ornement : c'est la preuve. Un bon exemple tient en trois temps — un fait précis (une date, un mot répété, un cadrage, un chiffre), ce qu'il produit sur le lecteur ou le spectateur, ce qu'il prouve pour votre question.

For instance, in his 1963 speech, King repeats “I have a dream” eight times; the repetition turns a political claim into a collective prayer, and this is precisely how art borrows the language of power. (Par exemple, dans son discours de 1963, King répète huit fois « I have a dream » ; la répétition transforme une revendication politique en prière collective, et c'est exactement ainsi que l'art emprunte la langue du pouvoir.)

Les verbes d'analyse remplacent l'inévitable it is interesting : to convey (transmettre), to highlight (mettre en lumière), to suggest (laisser entendre), to undermine (saper), to stage (mettre en scène). Ils s'emploient au présent simple, temps du commentaire : The photograph highlights the loneliness of the soldier, et non The photograph highlighted…, qu'on réserve au récit du contexte historique.

Une citation courte, apprise par cœur et insérée dans votre propre phrase, vaut trois paraphrases. Trois citations de six mots suffisent pour cinq minutes.
5

Conclure, tenir le temps et le rythme

Cinq minutes, c'est environ 600 à 650 mots, soit un débit tranquille de 130 mots par minute. Parler vite ne rapporte rien : la fluidité s'entend dans les groupes de souffle, pas dans la vitesse. Découpez et respirez : In this document, / the photographer chooses / a very low angle.

Deux réflexes de prononciation s'entendent immédiatement.

PointRègleExemples
Accent de motl'accent se déplace avec le suffixePHOtograph / phoTOgrapher / photoGRAPHic
-ed final/ɪd/ après /t/ ou /d/ ; /t/ après consonne sourde ; /d/ ailleurswanted /ɪd/, developed /t/, argued /d/
Mots porteursaccentuer noms, verbes et adjectifs, pas les mots-outilsThe IMage does not TELL the TRUTH.

La conclusion répond à la question posée, puis ouvre.

All in all, the photograph does not tell the truth about war, but it makes us want it. This makes me wonder whether we look at images to know, or simply to believe. (Tout compte fait, la photographie ne dit pas la vérité sur la guerre, mais elle nous en donne le désir. Cela m'amène à me demander si nous regardons les images pour savoir, ou simplement pour croire.)

Ne terminez jamais par That's all ni par I have finished : concluez, marquez un silence, puis taisez-vous.
6

Se reprendre sans s'effondrer

Perdre un mot est normal, et le jury le sait. Ce qui coûte des points, ce n'est pas le trou : c'est la panique, le « euh » français, ou les excuses en boucle. Trois gestes suffisent.

1. Gagner une seconde en anglais : Well…, Let me think for a second. (Voyons, laissez-moi réfléchir une seconde.)
2. Reformuler : Let me put it another way… (Je vais le dire autrement), What I mean is that… (Ce que je veux dire, c'est que…), Sorry, I meant the second document. (Pardon, je voulais dire le second document.)
3. Contourner le mot manquant par une définition : si blurred (flou) ne vient pas, dites the image is not clear, the edges are dissolving.

Si vous perdez le fil, revenez à votre question : Coming back to my question… relance immédiatement le plan et fait passer l'hésitation pour une transition.

Nuancez enfin plutôt que d'affirmer : It could be argued that…, This claim needs to be qualified. La modulation est valorisée par les évaluateurs ; l'affirmation péremptoire, jamais.

7

Pièges

Les cinq pièges de l'oral en continu
• Réciter. Un texte appris mot à mot s'entend au débit et s'effondre au premier trou. Apprenez la structure et vos citations, pas les phrases.
• Le plan « document 1, document 2 ». C'est une juxtaposition, pas une argumentation : le jury attend des idées, pas un inventaire.
• Les faux amis. actually = en réalité (actuellement = currently, nowadays) ; eventually = finalement (éventuellement = possibly) ; to assist = aider (assister à = to attend) ; to achieve = accomplir (achever = to complete).
• Les pluriels. On dit people are et the media are, et jamais peoples pour « les gens ».
• Le I think that en boucle. Variez : I would argue that…, To my mind…, What strikes me is…
En bref
  • Cinq minutes seul, sans interruption : une démonstration, pas un résumé de documents.
  • Un axe n'est pas une question : problématisez avec To what extent…?, How far…?, Why does… still…?
  • Trois mouvements d'idées ; les documents viennent servir le raisonnement, jamais l'inverse.
  • Un exemple = un fait précis + son effet + ce qu'il prouve, commenté au présent (conveys, highlights, undermines).
  • 130 mots/minute, groupes de souffle, accent de mot et -ed final soignés.
  • Se reprendre en anglais : Let me put it another way…, What I mean is…, Coming back to my question…
  • Conclure en répondant, puis ouvrir : All in all… This makes me wonder whether…
Bloqué sur ce chapitre ?

Moi c'est Ben, j'ai créé ce site pour aider le plus d'élèves possible, partout en France. Je peux aussi reprendre avec toi ce qui coince en cours particulier : en visio, ou à domicile si tu es à Marseille.

Prof d'anglais à Marseille · Cours particuliers au lycée · Aide aux devoirs